La découverte

  • Notre société " moderne " n'a jamais fonctionné conformément au grand partage qui fonde son système de représentation du monde : l'opposition radicale nature / culture. Les modernes n'ont cessé de créer des objets hybrides, toujours entre nature et culture, qu'ils se refusent à penser. Pourquoi ?
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2006.)
    Pollution des rivières, embryons congelés, virus du sida, trou d'ozone, robots à capteurs... Comment comprendre ces " objets " étranges qui envahissent notre monde ? Relèvent-ils de la nature ou de la culture ? Jusqu'ici, les choses étaient simples : aux scientifiques la gestion de la nature, aux politiques celle de la société. Mais ce traditionnel partage des tâches est impuissant à rendre compte de la prolifération des " hybrides ". D'où le sentiment d'effroi qu'ils procurent, et que ne parviennent pas à apaiser les philosophes contemporains. Et si nous avions fait fausse route ? En fait, notre société " moderne " n'a jamais fonctionné conformément au grand partage qui fonde son système de représentation du monde : celui qui oppose radicalement la nature d'un côté, la culture de l'autre. Dans la pratique, les modernes n'ont cessé de créer des objets hybrides, qui relèvent de l'une comme de l'autre, et qu'ils se refusent à penser. Nous n'avons donc jamais été vraiment modernes, et c'est ce paradigme fondateur qu'il nous faut remettre en cause aujourd'hui pour comprendre notre monde. Traduit dans plus de vingt langues, cet ouvrage, en modifiant de fond en comble la répartition traditionnelle entre la nature au singulier et les cultures au pluriel, a depuis sa parution profondé-ment renouvelé les débats en anthropologie. En offrant une alternative au postmodernisme, il a ouvert de nouveaux champs d'investigation et, avec son " Parlement des choses ", offert à l'écologie de nouvelles possibilités politiques.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2006.)

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Partout dans le monde, des mouvements contestent l'appropriation par une petite oligarchie des ressources naturelles, des espaces et des services publics, des connaissances et des réseaux de communication. Ces luttes élèvent toutes une même exigence, reposent toutes sur un même principe : le commun.

    Pierre Dardot et Christian Laval montrent pourquoi ce principe s'impose aujourd'hui comme le terme central de l'alternative politique pour le XXIe siècle : il noue la lutte anticapitaliste et l'écologie politique par la revendication des " communs " contre les nouvelles formes d'appropriation privée et étatique ; il articule les luttes pratiques aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles ; il désigne des formes démocratiques nouvelles qui ambitionnent de prendre la relève de la représentation politique et du monopole des partis.

    Mais, selon les auteurs, le commun ne tient ni de l'essence des hommes ni de la nature des choses, mais de l'activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est " commun ", réserver certaines choses à l'usage commun, produire les règles capables d'obliger les hommes. En ce sens, le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même : une révolution ?

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La race a une histoire, qui renvoie à l'histoire de la différence sexuelle. Au XVIIe siècle, les discours médicaux conçoivent le corps des femmes comme un corps malade et l'affligent de mille maux : " suffocation de la matrice ", " hystérie ", " fureur utérine ", etc. Le sain et le malsain justifient efficacement l'inégalité des sexes et fonctionnent comme des catégories de pouvoir. Aux Amériques, les premiers naturalistes prennent alors modèle sur la différence sexuelle pour élaborer le concept de " race " : les Indiens Caraïbes ou les esclaves déportés seraient des populations au tempérament pathogène, efféminé et faible. Ce sont ces articulations entre genre, sexualité et race, et leur rôle central dans la formation de la Nation française qu'analyse Elsa Dorlin, au croisement de la philosophie politique, de l'histoire de la médecine et des études sur le genre. La Nation prend littéralement corps dans le modèle féminin de la " mère ", blanche et saine, opposée aux figures d'une féminité " dégénérée " – la sorcière, la vaporeuse, la vivandière hommasse, la nymphomane, la tribade et l'esclave africaine. Il apparaît ainsi que le sexe et la race participent d'une même matrice au moment où la Nation française s'engage dans l'esclavage et la colonisation.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Comment le vélocipède a-t-il concurrencé le cheval ? Pourquoi les Hollandais roulent-ils plus à vélo que les Français ? La voiture est-elle vraiment plus rapide que la bicyclette ? Que penser des vélos en libre-service, des vélos pliants, du vélo à assistance électrique ? La multiplication des pistes cyclables suffit-elle à relancer la pratique ?

