Bertrand BADIE

  • Quand le sud réinvente le monde

    Bertrand Badie

    Parution : 4 Octobre 2018 - Entrée pnb : 11 Octobre 2018

    L'agenda international se règle aujourd'hui sur les urgences sociales, sanitaires ou démographiques. Un signe que la faiblesse est devenue un levier important dans la recomposition du rapport de force entre les nations. Bertrand Badie livre ici une analyse fine de ce changement d'orientation et de la place centrale qu'y tient désormais le monde du Sud.

    Dans
    Nous ne sommes plus seuls au monde, Bertrand Badie mettait en évidence les blocages d'un ordre international pris au piège de la mondialisation. Il montre ici comment le Sud, largement issu de la décolonisation, réagit à cette situation et, reprenant la main, recompose le système.

    Jusqu'à la fin de la Guerre froide, la compétition entre puissances a fait l'histoire. Aujourd'hui, non seulement elle est mise en échec, mais la faiblesse, à l'origine de la plupart des conflits (à travers celle des États, des nations institutionnalisées, ou du lien social), définit les enjeux internationaux et produit la plupart des incertitudes qui pèsent sur l'avenir.

    Le sens de la conflictualité mondiale s'en trouve particulièrement bouleversé. Devenue compétition de faiblesses, elle n'est plus territorialisée, n'oppose plus exclusivement des armées et des États ; peut-être a-t-elle même pour seule finalité de perpétuer des " sociétés guerrières ". Elle produit une violence diffuse, se déplace par rhizome, atteint tout le monde. Les vieilles puissances peinent à l'admettre.

    Le système international se transforme, inévitablement, sans que les États n'en prennent la mesure : il intègre de nouveaux acteurs et réécrit l'agenda international jusqu'à faire des questions sociales les enjeux majeurs de notre temps (démographie, inégalités, sécurité humaine, migrations). Reste à inventer les remèdes à ces nouvelles " pathologies sociales internationales ".

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  • Nous ne sommes plus seuls au monde

    Bertrand Badie

    Parution : 17 Mars 2016 - Entrée pnb : 4 Juin 2016

    Dans cet ouvrage tranchant, B. Badie rompt avec les explications paresseuses ou consensuelles des désordres du monde. Ce spécialiste le rappelle : nous ne sommes plus seuls au monde, il est temps de se départir des catégories mentales de la Guerre froide et de cesser de traiter les " autres " comme des " barbares ". Et il interpelle les diplomaties occidentales, toujours à contresens de l'histoire, avec les conséquences catastrophiques que l'on sait.
    On nous répète à l'envi que le monde serait devenu de plus en plus complexe et indéchiffrable. À l'ordre de la Guerre froide aurait succédé un nouveau désordre géopolitique menaçant de sombrer dans le " chaos ". Affaiblissement des États-Unis, émergence de nouveaux géants économiques, irruption des prétendus " États voyous " et d'organisations terroristes incontrôlables : autant de sujets d'inquiétude nourrissant parfois la nostalgie d'un ordre ancien... qui n'a pourtant jamais eu la stabilité qu'on lui prête.

    Dans cet ouvrage tranchant, Bertrand Badie rompt avec les explications paresseuses ou consensuelles. Il nous rappelle que
    nous ne sommes plus seuls au monde, qu'il est temps de se départir des catégories mentales de la Guerre froide et de cesser de traiter tous ceux qui contestent
    notre vision de l'ordre international comme des " déviants " ou des " barbares ". Il interpelle la diplomatie des États occidentaux, qui veulent continuer à régenter le monde à contresens de l'histoire, et en particulier celle d'une France qui trop souvent oscille entre arrogance, indécision et ambiguïté.

    Le jeu de la puissance est grippé. L'ordre international ne peut plus être régulé par un petit club d'oligarques qui excluent les plus faibles, méconnaissent les exigences de sociétés et ignorent les demandes de justice qui émergent d'un monde nouveau où les acteurs sont plus nombreux, plus divers et plus rétifs aux disciplines arbitraires. Pour cette raison, cet ouvrage offre aussi des pistes pour penser un ordre international sinon juste, en tout cas moins injuste.

