Bibliothèque malgache

  • Histoires incertaines

    Henri De Regnier

    Parution : 24 Février 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Henri de Régnier (1864-1936) serait un écrivain presque oublié aujourd'hui si Bernard Quiriny ne lui avait, en 2013, consacré un essai qui donne envie de retourner vers son oeuvre. En particulier vers ce singulier recueil de trois nouvelles dont deux se déroulent à Venise. Elles sont pleines d'une rêverie dont l'objet est presque indéterminé. Elles mettent en scène des collectionneurs, des antiquaires, des érudits dans le décor de maisons anciennes chargées d'un passé mystérieux.

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  • Théorie de la démarche

    Honoré de Balzac

    Parution : 23 Janvier 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Une femme doit-elle retrousser sa robe en marchant ?C'est l'une des questions fondamentales auxquelles Balzac parvient quand il publie, en 1833, sa Théorie de la démarche dans L'Europe littéraire. Il avait eu le projet, finalement avorté, d'intégrer à La Comédie humaine quelques textes qui, pour lui comme pour les spécialistes, sont devenus plutôt des annexes. Il imaginait « quatre ouvrages de morale politique, d'observations scientifiques, de critique railleuse, tout ce qui concernait la vie sociale analysée à fond ». Il a fait mieux que les imaginer, puisqu'il les a écrits, au moins en partie. Outre Théorie de la démarche, il y incluait Traité de la vie élégante et Traité des excitants modernes.Mais c'est la démarche, ou la marche, qui nous intéresse ici pour ouvrir la collection dédiée à ce mouvement humain. Comment Balzac s'étonne qu'elle n'ait pas été davantage étudiée par les savants, quelle place elle occupe dans la vie sociale, ce qu'il peut en dire par l'observation et la réflexion. Tout cela avec un esprit de sérieux souvent démenti par lui-même : « Ici, je serai toujours entre la toise du savant et le vertige du fou. »À bon entendeur...

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  • L'hallali

    Camille Lemonnier

    Parution : 30 Mai 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    «C'est un drame rustique, farouche, émouvant, complexe, dont les personnages luttent et crient, et tuent pour l'honneur, pour l'argent, pour la terre surtout qui semble s'animer et devenir une vivante héroïne; tout cela est d'une intensité, d'une vigueur extraordinaires. À travers tout le livre il passe comme un large souffle, une senteur âpre et forte de nature et de vérité, et je ne crois pas que M. Camille Lemonnier ait rien écrit de plus poignant et de plus fort...» (Ph.-Emmanuel Glaser, "Le Figaro", dimanche 9 décembre 1906.)

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  • Beko ou La nuit du Grand Homme

    Jean-Claude Mouyon

    Parution : 1 Avril 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Auteur de pièces de théâtre et radiophoniques, Jean-Claude Mouyon a été journaliste et s'est consacré à l'écriture dans le sud-ouest de Madagascar où il avait posé son sac. Il est mort le 22 décembre 2011.Pratiqué dans les régions Sud de Madagascar, le beko est un chant polyphonique a capella généralement interprété par un groupe d'hommes, nommés sahiry, composé d'un récitant et de choristes. Perpétué depuis la nuit des temps par les ethnies du Grand Sud, le beko fait résonner sa litanie répétitive et gutturale durant les nuits où amis et famille du défunt sont réunis devant des feux et des bassines de rhum pour accompagner l'esprit du mort dans sa marche vers l'Est, là où vivent les ancêtres. Beko, le roman, n'est en rien une explication ethnologique du culte des ancêtres mais l'appropriation d'un fait social et culturel qui m'a permis de bâtir une fiction à partir de la structure rythmique et narrative d'une cérémonie revisitée en présence de ses acteurs : Grand Homme, le défunt ; les sahiry ; les vivants. Sur le thème d'une histoire policière inspirée d'un fait divers réel, Beko ou La nuit du Grand Homme se veut aussi un chant, une musique à la fois tendre et violente dédiée à l'extrême Sud de Madagascar et aux hommes libres qui y vivent, ceux qui souffrent mais ne pleurent jamais.