    Retraçant le parcours de la bicyclette, depuis la draisienne du XIXe siècle jusqu'aux prototypes du XXIe, en s'intéressant à son environnement économique, culturel et social autant qu'à ses aspects techniques, Frédéric Héran raconte avec talent une histoire inédite des déplacements urbains.

    Alors qu'il triomphait dans les années 1920-1930, le vélo a été chassé des villes européennes dans les années de croissance d'après guerre. Pourtant, dès les années 1970, la bicyclette a réussi son retour progressif en Europe du Nord et dans certaines villes d'Italie. Mais la France et d'autres pays ont raté ce virage.

    Analysant les politiques de déplacement urbain en Europe, l'auteur montre que la modération de la circulation a joué un rôle déterminant dans le retour du vélo. Demain, la bicyclette pourrait devenir un moyen de locomotion indispensable pour contrer les effets de la crise économique et écologique. Et contribuer à faire de la ville un espace égalitaire et convivial.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Ambitieuse, provocante et stimulante, cette Histoire populaire de l'humanité propose une alternative radicale à l'histoire traditionnelle, une réflexion puissante sur les courants profonds des peuples qui s'agitent sous l'écume des pouvoirs.
    De la révolte de Spartacus à la guerre des Paysans, de la rébellion des Boxers en Chine à celle des Diggers et des Levellers en Angleterre, des luttes des ouvrières du textile dans l'Amérique de la fin du XIXe siècle à la révolution russe, ce livre adopte le point de vue des délaissé-e-s de l'histoire " officielle ". Il offre une formidable plongée dans les combats que n'ont cessé de mener les révolté-e-s, les dominé-e-s et les minorités du monde entier pour affirmer leurs droits et leur légitimité politiques.

    Point ici de rois et de reines, de généraux, de ministres ou de prétendus " grands hommes ", mais des femmes et des hommes ordinaires qui ont dû lutter, s'organiser, mettre en place des stratégies de résistance et de conquête contre des puissances et des systèmes oppressifs : le servage, le féodalisme, le colonialisme, le capitalisme. Et si aujourd'hui le système capitaliste semble avoir colonisé jusqu'aux corps et aux esprits, l'histoire, nous prévient Harman, réserve des surprises : elle est ouverte aux possibles et peut basculer, pour peu que les forces nécessaires soient capables de s'organiser, dans le sens d'une forme de société véritablement émancipatrice.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Changer de société, refaire de la sociologie

