Don Quichotte

  • Résistances ; pour une Birmanie libre

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    Parution : 1 Septembre 2011 - Entrée pnb : 10 Juillet 2015

    La Birmanie, dictature militaire depuis le coup d'État de 1962, est-elle mûre pour la démocratie ?
    Pour certains analystes convaincus que les notions de démocratie et de droits de l'homme ne s'appliquent pas facilement à l'Asie, l'évolution de la Birmanie vers la démocratie n'a rien d'évident. Ce n'est pas l'avis d'Aung San Suu Kyi ni celui de Stéphane Hessel, pour qui les principes contenus dans la Déclaration des droits de l'homme ont valeur universelle. Loin d'un apprentissage de la démocratie, c'est d'un soutien résolu du monde extérieur dont ont besoin celles et ceux qui n'ont attendu personne pour appeler à une autre Birmanie.
    Aux yeux de Stéphane Hessel, la Dame de Rangoon joue " un rôle extrêmement important (...) à un moment où, dans le monde entier, la question des résistances au despotisme prend une place privilégiée. "
    Le respect quasi unanime manifesté à l'endroit d'Aung San Suu Kyi n'a pourtant pas empêché différents observateurs de lui prêter leurs propres vues. Journalistes, universitaires et autres consultants, convaincus qu'une levée des sanctions visant le régime militaire ne pouvait que favoriser son ouverture, ont ainsi affirmé à tort qu'Aung San Suu Kyi – favorable au maintien des mesures existantes – partageait leurs conceptions.

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  • Que peut-on dire de nouveau sur un conflit de plus de cinquante ans, dont les paramètres de solution sont aujourd'hui connus par la communauté internationale ? MM. Hessel et Sanbar se sont accordés sur une démarche originale : retracer et analyser le cours des événements qui ont conduit à l'actuelle impasse et s'interroger sur le rapport entre légalité internationale et justice historique. Tous deux reviennent, au cours de leur échange, et dans le même souci de combiner témoignages et réflexions, sur les grandes dates du conflit.
    Elias Sanbar, né à Haïfa en 1947, s'est aussitôt retrouvé sur les routes de l'exil. Il parle du sentiment d'incompréhension et d'injustice qu'il partage avec son peuple. Stéphane Hessel, ancien résistant et déporté à Buchenwald, était diplomate à l'ONU lors de la création d'Israël, à laquelle il était favorable. Il avoue avoir des réserves depuis la guerre des Six Jours, où Israël ne peut plus justifier ses attaques par la légitime défense. Il pointe du doigt l'impunité du pays qui, en continuant la colonisation malgré les traités de paix, se place dans l'illégalité par rapport au droit international. Plus tard, ce sont ses liens avec des oligarchies financières du monde entier qui l'indignent.
    En analysant les causes du conflit et les éléments qui ont empêché les négociations d'aboutir, MM. Hessel et Sanbar parviennent encore à trouver des raisons d'espérer. Sur la possibilité même d'un État palestinien, ils posent comme préalable le retrait des colonies en Cisjordanie. Ils préconisent de former une région forte, où Israël et la future Palestine pourraient vivre ensemble sereinement. Stéphane Hessel, lui, en appelle au réveil du peuple israélien, dans la lignée du printemps arabe. Les auteurs finissent par sortir le conflit de son caractère exceptionnel de bataille pour une terre sainte, trop lourd à porter, et prônent un retour à la banalité, condition sine qua non de la fin de l'impunité israélienne.

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