Claude Askolovitch

  • à son ombre

    Claude Askolovitch

    Parution : 14 Octobre 2020 - Entrée pnb : 23 Septembre 2020

    « Valérie morte à peine, je dévorais Kathleen et la nuit respirais son sommeil. Valérie morte, je pleurais en cachette et sans pudeur, dans la rue, dans des spasmes et des sanglots. Valérie morte, j'ai regardé Kathleen comme personne avant elle et j'ai cru que sans elle je partirais aussi. Valérie vivante, je la regardais comme jamais personne. J'ai reçu Valérie en ne doutant de rien. J'ai saisi Kathleen après avoir perdu, j'étais nu désormais. »
     
    Un homme perd sa femme et en aime très vite une autre, plus jeune que lui de vingt ans. Il brusque son passé, ses grands enfants, sa nouvelle compagne, leurs petits garçons et tous autour de lui. Il se rend fou d'aimer une morte et une vivante, il ne se pardonne pas de vivre et d'avoir tant trahi, mais ne sait pas s'en empêcher. Il se détruit socialement et au travail. Provocateur, sarcastique, éperdu et trahi à son tour. Il espère le châtiment qui le terrifie. Il finit par admettre. Après dix ans, il écrit.
    Claude Askolovitch, dans ces pages où tout est vrai, tendre, épuisant, inoubliable, parle de la mémoire des draps, d'un nom que l'on murmure et des baisers qu'on envoie à un fantôme, des photos du passé et des premiers pas dans une vieille maison. Il songe à son père dont la présence formidable lui manque, et à sa mère qui raconte aux lycéens son enfance déportée. Il évoque un homme fourbu qui se love pour dormir contre le corps ferme d'une femme qui lui échappe. Il parle des enfants qui chantent qu'ils ont le plus vieux des papas.

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  • Nos mal-aimés : ces musulmans dont la France ne veut pas

    Claude Askolovitch

    Parution : 18 Septembre 2013 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    « C'est l'histoire d'un journaliste vaguement connu et qui en a vu d'autres, qui se retrouve chômeur pour avoir défendu la viande halal. Il décide d'en faire un livre, pour comprendre ce qui nous arrive, dans ce pays où Madame Le Pen est proclamée « normale » et où des socialistes veulent bannir les puéricultrices voilées.
    C'est l'histoire de ces musulmans de France, que l'on n'aime pas avec les meilleures intentions du monde, et qu'on oblige à se fondre ou à se cacher, à mentir sur eux-mêmes ou à périr socialement.
    C'est l'histoire d'une banquière qui prie en cachette dans un placard à balais, d'une étudiante qui retire son voile pour décrocher un stage, d'un salafiste qui conduit des bus et visite Disneyland, d'un médecin qui venge sa mère universitaire qui n'a jamais pu travailler - parce que la République ne voulait pas de son voile. Et celle d'un écolo qui aurait pu devenir ministre en Tunisie islamiste, d'un rappeur marié à 15 ans devant monsieur l'Imam, d'un footballeur chaste par amour de Dieu, et d'un prédicateur frère musulman qui cite Camus et écrit des poèmes.
    Ce sont des Français râleurs qui mangent du tournedos halal et trouvent parfois bien des raisons au Hamas - car rien n'est simple, que croyez-vous?
    C'est l'histoire d'un pays, le nôtre, qui traite mal une partie de lui-même, qui se ment sur la République et la laïcité quand il piétine les gens et rate ce qu'il devient : une France métisse et aussi musulmane, instable et complexe, une France riche, si elle osait, si elle arrêtait de trembler et de se complaire dans son déclin. »C. A.

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  • Comment se dire adieu ?

    Claude Askolovitch

    Parution : 4 Janvier 2017 - Entrée pnb : 5 Janvier 2017

    Le socialisme, 2012-2017
    La mort fut l'exactitude du quinquennat de François Hollande, son excuse et son répit. Sans le terrorisme, il ne serait rien resté de cette présidence, sinon un glissement vers la vérité du socialisme : n'être qu'une droite civilisée. Les suppliciés de Daech ont distrait le pouvoir de son indécence. Devant leurs cercueils, François Hollande s'inventa un discours, un instant fondateur, une raison d'être. 
    Le socialisme est devenu ceci : une adhésion salvatrice à la raison d'Etat, une adéquation avec les forces armées, une détestation des contestations, un assentiment aux banalités gestionnaires, un ralliement à l'identitarisme ambiant, tout ceci habillé et masqué de commémorations, emphases et ritournelles.
    Ces hommes ne sont pas détestables. Ils font de leur moins mal. Aux prises avec un pays que d'autres poussent vers un fascisme ronronnant, les socialistes louvoient, arrangent, préservent, compromettent, et attendent de l'adversaire qu'il soit pire, pour jouir un peu plus longtemps de la morale et des palais.
    L'auteur les aime, comme on aime ses semblables, et ce livre est un arrachement à lui-même. Tout ce qu'on racontait, jadis, sur les lendemains qui chantent étaient une plaisanterie saumâtre. Ce livre n'est pas d'anecdotes. Il n'y a rien à révéler. Tout est là. C'est arrivé. Ca nous est arrivé.
     