    Bruno Latour

    Parution : 16 Janvier 2014 - Entrée pnb : 12 Décembre 2014

    " Il faut changer de société ", dit-on souvent, et on a bien raison. Mais, pour y parvenir, il faut d'abord s'efforcer de changer la notion même de société, et distinguer deux définitions du social. La première, devenue dominante dans la sociologie, le présente comme l'ombre projetée par la société sur d'autres activités (l'économie, le droit, la science, etc.). La seconde préfère le considérer comme l'association nouvelle entre des êtres surprenants qui viennent briser la certitude confortable d'appartenir au même monde commun. Dans ce second sens, le social se modifie constamment. Pour le suivre, il faut d'autres méthodes d'enquête, d'autres exigences, d'autres terrains.
    C'est à retracer le social comme association que s'attache depuis trente ans ce qu'on a appelé la " sociologie de l'acteur-réseau " et que Bruno Latour présente ici. Sa proposition est simple : entre la société et la sociologie, il faut choisir. De même que la notion de " nature " rend la politique impossible, il faut se faire à l'idée que la notion de société est devenue l'ennemie de toute pensée du politique. Ce n'est pas une raison pour se décourager... mais l'occasion de refaire de la sociologie.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Baudrillard inspirant la science-fiction, Deleuze et Guattari les pionniers de l'Internet, Foucault les luttes communautaires et Derrida toute la théorie littéraire : après avoir croisé à New York la contre-culture des années 1970, les œuvres des philosophes français de l'après-structuralisme sont entrées dans les départements de littérature de l'université américaine, où elles ont bouleversé tout le champ intellectuel. Réinterprétées, réappropriées au service des combats identitaires de la fin de siècle américaine, elles ont fourni le socle théorique sur lequel ont pu s'épanouir, contre la régression des années Reagan, les Cultural Studies, les Gender Studies et les études multiculturelles.
    C'est l'histoire, mal connue, du succès de cette étrange " théorie française " – la déconstruction, le biopouvoir, les micropolitiques ou la simulation – que François Cusset retrace ici. Il restitue l'atmosphère particulière des années 1970 et raconte la formidable aventure américaine, et bientôt mondiale, d'intellectuels français marginalisés dans l'Hexagone. Car le plus surprenant est que, pendant que l'Amérique les célébrait, la France s'empressait d'inhumer ces dangereux échevelés de la " pensée 68 " pour louer à nouveau l'humanisme citoyen et son vieil universalisme abstrait. Au-delà, ce livre brosse un portrait passionnant des mutations de l'espace intellectuel, culturel et politique américain des dernières décennies.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Plus de soixante auteurs réunis pour faire l'histoire, protéiforme et en perpétuelle évolution, des mouvements sociaux en France, de la Restauration à nos jours. Les meilleurs spécialistes de l'histoire sociale proposent un récit et des analyses accessibles au plus grand nombre pour une fresque sans équivalent. Un livre de référence enfin disponible au format poche.
    Cet ouvrage vient combler une lacune et relever un défi. Après que l'évanouissement des horizons d'attente a disqualifié les grands récits qui, jadis, prétendaient donner un sens aux mobilisations collectives, il semble désormais possible et nécessaire d'en entreprendre l'histoire hexagonale. Possible, car les travaux existent qui permettent d'en renouveler l'approche comme d'en explorer des aspects inédits. Nécessaire, parce que, de nouveau, la question sociale, mondialisée dans ses causes et ses manifestations, revient en force sur le devant de la scène publique, en quête d'interprétations, de relais, de connexions et de solutions.

    L'histoire développée ici s'attache, du XIXe siècle à nos jours, à tous les types de mouvements sociaux – révolutions, rébellions, émeutes, grèves, campagnes électorales, pétitions, etc. – et quels qu'en soient les acteurs – ouvriers, paysans, jeunes, catholiques, minorités sexuelles, etc. Centrée sur la France, elle n'en ignore pas les interactions coloniales et internationales. Attentive à cerner l'articulation du social avec le politique, le culturel, l'idéologique et le religieux, elle entend réintégrer les mobilisations collectives dans une histoire globale dont elles furent et demeurent des moments essentiels.

    En partenariat avec
    Le Mouvement social.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Alors que la notion d' empowerment (ou " pouvoir d'agir ") a commencé à se diffuser en France sans pour autant y trouver une traduction satisfaisante, cet ouvrage propose une discussion critique de ses utilisations. Du militantisme au management, en défendant résolument l'acception émancipatrice du concept, des mouvements sociaux aux politiques publiques, des approches féministes aux grandes institutions, du Sud au Nord, les auteures éclairent les débats contemporains sur la démocratie.
    Attention, livre important pour celles et ceux qui questionnent l'incapacité des politiques et des experts à répondre aux défis de notre époque troublée. Et qui s'interrogent sur la façon dont les citoyen(ne)s peuvent construire des alternatives. Ce questionnement est en effet à l'origine, dans les États-Unis d'après guerre, du concept d'
    empowerment, désignant le " pouvoir d'agir " des individus et des collectifs. Ce concept a connu depuis un succès planétaire dans le monde anglophone. Mais il n'a percé que plus récemment dans les autres espaces culturels, dans les milieux du travail social comme dans la littérature du management.

