Sciences humaines & sociales

  • La valeur de l'information ; combat pour une presse libre

    Edwy Plenel

    Parution : 8 Mars 2018 - Entrée pnb : 7 Mars 2018

    " La jeune et brève histoire de Mediapart fait partie de ces nombreuses volontés citoyennes résistant à la régression qui donne la main aux plus forts et aux plus riches, c'est-à-dire aux États qui surveillent et aux financiers qui spéculent. Si novatrice soit-elle, ce n'est sans doute qu'une contribution parmi d'autres. Mais j'ai voulu en tirer quelques enseignements utiles à celles et ceux qui cherchent les voies d'une refondation démocratique de l'écosystème médiatique en inventant des réponses nouvelles à la crise d'indépendance et de qualité de l'information.
    Je me propose d'expliquer ce chemin de résistance, en m'attachant à toutes les dimensions du mot "valeur' qu'entraîne ce choix exigeant : valeur de la démocratie, valeur d'un métier, valeur du participatif, valeur d'un public, valeur d'une entreprise, etc. C'est en défendant la valeur de l'information que nous apporterons, face au choc de la révolution numérique, des solutions durables qui soient au service de l'intérêt général.
    Mon seul souci est que nous soyons à la hauteur du défi que doivent affronter nos démocraties, qui, à force de se laisser dépérir, prennent le risque de se renier. Car la défaite du journalisme annonce toujours le recul de la liberté. "
    Journaliste, Edwy Plenel est cofondateur et président
    de Mediapart, journal en ligne indépendant et participatif fondé le 16 mars 2008. Il a notamment publié chez Don Quichotte
    Le Droit de savoir (2013), Dire non (2014) et Dire nous (2016).

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  • " Au sortir de cette chose difforme et noire, qu'on appelle le bagne, l'évêque lui avait fait mal à l'âme comme une clarté trop vive lui eût fait mal aux yeux en sortant des ténèbres. La vie future, la vie possible qui s'offrait désormais à lui toute pure et toute rayonnante le remplissait de frémissements et d'anxiété. "
    Victor Hugo, Les Misérables
    Face au bien qu'incarnent le prince Mychkine ou Aliocha Karamazov, face à l'innocence que porte le beau matelot Billy Budd ou encore face à l'incrédulité de Jean Valjean devant le don insensé de l'évêque de Digne, nul ne reste indifférent : ni les personnages qui gravitent autour d'eux, ni le lecteur qui se trouve, à son tour, sommé de répondre à une expérience existentielle radicale.
    Telle est la puissance du bien que le nouvel ouvrage de Michel Terestchenko explore dans des exercices de lecture généreux, où se découvre la profonde humanité de l'homme.
    Michel Terestchenko est philosophe et écrivain.

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  • Indigène de la nation

    Slimane Dazi

    Parution : 3 Mai 2018 - Entrée pnb : 2 Mai 2018

    " Je suis à un tournant. Comme souvent. J'ai cinquante-six ans et j'attends la sortie d'un film dans lequel je me suis investi comme jamais. J'y joue le rôle de ma vie, le rôle que j'ai tenu toute ma vie, le rôle du "grand frère', le rôle de l'aîné qui défriche le chemin, l'aîné qui veille et surveille. Je suis Arezki, parisien d'origine algérienne, et parisien dans le sang. Je suis propriétaire d'un bar à Pigalle, j'ai la gueule de l'emploi, une tête de Parigot bien cassée, un mec des banlieues métissées qui vient gonfler le coeur de la ville. Je suis un vrai Parisien, une figure des quartiers populaires. Je suis l'un des Derniers Parisiens. "
    Révélé par Un prophète de Jacques Audiard et Rengaine de Rachid Djaïdani, Slimane Dazi est le fils aîné d'une famille de neuf enfants originaire d'Algérie. Il a beau être présenté comme un acteur français, né à Nanterre en 1960, il doit encore quémander la nationalité française pour obtenir une liberté de mouvements que lui refuse son passeport algérien.
    Indigène de la nation est le récit d'une vie entre deux rives, l'empreinte d'une identité " désintégrée ", celle de la première génération des enfants d'immigrés, nés en France avant la fin de la guerre d'Algérie. Môme des premières cités, Slimane Dazi raconte une existence menée tambour battant, dans la France des banlieues à l'abandon, des petits boulots et des grandes galères, des camelots et des noceurs. Et son éveil au cinéma à quarante ans, quand celui-ci, dit-il, commence enfin à mettre en lumière des gueules comme la sienne. Des " gueules de métèques ".

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  • Dire non

    Edwy Plenel

    Parution : 17 Mars 2014 - Entrée pnb : 10 Septembre 2014

    Défense et illustration de ces refus démocratiques et sociaux où s'invente l'alternative aux résignations dépressives et aux servitudes régressives. Dire non à l'abaissement de la France par ceux qui la défigurent en ne l'aimant pas telle qu'elle est et telle qu'elle vit. Dire non pour élever ce pays en élevant son langage. Dire non pour inventer notre oui.
    La France ressemble ces temps-ci à un Titanic dont l'équipage dirigeant irait droit vers l'iceberg, le sachant et le voyant mais ne trouvant rien pour l'empêcher. Économique, sociale, démocratique, européenne, culturelle, écologique, etc. : les crises s'accumulent dans une confusion du sens et une perte de repère dont aucune force ne semble capable de dénouer les fils, à l'exception des tenants de la régression la plus obscure vers le plaisir de détester ensemble – les Roms, les Arabes, les Juifs, les étrangers, le monde, les autres, tous les autres.
    Nous ne sommes pas condamnés à cette fatalité. Urbaine, diverse et mêlée, dynamique et inventive, la France telle qu'elle est et telle qu'elle vit n'est pas conforme à cette image de régression, de division et de repli. Mais, entre cette réalité vécue et la politique supposée la représenter, le gouffre ne cesse de se creuser. Aussi la crise française est-elle d'abord une crise politique, crise de représentation, crise des institutions, fin de régime. Celle d'une République épuisée, à bout de souffle, impuissante et illisible, condamnée à vivre dans l'instant sans que le passage de l'hystérie sarkozyste à l'apathie hollandaise change la donne.
    Allons-nous subir ou réagir ? Ne nous revient-il pas, dans la diversité de nos attentes et de nos espoirs, de relever la France en réinventant sa République, une République enfin conforme à sa promesse de liberté étendue, d'égalité approfondie et de fraternité retrouvée ? Ne sommes-nous pas requis, sauf à définitivement accepter cette servitude volontaire des peuples qui ne savent plus dire " non " ? Dire non est cet appel au sursaut, un sursaut démocratique et social qui rassemble et conforte afin de trouer l'épais brouillard qui, aujourd'hui, voile l'espérance.