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  • Depuis près de deux siècles, la prétention des plus " grands " à partager le pilotage du monde ne s'est pas démentie. Limitée dans ses performances, défensive de ses privilèges, cette diplomatie est surtout excluante, suscitant différents types de contestation, elle brouille le jeu international au lieu de l'ordonner.
    Depuis la chute du Mur de Berlin, le système international est devenu une sorte d'énigme, que les spécialistes peinent à décrypter. Vit-on désormais dans un monde " post-bipolaire ", " unipolaire " ou " multipolaire " ? Derrière ce flou terminologique se dissimule une continuité profonde : la prétention des plus " grands ", formalisée à partir de 1815 à travers une " diplomatie de concert ", à se partager le pilotage du monde. On retrouve aujourd'hui cet entêtement oligarchique dans les nouveaux " directoires du monde " que seraient le G8 puis le G20, qui renouvellent pourtant les blocages. S'autolégitimant autour de notions telles que l'" Occident " et la " démocratie ", la " diplomatie de connivence " conduit à des conflits (Afghanistan, Irak) qui ensuite lui échappent. Figée dans un fonctionnement d'exclusion, elle suscite la contestation d'États, d'opinions publiques et d'acteurs - parfois armés - frustrés d'être écartés de la prise de décision. Limitée dans ses performances et protectrice de ses privilèges, elle met en scène la volonté de résoudre de grandes crises, comme celles affectant l'économie mondiale, sans parvenir à des réformes concrètes. Phénix médiocre qui renaît toujours de ses cendres, la " diplomatie de connivence " est examinée ici dans son histoire, ses fonctions et ses échecs. Bonne manière d'explorer aussi la notion obscure de " système international ".

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  • L'Etat importé ; l'occidentalisation de l'ordre politique

    Bertrand Badie

    Parution : 12 Novembre 1992 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Depuis les Lumières, la domination politique exercée par l'Occident sur les " pays du Sud " s'accompagne _ quand elle ne la précède ou ne la prépare pas _ d'une domination culturelle plus forte encore. La décolonisation, loin d'avoir fourni aux sociétés du tiers monde le moyen de trouver une organisation qui corresponde à leurs traditions, a même fortement accentué ce phénomène.
    Derrière une rhétorique de rupture, les leaders du Sud se font les importateurs de notre droit, de notre modèle de développement, de notre forme de démocratie représentative (même s'ils l'accommodent à leur façon). Ces Princes, leurs entourages et leurs intellectuels pensent, agissent, construisent largement en fonction de nos catégories.
    Mais, hormis peut-être au Japon, cette occidentalisation imposée échoue parce que la greffe est impossible. Cet échec rend largement compte de l'évolution du monde contemporain depuis 1945. Il éclaire l'histoire de l'Inde comme celle du monde arabe et de l'Afrique noire, ou encore de l'Amérique latine et de la Chine, voire les incertitudes propres au Japon d'aujourd'hui. En dépit des espoirs que les élites ont mis en elle, l'occidentalisation, manquée, est cause de multiples traumatismes sociaux et facteur de désordre dans les relations internationales.
    La cacophonie d'un monde qui ne parvient ni à unifier ses règles du jeu ni à faire leur place aux différences constitue sans nul doute la plus lourde des menaces qui pèsent sur l'humanité.
    Professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, Bertrand Badie est l'auteur de nombreux ouvrages, en particulier de Les deux Etats. Pouvoir et société en Occident et en terre d'islam (Fayard, 1987).

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  • Le diplomate et l'intrus ; l'entrée des sociétés dans l'arène internationale

    Bertrand Badie

    Parution : 9 Janvier 2008 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Par le meilleur spécialiste français des relations internationales, une saisissante vision du monde d'aujourd'hui, bien différent de celui d'hier.

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  • La puissance n'est plus ce qu'elle était. La fin de la bipolarité, les échecs du développement, la prolifération de formes nouvelles et disséminées de violence ont eu raison des certitudes de naguère. Les armées les plus modernes ou les plus sophistiquées échouent devant les actes de terreur les plus élémentaires ; à mesure qu'elles s'affirment, les dominations essuient davantage de contestation qu'elles ne recueillent d'adhésion ; quant aux menaces les plus diverses, elles échappent à tout espoir de contrôle.
    Les États-Unis sont au centre du paradoxe : jamais un État n'a, dans l'Histoire, accumulé autant de ressources de puissance ; jamais pourtant il ne s'est révélé aussi peu capable de maîtriser les enjeux auxquels il doit faire face. La puissance ne peut plus se régaler aujourd'hui des effets revigorants du gladiateur ennemi qui fait face avec le même poids et les mêmes recettes.
    Privés d'ennemi qui leur ressemblent et qui leur opposent une puissance crédible, les États-Unis doivent aujourd'hui affronter une nuisance qui change l'équation du jeu international, tout en étant redoutable et extrêmement difficile à combattre. Derrière ces boule­versements stratégiques se cachent non seulement la fin des guerres d'autrefois, des formes nouvelles de violence et de conflit, mais surtout l'ouverture de la scène internationale aux individus et aux sociétés, c'est-à-dire à l'Autre, celui qu'on connaît mal ou qu'on choisit d'ignorer, qu'on accable d'humiliations faute de pouvoir le forger à son image. En bref, l'ignorance du monde post-bipolaire alimente ainsi de nouvelles violences et crée de nombreux dangers dont seul le multilatéralisme saura nous protéger.