    D'où l'utilité de ce livre qui synthétise la foisonnante littérature anglophone sur la notion d'
    empowerment. Il retrace sa genèse, l'histoire de ses multiples variantes et celle des pratiques sociales qu'elles ont nourries. Des mouvements féministes du Nord et du Sud jusqu'aux programmes de la Banque mondiale et de l'ONU, la notion est utilisée aussi bien dans une perspective radicale d'émancipation que pour conforter les visions néolibérales ou social-libérales. Défendant résolument sa version émancipatrice, les auteures en expliquent les limites, mais aussi son importance pour éclairer les débats contemporains sur la démocratie.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Une immersion passionnante dans l'univers méconnu du bâtiment. L'implication physique de l'auteur dans son enquête permet une restitution fine des situations rencontrées. Prix " La ville à lire " 2009 décerné par France culture et Télérama.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2009.)
    Le secteur de la construction a souvent défrayé la chronique économique ou judiciaire, mais le quotidien des chantiers demeure obscur. C'est ce quotidien qu'explore ce livre. L'auteur, qui s'est immergé durant une année dans le monde du béton armé parisien, en tant qu'ouvrier, retrace ici l'itinéraire de son enquête. Au fil des expériences et des rencontres, il expose les conditions d'emploi et de travail liées au recours croissant à la sous-traitance et à l'intérim : division des collectifs ouvriers, infériorisation et culpabilisation des sous-traitants et des intérimaires, pratiques illégales d'employeurs, contradictions pesant sur la sécurité au travail, recours massif à une main-d'œuvre étrangère fragilisée et parfois sans papiers, racisme et discriminations...
    L'enquête ébranle au passage certaines idées reçues et témoigne également des résistances des travailleurs concernés. S'ils s'affrontent rarement à leurs employeurs, ils entretiennent en revanche une révolte souterraine qui peut menacer à l'occasion les constructions et contraindre les employeurs à mettre en œuvre des aménagements. L'implication physique de l'auteur dans son enquête permet une restitution fine des situations rencontrées et offre une immersion impressionnante dans cet univers méconnu du bâtiment.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2009.)

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • A quoi sert la sociologie ?

    Bernard Lahire

    Parution : 16 Janvier 2014 - Entrée pnb : 12 Décembre 2014

    Des sociologues réunis autour de Bernard Lahire interrogent la légitimité de leur discipline.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2004.)
    " À quoi sert la sociologie ? " La question est tout à la fois naïve et provocatrice. La sociologie doit-elle nécessairement servir à quelque chose ? Ou, pour le dire autrement, à quoi ne doit-elle surtout pas servir ? Et si la sociologie doit avoir une quelconque utilité, quelle doit en être la nature : politique (sociologue-expert, sociologue-conseiller du prince, sociologue au service des luttes des dominés), thérapeutique (la sociologie comme socio-analyse et moyen de diminuer ses souffrances grâce à la compréhension du monde social), cognitive (la sociologie comme savoir n'ayant d'autre objectif que d'être le plus scientifique possible) ?
    C'est à cet ensemble de questionnements que les auteurs de cet ouvrage ont accepté de se confronter. À l'heure où les politiques sont parfois tentés de dénoncer le " sociologisme ", notamment en matière de sécurité, l'actualité nous rappelle que la sociologie est une discipline académiquement moins " légitime " que d'autres, une science particulièrement exposée aux demandes de justification ou aux remises en question de ses résultats. Mais si la situation (sociale, académique et cognitive) singulière de la sociologie la met dans une situation inconfortable, dans le même temps, cette demande de réflexivité peut se révéler très productive.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2004.)

