Collection XIX

  • Mémoires du général baron de Marbot - Tome I

    Marcellin de Marbot

    Parution : 12 Novembre 2020 - Entrée pnb : 13 Novembre 2020

    « J'ai assisté, quoique bien jeune encore, à la grande et terrible Révolution de 1789. J'ai vécu sous la Convention et le Directoire. J'ai vu l'Empire. J'ai pris part à ses guerres gigantesques et j'ai failli être écrasé par sa chute. J'ai souvent approché de l'empereur Napoléon. J'ai servi dans l'état-major de cinq de ses plus célèbres maréchaux, Bernadotte, Augereau, Murât, Larmes et Masséna. J'ai connu tous les personnages marquants de celle époque. J'ai subi l'exil en 1815. J'avais l'honneur de voir très souvent le roi Louis-Philippe, lorsqu'il n'était encore que duc d'Orléans, et après 1830, j'ai été pendant douze ans aide de camp de son auguste fils, le prince royal, nouveau Duc d'Orléans. Enfin, depuis qu'un événement funeste a ravi ce prince à l'amour des Français, je suis attaché à la personne de son auguste fils, le Comte de Paris.
    J'ai donc été témoin de bien des événements, j'ai beaucoup vu, beaucoup retenu, et puisque vous désirez depuis longtemps que j'écrive mes Mémoires, en faisant marcher de front le récit de ma vie et celui des faits mémorables auxquels j'ai assisté, je cède à vos instances. »Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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  • Mémoires du général baron de Marbot - Tome II

    Marcellin de Marbot

    Parution : 12 Novembre 2020 - Entrée pnb : 13 Novembre 2020

    « Le lendemain 14 mars, Masséna, après avoir repoussé une assez vive attaque entreprise contre son arrière-garde, remit le gros de ses troupes dans une forte position en avant de Miranda de Corvo, afin de donner à l'artillerie et aux équipages le temps de traverser le défilé placé en arrière de ce bourg. Lord Wellington, apercevant l'armée française ainsi arrêtée, fit avancer de fortes masses. Tout annonçait donc un engagement sérieux, lorsque Masséna, voulant donner des instructions à ses lieutenants, les fit convoquer auprès de lui. Trois s'y rendirent promptement. Le maréchal Ney seul se faisant attendre, le généralissime prescrivit au commandant Pelet et à moi d'aller l'inviter à venir au plus tôt. Cette mission, qui paraissait très facile à remplir, faillit cependant me coûter la vie !...
    L'armée française était rangée en plusieurs lignes sur un terrain, en forme d'amphithéâtre, descendant en pente douce vers ùn fort ruisseau qui séparait deux larges collines, dont les sommets très praticables, bien que garnis de quelques bouquets de bois, servaient de chemins vicinaux conduisant à Miranda. Au moment où Pelet et moi partions au galop, pour exécuter l'ordre du généralissime, les tirailleurs anglais paraissaient au loin, marchant à l'attaque des deux collines que les nôtres se préparaient à défendre. Pour être plus certains de rencontrer le maréchal Ney, mon camarade et moi, nous nous séparâmes. »Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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  • Souvenirs sur Sainte-Hélène

    Albine de Montholon

    Parution : 9 Février 2021 - Entrée pnb : 11 Février 2021

    « De retour à l'Elysée, Napoléon vit se réunir autour de lui ceux de ses dévoués qui étaient à sa portée. Le général de Montholon avait un double motif de s'y rendre : il était aide de camp et d'ailleurs connu de l'Empereur, depuis son enfance, par la liaison qui avait existé, dès 1792, entre la famille Bonaparte et la sienne. L'Empereur devait donc s'attendre à le voir parmi les fidèles qui lui restaient.
    Dans ces graves circonstances, les besoins du moment détournaient de leur service ordinaire les officiers de la maison de l'Empereur. Les uns allaient siéger aux Chambres, où, à défaut de leur épée, leur voix pouvait encore défendre leur maître. D'autres n'étaient pas revenus de l'armée.
    Puis l'isolement, précurseur des catastrophes royales, commençait à se faire sentir. L'Elysée devenait chaque jour plus désert. Le général de Montholon se trouvait obligé de faire, non seulement son service, mais celui des absents.
    L'Empereur, debout la nuit, suivant sa coutume, s'aperçut que c'était toujours lui qui se présentait pour recevoir et transmettre ses ordres. »
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  • De la gloire militaire du maréchal Ney