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  • Carrefour

    Jean-Claude Mouyon

    Parution : 1 Avril 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Auteur de pièces de théâtre et radiophoniques, Jean-Claude Mouyon a été journaliste et s'est consacré à l'écriture dans le sud-ouest de Madagascar où il avait posé son sac. Il est mort le 22 décembre 2011.Carrefour est un livre bref, mais sa petite centaine de pages est bourrée de dynamite. Il se passe au coeur du coeur d'une ville dont le nom n'est pas donné (mais il est sur toutes les lèvres), c'est-à-dire près d'une gare routière, à la fin d'une route nationale que croise une rue plus locale grouillant de vie. Particulièrement ce jour-là, puisque s'y déroulent en même temps la préparation d'une campagne électorale et l'arrivée d'un reggaeman de réputation internationale. Jean-Claude Mouyon lâche les mots au rythme d'une mitrailleuse. Il multiplie les situations improbables. Et son humour fait mouche à chaque page. On sort de Carrefour essoufflé et heureux d'avoir vécu des moments inoubliables.Voici comment l'auteur présente lui-même son texte: Cette histoire je l'ai voulue joyeuse, jouissive, violente, excessive, habitée d'une tendre tristesse proche de la désespérance paradoxalement heureuse d'une population admirable. C'est l'histoire de la vie d'un carrefour sublime sans rond-point ni sens interdit où tout semble permis. Un carrefour fréquenté par des riverains exubérants qu'on n'invitera jamais à celui de l'Odéon ni au rond-point qui mène à l'Élysée. Mais là n'est pas le propos. Quoique... Ici aussi les personnages existent, le pays et les événements également mais ne comptez pas sur moi pour dénoncer qui que ce soit. Ainsi va la vie...

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  • La fille de l'Île Rouge

    Charles Renel

    Parution : 27 Août 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Dans son dernier roman, Le «Décivilisé», Charles Renel nous montrait un blanc, sur le point de redevenir un primitif, brusquement reconquis par la tradition de sa race lorsque l'appelle la terre des aïeux. Cette fois, dans ce beau roman, La fille de l'Île Rouge, c'est uniquement l'amour qui retient captif un fils d'Europe dans l'admirable Madagascar. Le mari temporaire de la jeune Malgache comprend d'ailleurs bientôt qu'il y a entre leurs deux coeurs un mur mystérieux qui les empêche de se pénétrer. Voici un beau livre qu'il faut placer au premier rang de nos romans coloniaux. (Le Masque de Fer, Le Figaro, mardi 9 décembre 1924.)

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  • La Race inconnue

    Charles Renel

    Parution : 17 Mars 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Charles Renel (1870-1925) est resté présent à Madagascar puisqu'une école porte toujours son nom à Mahajanga, sur la côte ouest. Il fut directeur de l'enseignement dans la Grande Île au début du vingtième siècle et a écrit un certain nombre d'ouvrages sur le pays où il avait vécu et travaillé. À côté du plus célèbre, "Le décivilisé", citons "La coutume des ancêtres", "La fille de l'Île Rouge", "L'oncle d'Afrique" ou "La métisse", ainsi que des "Contes de Madagascar". "La race inconnue", édité en 1910 chez Grasset, est un recueil de nouvelles qui mêle l'inspiration du conte traditionnel à l'observation de la vie quotidienne des colons français de son époque.

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  • Georges Ohnet a écrit, comme beaucoup de ceux qui ont vécu ces années-là, sur la Grande Guerre. Pourquoi exhumer son Journal d'un bourgeois de Paris pendant la guerre de 1914? L'auteur était, de son temps, décrié malgré son succès populaire, ou à cause de lui. Le témoignage du feuilletoniste, ses impressions de guerre, sa logorrhée de commentateur imprécis, tout cela représente malgré tout une pensée assez commune à bien d'autres Parisiens. Elle tient du Café du Commerce? Oui, sans doute. Mais ces «longues» de comptoir nous disent un état d'esprit. Et celui-ci mérite d'être connu.Fascicule 4 sur 17.

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  • L'Antoine, idiot du Sud

    Jean-Claude Mouyon

    Parution : 1 Avril 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Auteur de pièces de théâtre et radiophoniques, Jean-Claude Mouyon a été journaliste et s'est consacré à l'écriture dans le sud-ouest de Madagascar où il avait posé son sac. Il est mort le 22 décembre 2011.Les trois courts textes qui constituent la trilogie de L'Antoine, idiot du Sud ont pour particularité d'être en apparence inachevés. Disons qu'ici l'auteur s'est amusé à jeter les bases de ce qui aurait pu constituer un seul roman, à jeter des fils et brouiller les pistes pour au final laisser le lecteur face à une oeuvre abandonnée à son propre devenir. Un personnage et ses proches. Le Sud. Le quotidien. Trois ingrédients récurrents dans chacune de ces histoires qui sont autant de déclinaisons d'une idée romanesque reposant sur un unique socle. L'idée étant d'en avoir plusieurs et d'en proposer autant... Le concept aurait pu se dérouler à l'infini dans une série intitulée «Les aventures d'Antoine» mais trois longues nouvelles ou trois courts romans, au choix, c'est déjà bien suffisant, non ? Puisse la présence d'Antoine (dit l'idiot du Sud) tisser un lien de complicité avec ses lecteurs lesquels, je crois le savoir, ne sont avares ni de sens de l'humour ni de celui de gravité. Merci. Je vous laisse car Baba vient d'ouvrir. (L'auteur)