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  • Résistances ; pour une Birmanie libre

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    Parution : 1 Septembre 2011 - Entrée pnb : 10 Juillet 2015

    La Birmanie, dictature militaire depuis le coup d'État de 1962, est-elle mûre pour la démocratie ?
    Pour certains analystes convaincus que les notions de démocratie et de droits de l'homme ne s'appliquent pas facilement à l'Asie, l'évolution de la Birmanie vers la démocratie n'a rien d'évident. Ce n'est pas l'avis d'Aung San Suu Kyi ni celui de Stéphane Hessel, pour qui les principes contenus dans la Déclaration des droits de l'homme ont valeur universelle. Loin d'un apprentissage de la démocratie, c'est d'un soutien résolu du monde extérieur dont ont besoin celles et ceux qui n'ont attendu personne pour appeler à une autre Birmanie.
    Aux yeux de Stéphane Hessel, la Dame de Rangoon joue " un rôle extrêmement important (...) à un moment où, dans le monde entier, la question des résistances au despotisme prend une place privilégiée. "
    Le respect quasi unanime manifesté à l'endroit d'Aung San Suu Kyi n'a pourtant pas empêché différents observateurs de lui prêter leurs propres vues. Journalistes, universitaires et autres consultants, convaincus qu'une levée des sanctions visant le régime militaire ne pouvait que favoriser son ouverture, ont ainsi affirmé à tort qu'Aung San Suu Kyi – favorable au maintien des mesures existantes – partageait leurs conceptions.

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  • Elles se manifestent

    Clémentine Autain

    Parution : 15 Mars 2013 - Entrée pnb : 10 Septembre 2014

    " On peut raconter dans un dîner que l'on a été victime d'un attentat, que l'on a perdu un proche ou subi un cambriolage. Avec le viol, silence radio. Cet acte touche à la sexualité et la suspicion n'est jamais loin. Le viol est un crime dans lequel la victime se sent coupable, honteuse. Ne pas pouvoir dire ce que l'on a vécu rajoute à la violence subie et contribue à l'impunité des violeurs. " Clémentine Autain
    Une personne est violée toutes les huit minutes et souvent une chape de plomb pèse sur les victimes. En nov. 2012, à l'occasion de la journée contre les violences faites aux femmes, France TV a diffusé deux documentaires ( Viol, double peine et Viol, elles se manifestent ) dont les audiences ont été importantes. Parallèlement, le groupe a mis en place une plateforme web pour permettre aux victimes de viol de témoigner – celles-là mêmes qui trop souvent se taisent. Rapidement, des centaines de témoignages ont afflué. À ce jour, plus d'un millier de personnes sont venues dire leur souffrance, leur colère ou leur peur. Elles ont dans le même temps montré leur courage, leur résolution au combat contre le silence, et une volonté à reconstruire leur vie et leur honneur après ce double traumatisme : le viol et l'impossibilité d'en parler.
    Ces maux, leurs mots, expriment tous une grande émotion, née du silence enfin brisé. Au-delà du seul témoignage, ces victimes reconquièrent une parole qui leur a souvent échappée et tentent par-là même de sortir de la honte où notre société semble l'accabler. Cette parole veut aller contre la condamnation tacite qui pèse sur elles, elle est un plaidoyer, un exercice de la justice.
    L'ouvrage débute par une longue introduction de Clémentine Autain. S'ensuit une centaine de témoignages organisés par thèmes (faits, sidération, parcours judiciaire, somatisation, reconstruction). Des données repères sont régulièrement proposées pour ponctuer les récits : chiffres, informations brèves, citations. Un épilogue conclue l'ouvrage, invitant à aller plus loin.

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  • Le droit de savoir

    Edwy Plenel

    Parution : 14 Mars 2013 - Entrée pnb : 10 Septembre 2014

    S'agissant des affaires publiques, la publicité doit être la règle et le secret l'exception. Rendre public ce qui est d'intérêt public est toujours légitime. Tout document qui concerne le sort des peuples, des nations et des sociétés mérite d'être connu de tous afin que chacun puisse juger sur pièces, choisir pour agir, influer sur la politique des gouvernements. Si, en démocratie, le peuple est souverain, alors la politique menée en son nom ne saurait être l'apanage d'experts et de spécialistes, d'élites et de professionnels, seuls destinataires des informations légitimes, et agissant comme des propriétaires privés d'un bien public. Preuve en est la diabolisation par les puissants de la " transparence " notamment revendiquée par Mediapart, comme si le journal réclamait un droit inquisitorial à percer les secrets alors que, au contraire, ses curiosités n'ont jamais porté que sur des sujets d'intérêt public (Karachi, Bettencourt, Kadhafi...).
    Ce livre entend démontrer l'utilité de ce droit de savoir comme accélérateur de la prise en main de leur destinée par les peuples, alors que la crise en cours ne cesse de les en déposséder. Tandis que l'opacité et le secret protègent la corruption et l'injustice et que des murailles, y compris inconscientes, se dressent devant le légitime droit de savoir dès que les journalistes l'illustrent par des curiosités dérangeantes, l'information se révèle toujours un appel à la liberté.
    Fondé sur l'expérience de Mediapart, Le Droit de savoir recense les obstacles qui se sont dressés en travers de son chemin pour empêcher l'information et les enquêtes ; le livre revient sur les filatures, les écoutes, les campagnes de diffamation, les plaintes de l'ancien gouvernement. Il analyse aussi les conséquences de ses révélations et les débats publics qu'elles ont provoqués. Surtout, à l'heure de la révolution numérique, cet ouvrage constitue un plaidoyer pour une nouvelle loi fondamentale sur la liberté de l'information. Un droit qu'il faut étendre, consolider et renforcer.