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Qui sait ce qui se passe réellement aujourd'hui derrière les murs des classes préparatoires ? Accusées de tous les maux – fabriquer des crétins ou désespérer leur jeunesse – ou célébrées comme formation d'" élite " – dans l'oubli de sa contribution à la reproduction sociale –, les " prépas " sont en réalité très mal connues. Cette première enquête ethnographique sur les classes préparatoires vient donc combler un manque et remettre en question nombre d'idées reçues.

    Au travers d'une analyse très originale de l'" institution préparatoire ", Muriel Darmon nous montre quels types de sujets y sont " fabriqués ". Elle met ainsi au jour les dispositifs de pouvoir qui s'y exercent, la manière dont l'institution produit une certaine forme de violence envers les élèves tout en étant soucieuse de leur bien-être, comment elle opère en individualisant à l'extrême plutôt qu'en homogénéisant et comment, ce faisant, elle renforce sa prise sur les individus.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • On n'ignorait pas le racisme, mais on découvre combien les discriminations raciales, dans l'emploi, le logement et à l'école, face à la police et à la justice, structurent des inégalités sociales. Un passionnant collectif d'auteurs, à l'heure des nombreux débats sur les statistiques ethniques.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2009.)
    Aujourd'hui, la question raciale vient apporter un démenti aux discours qui se réclament de l'universalisme républicain ; mais elle ne permet pas davantage de représenter la société exclusivement en termes de classes. À l'ombre des émeutes urbaines de l'automne 2005, c'est la représentation d'une France racialisée qui depuis s'est imposée dans le débat public. On n'ignorait pas le racisme ; on découvre combien les discriminations raciales, dans l'emploi, le logement et à l'école, face à la police et à la justice, structurent des inégalités sociales. En retour, se font jour des identifications ainsi que des tensions dans le langage politique de la race, naguère encore interdit de cité. Faut-il donc parler de races, ou pas ? Comment nommer ces réalités sans stigmatiser les groupes qu'elles désignent ? Doit-on se réjouir que les discriminations raciales soient enfin révélées, ou bien se méfier d'un consensus trompeur qui occulterait des inégalités économiques ? D'ailleurs, en a-t-on vraiment fini avec le déni du racisme ?
    Les études réunies dans ce livre composent un éloge de la complexité, autour d'un engagement problématisé : comment articuler, plutôt que d'opposer, question sociale et question raciale ? Une nouvelle préface vient confirmer les déplacements repérés trois ans plus tôt : l'émergence d'une " question raciale " – et plus seulement " raciste " – ou " immigrée ", qui croise la " question sociale " sans s'y réduire, interroge désormais l'ensemble des paradigmes qui sous-tendent les représentations de la société française.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2009.)

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'un était philosophe, l'autre psychanalyste. Figures majeures de la vie intellectuelle française de la seconde moitié du XXe siècle, leurs vies et leur œuvre commune sont emblématiques de cette période de bouillonnement politique et intellectuel que constituèrent l'avant et l'après-mai 1968. Riche en archives et témoignages inédits, ce livre passionnant explore les mystères d'une collaboration unique.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2009.)
    L'un était philosophe, l'autre psychanalyste. Figures majeures de la vie intellectuelle française de la seconde moitié du XXe siècle, leurs vies et leur œuvre commune sont emblématiques de cette période de bouillonnement politique et intellectuel que constituèrent l'avant et l'après-mai 1968. Gilles Deleuze (1925-1995) a enseigné la philosophie à l'université expérimentale de Vincennes. À partir d'une réflexion magistrale sur l'histoire de la philosophie, il s'engage dans un travail de création conceptuelle unique en son genre. Félix Guattari (1930-1992) était psychanalyste de formation et ancien disciple de Lacan. Militant de gauche aux multiples engagements, praticien à la clinique de La Borde, il a créé un collectif de recherche autogéré en 1966 : le Centre d'étude de recherches et de formation institutionnelles.
    Les deux hommes se rencontrent en 1969. Ce sera le début d'une grande complicité amicale, d'une aventure intellectuelle sans guère de précédents. De L'Anti-Oedipe à Qu'est-ce que la philosophie ? en passant par Mille plateaux, ils produiront une œuvre à quatre mains, exceptionnelle par son inventivité conceptuelle et la diversité de ses références, le tout au service de leur combat commun contre la psychanalyse et le capitalisme. Dans cette biographie croisée, François Dosse, à partir d'archives inédites et d'une longue enquête auprès de nombreux témoins, met en évidence la logique d'un travail alliant théorie et expérimentation, création des concepts, pensée critique et pratique sociale. Il explore les mystères d'une collaboration unique, qui constitue une page toujours actuelle de notre histoire intellectuelle.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2009.)