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  • Les deux Etats ; pouvoir et société en Occident et en terre d'Islam

    Bertrand Badie

    Parution : 11 Février 1987 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Existe-t-il un modèle universel de l'État et de sa contestation par la société ?
    L'État est apparu en Occident à la fin du Moyen Âge. Un espace politique autonome et souverain se dégagea alors de la puissance de l'Église et triompha de la dispersion des pouvoirs qui prévalait auparavant. Cette situation nouvelle, souvent appelée via moderna, est à l'origine de notre modernité. Elle fut longtemps, aux yeux de la sociologie, l'aune des progrès ou des retards des autres cultures.
    Dans le monde musulman plus qu'ailleurs, tant les régimes politiques que les rapports entre le pouvoir, la communauté et l'individu sont aujourd'hui extraordinairement divers. Au point qu'on ne peut plus parler d'État au sens occidental du terme. Bertrand Badie retrace la généalogie et l'évolution de l'État au cours des siècles, sa diversité au sein de ces ensembles abstraits que sont l'Occident et la terre d'Islam. Il prend dans cet ouvrage de référence l'exacte mesure des promesses et des impasses des modèles étatiques contemporains.
    Bertrand Badie, professeur de sciences politiques à la faculté de droit de Clermont-Ferrand, est notamment l'auteur du Développement politique.

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  • Un monde sans souverainete - les etats entre ruse et responsabilite

    Bertrand Badie

    Parution : 20 Janvier 1999 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Décidément, le monde n'est plus ce qu'il était... Il y a dix ans encore horizon indépassable des relations internationales, la souveraineté peine à maintenir ses positions face à l'émergence des valeurs communes à l'humanité et à la globalisation de l'économie. A vrai dire, elle recule un peu partout : de vieux Etats-nations doivent en sacrifier une partie pour s'intégrer à de plus grands ensembles ; l'ingérence a de moins en moins besoin de se parer des oripeaux des grands principes et passe à l'occasion pour un devoir ; certains Etats ne parviennent plus à garantir l'immunité de leurs ressortissants, voire de leurs anciens dirigeants... Bref, l'autorité des Etats n'est plus un dogme.
    Cette mutation - considérable - n'ayant pas fini de produire ses effets, les Etats gagneraient grandement à mener une politique moins brutale et moins cynique. Au lieu de se cramponner au couple dépendance/coopération du temps de la Guerre froide, ils pourraient, plus modestement, défendre celui que forment l'autonomie et l'interdépendance. Sans doute doivent-ils aussi développer l'esprit de responsabilité au détriment de la ruse (qui n'est rien d'autre que la violence déguisée).
    Beau programme pour le xxie siècle !
    Bertrand Badie est professeur de science politique à l'Institut d'études politiques de Paris. Il a publié chez Fayard Les Deux Etats (1987), L'Etat importé (1992) et La Fin des territoires (1995).
    Collection « L'espace du politique »
    dirigée par Pierre Birnbaum

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  • Nouveaux mondes ; carnets d'après guerre froide

    Bertrand Badie

    Parution : 15 Janvier 2012 - Entrée pnb : 16 Juillet 2014

    Voilà maintenant cinq ans que Bertrand Badie commente pour nous les temps forts de l'actualité mondiale sur un chat du Monde.fr. Tous les mois, répondant en direct aux questions des internautes, il leur offre les clés de lecture et de compréhension des grands enjeux planétaires. Dans ces Carnets d'après Guerre froide, CNRS Éditions, en partenariat avec Le Monde.fr, reprend le " best-of " de ces échanges. Bertrand Badie y expose très simplement les grandes permanences du jeu mondial, tout autant que ses mutations en cours ou à venir. La perte de souveraineté des États, le poids croissant des sociétés civiles, le rôle des puissances émergentes, le clivage Nord/Sud, la lutte contre le terrorisme, les crises de l'Union européenne, la soif occidentale d'ingérence, la place de la France dans l'arène mondiale, le difficile partage des ressources naturelles, la fin de l'universalisme des droits de l'Homme, le rôle de la religion dans les relations transnationales : autant de thèmes et de questions abordés et expliqués dans une langue largement accessible, et dans le seul but d'éclairer le lecteur. Un ouvrage indispensable pour comprendre la nouvelle donne mondiale de l'après Guerre froide.

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  • Sociologie politique

    Bertrand Badie

    Parution : 1 Janvier 1979 - Entrée pnb : 16 Février 2016

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Qui gouverne le monde ?