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  • L'urgence et l'essentiel ; dialogue

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    Parution : 5 Octobre 2017 - Entrée pnb : 4 Octobre 2017

    Edgar Morin, philosophe militant pour une réforme de pensée qui affronte les complexités, et Tariq Ramadan, penseur et théologien militant pour une réforme radicale de la tradition islamique, dialoguent ensemble sur leurs divergences et sur la nécessité d'un humanisme revivifié. Les interlocuteurs, au-delà de leurs désaccords, attestent l'urgence d'affronter les problèmes essentiels de notre humanité et de résister au pire. De cette rencontre féconde naissent ces échanges sur la condition humaine et les grandes questions de notre temps – de l'économie à l'art, de la philosophie à l'histoire, en passant par l'anthropologie et les sciences. Un livre-manifeste, contre le repli sur soi, une exhortation à l'ouverture et au dialogue.

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  • Des vies en révolution ; ces destins saisis par Octobre-17

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    Parution : 5 Octobre 2017 - Entrée pnb : 4 Octobre 2017

    La déflagration de Petrograd provoqua des destinées extrêmes. Des femmes et des hommes se jetèrent à corps perdu dans cette envie révolutionnaire, portant leurs engagements jusqu'à l'incandescence. Beaucoup s'y consumèrent. Voici quatorze portraits de destins exceptionnels, forgés dans la tourmente d'Octobre-17.
    Ils ne sont pas tous acteurs de premier plan, mais chacun se saisit de l'événement pour l'amplifier ou pour se construire une vie nouvelle. La future diplomate Alexandra Kollontaï imposa à Lénine la libération des femmes. L'affairiste truand Naftali Frenkel participa à la construction du Goulag. Nestor Makhno organisa le premier grand soulèvement anarchiste. Yakov Blumkine, tout à la fois poète, espion, tueur et martyr de Staline. Jeanne Labourbe, l'institutrice française tuée à Odessa, Larissa Reisner, déesse guerrière de l'Armée rouge, Roman von Ungern-Sternberg, le baron fou de Sibérie, Isaac Babel, l'écrivain juif s'enrôlant comme soldat sur les conseils de Gorki, pour " courir le monde "...

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  • Que peut-on dire de nouveau sur un conflit de plus de cinquante ans, dont les paramètres de solution sont aujourd'hui connus par la communauté internationale ? MM. Hessel et Sanbar se sont accordés sur une démarche originale : retracer et analyser le cours des événements qui ont conduit à l'actuelle impasse et s'interroger sur le rapport entre légalité internationale et justice historique. Tous deux reviennent, au cours de leur échange, et dans le même souci de combiner témoignages et réflexions, sur les grandes dates du conflit.
    Elias Sanbar, né à Haïfa en 1947, s'est aussitôt retrouvé sur les routes de l'exil. Il parle du sentiment d'incompréhension et d'injustice qu'il partage avec son peuple. Stéphane Hessel, ancien résistant et déporté à Buchenwald, était diplomate à l'ONU lors de la création d'Israël, à laquelle il était favorable. Il avoue avoir des réserves depuis la guerre des Six Jours, où Israël ne peut plus justifier ses attaques par la légitime défense. Il pointe du doigt l'impunité du pays qui, en continuant la colonisation malgré les traités de paix, se place dans l'illégalité par rapport au droit international. Plus tard, ce sont ses liens avec des oligarchies financières du monde entier qui l'indignent.
    En analysant les causes du conflit et les éléments qui ont empêché les négociations d'aboutir, MM. Hessel et Sanbar parviennent encore à trouver des raisons d'espérer. Sur la possibilité même d'un État palestinien, ils posent comme préalable le retrait des colonies en Cisjordanie. Ils préconisent de former une région forte, où Israël et la future Palestine pourraient vivre ensemble sereinement. Stéphane Hessel, lui, en appelle au réveil du peuple israélien, dans la lignée du printemps arabe. Les auteurs finissent par sortir le conflit de son caractère exceptionnel de bataille pour une terre sainte, trop lourd à porter, et prônent un retour à la banalité, condition sine qua non de la fin de l'impunité israélienne.