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • 80% au bac... et apres ?

    Stéphane Beaud

    Parution : 19 Décembre 2013 - Entrée pnb : 12 Décembre 2014

    " 80 % d'une génération au bac " : ce slogan a nourri les espoirs de promotion sociale pour les enfants de familles populaires, dans un contexte d'insécurité économique et sociale. S. Beaud raconte, à travers le portrait de jeunes d'un quartier HLM à forte composante immigrée, les illusions et désillusions des " enfants de la démocratisation scolaire " engagés dans la voie incertaine des études longues.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2003.)
    " 80 % d'une génération au bac " : ce mot d'ordre, lancé en 1985 comme objectif de l'enseignement secondaire français, fait l'objet d'un consensus politique, satisfaisant le progressisme de la gauche enseignante et le pragmatisme des gouvernements qui ont vu là un moyen de juguler le chômage de masse des jeunes. Ce slogan a nourri les espoirs d'une possible promotion sociale pour les enfants de familles populaires, en particulier immigrées, dans un contexte d'insécurité économique et sociale croissante. Dans ce livre nourri d'une enquête de dix années, Stéphane Beaud raconte, à travers les portraits de jeunes d'un quartier HLM à forte composante immigrée, les illusions et les désillusions de ces " enfants de la démocratisation scolaire ", engagés dans la voie incertaine des études longues. Il montre comment ils ont dû déchanter alors qu'ils se voyaient peu à peu relégués dans les filières dévalorisées du lycée et du premier cycle universitaire. L'auteur met ainsi en lumière l'ambivalence de la politique volontariste de démocratisation scolaire : d'un côté, une élévation globale du niveau de formation et une forme de promotion sociale pour certains et, de l'autre, un coût moral et psychologique important, voire dramatique, pour ceux qui se retrouvent fragilisés par leur échec universitaire et confrontés au déclassement social.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2003.)

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • En se tenant au plus près de l'expérience des personnes concernées par la maladie, de leurs propriétés sociales et culturelles, ce livre renouvelle en profondeur l'approche de l'anorexie.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2008.)
    Comment devient-on anorexique ? La sociologie a-t-elle quelque chose à dire à ce sujet ? On invoque fréquemment la " dictature de la minceur ", les représentations médiatiques du corps féminin, les transformations des comportements alimentaires, pour expliquer la multiplication des cas d'anorexie chez les adolescentes. Plus généralement, l'anorexie est très souvent étudiée à travers les discours médicaux, psychanalytiques ou journalistiques qui détiennent sur ce sujet une sorte de " monopole de la parole légitime ". Muriel Darmon a choisi, au contraire, de se tenir au plus près de l'expérience des personnes concernées par la maladie, de leurs propriétés sociales et culturelles, et s'efforce de reconstituer précisément les conduites et les processus qui font que des adolescentes peuvent en venir à être diagnostiquées comme anorexiques. À partir d'entretiens avec des jeunes filles anorexiques hospitalisées ou non, avec leurs enseignants et avec des adolescentes du même âge, cet ouvrage appréhende l'anorexie du point de vue de ses pratiques : pratiques alimentaires, corporelles, mais aussi scolaires, qui trouvent des conditions de possibilité, nécessaires - bien que non suffisantes -; dans l'origine sociale, le sexe et l'âge des patientes. Dans ce livre qui renouvelle en profondeur l'approche de cette maladie, Muriel Darmon montre que l'anorexie peut être décrite comme un véritable " travail ", une entreprise de transformation de soi qui requiert des dispositions spécifiques et qui s'organise en différentes phases composant une " carrière " anorexique, depuis l'engagement dans un régime jusqu'aux effets de l'hospitalisation et à la sortie de la maladie.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2008.)