    Bertrand BADIE; Dominique VIDAL

    Parution : 8 Septembre 2016 - Entrée pnb : 9 Février 2017

    Cette édition 2017 de L'état du monde propose analyses et perspectives pour comprendre la question du pouvoir, plus mystérieuse que jamais, au point de susciter des interprétations complotistes qui envahissent Internet. Quels sont les mécanismes de la puissance, comment sont-ils venus à se former, à s'entremêler ? Comment ont-ils débordé les communautés politiques nationales, leur espace constitutif, pour contribuer à organiser un monde aujourd'hui plus interdépendant que jamais ?
    Fin du communisme, mondialisation et révolution numérique : en trente ans, le monde a changé radicalement. Mais qui le gouverne désormais ? Paradoxalement, la question du pouvoir paraît plus mystérieuse que jamais, au point de susciter des interprétations complotistes qui envahissent Internet. C'est pourquoi cette nouvelle édition de
    L'état du monde a choisi d'en analyser les grands mécanismes. Elle place au coeur de la réflexion cinq paramètres sensibles du système mondial - la tradition, le religieux, les institutions étatiques, l'économie et la mondialisation -, tout en déclinant les différents modes d'exercice du pouvoir.

    Les États ne sont plus les seuls acteurs à prétendre dominer le monde. Avec la mondialisation, qui favorise la mobilité, bouleverse les relations sociales et engendre de nouvelles dépendances, les firmes multinationales et les réseaux défient les souverainetés étatiques, ce qui se traduit également par une apparence de fragmentation du pouvoir et des interdépendances de plus en plus complexes.

    Grâce aux chercheurs et journalistes réunis autour de Bertrand Badie et Dominique Vidal, cette édition 2017 de
    L'état du monde propose de nouvelles perspectives pour comprendre qui (et comment se) gouverne le monde. Afin d'en finir avec une géopolitique occidentalo-centrée qui ne permet plus de rendre compte de l'évolution d'un paysage international en plein bouleversement.

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  • Il est aujourd'hui courant de brandir les droits de l'homme dans les relations internationales : certains Etats se prévalent d'une « diplomatie des droits de l'homme » dont la constance et l'efficacité sont pourtant sujettes à caution ; les ONG humanitaires se multiplient et croissent sans convaincre toujours ; la promotion des grandes causes justifie interventions, ingérences, actions violentes. Le remède ne serait-il pas pire que le mal ? Les droits de l'homme ne cachent-ils pas d'autres visées franchement politiques ?
    Les Etats sont-ils bien armés pour défendre les droits de l'homme face aux résistances du réalisme, aux impératifs économiques, aux défauts de puissance, aux coûts de l'intervention, à un droit resté résolument souverain, aux interdépendances entre gouvernants ?
    Progrès réel mais invention combien fragile, la judiciarisation progressive de la scène internationale, de La Haye à Arusha, de Pinochet à Habré, révèle, au-delà, un déplacement du sujet, source de toutes les incertitudes : du peuple souverain au nom duquel on rendait la justice à une « humanité » méta-souveraine au nom de laquelle on ne sait pas encore le faire. Mais peut-être la démocratie va-t-elle prendre sa revanche là où on ne l'attendait pas : dans le calcul réaliste de ceux qui découvrent que les dictatures étaient hier utiles et qu'elles sont coûteuses et encombrantes aujourd'hui alors que triomphent les besoins d'intégration.
    Les Etats sont plus que jamais sous surveillance : celle de conventions qui ne sont pas seulement ou pas toujours formelles, celle de leurs semblables dont ils dépendent de plus en plus ; celle d'un espace international sujet à bien des manipulations mais qui débat, agit, proteste et se mobilise. En cela, la demande des droits de l'homme est symptomatique des données nouvelles de la vie de la planète, de ses impasses et de ses promesses. En analyste incisif des Etats dans le monde contemporain, Bertrand Badie nous fait voir, entre éthique et volonté de puissance, les relations internationales sous un jour inédit.
    Professeur de science politique à l'Institut d'études politiques de Paris, spécialiste des relations internationales, Bertrand Badie est l'auteur de plusieurs ouvrages pour la plupart publiés chez Fayard, dont L'Etat importé (1992), La Fin des territoires (1995), Un monde sans souveraineté (1999).