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  • Les grands garçons

    Claude ASKOLOVITCH

    Parution : 22 Janvier 2015 - Entrée pnb : 30 Mai 2015

    L'histoire d'une alliance générationnelle et d'une désillusion brutale mais aussi l'histoire de garçons grandis sous Mitterrand et Jospin, de parcours parallèles, de deux brutalités dissidentes, qui aujourd'hui s'affrontent. De la pure politique dans un pays assiégé.

    Les grands garçons sont arrivés au pouvoir quand leur meilleur moment était passé, après avoir gaspillé trente ans de jeunesse dans les marécages du Parti socialiste.

    Ce livre est l'histoire d'une génération perdue d'un socialisme aux abois. Tous sont tombés. Peillon le philosophe apparatchik, ayant perdu la violence et la politique. Montebourg le fl amboyant, trop beau pour résister aux brutes. Hamon le rédempteur, qui voulait relever le socialisme, mais ne résiste jamais à une obligation tactique... Est-ce leur faute s'ils sont adultes en un temps où la gauche a épuisé ses illusions et son droit à trahir ?

    Seul Valls survit, qui se croit plus fort que ce qu'il fait, qui rencontre le besoin d'ordre du pays, qui prêche les temps modernes et le libéralisme, qui se pense parfois l'ultime garant de la République dans un quinquennat de vaudeville...

    Voici leurs jeux, leurs grands mots, leurs tactiques et leurs sources. Pour comprendre la gauche, et ce qu'elle ne sera plus.

    Et Hollande, ce politicien qu'ils auront subi toute leur vie adulte, qu'ils méprisent mais qui les a vaincus, si souvent, qui les a nommés, les regarde en marionnettiste amusé, ayant tout perdu sauf le don de les détruire.

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  • Patrick Bruel ; conversation avec Claude Askolovitch

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    Parution : 24 Novembre 2011 - Entrée pnb : 26 Mars 2014


    Pour la première fois, Patrick Bruel a décidé de se livrer, lors d'une conversation avec Claude
    Askolovitch, sur sa vie, ses choix et ses engagements.

    " Il n'y a pas de début adéquat tant ce type est connu, et comment veux-tu le saisir, il est trop de mecs à la fois, qui chante et joue et fait flamber au poker et parle et aime et veut être aimé, et petit garçon et vieux sage et papa et poteau...
    L'idée est de le prendre au débotté pour qu'il ne parte pas en boucle, et Patrick ne fera pas du Bruel. Si on réussit ce truc, il ne jouera pas son rôle, il n'en aura pas le temps, je le forcerai au ping-pong verbal et il sera meilleur que moi, puisqu'il est plus rapide.
    On s'est vite compris sur ce qu'on pouvait jouer. On a décidé qu'on ne ferait pas une bio déguisée, mais une histoire ensemble, un dialogue, entre deux mecs qui sont déjà vieux mais qui ne le savent pas ou qui s'en doutent et, bien sûr, ce sera lui le héros mais, moi, je serai son pote. Tant qu'à avoir un copain, autant qu'il s'appelle Bruel... "
    Claude Askolovitch

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  • Comment tout cela va-t-il finir ? Les haines et les peurs de notre temps ont un parfum de redite, celui des années 30, cette décennie tragique qui mena le monde à l'abîme. Économique, sociale, identitaire ou politique, les crises s'additionnent depuis le krach de 2008, comme au temps de la Grande Dépression de 1929.
    Mais qu'en est-il au fond ? Le reniement « social-libéral » de François Hollande vaut-il vraiment la « pause » de Léon Blum ? Poutine phagocytant l'Ukraine rejoue-t-il Hitler avalant les Sudètes ? L'antisémitisme de la génération Soral-Dieudonné illustre-t-il la résurgence des haines d'un Céline ? Le danger Le Pen fait-il écho au péril nationaliste d'hier ? Telles sont quelques-unes des questions de cet ouvrage, fruit de la rencontre entre deux historiens et deux journalistes, qui se livrent à un incessant aller-retour entre passé et présent. L'Histoire n'est pas un éternel recommencement, mais ces années 30, si proches et si lointaines, si terribles et pourtant fondatrices, éclairent bien étrangement les crises du temps présent...

    © Flammarion, 2014

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