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  • Ceux de la glèbe

    Camille Lemonnier

    Parution : 28 Décembre 2015 - Entrée pnb : 29 Décembre 2015

    Quand il publie, en 1889, les nouvelles deCeux de la glèbe, Camille Lemonnier n'est plus, depuis quelques années déjà, un inconnu. Philippe Gille signale, dansLe Figarodu 6 février, un livre qu'il a peut-être feuilleté distraitement - il n'y compte que six nouvelles, alors qu'il y en a sept -, comptant probablement sur la notoriété de l'auteur pour s'épargner une lecture plus fouillée. Ces nouvelles sont, se contente-t-il de dire,«écrites avec la haute couleur, la franchise, j'allais dire la brutalité des oeuvres de ce romancier de grand talent.»Fermez le ban.Le Livre y consacre, le 10 mars, un article plus consistant où on lit notamment ceci: «Il y a une singulière poésie dans la Genèse, la nouvelle qui ouvre le nouveau volume de Camille Lemonnier; on y sent comme un reflet de la Bible, une Bible moderne, au langage plus rapproché de nous; la figure de la vieille Ka, enfantant sans cesse pour peupler la terre, a une allure grandiose qui impressionne et saisit.»

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  • Au Pays Malgache

    Emile Blavet

    Parution : 28 Décembre 2015 - Entrée pnb : 29 Décembre 2015

    On ne sait trop ce qui a poussé Émile Blavet (1838-1910) à s'embarquer, en février 1896, pour Madagascar. Auteur d'opéras et dramaturge, il était aussi journaliste et pratiquaitLa vie parisienne(titre de plusieurs de ses livres signés du pseudonyme de Parisis) avec un certain talent. S'il faut en croire, du moins, Zola préfaçant un de ses ouvrages:«Vous êtes, mon cher confrère, un des rares chroniqueurs entre les mains desquels on peut se mettre en toute sécurité; car vous n'êtes pas seulement un oeil qui voit et une oreille qui écoute: vous êtes encore un esprit qui apprécie et qui juge.»Madagascar n'est pas Paris, mais l'homme qui s'y rend ne change pas. Il importe avec lui ses préjugés et ses références littéraires. «Son racisme béat», écrit Jean-Louis Joubert dans un commentaire plus proche de nous dans le temps.

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  • «Après une immobilité qui a duré de longs mois, et que les Allemands nous donnaient volontiers pour un épuisement total, les Russes viennent de reparaître formidables et triomphants. Leur offensive lentement préparée, soigneusement munie d'armes et de projectiles, s'est affirmée par un coup de tonnerre. En huit jours, comme dans une nouvelle campagne d'Iéna, les Impériaux écrasés ont perdu cent mille prisonniers, un matériel de guerre immense, et bien plus: la confiance qu'ils avaient dans leurs retranchements jugés inexpugnables. La vaillance russe a tout brisé, et dans une revanche éclatante des échecs passés, réoccupé la Galicie, la Bukovine et menacé la frontière allemande. Nous saluons la victoire glorieuse de nos fidèles alliés. Lorsque, sans armes, sans cartouches, sans obus, ils se défendaient avec leurs baïonnettes contre les artilleries écrasantes d'Hindenburg, nous avons par notre offensive en Artois et en Champagne tout tenté pour les secourir. Nous nous félicitons de leur rentrée en ligne qui va nous assurer la victoire, en précipitant la défaite allemande.»

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  • «L'autre événement c'est la visite d'un Zeppelin à Paris. Ce pirate aérien visait à détruire nos grands établissements métallurgiques, afin d'arrêter la fabrication des obus. Il a raté son coup. Mais il n'a pas épargné la population. Il a tué, blessé des femmes, des enfants, des vieillards, parmi des ménages pauvres et des quartiers excentriques. La clameur de joie sauvage qui s'est élevée de toute l'Allemagne à la nouvelle de ce féroce et stupide exploit nous donne une fois de plus la mesure de l'état moral de nos ennemis. Ce sont de sombres brutes et de lâches coquins. Ils applaudissent l'assassinat nocturne et admirent l'audace de leurs aviateurs qui viennent, au hasard et comme effarés, jeter sur les faubourgs de la ville des engins destinés à des usines qu'ils ne prennent pas le temps de découvrir, tant ils sont pressés de se sauver.»