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  • La cassure

    Bertrand BADIE; Dominique VIDAL

    Parution : 22 Novembre 2012 - Entrée pnb : 26 Mars 2014

    Pour prendre la mesure de la rupture consommée entre le politique et le social, L'état du monde 2013 en expose les manifestations et les retombées en termes économiques, sociaux, environnementaux, culturels ou encore diplomatiques et stratégiques, à travers les approches multiples des meilleurs spécialistes du champ international.
    Du souffle des " printemps arabes " aux mouvements des " Indignés ", les sociétés entrent en scène. Tenues à l'écart du jeu politique pendant des décennies, exaspérées par l'austérité économique et par le verrouillage des institutions, éreintées par des guerres sans fin qui les affectent de plus en plus, elles réagissent. Au Nord comme au Sud, en dictature comme en démocratie, la circulation accélérée de l'information citoyenne et les capacités renouvelées de mobilisation libèrent la contestation populaire.
    Alors que toute médiation politique est désormais suspecte, la force d'inertie des dirigeants peut-elle suffire à laisser passer la tempête sans que leurs habitudes en soient trop bousculées ? Cette cassure sera-t-elle à l'origine de véritables alternatives politiques nationales, régionales et internationales ?
    Pour prendre la mesure de cette rupture entre le politique et le social, L'état du monde 2013 en expose les manifestations et les retombées en termes économiques, sociaux, environnementaux, culturels ou encore diplomatiques et stratégiques, à travers les approches multiples des meilleurs spécialistes du champ international.
    Ce véritable " roman de l'actualité mondiale " révèle, au-delà de l'immédiateté de l'événement, la tonalité des changements à l'œuvre sur la planète.

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  • Puissances d'hier et de demain

    Bertrand BADIE; Dominique VIDAL

    Parution : 5 Septembre 2013 - Entrée pnb : 26 Mars 2014

    Si les États-Unis restent le pivot des équilibres géopolitiques mondiaux, ils sont confrontés à des concurrences nouvelles. Comme les puissances européennes, profondément secouées par la crise économique. La montée en puissance de nouveaux mouvements sociaux, revendicatifs ou révolutionnaires bouleverse directement ou indirectement les fondements de l'ordre international hérité de l'après-guerre froide. L'état du monde 2014 se penche notamment sur la dynamique des puissances mondiales.
    Alors qu'il est quotidiennement question des pays dits " émergents ", il convient de s'interroger sur la notion de puissance. Contrairement à bien des prévisions, la victoire de l'Occident dans la guerre froide n'a pas débouché sur une longue période de domination américaine. Si les États-Unis restent à bien des égards le pivot des équilibres géopolitiques mondiaux, la puissance américaine est confrontée des concurrences nouvelles. Un constat qui s'applique également aux autres puissances occidentales, en particulier européennes, profondément secouées par la crise économique. Cette évolution structurelle s'accompagne de la montée en puissance de nouveaux mouvements sociaux qui bouleversent directement ou indirectement les fondements de l'ordre international hérité de l'après-guerre froide.
    L'état du monde 2014 évalue cette remise en cause de l'hégémonie occidentale par des puissances émergentes et par les " sociétés civiles ". La Chine, l'Inde, le Brésil et, dans une moindre mesure, l'Afrique du Sud et la Russie, se dotent à leur tour des atouts politiques, économiques mais aussi culturels et technologiques de la " puissance ". Quant aux mouvements révolutionnaires ou contestataires qui se multiplient à travers le monde, ils ont déjà des conséquences sur le modelage en cours de la nouvelle architecture mondiale.
    Véritable " roman de l'actualité mondiale ", L'état du monde révèle, au-delà de l'immédiateté de l'événement, la tonalité des changements à l'œuvre sur la planète.

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  • Depuis plusieurs années, et singulièrement après la crise financière de 2008, les inégalités sont redevenues un thème d'actualité. Des best-sellers internationaux se consacrent à cette question trop longtemps négligée. D'Athènes à New York, de Madrid à Hong Kong, les mouvements populaires qui placent la lutte contre les " inégalités " au coeur de leur programme se multiplient et prennent de l'ampleur. [Chapitre extrait de l'édition 2016 de L'état du monde]
    Depuis plusieurs années, et singulièrement après la crise financière de 2008, les inégalités sont redevenues un thème d'actualité. Des best-sellers internationaux se consacrent à cette question trop longtemps négligée. Des ONG publient des chiffres alarmistes qui illustrent le fossé croissant entre les pauvres, qui paraissent toujours plus nombreux et vulnérables, et les ultra-riches, qui ne savent plus comment dépenser leurs gigantesques fortunes. D'Athènes à New York, de Madrid à Hong Kong, les mouvements populaires qui placent la lutte contre les " inégalités " au coeur de leur programme se multiplient et prennent de l'ampleur.
    Mais, derrière les slogans, comment appréhender et mesurer précisément ces inégalités qui pèsent de plus en plus sur l'agenda international ? Politiques, économiques, sociales, raciales, culturelles ou sexuelles : comment s'enchevêtrent les différentes facettes de l'inégalité ? Pourquoi les institutions internationales, elles-mêmes très inégalitaires, échouent presque toujours à atteindre les objectifs qu'elles se sont fixés en matière de " développement " ? Pourquoi l'accès à l'alimentation, au logement, à l'éducation ou à la santé reste-t-il à ce point inégalitaire ? L'injustice ressentie par de nombreuses populations favorise-t-elle les conflits et la violence politique ?
    Grâce aux chercheurs et journalistes réunis autour de Bertrand Badie et Dominique Vidal, cette édition 2016 de L'état du monde propose de nouvelles perspectives pour comprendre les inégalités contemporaines aux échelles mondiale, régionale et nationale. S'appuyant sur de solides ressources statistiques et sur d'innombrables exemples, sur les cinq continents, les spécialistes qui ont contribué à ce volume en décortiquent les mécanismes et fournissent ainsi quelques pistes pour tenter de les combattre.
    Ceci est le chapitre " Qu'est-ce qu'un monde d'inégalité ? " par Bertrand Badie, extrait de l'ouvrage L'état du monde 2016.