    Charles Saint-Nexant de Gagemon

    Parution : 23 Février 2021 - Entrée pnb : 25 Février 2021

    « Le 22 brumaire an IX, époque si glorieuse où la guerre se ralluma avec un nouvel acharnement entre l'Autriche et la France, Ney, qui n'était encore alors âgé que de trente ans, brillait déjà au premier rang parmi les généraux les plus illustres de la république.
    Aussi le général Moreau, doué d'une haute sagacité militaire, lors de cette bataille à jamais mémorable qui exerça une grande et directe influence sur la paix si glorieusement imposée par nous à Lunéville, profita-t-il du moment où il aperçut les masses autrichiennes s'agiter embarrassées, encombrées au milieu du défilé de la forêt de Hohenlinden, pour ordonner à Ney de former avec son invincible division, qui avait tant grandi à son école, plusieurs colonnes d'attaque, de manière à empêcher aux Autrichiens de déboucher dans la plaine en les tenant étroitement renfermés dans ce défilé.
    Les ordres de Moreau furent exécutés par son jeune lieutenant avec une valeur si entraînante et avec une impétuosité tellement irrésistible, qu'abordés de front par les soldats de Ney qui les chargèrent avec une vigueur sans égale, les Autrichiens furent non-seulement tenus en respect sur le bord de la forêt, dont ils ne purent dépasser la lisière, mais refoulés, acculés, écrasés, taillés en pièces au milieu de ce long défilé ; il ne leur resta plus pour ressource qu'à se débander, et, dans leur désespoir, en fuyant pour échapper à une mort certaine, qu'à pénétrer jusque dans l'épaisseur de la forêt. »
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  • Mémoire sur la réhabilitation du maréchal Ney

    Jean-Baptiste Deniset

    Parution : 23 Février 2021 - Entrée pnb : 25 Février 2021

    « Tant que nous avons compté dans les rangs de l'armée, scrupuleux observateur des devoirs du soldat, nous nous sommes borné à de simples voeux pour la réhabilitation du maréchal Ney, sans pouvoir nous expliquer d'ailleurs comment elle n'avait pas suivi immédiatement les triomphés de Juillet ; mais aujourd'hui que nous sommes rentré dans la classe des citoyens, rien ne peut plus empêcher notre voix de la réclamer hautement de la représentation nationale. Aussi lorsque les Souvenirs de M. Berryer sont venus réveiller si vivement l'intérêt public sur cette question d'équité et de morale, avons-nous voulu non seulement adresser une requête à cet égard à la chambre élective, mais encore établir par ce mémoire combien cette illustre victime des fureurs réactionnaires méritait d'obtenir cette solennelle réparation.
    En voyant les organes des opinions les plus divergentes citer avec une égale sympathie les incidens du procès de ce grand capitaine rapportés dans l'ouvrage de son digne défenseur, nous nous sommes trouvé doublement heureux d'être libre de nous exprimer sur la réhabilitation due à la mémoire du brave des braves, dans le moment où la disposition des esprits paraissait le plus favorable pour la solliciter. Mais si la Presse du 24 septembre nous en inspira le premier désir, nous devons à l'article chaleureux et patriotique du Messager du 10 octobre, l'entreprise du Mémoire que nous publions sur la justice et l'opportunité de cet acte réparateur. Ce que nous pouvons dire aussi, c'est que depuis vingt-trois ans nous n'avons cessé de déplorer un instant l'arrêt fatal qui a frappé la plus pure de nos gloires ; celui qui, comme les Dugommier, les Championnet, les Desaix, les Serrurier, les Jourdan, les Suchet, les Saint-Cyr, les Mortier, et quelques autres encore que signalera l'histoire, sut ajouter à l'éclat de sa renommée par son intégrité, son désintéressement, enfin par l'exemple constant des plus hautes vertus guerrières. Pour nous, dont il serait impossible de décrire ce que nous fit éprouver la lecture de sa sentence et dont nulle crainte ne put comprimer cette exclamation : Assassiné ! pour nous, qui n'avons jamais mis en doute son innocence, et qui devions porter nos convictions jusqu'à l'évidence par l'étude de sa cause, son jugement ne saurait imprimer de honte aujourd'hui que sur la France, dont il atteste l'ingratitude. Envoyé le 17 juin, la veille de Waterloo, par le général en chef comte Reille, aide-de-camp de l'empereur, auprès du maréchal Ney, c'est par nous-même que nous avons jugé tout ce que son noble coeur renfermait d'amour et de dévoûment pour la patrie. Aussi ne sommes-nous devenu le gendre d'un pair de France que certain qu'il n'avait point concouru par son vote à son assassinat judiciaire. »
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  • Conjuration du général Malet contre Napoléon