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  • «La médaille militaire est la plus belle des récompenses que puisse recevoir un soldat. C'est la décoration suprême qu'obtiennent les commandants d'armée. Et il semble qu'en rapprochant les grands chefs militaires des simples soldats héroïques, on les honore. Comment se fait-il que cette médaille si enviée, il faille que celui qui en est décoré la paye? Oui, tout soldat qui obtient la médaille militaire doit verser huit francs cinquante, pour obtenir la délivrance du modeste bijou en argent qui s'attache au ruban jaune liseré de vert. On m'assure que, faute de ce versement, le ruban seul est remis au titulaire qui n'est pas convoqué sur le front pour recevoir, devant tous ses camarades, l'accolade du chef. J'ai peine à croire que cela puisse être. Quoi! Pour huit francs cinquante? Une telle lésinerie de l'État à l'égard de braves qui se sont fait mutiler à son service? Pour huit francs cinquante, priver un héros de sa juste récompense? À lui, qui a donné sa jambe, son bras ou ses yeux, ne pas donner la modeste petite effigie en argent, mais la lui vendre?Je savais que les civils, à qui la croix de la Légion d'Honneur est accordée, paient vingt-cinq francs le bijou qui leur est remis. Ce sont des droits de chancellerie, qui n'ont pas très bonne façon, mais qui sont pourtant admissibles. La redevance des huit francs cinquante pour la médaille militaire est inacceptable. Il est des braves très pauvres qui n'auraient pas eu la petite somme nécessaire pour payer leur médaille, si on n'était pas venu à leur aide. Il me paraît difficile à expliquer que dans la sarabande des milliards à laquelle nous assistons, il n'y ait pas un petit peu d'argent pour donner gracieusement à nos héros leur récompense.»

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  • «Hier, aux Invalides, pour compter et admirer les canons pris aux Allemands dans les derniers combats en Champagne et en Picardie, il y avait foule. Ce sont de laids modèles que ces produits de Krupp, et vraiment ils sont représentatifs de la lourdeur et de la brutalité teutonnes.C'est ce qu'un officier, très simplement, expliquait à trois jeunes filles, qu'il accompagnait, hier, dans la cour des Invalides, par ce beau dimanche d'octobre, digne de l'été, et où les feuilles jaunissantes tombent cependant, annonçant l'hiver. Ce brave soldat avait le bras droit en écharpe et la tête bandée. Il portait sur la poitrine la croix de la Légion d'honneur et la croix de Guerre. Les jeunes filles l'écoutaient avec un air d'admiration. On sentait qu'elles le trouvaient beau, séduisant, charmant, avec sa tête emmaillotée et son bras blessé. L'une d'elles, du bout de son ombrelle fouettait la culasse du lourd canon, tout noir, qui servait à la démonstration, et rien ne pouvait dépasser le mépris haineux de ce geste de jeune fille frappant le canon prisonnier. C'était toute l'armée allemande qu'elle fustigeait de ce coup d'ombrelle sur la culasse vide.»

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  • Un Parisien à Madagascar

    Etienne Grosclaude

    Parution : 25 Octobre 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Étienne Grosclaude (1858-1932) était un célèbre humoriste, auteur de nombreux ouvrages dont la plupart reprenaient ses chroniques parues dans différents journaux et magazines. Jules Lemaître se disait fasciné par son «irrévérence universelle», ses «inventions de fou dialecticien» et l'apparence d'«élégance imbécile» de ses textes. Grosclaude touchait à tous les sujets, et décida un jour d'aller en chercher du côté de Madagascar.Embarqué le 10 août 1896 sur le Yang-Tsé en même temps que Gallieni, il passe quelques mois sur la Grande Île d'où il rapporte un récit bien dans sa manière. L'humour y est omniprésent et l'auteur fait exception parmi les voyageurs de son époque en ironisant autant sur lui-même que sur les Malgaches. Sans se départir de l'idéologie dominante, il parvient malgré tout à faire goûter ses traits d'esprit.En guise d'auto-présentation, Étienne Grosclaude raconte à sa manière, c'est-à-dire sur un mode plaisant et fantaisiste, comment il a a été amené à effectuer ce voyage. Ce texte est extrait d'une anthologie de Paul Acker.