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Dans ce livre très remarqué, qui brosse avec une verve narrative exceptionnelle le portrait d'une ville en plein bouleversement dans les décennies précédant 1789, l'historien australien David Garrioch montre que les transformations sociales, économiques, et culturelles de Paris expliquent bien des aspects de la Révolution.
    Comment Paris, ville cosmopolite, polie et prospère, centre européen des savoirs et de la tolérance, a-t-elle pu donner naissance, à la fin du XVIIIe siècle, à une révolution radicale ? Certes, les inégalités y étaient très fortes et la vie souvent précaire, mais Paris n'avait rien d'une société en perpétuelle ébullition et les Parisiens étaient attachés à leur ville par des liens affectifs puissants, des devoirs communautaires et des obligations morales.

    Dans ce livre sans équivalent, qui brosse avec une verve narrative exceptionnelle le portrait d'une ville en plein bouleversement, David Garrioch essaie de comprendre la singularité de la Révolution française en analysant les transformations de la vie matérielle, l'apparition d'idées et de pratiques sociales nouvelles, les évolutions démographiques et les profonds changements en matière religieuse, politique et institutionnelle. Le caractère sécularisé et égalitaire de Paris, sa grande taille et son dynamisme commercial, son étrange mélange de sujétion et d'indépendance ont donné naissance à un radicalisme politique inédit. Mais, à son tour, la Révolution a transformé la ville, ses structures politiques comme ses hiérarchies internes, ses idéologies sociales et de genre comme ses pratiques culturelles...

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le mythe de l'individu

    Miguel Benasayag

    Parution : 16 Janvier 2014 - Entrée pnb : 12 Décembre 2014

    Face à la " crise des valeurs " et à la " perte des repères ", l'individu semble être devenu le dernier rempart. C'est le mythe inquestionné de " l'individu " que Miguel Benasayag entend remettre en cause dans ce livre iconoclaste.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2004.)
    Face à la " crise des valeurs " et à la " perte des repères ", l'individu semble être devenu le dernier rempart. Création de la modernité, l'autonomie du sujet social est perçue comme le symbole même de la liberté. C'est ce mythe inquestionné que Miguel Benasayag entend remettre en cause dans ce livre iconoclaste. Pour lui, loin d'être cette instance transhistorique et transculturelle, l'individu est une forme d'organisation sociale, d'une vision du monde qui n'a rien de fatale. Et ceux qui, avec la meilleure volonté du monde, s'efforcent aujourd'hui de recréer du lien social entre les individus pour sauvegarder la vie face à la destruction capitaliste, ne font que renforcer la logique qu'ils pensent combattre : car dans le néolibéralisme avancé, l'individu est précisément le constituant du lien social régi par la loi du profit et de l'intérêt, l'atome indivisible de la massification. Pour sortir de cette double impasse, il faut, explique Miguel Benasayag, " abandonner la position du mirador " : celle de celui qui regarde le monde en situation d'extériorité, comme depuis un mirador. Position qui est aussi bien celle du réaliste tenant de la " pensée unique " - le monde est ce qu'il est, nous n'avons d'autre choix que de " faire avec " - que celle de son adversaire idéaliste - ce monde est inacceptable, changeons les mentalités et tout deviendra possible. Au fil d'un parcours philosophique aussi exigeant que passionnant, Miguel Benasayag propose ici une théorie de l'émancipation constituant un outil précieux pour tous ceux qui explorent les voies d'un renouveau de l'action politique.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2004.)