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  • Irena Sendlerowa, juste parmi les nations

    Gilbert Sinoué

    Parution : 13 Octobre 2016 - Entrée pnb : 27 Septembre 2016

    " Il flottait une odeur d'encens et de cire dans la pièce. Derrière sœur Getter, un christ crucifié semblait attentif.
    – Irena... Ce que vous me demandez là est incroyablement dangereux, car il ne s'agit pas uniquement de ma personne. Si la police découvrait que nous hébergeons des juifs, les conséquences seraient tragiques pour le couvent.
    – Je comprends ma sœur, mais dans le cas de la petite Ania, qui pourrait savoir qu'elle est juive sinon vous et moi ? Elle...
    – Bien entendu, interrompit la religieuse, mais en cas de contrôle, on me réclamera son acte de baptême et si demain vous récidiviez avec un enfant plus âgé, cet enfant s'exprimerait sans doute en yiddish. Ce ne serait plus seulement vous et moi qui connaîtrions ses origines, mais l'enfant lui-même ! Comment lui demander de se taire ? De ne pas se trahir ! Vous imaginez...
    Irena hocha la tête. Que répondre ? "
    À partir de 1942, au péril de sa vie, Irena Sendlerowa, employée au Comité d'Aide sociale de Varsovie, réussit à faire évader près de deux mille cinq cents enfants du ghetto juif, alors gardé jour et nuit par les soldats nazis. Rusant auprès des autorités, elle les fait passer par les caves ou par les canalisations, dans des boîtes en carton, des valises, des sacs à dos, des taies d'oreiller, sous des ordures et même, une nuit, dans une boîte à outils.
    Irena Sendlerowa (1910-2008), résistante polonaise, a été déclarée " Juste parmi les nations " en 1965.
    Écrivain, scénariste et dialoguiste, Gilbert Sinoué est l'auteur de nombreux romans salués par la critique, parmi lesquels Le Livre de Saphir (Prix des Libraires) et L'Enfant de Bruges.

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  • Le Dernier homme de Fukushima

    Antonio Pagnotta

    Parution : 7 Mars 2013 - Entrée pnb : 10 Juillet 2015

    Tomioka était une ville tranquille de la côte est du Japon où vivaient, avant le 12 mars 2011, 16 000 habitants ; aujourd'hui il n'en reste qu'un, Naoto Matsumura. Tomioka a été évacuée au lendemain du tsunami, en raison de la fusion du coeur de trois réacteurs de la centrale de Daiichi, propriété de Tepco. En dépit des efforts et du courage des ouvriers, les réacteurs continuent de cracher de la radioactivité. La catastrophe de Fukushima marque la fin de l'utopie nucléaire et le début d'une catastrophe écologique qui va durer des siècles.
    Les habitants ont été évacués hors de la zone rouge, abandonnant animaux domestiques et animaux de ferme. L'ordre d'évacuation, initialement de 48 heures, a été prolongé. Il sera permanent.
    Matsumura, lui, a refusé de quitter la ferme où sa famille vit depuis cinq générations, pour manifester sa colère et sa résistance au géant de l'industrie nucléaire. Il ne calcule pas les doses qu'il reçoit quotidiennement et met un point d'honneur à nourrir les bêtes encore vivantes. Il parle franc et pointe l'opérateur nucléaire dont la toute puissance est palpable dans le pays. Rapidement, la presse étrangère s'est intéressée à ce " dernier homme debout ".
    Le parc nucléaire du Japon est le 3e au monde avec 54 centrales, derrière les États-Unis... et la France (58). Tepco, le shogun du nucléaire, continue d'agir dangereusement, soutenu par l'État. Leurs choix sont d'abord économiques. Il s'agit pour eux de sauver le pays de la faillite ; à n'importe quel coût humain.
    Mais la résistance s'organise. Les mères de Fukushima s'indignent. À Namie, un lapin sans oreilles est né. Symbole du Japonais en révolte passive, il ne veut plus rien entendre. Matsumura, dans sa lutte, incarne la terre contre le nucléaire.

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  • Macron & Cie ; enquête sur le nouveau président de la République

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    Parution : 7 Septembre 2017 - Entrée pnb : 6 Septembre 2017

    Le 7 mai 2017, l'ancien ministre de François Hollande est devenu, à 39 ans, le plus jeune président de la Ve République, au terme d'une OPA sur le pouvoir menée avec méthode, sur fond d'effondrement des partis. En coulisses, Emmanuel Macron a construit une machine électorale destinée à conquérir le pouvoir, transformant en cash machine les ramifications multiples d'un réseau accumulé au fil des ans dans le monde des affaires et le Paris mondain.
    Loin du storytelling macronien, la rédaction de Mediapart a enquêté pendant plusieurs mois sur le " monde " de l'ancien banquier d'affaires, ses réseaux, ses donateurs, la façon dont l'ancien élève de Ricœur a bricolé une pensée ultra-pragmatique collant au moment politique, son zigzag symbolique et opportuniste entre gauche et droite, et la façon dont il s'est hissé au pouvoir. Incarnation du " système " politique, l'énarque jure qu'il saura se démarquer du " vieux monde " dont il est issu.
    À bonne distance de la communication et de la chronique des faits et gestes du président, Mediapart s'est penché sur les hommes et les femmes du nouveau pouvoir, le peuplement des cabinets ministériels, et raconte les coulisses des premiers mois d'une présidence inattendue.

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  • La paix n'aura pas lieu ; Israël-Palestine