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  • Chalet 1

    André Baillon

    Parution : 20 Septembre 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Le 27 mars 1926, le supplément littéraire duFigaropublie un extrait deChalet 1que les lecteurs découvrent ainsi en avant-première : « Sous ce titre, M. André Baillon va faire paraître, chez les éditeurs Rieder & Cie, un roman qui est un peu la suite d'un Homme si simple. Il fait défiler devant nos yeux, dans ce livre, toutes les figures qu'il a rencontrées durant les mois douloureux qu'il a passés là-bas, malades, médecins, infirmières, visiteurs. »Par ce livre « étrangement émouvant », Henry Bidou semble avoir été bouleversé, à en croire son article de La Revue de Paris : « ce récit sans ornements et sans phrases est un des plus poignants qu'on puisse lire. Le peuple de ces êtres puérils, diminués, instinctifs, chimériques, tantôt isolés, tantôt réunis en un seul être collectif, forme un tableau saisissant. [...] Drames naissants, ruses, machines, humeurs subites, affolements, toute l'humanité est dans ce petit livre. Pour connaître les hommes, regardez les fous. »

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  • Un homme si simple

    André Baillon

    Parution : 20 Septembre 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    À la sortie d'Un homme si simple, Raymond Cogniat rencontre André Baillon pourComoedia. L'entretien paraît dans le numéro des lundi et mardi 1er et 2 juin 1925 : « M. André Baillon parle comme il écrit, simplement, sans affectation, sans mots inutiles ; il répond en quelques mots aux questions qu'on lui pose, même lorsqu'elles sont indiscrètes ; il s'exprime brièvement, mais sans hâte, et attend de nouvelles questions. »Ce qu'il explique ? Comment il voulait raconter ce qu'il avait vu et vécu à la Salpêtrière. « J'avais fait un premier séjour de deux mois environ il y a deux ans ; l'année dernière, j'y suis retourné une quinzaine de jours. » Comment aussi il a été entraîné, « presque contraint », à écrire d'abord sa propre histoire. Il ne se masque pas derrière la fiction : « Les femmes dont je parle existent, et aussi la petite Micheline, et le docteur avait raison : elle était l'épine qui empêchait ma guérison. Quand je terminai ce livre, j'en fus débarrassé ; dès qu'on connaît les causes de son mal, on est presque guéri. »

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  • « À l'Exposition de San Francisco, le pavillon français, prêt au jour dit, avec toutes les belles choses que nous avons envoyées de l'autre côté de l'eau, a eu les honneurs du triomphe. C'est lui qui a attiré toute l'attention, obtenu tous les suffrages. On n'avait pas cru en Californie que notre pays engagé dans cette formidable guerre trouverait dans son activité industrielle, commerciale et artistique les moyens de réaliser sa promesse de participer à l'Exposition. Très galamment, le comité nous avait d'abord offert de nous rendre notre parole, puis de nous donner l'hospitalité, dans une de ses constructions.Nous avons refusé, en souriant, tous ces affectueux témoignages, et déclaré que nous serions prêts le jour de l'inauguration. Ponctuels, précis, parés, brillants, nous avons ouvert notre pavillon au jour dit. Les autres pays sont en retard, mais nous point. Et alors c'est un sujet d'admiration pour les Américains, une occasion de louanges, un prétexte à acclamations. Nous sommes toujours les Latins, généreux, artistes et élégants. Nous savons faire la guerre. Mais nous savons aussi faire autre chose de gracieux, de brillant, et de chevaleresque. »

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  • Voyage à Madagascar

    Ida Pfeiffer

    Parution : 1 Août 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Grande itinérante, femme indépendante, Ida Pfeiffer est une pionnière du récit de voyage. Cette Autrichienne, née à Vienne en 1797, a accompli deux fois le tour du monde et en a fait la relation dans des livres à succès, traduits en plusieurs langues. Courant du nord au sud et d'est en ouest, elle a cependant manqué Madagascar. Elle embarque donc de nouveau en mai 1856. Au passage à Paris, les membres de la Société de Géographie tentent de la décourager. Rien n'y fait. Il y aura bien quelques détours mais, dans les derniers jours d'avril ou au début de mai 1857, près d'un an après le début de son voyage, elle est à Tamatave. Puis à Tananarive, où elle fréquente Messieurs Lambert, grâce à qui elle a pu atteindre son but, et Laborde. Ida Pfeiffer se trouve bien malgré elle entraînée dans une page agitée de Madagascar, sur laquelle elle offre un témoignage de première main. Elle paiera ce voyage, son dernier, de sa vie. Son fils Oscar publiera donc l'ultime récit de voyage écrit par Ida Pfeiffer en forme d'hommage posthume à une audacieuse aventurière.