    L.-P. Brun d' Aubignosc

    Parution : 23 Février 2021 - Entrée pnb : 25 Février 2021

    « La conjuration du général Malet, contre la puissance de Napoléon, est un épisode marquant de l'histoire de l'empire français.
    A l'époque où elle eut lieu, les événemens, aussi variés qu'importans qui remplissaient la scène politique, firent oublier cette entreprise avant même qu'on en eût connu les circonstances.
    Le gouvernement impérial avait le plus grand intérêt à ensevelir dans l'oubli une tentative qui avait indiqué son côté faible, et prouvé que sa robuste constitution ne tenait qu'à un fil, la vie de Napoléon. Le même intérêt existait pour les hommes en place auxquels Malet avait porté ses premiers coups.
    Ceux-ci ayant en main la direction de l'esprit public et la surveillance de la presse, ne négligèrent aucun moyen d'empêcher que les détails de cette conjuration vinssent à la connaissance du public.
    Le voile dont ils la couvrirent n'a point encore été percé.
    Le récit qu'en donnent les auteurs de la Biographie des contemporains, à l'article Malet, est de nature à fausser l'opinion publique sur cette affaire.
    Un des journaux quotidiens de la capitale Fa jugée d'une manière aussi erronée, lorsqu'à propos de l'insurrection éclatée à Lisbonne, contre l'autorité royale, il l'a comparée à une échauffourée dans le genre de celle de Malet.
    Cette erreur générale nécessite une rectification dans l'intérêt de l'histoire.
    Celui qui l'entreprend a eu connaissance d'un rapport mis sous les yeux de Napoléon à son retour de Moscou.
    C'est dans cette pièce, connue seulement de deux personnes, qu'il a puisé les détails que l'on trouvera dans la relation suivante.
    Napoléon a reçu plus de vingt récits-rapports sur l'entreprise de Malet, les uns dictés par le devoir, les autres par le zèle.
    L'auteur a emprunté le récit qu'il présente au public dans celui de ces rapports que Napoléon jugea le plus clair et le plus complet dans son ensemble. C'est la seule garantie qu'il puisse offrir de l'exécution de son exposé. »
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  • « Napoléon était penseur, et ses idées profondes, judicieuses, exprimées en peu de mots, avaient toujours la forme simple et incisive d'un apophtegme.
    On trouvera dans ses pensées et dans ses maximes, son esprit et son caractère.
    Napoléon est peut-être trop près de nous pour être jugé sans partialité.
    Nous ne sommes pas encore pour lui la postérité, parce que beaucoup d'entre nous ont vécu avec lui.
    Toutefois sa carrière est terminée, et on ne pourrait pas nous dire, avec son compatriote Paoli :
    "Ne prodiguez ni les éloges ni les statues à un homme qui n'a pas fini sa carrière."
    Nous ne prétendons pas le juger, mais le peindre, ou plutôt le laisser se peindre lui-même.
    On se souvient que J.-J. Rousseau disait, en parlant de la Corse (Contrat social, liv. II, chap. 10) : « J'ai quelque pressentiment qu'un jour cette petite ile étonnera l'Europe. » Il ne se doutait pas que Bonaparte en sortirait pour étonner l'univers.
    L'homme extraordinaire qui a exécuté tant et de si grandes choses, qui s'est élevé à une hauteur si prodigieuse, et qui a dominé le monde par la puissance de son génie, ne pouvait ni penser ni parler comme le vulgaire.
    En lisant les phrases brèves et expressives qu'il a jetées sur tant de sujets divers, on croira converser avec lui. On y trouvera le cachet de cet esprit vif et pénétrant qui le distinguait. On comprendra mieux ses actions quand on connaîtra ses paroles, et surtout celles qui sont sans apprêt, et qui semblent être nées aussi rapidement que la pensée. »
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    De la taille des arbres fruitiers

    Marc-Antoine Puvis

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « La taille des arbres fruitiers est une opération importante de l'horticulture ; elle a pour but de leur donner et de leur maintenir une forme déterminée, tout en leur faisant produire beaucoup de fruits. Cette dernière condition, la plus essentielle, est cependant rarement remplie lorsqu'on donne aux arbres certaines formes d'arbres ; aussi quelques arboriculteurs, en voyant les résultats ordinaires de la taille, se sont-ils écriés, en parodiant La Fontaine : "Quittez-moi la serpette, instrument de dommage".
    La taille, cependant, est tout à fait nécessaire aux arbres à pepins ou à noyaux auxquels on veut donner et conserver une forme régulière en les amenant à fruit.
    Les arbres à pepins poussent de longues branches garnies de boutons sur toute leur longueur ; une partie de ces boutons, ceux de l'extrémité seulement, s'ouvrent et poussent des bourgeons ; les yeux du bas restent endormis, s'oblitèrent ; leurs bourgeons restent donc dégarnis sur une grande partie de leur longueur. La taille seule, en les raccourcissant, vient forcer les boutons paresseux à s'ouvrir et à garnir de bois et de fruits des parties qui, sans elle, en seraient entièrement dépourvues. »
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    Manuel d'arboriculture fruitière

    Eugène Ouvray

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Il n'entrait pas dans mes idées de publier un ouvrage sur l'arboriculture, et je ne m'y serais jamais décidé sans la bienveillante insistance des élèves qui ont suivi mon cours au Grand-Séminaire de Blois, et celle d'un bon nombre de prêtres du diocèse, sans surtout les instances de notre évêque Mgr Laborde ; du reste c'est sur son initiative et sur sa demande plusieurs fois réitérée, que j'ai commencé ces conférences que j'offre aujourd'hui au public.
    Les ouvrages sur la question ne manquent pas ; mais la plupart semblent plutôt faits pour les maîtres que pour les élèves, et il n'est guère possible de les bien comprendre sans avoir déjà des connaissances théoriques et pratiques sur la matière, aussi le livre que je publie est avant tout un manuel pratique, simple et élémentaire, fruit de beaucoup d'étude, et de plus de vingt ans d'expérience.
    Je voudrais que mes lecteurs, qui ont, ou veulent avoir des arbres, puissent, mon livre à la main, les cultiver et les diriger sans lé secours et les conseils des autres.
    Mon but est surtout d'être utile au clergé. L'indifférence de nos populations nous laisse malheureusement bien des loisirs ; Messieurs les Curés qui voudront bien s'occuper d'arboriculture y trouveront une étude pleine de charme et d'intérêt, une distraction agréable et une heureuse diversion aux tristesses du ministère ; car les arbres sont des enfants qu'on élève, qu'on voit grandir et qu'on aime ; ils deviennent des amis qui nous tiennent compagnie.
    Enfin, et pourquoi ne le dirais-je pas ? un jardin fruitier bien cultivé peut devenir, selon son importance, une source de produits et apporter au presbytère l'aisance, ou au moins de grandes satisfactions : de beaux et bons fruits font toujours plaisir. »
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    La Vie des plantes