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  • Puissant ou solidaire ? principes d'humanisme international

    Bertrand Badie

    Parution : 19 Février 2009 - Entrée pnb : 13 Septembre 2017

    Les évènements récents du Moyen-Orient, d'Afghanistan, d'Irak ou de Géorgie le rappellent cruellement : nous n'en avons pas fini avec l'usage de la force au plan international, d'une puissance qui, au bout du compte, a toujours tendance à écraser les hommes et les peuples. Si l'on a pu Croire a la fin du XXe siècle a la disparition des blocs, à l'émergence dominante des démocraties ou d'un ordre international plus juste, force est de reconnaître que la désillusion nous habite désormais avec le retour des puissances et de ce qui en dérive mécaniquement : les guerres, le terrorisme, la tentation du cynisme... Refusant de céder à la résignation ambiante, Bertrand Badie propose un autre regard sur le monde. Comment faire pour la cause de l'homme puisse gagner ? Au coeur de la complexité internationale, comment voir naître une exigence plus solidaire ?

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  • Du dépassement de la société féodale jusqu'au traité de Versailles, la conception politique du territoire n'a cessé de se préciser. Support exclusif de l'autorité, celui-ci a eu pour fonction de dessiner le cadre des allégeances individuelles, celui du contrôle et de l'allocation. Il a doté la vie internationale de ses principes fondateurs en la concevant comme une réunion d'unités souveraines.
    Cette construction est désormais ébranlée, victime de la modernité, de la mobilisation accrue des individus, des progrès de la communication, du retour du particularisme et de l'ethnicisme. Trop étroit pour faire face au développement des échanges, il est jugé trop vaste pour s'adapter aux besoins de la nouvelle quête identitaire. Il est de moins en moins admis comme support d'une identité politique citoyenne et de plus en plus toléré ou réclamé comme l'instrument d'une identité religieuse ou ethnique. A mesure que la définition politique des peuples s'efface, l'affirmation des droits d'autodétermination suppose une remise en cause globale et désacralisée des territoires. Il en découle un désordre qui semble échapper aux règles de la géographie politique et où la complexité des réseaux modernes et l'enchevêtrement des identités traditionnelles l'emportent conjointement sur l'appartenance à un territoire.
    La montée en puissance des flux transnationaux, l'essor des réseaux tout comme la mise en échec de la relation citoyenne un peu partout affaiblissent inévitablement _ en particulier hors d'Europe _ le territoire de l'Etat-nation qui peut de moins en moins prétendre bénéficier de l'allégeance prioritaire des individus. Il se forme des tendances où le multiple semble triompher de l'un: d'une Europe pluri-spatiale à une Asie orientale faite de réseaux ouverts, on devine de nouvelles divisions du travail, des façons inédites de penser la multiplicité des fonctions à travers la multiplicité des espaces et des allégeances.
    La fin des médiations territoriales peut annoncer aussi l'avènement d'une mondialisation manquée et ne conduire directement ni à l'émancipation de l'individu ni à la construction d'une société mondiale. Atteindre ces deux objectifs suppose que la dimension universaliste dont était porteur le principe de territorialité soit réinvestie ailleurs, que le respect de l'autre devienne une valeur transnationale, à un moment où aucune institution n'a les moyens de l'imposer par la contrainte.
    Bertrand Badie est professeur de science politique à l'Institut d'études politiques de Paris. Il a publié chez Fayard Les Deux Etats (1987) et L'Etat importé (1992).

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  • Le developpement politique

    Bertrand Badie

    Parution : 31 Décembre 1993 - Entrée pnb : 20 Avril 2016

    L'apparition sur la scène internationale des nouveaux États issus de la décolonisation a contribué à actualiser les débats qui, dès le XIXe siècle, avaient accompagné l'élaboration d'une sociologie du changement, puis du développement politique. Teintée d'ethnocentrisme, très marquée par le mythe du progrès continu et par les postulats de l'organicisme, la théorie politique classique a très généralement échoué dans sa tentative de rendre compte de la formation des divers systèmes politiques modernes et surtout des profondes différences qui les séparent les uns des autres. Le dépassement de cette théorie engage l'analyse politique contemporaine à choisir entre deux directions possibles : soit l'élaboration de modèles moins ambitieux, mais de portée plus universelle, favorisant un renouvellement de la méthode comparative ; soit un retour vers l'Histoire, consacrant de façon peut-être définitive le caractère irréductible des trajectoires de développement suivies par chaque société. À travers l'étude des différentes constructions théoriques qui ont marqué ces vingt dernières années, on retrouve un ensemble de problèmes qui sont au centre de la réflexion politique : l'organisation politique des sociétés qui ont récemment accédé à l'indépendance, mais aussi le développement de l'État occidental, l'illusion de son universalité, et les critères qui ont accompagné son « exportation » hors des systèmes sociaux qui l'avaient autrefois conçu.