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  • Georges Ohnet a écrit, comme beaucoup de ceux qui ont vécu ces années-là, sur la Grande Guerre. Pourquoi exhumer son Journal d'un bourgeois de Paris pendant la guerre de 1914? L'auteur était, de son temps, décrié malgré son succès populaire, ou à cause de lui. Le témoignage du feuilletoniste, ses impressions de guerre, sa logorrhée de commentateur imprécis, tout cela représente malgré tout une pensée assez commune à bien d'autres Parisiens. Elle tient du Café du Commerce? Oui, sans doute. Mais ces «longues» de comptoir nous disent un état d'esprit. Et celui-ci mérite d'être connu.Fascicule 7 sur 17.

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  • Par fil spécial

    André Baillon

    Parution : 30 Mai 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    «Baillon ayant été aussi journaliste, vient de nous donner: "Par fil spécial". Un beau sujet! C'était amusant de le chiper à Pierre Hamp, et de le traiter comme Pierre Hamp ne le traitera jamais. Pierre Hamp aurait tout dit sur la matière, et y aurait ajouté quelque chose. Baillon ne dit que ce qu'il a vu, comme il l'a vu, et ne dit pas tout, et, ma foi! n'a pas l'air d'ajouter, d'inventer quoi que ce soit... Baillon, journaliste, a fait un livre charmant sur le journalisme, une histoire de servitude gaiement comprise, l'histoire de Baillon qui échappe facilement à la servitude par une poétique philosophie. Oui, mais Baillon n'a pas tout dit, loin de là. Et ce qu'il tait, c'est la raison pour laquelle on fabrique si mal un journal. Mon ami Baillon, vous avez bien de la chance d'aimer en psychologue et de travailler en poète: vous, si malin, vous manquez un peu de méchanceté... Nous vous aimons, vous vous amusez fort, vous êtes un merveilleux peintre de vie, nous sommes contents de vous, mais non tout satisfaits.» (Parijanine, "L'Humanité", dimanche 30 mars 1924.)

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  • «Si la France avait fait, pour briser le front allemand, le même effort que les marchands d'alcool font pour résister à la coalition qui s'est formée pour empêcher la vente du produit meurtrier, il y a beau temps que la guerre serait finie. Jamais on n'a vu gens se remuer autant, protester mieux, discuter davantage, employer plus ardemment tous les moyens de résistance connus et inconnus pour conserver le privilège d'empoisonner l'espèce humaine.Et c'est un curieux spectacle de voir le Parlement, intimidé par cet assaut de tous les marchands de poison, ne pas oser entamer l'oeuvre de salut qui consisterait dans l'interdiction de la vente de l'alcool de bouche. Il sera intéressant de voir qui l'emportera, de l'intérêt particulier, représenté par cinq cent mille bistros, ou de l'intérêt général qui représente la France entière.»

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  • «Les engins blindés que les Anglais viennent de sortir, dans les dernières attaques de Picardie et qui sont dénommés tanks, crèmes de menthe, chenilles, etc., et qui en réalité représentent assez bien les anciennes tarasques qui crachaient du feu, ont causé à nos ennemis un émoi dont ils ne sont pas encore revenus. Or, il paraît que l'engin en question a été inventé par un Allemand, rejeté avec dédain par les Comités militaires, et adopté par les Anglais, qui ont vu, tout de suite, le parti qu'on en pouvait tirer.Les Allemands, désolés, s'arrachent les cheveux devant leurs tranchées nivelées, leurs fils de fer arrachés, leurs blockhaus démolis, leurs organisations de défense, avec mitrailleuses à tous les coins, aplaties, comme des petits pâtés de sable faits par les enfants dans un jardin. Comment n'ont-ils pas pris les devants, avec une découverte aussi importante? Quels sont les ânes qui ont repoussé l'inventeur? C'est à se damner! Déjà les préparations d'artillerie des Alliés étaient irrésistibles. S'il faut y ajouter le choc de ces machines à détruire et à tuer que les Anglais lancent sur l'ennemi, à quoi se reprendre? Hélas! On ne se reprendra pas. Toute avance à la guerre ne se rattrape plus. Nous en savons quelque chose.»

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