    Pierre Puchot

    Parution : 12 Mars 2015 - Entrée pnb : 10 Juillet 2015

    À l'été 2014, la guerre à Gaza a montré que le conflit au Proche-Orient était parvenu à un point de non-retour. Tous les dix-huit mois, une confrontation survient, et la question n'est plus de savoir si mais quand le prochain conflit armé va éclater. Vingt ans après la signature des accords d'Oslo, Israël n'a jamais été aussi radicalisé à droite, son armée aussi violente. Gaza n'a jamais subi de destructions aussi massives ; jamais autant de roquettes n'avaient été tirées par le jihad islamique et le Hamas ; jamais autant de civils palestiniens n'avaient péri sous les bombes israéliennes. Fin 2014, au lendemain de l'offensive " Haie de protection ", les groupes armés palestiniens ont gagné en influence, la droite israélienne promeut plus de lois ségrégationnistes à l'Assemblée. Bref, jamais le fossé entre les deux peuples n'a paru si grand. Or, l'impasse n'est pas une fatalité mais le résultat d'un déséquilibre, d'un système de négociations bipartites biaisé entre un État souverain et une population sans État, sans leviers politiques, au gouvernement divisé et qui n'a aucune contrepartie à offrir à Israël en échange d'un retrait de colons de Cisjordanie, condition de l'établissement d'un État palestinien viable. Vingt ans de négociations pour un tête-à-tête stérile et un déséquilibre accentué par la passivité de la communauté internationale et l'absence de vision pour la région d'une administration Obama qui a failli à sa tâche. En achevant la solution à deux États alors même qu'ils en avaient fait la promotion, les accords d'Oslo ont réduit à néant les espoirs de paix à court terme. Et pourtant, de " Plomb durci " à " Haie de protection ", ces dernières années ont vu émerger des tentatives spectaculaires de s'extraire de ces tractations dont l'issue était connue d'avance. Sur le terrain, la période 2009-2015 est aussi celle de la reconnaissance de l'État Palestinien à l'ONU, du mouvement social israélien de l'été 2011, de l'élargissement du phénomène BDS (boycott, désinvestissement, sanction).

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  • Il y a eu l'élection de Nicolas Sarkozy, puis l'entrée au gouvernement de personnalités de gauche ; l'instauration d'un bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires ; la fin de la publicité à la télévision publique et la nomination par l'Élysée des présidents de l'audiovisuel public ; une réforme de la Constitution ; une révolution de la justice ; la suppression de 30 000 postes dans l'éducation ; la création de nouvelles franchises médicales ; l'augmentation de 172 % de l'indemnité du président de la République ; l'idée de soumettre aux tests ADN certains candidats à l'immigration ; la réintégration de la France dans l'Otan ; une vraie-fausse rupture avec la Françafrique, le discours de Dakar, etc.
    Il y a eu un divorce et un mariage à l'Élysée ; des vacances sur le yacht de Vincent Bolloré ; une justice qui s'est effacée pour permettre l'indemnisation de Bernard Tapie ; un " casse toi pauv' con " et une Princesse de Clèves ; l'injonction de lire la lettre de Guy Môquet dans toutes les classes ; le retrait du fichier Edvige ; la plus longue grève des universités et les plus grandes manifestations de salariés depuis des décennies, etc.
    La présidence de Nicolas Sarkozy n'est pas qu'une avalanche de décisions, d'annonces désordonnées et de nominations de complaisance. Déjà, elle a remodelé en profondeur la société française et l'appareil d'État, fracturant le paysage social, hystérisant le débat public, organisant collusions et conflits d'intérêt entre grands groupes économiques et responsables politiques.
    De la nuit du Fouquet's au grand emprunt national, le livre recense les changements intervenus. Dans la manière d'exercer le pouvoir. Dans l'évaluation des politiques appliquées à certains secteurs, l'emploi, la laïcité, la justice, la constitution, l'environnement, la politique étrangère, la politique en matière d'immigration, la réponse à la crise financière...
    Plus d'une vingtaine de longs articles thématiques sont accompagnés d'une chronologie détaillée de quelque 300 dates. Pour ne pas oublier. Et pour réfléchir.

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  • Précis de coups d'États modernes, et autres tentatives de déstabilisation.
    Il paraît loin le temps où, en juin 1970, avant de contribuer au coup d'État qui renversa le président socialiste Salvador Allende et instaura la dictature du général Augusto Pinochet, Henry Kissinger déclarait à propos du Chili : " Je ne vois pas pourquoi nous devrions rester tranquilles quand un pays devient communiste à cause de l'irresponsabilité de son propre peuple. " Élaborée aux États-Unis, cette doctrine mortifère, chaque fois inaugurée par un golpe, a été mise en oeuvre par les militaires en Argentine, en Bolivie, au Brésil, au Paraguay, au Pérou, en Uruguay, et par les gardes prétoriennes d'Amérique centrale.
    Après de longues années de régimes autoritaires, l'Amérique latine a paru choisir définitivement la voie de la démocratie. Mais, avec des résultats sociaux catastrophiques, une démocratie placée sous la coupe du marché. De sorte que, pendant toute la décennie quatre-vingt-dix, une question s'est posée : que se passera-t-il le jour où un gouvernement élu, considérant dévastateurs les effets d'un modèle présenté comme universel, remettra en cause les dogmes économiques du moment ?
    On connaît désormais la réponse - ou on devrait. Alors qu'une vague de chefs d'État de gauche ou de centre gauche est arrivée au pouvoir depuis 1998, les golpes, putschs et autres tentatives de déstabilisation, parfois mis en échec, parfois réussis, ont affecté le Venezuela (2002), Haïti (2004), le Honduras (2009), la Bolivie (2010), l'Équateur (2011) et le Paraguay (2012).
    Toutefois, les techniques ont évolué. Les secteurs conservateurs ayant appris que, face à l'opinion internationale, les méthodes sanglantes se révèlent contreproductives, les recettes aussi astucieuses que sophistiquées employées permettent à ces sinistres opérations de ne plus être qualifiées de... coups d'État.