    Adrienne Faguet; Henri Bocquillon

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Bien que les plantes ne puissent se mettre en relation avec le monde extérieur d'une manière aussi intime que les animaux. bien qu'elles restent pour la plupart fixées à la partie du sol qui les a vues naître, elles manifestent leur. existence par des moyens aussi évidents que divers. Chacun accomplit sa mission forcée ; la fille fait ce qu'a fait la mère et ce qu'on fait ses ancêtres, ni mieux, ni moins bien.
    Que l'on songe un instant au nombre prodigieux d'espèces végétales, au nombre plus grand encore de leurs travaux accomplis, et l'on sera accablé à l'idée de la science infinie qui a produit toutes les combinaisons. C'est en vain que, pour expliquer les faits, notre imagination prend son essor et crée les hypothèses les plus hardies, les plus compliquées ; elle n'aboutit souvent qu'à produire des contre-sens.
    La nature est très sobre de moyens ; elle agit avec la plus grande simplicité ; elle fournit beaucoup avec peu ; c'est un kaléidoscope aux mille facettes qui renferme un petit nombre d'éléments, mais dont le mouvement le plus léger amène des aspects d'une infinie diversité.
    Savants qui échafaudez des théories, poètes qui voulez du merveilleux, cessez d'inventer ; observez, expérimentez, car la nature, c'est toute vérité, et c'est aussi toute poésie. »
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    De la taille et de la culture du mûrier

    Gaillard

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Je désire offrir aux propriétaires découragés par des essais malheureux une garantie de succès et des ressources inappréciables, en leur signalant le mode de culture convenable, en leur indiquant, leur démontrant une taille bien conduite.
    Heureux si je puis faire perdre aux terrains les plus arides de nos contrées cette physionomie où l'oeil cherche vainement quelques traces de verdure ! Je désire que nos chemins vicinaux, et une grande partie des terres incultes ou peu productives, se réveillent à la voix de la science, et se parent des trésors d'une végétation riche et belle. Tel est mon but, telle est la récompense que j'ambitionne.
    J'avais l'intention de retarder de quelques années la publication de cet ouvrage, cela eût été nécessaire pour m'étayer de quelques expériences dont je ne puis parler maintenant ; j'aurais pu employer aussi quelque temps, autant que cela aurait dépendu de moi, à visiter les différentes contrées où l'on cultive le mûrier, mais j'ai réfléchi que cette publication ne sera pas inopportune aujourd'hui.
    Les belles expériences tentées dans plusieurs départements du centre, et dont le succès met à l'abri de chances malheureuses la récolte des cocons, doivent nécessairement encourager les grandes plantations, et indiquer les moyens de les faire prospérer.
    Ces plantations me paraissent d'une nécessité incontestable et surtout d'un grand à-propos ; c'est pourquoi je me suis engagé à mettre au plus tôt de l'ordre et de la suite aux notes que j'ai recueillies depuis long-temps, et à les présenter au public. »
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    L'Agriculture progressive à la portée de tout le monde

    Charles Calemard de la Fayette

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Mais quel plus noble emploi faire de son dévouement que de le mettre au service de cette grande cause, de cet intérêt presque sacré de l'agriculture dont tous les autres intérêts dépendent d'une façon si manifeste ? Quel sujet plus digne de toutes les préoccupations de nos pensées et de toutes les sollicitudes de nos coeurs que le progrès matériel et moral du peuple des champs ?
    Père nourricier de tous, dont la grande industrie donne à tous le pain, le vin, le lait, la chair, l'huile, et la laine, et la soie, et le fil, et le cuir, et le bois ; qui nourrit l'homme, le vêt, l'éclaire, le chauffe après l'avoir nourri, et dont la prospérité peut seule assurer toutes les prospérités d'une nation, le peuple des champs mérite assez qu'on le serve et qu'on l'aime ; et s'il suffisait de l'aimer pour le bien servir, je me croirais certainement le droit de me considérer comme l'un de ses bons serviteurs. »
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    L'Art de faire le vin avec les raisins secs