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  • L'état du monde 2021 ; le Moyen-Orient et le monde

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    Parution : 3 Septembre 2020 - Entrée pnb : 2 Septembre 2020

    Entre le " Proche-Orient " qu'il tend à intégrer et l'" Extrême-Orient ",potentiel adversaire d'un Occident dominant, le Moyen-Orient apparaît comme un trait d'union rebelle, une marge et un espace d'affrontement permanent.

    Certes, cette région hors normes a une histoire propre, une dynamique forte liée à sa densité sociale et à son passé, mais elle n'a cessé d'être l'otage d'un jeu international qui la harcèle depuis des siècles, au nom de la foi, de l'ambition des conquérants, du pétrole ou tout simplement des stratégies qui opposèrent les vieilles puissances. Ces interactions renouvellent le regard, conduisant à une analyse internationale du Moyen-Orient. Si l'actualité traduit le désarroi et l'impuissance des imitateurs de sir Mark Sykes et François Georges-Picot, elle montre aussi que l'actuelle réinvention du Moyen-Orient reflète celle du monde.

    Après avoir retracé la formation de ce " cratère ", du XIXe siècle à aujourd'hui, en passant notamment par la création d'Israël, la crise pétrolière et la révolution iranienne, les auteurs mettent en évidence les principaux acteurs – sans oublier la pandémie de Covid-19 – des grands conflits qui endeuillent le Moyen-Orient contemporain et rejaillissent sur le monde entier (de l'interminable tragédie palestinienne aux terribles guerres syrienne, irakienne, afghane et yéménite), les embarras des puissances internationales et régionales, ainsi que le curieux bras de fer saoudo-iranien et ses conséquences dans le Golfe et dans toute la région.

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  • En quête d'alternatives ; l'état du monde 2018

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    Parution : 29 Août 2019 - Entrée pnb : 5 Septembre 2019

    L'approfondissement de la crise des systèmes politiques, économiques et sociaux pose avec force la question de l'alternative. Si celle-ci suscite de grandes attentes, elle se heurte à de puissants blocages. Aspirations et déceptions se renforcent réciproquement, au point de donner au phénomène un accent dramatique, dont la vague populiste reste la manifestation essentielle.

    Parmi les facteurs et mécanismes générateurs se mêlent ravages de la " pensée unique ", poids des structures économiques, usures politiques, aveuglement face à la mondialisation, obsessions identitaires, malformations institutionnelles, échec de la gouvernance mondiale. La description des tentatives plus ou moins malheureuses d'alternance révèle la diversité de ces blocages. Des essais de dépassement, encore très fragiles, peuvent-ils néanmoins laisser poindre des lueurs d'espoir ?

    /> Les chercheurs et journalistes réunis autour de Bertrand Badie et Dominique Vidal opposent l'analyse éclairée au constat fataliste, pour entrevoir l'avenir avec lucidité.

    Ce livre reprend l'intégralité des textes publiés dans
    L'état du monde 2018.

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  • Un monde d'inégalités

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    Parution : 7 Septembre 2017 - Entrée pnb : 13 Septembre 2017

    L'état du monde propose ici de nouvelles perspectives pour comprendre les inégalités contemporaines à l'échelle mondiale, régionale et nationale. S'appuyant sur de solides ressources statistiques et sur d'innombrables exemples, sur les cinq continents, les spécialistes qui ont contribué à ce volume en décortiquent les mécanismes et fournissent ainsi quelques pistes pour tenter de les combattre.
    Depuis plusieurs années, et singulièrement après la crise financière de 2008, les inégalités sont redevenues un thème d'actualité. Des best-sellers internationaux se consacrent à cette question trop longtemps négligée. Des ONG publient des chiffres alarmistes qui illustrent le fossé croissant entre les pauvres, qui paraissent toujours plus nombreux et vulnérables, et les ultra-riches, qui ne savent plus comment dépenser leurs gigantesques fortunes.
    D'Athènes à Caracas, de Madrid à New York, de Hong Kong à Ouagadougou, les mouvements populaires qui placent la lutte contre les inégalités au cœur de leur programme se multiplient et prennent de l'ampleur. Mais, derrière les slogans, comment appréhender et mesurer précisément ces inégalités qui pèsent de plus en plus sur l'agenda international ? Politiques, économiques, sociales, raciales, culturelles ou sexuelles : comment s'enchevêtrent les différentes facettes des inégalités ? Pourquoi les institutions internationales, elles-mêmes très inégalitaires, échouent presque toujours à atteindre les objectifs qu'elles se sont fixés en matière de " développement " ? Pourquoi l'accès à l'alimentation, au logement, à l'éducation ou à la santé reste-t-il à ce point inégalitaire ? L'injustice ressentie par de nombreuses populations favorise-t-elle les conflits et la violence politique ?