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  • L'étranger est par essence louche, suspect, imprévisible, retors, de taille à commettre des avanies, même s'il survit dans le plus profond dénuement, s'il souffre de la faim, du froid, qu'il n'a pas de toit pour se protéger. L'étranger, homme, femme ou enfant, représente toujours un danger, qu'il faut combattre à tout prix.
    La loi dispose que " toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d'un étranger en France " encourt jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende.
    Cette sanction pénale est réservée aux " aidants " désintéressés, animés par le seul élan d'humanité et de dignité vis-à-vis d'eux-mêmes et de ceux voués à tout juste subsister. Ils ont choisi, en connaissance de cause, de commettre ce qu'on appelle le " délit de solidarité " ou " d'hospitalité ". Des expressions devenues familières, dans leur obscénité, depuis qu'on a vu traduits devant les tribunaux des " désobéissants ", paysans, professeurs, élus municipaux, citoyens bienfaisants coupables d'avoir, sans contrepartie d'aucune sorte, secouru, protégé, rendu service à des hommes, femmes et enfants qui n'avaient pas l'autorisation de fouler la terre française.
    Les élections présidentielle et législatives en France ont fourni l'occasion d'une chasse aux désobéissants, comme si la majorité des candidats s'étaient accordés pour rassurer l'opinion en la sommant de collaborer : la France ne laissera pas entrer chez elle des hordes de réfugiés, de migrants si menaçants. Chaque jour a apporté son nouveau délinquant, lequel n'a pas désarmé, il est entré en résistance. Il offre le gîte, le couvert, la circulation à des exilés miséreux, il est capturé par des policiers, punit par des magistrats... et il recommence, parce que l'hospitalité et la solidarité ne sont pas une faveur mais un droit, un devoir et qu'il aime accomplir ce devoir-là.
    Des écrivains ont accepté avec enthousiasme d'écrire, à leur guise, dans une nouvelle, fiction ou rêverie, leur respect pour ces gens de bien, et leur inquiétude de voir agiter les spectres de graves menaces incarnés par des êtres humains réduits à peu de choses. Pas seulement : c'est aussi vers l'Autre que va leur curiosité, l'Autre qui gagne toujours à être connu et non chassé.
    Enki Bilal dessine, des écrivains de talent s'expriment parmi lesquels Antoine Audouard, Kidi Bebey, Clément Caliari, Antonnella Cilento, Philippe Claudel, Fatou Diome, Jacques Jouet, Fabienne Kanor, Nathalie Kuperman, Jean-Marie Laclavetine, Christine Lapostolle, Gérard Lefort, Pascal Manoukian, Carole Martinez, Marta Morazzoni, Lucy Mushita, Nimrod, Serge Quadruppani, Serge Rezvani, Alain Schifres, Leïla Sebbar, François Taillandier, Ricardo Uztarroz, Anne Vallaeys, Angélique Villeneuve, Sigolène Vinson...
    Journaliste, membre de l'équipe fondatrice de Libération, Béatrice Vallaeys est aujourd'hui directrice de collection aux éditions Don Quichotte.

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  • La République sur écoute ; chroniques d'une France sous surveillance

    Mediapart

    Parution : 15 Octobre 2015 - Entrée pnb : 27 Septembre 2015

    La France de 2015 s'est donné les moyens d'être celle de 1984. Le risque d'un État panoptique, capable de surveiller en masse les citoyens, n'est plus qu'un frisson littéraire de George Orwell. L'ONU, les milieux " hacktivistes ", des magistrats, des avocats, des ONG, des politiques de droite ou de gauche, des journalistes et tout ce que la République compte comme autorités administratives indépendantes, tous le disent : la loi renseignement, votée le 24 juin 2015 sous un gouvernement socialiste, sape l'idée même que quiconque peut désormais se faire de sa vie privée.
    Est-ce que si l'on n'a rien à cacher, on aimerait que cela se sache ? Est-ce qu'au nom de la lutte antiterroriste, un État doit faire payer aux libertés de tous le prix de la sécurité de chacun ?
    Avant, les services secrets ciblaient des suspects pour les surveiller. Désormais, ils peuvent surveiller le plus grand nombre pour voir qui, dans la masse, serait déviant, avec un risque d'erreur et d'inefficacité considérable. Aux États-Unis, le lanceur d'alerte de la NSA Edward Snowden a révélé plus qu'un système d'espionnage mondial. C'est un nouveau mode de gouvernance fondé sur un contrôle insidieux des populations dont il est question. La France, à contresens de l'histoire, est en train de commettre la même erreur.
    Fabrice Arfi est à l'origine des révélations des affaires Bettencourt, Karachi, Takieddine et Cahuzac. Il a rejoint Mediapart dès sa création en 2007.

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  • Jamais dans l'histoire de la Ve République, un président élu n'aura renoncé si vite, sans combat et sans explication, aux engagements qui l'avaient fait élire : combattre son adversaire la finance, instaurer une présidence normale, réorienter l'Union européenne. Au lieu de quoi, la finance dérégulée est installée à demeure à l'Élysée, le pouvoir personnel gouverne selon son bon plaisir, et l'Europe n'est pas sortie d'un cycle catastrophique où les marchés sont courtisés et les peuples ignorés.
    Attachée aux exigences démocratiques et sociales d'une République vivante, la rédaction de Mediapart ne se résigne pas à une politique avilie où les promesses électorales seraient toujours démenties par l'exercice présidentiel. C'est pourquoi elle a choisi de documenter au plus près ce renoncement stupéfiant, pavé de véritables reniements.
    Afin, tout à la fois, d'en prendre la mesure et de tenter de le comprendre. Car, sans cet effort de lucidité, il sera impossible d'inventer une suite qui appartienne à un peuple redevenu souverain, libéré des tentations de la peur et du repli, voire de la haine.
    Après N'oubliez pas ! (2010) et Finissons-en ! (2012), deux ouvrages de référence consacrés à la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012), ce livre poursuit dans la même veine le nécessaire travail de documentation, d"enquête et d'analyse d'un journalisme indépendant vis-à-vis des pouvoirs. C'est un guide citoyen pour ne rien oublier de ce qui fut dit et fait. Et ainsi transformer ce savoir en clairvoyance pour l'avenir.