    Joseph François Audibert

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Un an s'est à peine écoulé que mes prédictions se sont accomplies au-delà de toutes espérances. Le vin de raisins secs, ainsi que toutes les grandes innovations de notre siècle, a eu à subir les épreuves les plus rudes dont il devait forcément sortir victorieux. Vainement, on a tenté en haut lieu de lui opposer une infranchissable barrière au moyen d'une circulaire ministérielle. Je me suis constitué son champion, j'ai protesté énergiquement, soit par des conférences publiques, soit par des lettres publiées par la voie des journaux et adressées à MM. les Ministres et à MM. les Députés. Je défendais mon oeuvre, mon enfant, en un mot, et ai dépensé, là, toute l'énergie dont je pouvais être capable. Enfin, nous avons triomphé. Je dis, nous avons triomphé, car le vin de raisins secs et moi avions lié d'une façon indissoluble notre destinée.
    Aujourd'hui, le commerce en est libre. Par une circulaire en date du 26 avril 1880, M. Audibert, directeur général des Contributions indirectes, sur les instigations de M. le Ministre de la Justice, les rapports de la Société d'Hygiène, de M. Reboul, doyen de la Faculté des Sciences, à Marseille, etc., a rapporté de la première circulaire parue en septembre 1879, tout ce qui entravait la libre circulation et : le commerce des vins de raisins secs.
    Je rends ici un juste hommage à MM. les Ministres de la Justice et des Finances, à ces, hommes éclairés, qui, mus par le seul désir d'étre utiles à leur pays, n'ont pas hésité de rétracter ce qu'ils avaient cru devoir faire pour le bien du peuple, et de reconnaitre qu'ils s'étaient trompés. De pareilles rétractations, loin de diminuer le prestige des gouvernants, aux yeux des administrés, ne font que le relever et les faire aimer davantage. Les despotes seuls ne rétractent jamais.
    Dans cette nouvelle édition, vous trouverez de nombreuses rectifications. Toutes les innovations que j'ai faites depuis deux ans y ont été consignées avec soins. De plus et par suite de ma correspondance avec un grand nombre d'entre vous, j'ai pu supprimer ce qui.m'a paru inutile, et ajouter tout ce que j'ai jugé nécessaire. En un mot, je n'ai eu qu'un mobile, mes chers lecteurs, celui de vous rendre plus facile la tâche de la fabrication du vin. »
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    Fruits et légumes à l'état frais

    Pierre-Denis Pépin

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Les pêches cultivées dans les jardins des environs de Paris sont très recherchées pour la finesse de leur chair et pour leur parfum. Les communes de Montreuil, Bagnolet, Charonne et Vincennes en fournissent non-seulement la capitale, mais aussi l'Angleterre et quelques contrées du nord de l'Europe. Elles sont employées par les confiseurs pour en faire d'excellentes conserves. Les pêchers du Midi apportent déjà leur contingent ; mais lorsqu'on aura fixé quelques bonnes variétés autres que les pêches-pavie, et les avant-pêches jaunes, dont la chair a l'inconvénient de tenir au noyau, le commerce en sera plus considérable.
    Parmi les arbres à fruits à noyau, le prunier Questche et le merisier sont très-recherchés en France et dans plusieurs parties des États de l'est et du nord de l'Europe pour pruneaux et distilleries. Dans le midi de la France, le prunier d'Ente (dit prune d'Agen) est cultivé en grand, et ses fruits sont transformés en de magnifiques pruneaux, qui sont envoyés à Agen, l'entrepôt et le centre du commerce de ces produits, qui donnent lieu à des transactions s'élevant chaque année à plusieurs millions de francs.
    Pour nous résumer, nous dirons que l'arboriculture fruitière française jouit en Europe d'une réputation incontestée, qu'elle doit, du reste, aux diverses expositions du sol et au climat tempéré de la France, conditions éminemment propices à la culture des arbres fruitiers. En Belgique, la pomologie joue aussi un grand rôle : les meilleurs fruits se substituent aux mauvais. La Hollande et une partie de l'Allemagne se tiennent au courant des bonnes espèces et de celles surtout qui sont de conserve. C'est un grand progrès dont les fermiers et les habitants des campagnes ne manqueront pas de tirer un parti très-avantageux. »
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    Petit traité de l'art de faire le vin

    Louis Caille

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Originaire de l'Asie-Mineure, la vigne se rencontre de nos jours dans une zone très étendue. Mais, suivant les milieux, ses produits se modifient, et tel cépage qui donne les meilleurs crus dans les graves du bordelais, ne fournit plus que du vin détestable cultivé dans une région qui lui est étrangère. On peut même affirmer que chaque cépage a un climat qui lui est propre. Nos, départements vinicoles en donnent une preuve manifeste : chacun d'eux cultive des variétés depuis longtemps connues et acclimatées par une longue génération de vignerons
    C'est ainsi qu'en Savoie on cultive surtout la mondeuse, le persan, la douce-noire, le martin-cot, le hibou et le vert-noir comme cépages à raisins rouges, et la mondeuse blanche, la roussanne, l'altesse, etc., comme variétés à raisins blancs1.
    Dans la Haute-Savoie, c'est la mondeuse et le fendant qui ont la préférence. Dans l'Isère, on rencontre en mélange le picot rouge ou douce-noire, l'étraire, le pachot, etc. Le raisin du pinot forme la base du vin de Bourgogne, et le gamay est le cépage le plus justement apprécié du Beaujolais.
    Le sol joue un rôle secondaire. Néanmoins, dans les bons fonds de plaines, le vin produit est moins alcoolique et plus abondant, tandis qu'il est plus bouqueté, plus moelleux, plus fin et plus riche en alcool, dans les terrains rocailleux, en pente, où la vigne est moins vigoureuse.
    Le vin qui, pour un grand nombre, est une boisson de première nécessité, peut aussi devenir un objet de luxe d'une très grande valeur. Le producteur, se plaçant au point de vue économique, choisira la production qui s'adapte le mieux à sa situation. »
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    Mémoire sur la culture du pêcher