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  • L'état du monde 2020 ; fin du leadership américain ?

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    Parution : 29 Août 2019 - Entrée pnb : 5 Septembre 2019

    Pour cette édition 2020 de L'état du monde, les meilleurs spécialistes font le point sur la puissance réelle des États-Unis, dans un monde complexe où cartes et atouts sont redistribués.

    En 1945, les États-Unis paraissent imbattables. Détenteurs exclusifs de l'arme atomique jusqu'en 1949, ils semblent dominer totalement le monde. À travers le plan Marshall puis la création de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), ils endossent le rôle de leader. Ils contrôlent le quart du commerce mondial et produisent la moitié de ce qu'ils consomment.

    Le contraste est grand avec la situation actuelle. Il est vrai qu'entre-temps, les registres de puissance se sont diversifiés, les interventions militaires ont perdu de leur efficacité, et la mondialisation a définitivement brouillé les pistes, nouant des relations d'interdépendances inédites. On est ainsi passé, en quelque soixante-dix ans, d'un système quasi hégémonique à un système apolaire, fragmenté par une importante dynamique nationaliste, notamment depuis l'élection de Donald Trump.

    Après avoir retracé l'histoire de la domination américaine, du XIXe siècle à nos jours, les auteurs en mesurent la portée et les potentielles failles dans les domaines militaire, politico-diplomatique, commercial, économique, scientifique et culturel. Enfin, l'analyse des rapports de Washington avec Pékin, Moscou, Bruxelles, Tel-Aviv, Riyad, Téhéran, etc. ou de ses prises de position face au défi climatique interroge sur la puissance réelle des États-Unis, dans un monde complexe où cartes et atouts se redistribuent à grande vitesse.

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  • Cette nouvelle édition considérablement augmentée et mise à jour du Dictionnaire de la science politique et des institutions politiques couvre deux domaines distincts, la théorie politique (ses concepts, ses méthodes), et la pratique, inscrite dans les institutions politiques et dans l'exercice du pouvoir. 
    Ce dictionnaire traite en priorité de la France et des pays francophones, tout en s'efforçant d'élargir le champ de la comparaison à la dimension européenne et même mondiale. 
    Cette 8e édition s'enrichit de nouvelles entrées : Kleptocratie, Théorie Queer, Gentry, Organisations internationales, Empowerment...
     
     

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  • Nouvelles guerres ; comprendre les conflits du XXIe siècle

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    Parution : 15 Septembre 2016 - Entrée pnb : 22 Septembre 2016

    Un tour d'horizon des différents " points chauds " de la planète. Des clés pour comprendre les formes contemporaines des conflits (développement de la cyberguerre, retour de la piraterie, explosion de l'industrie des drones) et pour identifier les différents acteurs et les principales victimes : les populations civiles, les femmes, les migrants, la nature...
    Congo, Somalie, Nigéria, Mali, Centrafrique, Syrie, Irak, Israël-Palestine, Ukraine... La fin de la guerre froide n'a pas laissé la place à un monde de paix. Deux décennies plus tard, plusieurs dizaines de conflits armés ensanglantent la planète. Si elles ressurgissent dans certaines parties de l'Europe, la plupart des guerres se déroulent aujourd'hui dans les pays du Sud. Et leur nature a profondément changé. Seule une minorité d'entre elles peuvent être décrites comme des conflits interétatiques. Les autres mettent aux prises un État, souvent déliquescent, et une ou plusieurs rébellions, avec pour enjeu le contrôle du pouvoir, du territoire ou des ressources naturelles.

    Les divisions ethniques et religieuses alimentent ces nouveaux conflits. Mais ils s'enracinent surtout dans les conséquences de la mondialisation, qui enrichit les plus riches et appauvrit les plus pauvres. Dans la plupart des cas, les guerres du XXIe siècle procèdent de la décomposition institutionnelle et sociale, tout en s'inscrivant dans le cadre des rivalités entre les grandes puissances, anciennes ou nouvelles.

    Véritable " roman de l'actualité internationale ",
    L'état du monde révèle, au-delà de l'immédiateté de l'événement, les grandes tendances des changements à l'oeuvre sur la planète.

    Ce livre reprend l'intégralité des textes publiés dans
    L'état du monde 2015.

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