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  • " J'ai voulu approcher la vie de ceux que l'on nomme infâmes, les séditieux qui prennent envers et contre tout le chemin des armes ou celui, plus vaste, de la contestation. Certaines de ces vies paraissent plus conséquentes que d'autres : celles de Gandhi, Mao ou Lumumba sont encore des phares de la lutte, au contraire des vies minuscules, presque insignifiantes, de l'Indienne Adriana Vélez, qui rejoignit les Farc dans les montagnes de Colombie, de H. Winterhälter, mercenaire américain combattant Daech pour le PKK, ou encore de Shou Lao, vieillard témoin du premier soviet de Chine. J'ai voulu rendre compte du choix qu'ont fait certains hommes de se regrouper et de combattre, par la violence, la propagande, les négociations, la morale, tout en cherchant ce qui les unissait. Ce fut un homme ; ce fut l'exploitation et la pauvreté ; la marginalité ; des attaques sans visage ; la peur et la terreur ; ce fut souvent un sentiment commun de la justice du monde. "
    En une quinzaine de récits restituant les pliures de notre temps, ce livre raconte comment on prend le pouvoir, et comment on le défend, les meilleures techniques comme les erreurs courantes. À ce jeu, tous les moyens sont bons : terrorisme, guérilla, guerre conventionnelle, attentats politiques ou suicides et, moins communément, la voie des urnes.
    Durant ses études de philosophie politique et de littérature, Antoine Bhm s'est notamment spécialisé sur les naissances des révolutions et des insurrections. Il collabore aujourd'hui comme critique et historien des littératures politiques à différentes revues.

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  • Faits et gestes de la présidence Sarkozy t.2 ; finissons-en !

    Edwy Plenel

    Parution : 13 Avril 2012 - Entrée pnb : 18 Février 2015

    Une présidence entachée par les affaires politico-financières : l'affaire Bettencourt (évasion fiscale, dons illicites aux politiques) ou l'affaire Lagarde/Tapie (une justice qui s'efface pour permettre à l'homme d'affaires d'empocher plus de 400 millions d'euros).
    Une présidence entachée par les scandales de ses ministres : les conflits d'intérêts d'Éric Woerth, les condamnations pour racisme de Brice Hortefeux, les libertés prises avec l'argent public par Alain Joyandet et Christian Blanc... Une présidence qui a révélé sa vraie nature idéologique avec l'indécent débat sur l'identité nationale, suivi de l'ignoble discours de Grenoble stigmatisant les Roms et les Français d'origine étrangère.
    Autant d'indignants épisodes qui ne doivent pas cacher la faillite économique du pays : la dette abyssale de la France n'est pas la conséquence de la crise financière, mais bien plus le fruit d'une politique de gaspillage engendrée par le bouclier fiscal, la multiplication des niches et autres abaissements d'impôts. La Cour des comptes elle-même en a fait le constat. Et pourtant... C'est pour éponger ce gaspillage que les services publics sont démantelés, que 50 % des fonctionnaires partant à la retraite ne sont pas remplacés, que plus de 50 000 postes ont été supprimés dans l'Education nationale, que les mutuelles santé seront surtaxées... Cette présidence est aussi celle de la casse sociale.
    Sous le titre N'oubliez pas !, le 1er volume de Mediapart dressait le bilan de la présidence Sarkozy de la nuit au Fouquet's au lancement du grand emprunt national. La suite de l'inventaire se poursuit dans ce 2nd volume : du débat sur l'identité nationale au budget d'austérité, ce livre recense les changements intervenus dans les dossiers tels que l'emploi, la justice, la constitution, l'environnement, la politique étrangère, la politique en matière d'immigration, la réponse à la crise financière... Sans oublier les affaires qui ont éclaté durant ce quinquennat et ont éclaboussé nombre de proches du Président.

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  • Lanceurs d'alerte ; ils risquent leur vie pour protéger la nôtre

    Florence Hartmann

    Parution : 25 Février 2014 - Entrée pnb : 10 Septembre 2014

    Traîtres pour les uns, héros modernes pour les autres, les lanceurs d'alerte défient le système en dénonçant ses turpitudes. Ils ne veulent pas le casser mais l'améliorer, transgresser pour mieux consolider le subtil et fragile équilibre de la démocratie, quitte à révéler des informations parfois extrêmement sensibles, à provoquer des crises politiques. Leur arme : la vérité, preuves à l'appui. Mais une vérité pas toujours bonne à dire. Du coup, ils divisent. Leur sacrifice pour le bien commun suscite la suspicion ou, à l'inverse, le respect – à l'image des dissidents d'antan, adulés par les uns pour avoir dénoncé les dérives des autres mais voués aux gémonies par ceux dont ils exposent les abus. Personnages tragiques par excellence, beaucoup ont été immortalisés par le grand écran.
    C'est un livre émaillé de portraits passionnants, ceux de quelques figures emblématiques, connues ou moins connues des lecteurs français, issus de quatre démocraties sur trois continents. Ils ont livré bataille, d'abord de l'intérieur puis, faute d'être entendus, ils ont franchi le pas et exposé publiquement la face cachée de nos démocraties. Ils ont découvert la puissance des forces qui se sont déchaînées contre eux mais ont, parfois, changé le cours de l'histoire. On ne brûle pas les sorcières des temps modernes, ces prophètes du malheur qui viennent enrayer la machine parce qu'ils savent que, sans une alternative au silence, elle ira à vau-l'eau. S'ils s'en sortent parfois aujourd'hui, ce n'est que sous la pression de l'opinion publique.
    Le récit de leurs périples est aussi l'occasion de faire le point sur l'état de santé de nos démocraties, sur notre perception des valeurs qui la fonde, sur cette perte réelle ou supposée de tout idéal et de toute vision d'avenir.