    Charles-Austrégésile Bengy de Puyvallée

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Si le pêcher, dit Duhamel, n'est pas originaire de notre pays, il y est si bien naturalisé qu'il ne conserve d'exotique que son nom de Persica. Nous ajouterons qu'il a acquis parmi nous, et par suite d'une culture prolongée, des qualités qui sont propres au doux climat de la France. Ce n'est en effet que dans la température où nous nous trouvons que la pêche offre cette chair fine et fondante qui en fait le mérite. Dans le midi de l'Europe, où là chaleur du soleil donne aux fruits des sucs plus concentrés et un arôme plus prononcé, cette même chaleur dessécherait nos espèces délicates, et en rendrait la chair amère et pâteuse. Aussi voit-on en Italie, et même déjà dans le midi de la France, beaucoup de pavies qui d'ailleurs sont excellents, mais non de ces pêches à chair fondante et succulente qui sont l'heureux partage du centre et du nord de la France.
    Mais si la pêche est devenue un fruit indigène dans nos contrées, elle n'a pas toujours présenté les qualités précieuses qui lui assurent le premier rang parmi nos meilleurs fruits. C'est à la culture en espalier qu'elle les doit, et cette culture n'a pas toujours existé. Laquintinie, qui vivait sous Louis XIV, assure que de son temps elle était très-récente, et jusqu'à cette époque on ne connaissait en pêches que ce que nous appelons encore aujourd'hui pêches de vignes. L'expérience ayant appris combien, sur un mur bien exposé, ce fruit acquérait de beauté, combien ses produits annuels étaient plus faciles à préserver des contrariétés fâcheuses de nos printemps, chacun s'empressa d'adopter cette culture nouvelle ; mais on débuta par des erreurs, et ces erreurs se sont tellement perpétuées jusqu'à nous que leur histoire paraît être celle de tous nos jardins d'aujourd'hui. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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    Les Mois aux champs

    Gaspard de Cherville

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Les Mois aux Champs ! Voilà, pour un Parisien, un titre à la fois attirant et ironique ! Entre tous les rêves que j'ai faits, - et qui ne se réaliseront jamais, - je me suis souvent laissé aller à souhaiter de passer une année entière à la campagne, de janvier à décembre, et de suivre, jour à jour, cette vie de la terre qui roule et tourne avec son impassibilité majestueuse et sa maternelle fécondité. Voir, après les jours noirs, le printemps poudrer à blanc les vergers, mai fleurir, juin éclater, les moissons jaunir, les vignes s'empourprer, les bois roussir, l'hiver étendre encore son ombre, puis son manteau blanc sur les choses, assister à cet éternel recommencement du drame de l'année, c'était, c'est encore une tentation qui me hante. Le rêve est réalisable, du reste. Mais comment, mais quand le saisir ? Les minutes de liberté sont rares dans notre vie moderne, pulvérisée comme de la farine. Que sont donc alors les mois et les années ?
    Fort heureusement, il est des sages qui mettent en pratique ce que nous souhaitons et qui, voyageant pour nous aux pays chimériques, nous en apportent leurs impressions et nous donnent l'illusion même de notre songe. Mon ami le marquis de Cherville est de ceux-là. Il a trouvé le moyen d'être un des écrivains les plus lus d'un des journaux les plus lus de Paris et de vivre aux champs, - et d'y vivre heureux - en optimiste non satisfait ou en pessimiste attendri, comme on voudra, en gentleman, en gentilhomme et en artiste, voilà le certain. »
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    Manuel du vigneron

    E. H. Schloesing

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Notre intention, en offrant au public ce petit manuel, n'a pas été de lui présenter du nouveau, mais simplement de résumer les éléments qui, pour certains d'entre eux, sont encore insuffisamment élucidés ; notre but est de leur éviter des recherches fort longues et coûteuses à travers la multitude des ouvrages qu'il ne leur est pas toujours facile de se procurer pour les consulter, et de les faire profiter des faits parfaitement acquis actuellement.
    Nous passerons très brièvement sur les pratiques usuelles, bien connues du plus grand nombre des vignerons ; nous considérons que les opérations matérielles de plantation, greffage, taille, seront bien mieux enseignées aujourd'hui au milieu des vignes, par ceux qui de toutes parts les connaissent, que sur un livre ; mais nous nous arrêterons davantage sur les connaissances sans lesquelles la durée et les rendements des vignobles ne seraient pas en rapport avec les sacrifices faits pour eux.
    En présence des conditions actuelles de la production et de l'écoulement des produits, il faut que chaque viticulteur n'oublie pas qu'il est un véritable industriel négociant, soumis aux duretés de la concurrence, qu'il doit s'ingénier pour obtenir, par hectare de même valeur, une récolte au moins aussi abondante et de qualité non moins bonne que celle de ses concurrents, sans quoi la multitude de ceux-ci pourrait jeter sur le marché, à meilleur compte, des vins semblables aux siens. Comme conséquence, la clientèle lui retirerait ses faveurs ou ne lui resterait fidèle qu'à la charge de vendre parfois sans bénéfice suffisant ou même à perte sa trop faible production. »
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    Légumes et Fruits

    Pierre Denis Pépin; Louis Bignon; Marquis d' Arcicolar; Michel Chevalier

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Depuis vingt ans, et surtout dans ces dernières années, les fruits de toute sorte ont été, sur beaucoup de points de l'Europe, et de la France en particulier, améliorés d'une manière très-sensible, au point que les fruits médiocres ou de peu de valeur ont presque entièrement disparu de nos marchés ; tels sont le petit blanquet ou muscat, la poire à la perle, etc. Ils ont été remplacés par de nouvelles variétés beaucoup plus grosses et de qualité très-supérieure. Il en est de même de certaines variétés de cerises inférieures, qui ont fait place aux cerises anglaises, hatives et tardives, la reine-Hortense, la princesse-Eugénie, etc.
    Les fruits à couteau ont de tout temps été recherchés en France pour leur bonne qualité ; mais ce n'est qu'en 1580 que l'on s'est occupé de décrire les meilleures espèces et d'établir l'époque de leur maturité, afin de les répandre et de les multiplier dans nos vergers. En 1835 ou 1836, la culture des arbres à fruits a pris un grand développement, et, depuis cette époque, il s'est fait sur plusieurs points de la France de nombreux semis, qui ont produit des variétés très-remarquables. Depuis 1860 et 1862, les marchés de Paris sont abondamment pourvus de fruits de toute sorte, qui arrivent, non-seulement des environs de la capitale, mais aussi en quantités considérables de l'Auvergne, de la Picardie, d'Orléans, Tours, les Andelys, Nantes, Lyon, Saumur, Angers, du midi de la France et de l'Algérie, qui en envoient par wagons et souvent aussi par bateaux. Parmi les fruits de saison, les poires entrent pour une bonne part. En 1852, le chiffre était de 150 223 000 kilogrammes, et, dans ces dernières années, Paris en recevait plus de 200 millions de kilogrammes, dont une grande partie était ensuite dirigée sur Dieppe et le Havre, pour être expédiée en Angleterre et dans le nord de l'Europe. »
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    Les Travaux du vignoble

    Paul Coste-Floret

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « J'ai toujours aimé la vigne, et bien que mon ancienne carrière d'ingénieur m'ait éloigné pendant longtemps des vignobles, je me suis continuellement intéressé aux progrès de la viticulture ; aussi, lorsque j'ai pu rentrer dans le Midi, j'ai consacré avec bonheur mon temps et mes connaissances à la reconstitution des domaines de ma famille, sans me laisser rebuter par la crise intense qui pèse lourdement sur les entreprises viticoles.
    Loin de perdre courage, je me suis mis à étudier avec persévérance tous les procédés pouvant m'aider à faire fructifier mes propriétés et à tirer un meilleur parti de mes récoltes. C'est le résumé de ces études et la description des applications que j'ai pu faire de mes conceptions dans le domaine de Saint-Adrien que je communique aujourd'hui aux viticulteurs du Midi.
    Certes, nombreux sont les ouvrages dans lesquels les vignerons peuvent puiser des renseignements utiles, mais le plus souvent les auteurs se sont attaché à étudier la viticulture en général, bans parler plus spécialement des vignobles méridionaux. Seul, M. Henri Marès, dans son travail si remarquable sur les Vignes du Midi de la France, a donné, avec l'autorité qui s'attache à tous ses écrits, les anciennes rentes que l'on suivait dans nos pays, avant l'invasion du phylloxera, pour obtenir des vendanges abondantes et rémunératrices. Bien que cette étude soit déjà ancienne, les viticulteurs du Midi peuvent en retirer des enseignements précieux et il est regrettable que le savant auteur ne l'ait pas complétée en y ajoutant les observations nouvelles qu'il a pu faire depuis la transformation de nos vignobles. Les travaux et les expériences de M. Henri Marès s'étendant sur toutes les branches de la viticulture, depuis l'ampélographie jusqu'à la vinification, constitueraient dans leur ensemble le résumé de tous les progrès qui ont été introduits depuis cinquante ans dans la culture de la vigne. »
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    L'Alimentation des plantes, leur nourriture

    Eugène Roux

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Comment les milliers de kilos de matière végétale : tiges, feuilles, graines ; que le cultivateur récolte tous les ans sur son champ, alors qu'il n'y avait semé que quelques kilos de grains peuvent-ils se former ?
    L'illustre Lavoisier a formulé le principe célèbre, duquel date l'orientation nouvelle et si féconde des sciences physiques et naturelles : "Rien ne se perd, rien ne se crée."
    Ces milliers de kilogs de matière végétale viennent de l'air, de l'eau, du sol, du milieu dans lequel les plantes ont vécu. Elles s'y sont nourries, elles y ont puisé, absorbé et assimilé les matériaux dont elles ont constitué les tissus de leurs organes.
    Car les plantes se nourrissent comme se nourrissent les animaux.
    /> Ne pouvant se mouvoir, se déplacer en quête de nourriture, la plante élève dans l'air une multitude de rameaux couverts de feuilles et plonge, dans le sol, d'innombrables racines, qui vont en tous sens, et souvent fort loin, attaquer au moyen des sucs acides qu'elles contiennent, les roches les plus compactes, pour en extraire les matériaux nécessaires à leur nutrition.
    Les feuilles et les racines sont les organes par lesquels se nourrit la plante. »
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    La Culture maraîchère