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  • Mal vu ; témoignage d'un salafiste qui condamne le terrorisme

    Faouzi Tarkhani

    Parution : 3 Novembre 2016 - Entrée pnb : 14 Octobre 2016

    De l'athéisme à l'Islam, Faouzi Tarkhani, un enfant de Sarcelles qu'une balle de pistolet a aveuglé un soir de l'hiver 1987, raconte sa quête spirituelle. De son athéisme affiché à son envie un jour de se convertir au christianisme, il trouve dans ses enquêtes scientifiques des signes divins dans l'univers, et finit par embrasser l'Islam.
    " J'avais développé vis-à-vis des religions une défiance ironique qui me faisait sourire quand on me parlait de miracles, d'interdits. De fait, moi l'infirme, comment pouvais-je croire au Dieu miséricordieux ? Malgré mon jeune âge, j'étais déjà un fin connaisseur de la nature humaine et je n'y voyais que noirceur. Nous n'étions qu'une anomalie dans l'univers et à force de massacres, nous disparaîtrions un jour dans l'indifférence du ciel et des étoiles. "
    Après une expérience dans de la musique, il se tourne vers la salafiya, porte barbe et vêtements longs et ne demande qu'à vivre sa foi dans la paix et l'indifférence. Simplement... " Lorsque survint le 11 septembre 2001, nous compri¿mes qu'avec ces tours, notre tranquillite¿ s'e¿tait e¿croule¿e. L'attentat e¿tait spectaculaire. Je me demandais si l'inge¿nieur du son qui avait mixe¿ mon album a¿ New York, et qui tant de fois m'avait froisse¿ les muscles au bras de fer, faisait partie des victimes. J'e¿tais a¿ Sarcelles dans le salon, occupe¿ a¿ gratter une barbe naissante, tentant de de¿crypter les images qui tournaient en boucle a¿ la te¿le¿vision. Quand mon pe¿re vint me de¿crire celui que l'on soupc¿onnait d'e¿tre a¿ l'origine de ces attaques, je me dis : "Faouzi, tu es dans la mouise. Tu n'as pas la me¿me ide¿ologie que ce type, mais vous portez le me¿me costume et, en pe¿riode de guerre, on ne fait pas de de¿tails." "
    Le jour ou¿ les tours jumelles sont inte¿gralement de¿truites par deux avions de¿tourne¿s, la vie de Faouzi Tarkhani bascule. Aux yeux de ses concitoyens, il n'est plus un musulman paisible, mais un pre¿sume¿ islamiste. Sa barbe et sa djellaba le condamnent, me¿me s'il de¿nonce avec force les attentats, ainsi que toutes les violences.
    Lui qui ne re¿clame qu'un droit a¿ l'indiffe¿rence, sait qu'en tant que musulman, Arabe de sexe masculin et banlieusard, il incarne le " mal absolu " en France comme dans bien des endroits dans le monde.
    Mal vu est son histoire, et son plaidoyer.

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  • Voter, c'est abdiquer

    Antoine Peillon

    Parution : 2 Mars 2017 - Entrée pnb : 3 Mars 2017

    Voici le manifeste du boycott civique de l'élection présidentielle de 2017. Depuis la Libération, la prétendue démocratie représentative n'a jamais produit autant de révolte des citoyens. Ils sont ainsi de plus en plus nombreux à se libérer d'un devoir de voter qui a viré à l'absurde. La rupture radicale avec ce rituel épuisé est un appel à l'action. Elle inaugure la reconquête de notre souveraineté.Voici le manifeste du boycott civique de l'élection présidentielle de 2017. Depuis la Libération, la prétendue démocratie représentative n'a jamais produit autant de révolte des citoyens. Ils sont ainsi de plus en plus nombreux à se libérer d'un devoir de voter qui a viré à l'absurde. La rupture radicale avec ce rituel épuisé est un appel à l'action. Elle inaugure la reconquête de notre souveraineté.
    Plus de 20 millions de non-votants.
    Sur près de 45 millions d'inscrits, au moins 9 millions s'abstiendront résolument, consciencieusement et bruyamment, lors de l'élection présidentielle ; plus de 2 millions feront l'effort de déposer bulletins blancs ou nuls dans les urnes ; ils seront quelque 3 millions de non-inscrits et 6,5 millions de " mal-inscrits ". En 2012, déjà, François Hollande n'a été élu qu'avec 18 millions de voix, à comparer avec les plus de 20,5 millions de non-votants...
    S'abstenir, un acte rationnel et volontaire.
    Le boycott affirmé des urnes présidentielles sera fondé en raison, car les raisons de ne pas voter sont désormais indéniables. Les exposer est l'un des projets essentiels de ce livre où l'expérience du journaliste d'enquête sera autant mobilisée que les analyses savantes de notre monde.
    Corruption, dislocation du patrimoine social, explosion des inégalités, dictature exécutive, violence sécuritaire incontrôlée, fermeture brutale des frontières... sont autant de malfaisances oligarchiques qui appellent l'abstention volontaire.
    Instaurer la souveraineté populaire !
    Sabotons donc la présidentielle du printemps 2017 par une désobéissance civile digne de Thoreau, de Gandhi et de Martin Luther King. Boycottons le train-fantôme d'un scrutin morbide organisé par les disciples de Louis XIV et de Napoléon le Petit, comme les démocrates américains boycottèrent, avec un succès mémorable, les bus ségrégationnistes de Montgomery.
    En 1885, Elisée Reclus affirmait déjà : " Voter, c'est abdiquer, c'est renoncer à sa propre souveraineté. N'abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! " C'était un prophète.
    Journaliste, Antoine Peillon est l'auteur, entre autres, de Ces 600 milliards qui manquent à la France : enquête au coeur de l'évasion fiscale (Seuil, 2012, prix Ethique ANTICOR 2012 pour l'investigation), de Corruption (Seuil, 2014) et de Résistance ! (Seuil, 2016).

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