    Édouard-Auguste Spoll

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Nous n'avons pas la prétention d'apprendre aux maraichers de profession leur métier, encore que les plus habiles praticiens puissent retirer quelque fruit d'une théorie basée sur les acquisitions récentes de la science. C'est surtout aux habitants de la campagne, qui abandonnent aux enfants et aux animaux de basse-cour des terrains qu'ils pourraient exploiter plus utilement pour l'augmentation de leur bien-être, que nous nous adressons, petits fermiers, ouvriers de la terre, citadins en villégiature, qui trouveront dans ce commerce quotidien avec la nature une agréable diversion à leurs préoccupations habituelles. Dioclétien se plaisait à cultiver des laitues, évidemment romaines, et, plus pres de nous, Bernardin de Saint-Pierre voyait tout un monde dans un plant de fraisier. Après un empereur et l'auteur de Paul et Virginie, ce n'est pas déroger que de chercher à pénétrer les arcanes de la culture maraîchère.
    D'ailleurs le maraîcher parisien est le premier du monde : il se tient au courant des belles leçons de M. Georges Ville et de M. Maxime Cornu, et son marais est lui-même une école. La proximité lui rend les études faciles, lui permet d'expérimenter les nouveautés et les découvertes récentes.
    Il n'en est pas. de même du maraîcher de province, du petit cultivateur, des instituteurs, de tous ceux en un mot pour qui la culture maraîchère est, non seulement un commerce, mais encore un adjuvant à leurs modestes ressources.
    C'est pour ceux-ci que nous avons résumé en un petit nombre de pages les principes et les instructions qui les mettront à même d'obtenir des légumes de première qualité et sans interruption du commencement à la fin de l'année. »
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    « Quel est, de nos jours, celui ou celle qui n'aime pas les fleurs et qui n'aspire pas à pouvoir faire un peu de jardinage ? Ce n'est ni vous, ni moi, ni personne de notre connaissance. Mais la passion des fleurs, celle de toutes qui procure la plus forte somme de plaisirs élégants et inoffensifs, est pour bien des gens une passion malheureuse, qu'il n'est pas possible de satisfaire. - Vous, monsieur, le fardeau des affaires, fardeau souvent bien lourd, qu'il ne vous est pas permis de secouer de dessus vos épaules, vous interdit d'une manière absolue le séjour de la campagne. - Vous, madame, la nécessité de surveiller l'éducation de votre jeune famille vous retient forcément à la ville. - D'autres, parmi ceux de vos amis qui partagent votre goût pour les fleurs, sont contraints de mener une existence sédentaire, parce qu'il leur manque le premier des biens, la santé. Autrefois, il y a longtemps, ils ont eu dans l'intérieur de Paris quelque chose qui ressemblait à l'un de ces jardins qui, selon l'expression de Talma, sentent le renfermé ; aujourd'hui le percement d'une rue, l'ouverture d'un boulevard, vient les en déposséder ; ou bien le sol de ces parterres en miniature a pris une telle valeur, qu'il est vendu à tant le centimètre carré, et littéralement couvert d'or, comme terrain à bâtir. Tout cela n'est pas vrai seulement pour Paris ; Bordeaux, Lyon, Marseille, toutes nos villes de quelque importance en voie d'accroissement, n'auront bientôt plus un seul jardin grand ou petit dans leur enceinte ; la fleur vaincue recule devant le moellon. »
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    L'Arboriculture moderne

    Louis Bailleul

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Les arbres sont des êtres vivants, organisés : il est donc essentiel que ceux qui s'occupent d'arboriculture sachent comment ces arbres croissent, comment ils se nourrissent et fructifient ; sans ces connaissances, il serait difficile de faire de bonnes plantations, et, surtout, de comprendre les opérations si importantes de la taille.
    Deux sortes d'organes constituent les arbres : les organes élémentaires, et les organes que nous appellerons conservateurs.
    Les organes élémentaires sont le tissu cellulaire et le tissu vasculaire.
    Le tissu cellulaire est composé, comme l'indique le mot cellulaire, d'une multitude de cellules ou vésicules, à parois tantôt arrondies et unies entre elles, tantôt pressées les unes contre les autres. Ces cellules sont pourvues d'ouvertures qui communiquent entre elles.
    /> Ces vésicules, qui sont d'abord ovales, ne tardent pas à prendre une forme hexagonale ; leurs parois s'épaississent par l'introduction de matières minérales, et, avec le temps, elles acquièrent la dureté du bois.
    Le tissu vasculaire est formé par la réunion de vaisseaux ou de cellules dont les parois sont perforées. De distance en distance, les vaisseaux se joignent et présentent l'aspect d'un filet à mailles allongées. Le tissu cellulaire, qui apparaît le premier, forme la moelle, les parties molles des feuilles, la pulpe des fruits, l'extrémité des racines. Le tissu vasculaire, qui vient envelopper le tissu cellulaire et qui se solidifie en épaississant progressivement les parois des cellules, forme les parties solides.
    Les organes conservateurs sont les racines, la tige, les feuilles.
    La racine est cette partie de l'arbre qui, partant du collet, se cache dans la terre en se développant dans un sens opposé à la tige. La partie principale qui s'enfonce verticalement a pris le nom de pivot, et les radicelles ou ramifications qui partent du pivot se nomment chevelu. Ces ramifications se terminent par de petits renflements désignés sous le nom de spongioles.
    Ce sont ces spongioles qui possèdent, seules, la faculté d'absorber les substances nutritives que contient le sol.
    Nous ferons cette remarque que les arbres fruitiers provenant de semis ont seuls un pivot ; les autres, provenant de marcottes, présentent, au contraire, un talon. »
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