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'histoire méconnue des musées français ; une lecture claire et précise de ses principaux moments et enjeux depuis deux siècles, par l'un des meilleurs spécialistes français de la muséographie. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la seconde édition de 2008.)
    Les musées français ont été largement remodelés, voire reconstruits, depuis une génération : ils suscitent aujourd'hui un attachement unanime de la part d'un public de plus en plus nombreux. Mais cette mutation spectaculaire a souvent effacé la mémoire des lieux derrière une célébration convenue de la muséologie contemporaine.
    Saisir les musées comme ensembles matériels et, indissolublement, comme savoirs, valeurs et régimes de sens : tel est le projet de cet ouvrage. Illustrant, dans son moment fondateur, l'utilité publique de l'art et du savoir, le musée du XIXe et XXe siècles se met au service, selon les cas, des propagandes républicaines et monarchique, participant à la construction de la Nation et des identités collectives. La fin du XXe siècle voit surgir un nouveau modèle d'établissement, qui place les publics au centre de ses préoccupa-tions et contribue au développement culturel comme à la définition d'un patrimoine.
    Loin d'une image stéréotypée de l'accroissement continu des musées, dans un unanimisme réconciliateur de l'art et du savoir, l'auteur prouve combien les enjeux politiques, voire sociaux, ont toujours marqué l'histoire de ces institutions et de leurs rencontres plus ou moins réussies avec les visiteurs.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Parias urbains ; ghettos, banlieues, état

    Loïc Wacquant

    Parution : 16 Janvier 2014 - Entrée pnb : 12 Décembre 2014

    Quel est le sens des émeutes urbaines qui s'intensifient depuis quinze ans ? Une analyse engagée des logiques de ségrégation urbaine dans les démocraties occidentales. Rompant avec le biais exotisant des discours médiatique et politique, ce livre emmène le lecteur au sein du ghetto de Chicago et d'une cité déshéritée de la banlieue industrielle de Paris.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2007.)
    Rompant avec le biais exotisant des discours politique et médiatique, ce livre emmène le lecteur au sein du ghetto de Chicago et d'une cité déshéritée de la banlieue industrielle de Paris. Où l'on découvre que la marginalité urbaine n'est pas partout tissée de la même étoffe. Mêlant observations de terrain, données statistiques et rappels historiques, Loïc Wacquant montre que l'implosion du coeur noir de la métropole étasunienne s'explique par le retrait de l'économie salariale et de l'État-providence favorisé par des politiques publiques de ségrégation et d'abandon urbain. Quant à la prolifération des " quartiers à problèmes " au pourtour des villes européennes, elle n'annonce pas la formation de ghettos à l'américaine, mais traduit la décomposition des territoires ouvriers sous l'effet conjoint de la désindustrialisation, de la précarisation du travail, et du brassage ethnique de populations jusque-là cloisonnées.
    Le travail de comparaison souligne le rôle-clef de l'État dans l'articulation des inégali-tés de classe, de lieu et d'origine des deux côtés de l'Atlantique. Elle révèle aussi l'émergence d'un nouveau régime de marginalité nourri par l'instabilité du salariat, le recul de l'État social et la concentration, dans des districts mal famés, de catégories dépourvues d'un langage collectif leur permettant de se forger une identité et des revendications collectives. En éclairant d'un jour nouveau le mélange détonant entre la misère, l'opulence et la violence dans les métropoles du Premier monde, Parias urbains offre des outils précieux pour revigorer le débat public sur les inégalités sociales et la citoyenneté.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2007.)

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Sociologue et danseur, l'auteur s'est immergé dans l'univers de la danse contemporaine pendant dix ans, partageant l'activité professionnelle des danseurs et danseuses enquêtés, mais aussi tous les moments hors travail qui, souvent, prolongent une façon d'être artiste
    Alors même que la carrière des danseurs est fortement soumise à la précarité et dépendante de leur capacité corporelle, de plus en plus de jeunes se présentent sur ce marché du travail. Comment comprendre cet apparent paradoxe ? Ce livre offre un éclairage inédit du métier de danseur et du style de vie qui lui est lié, en s'intéressant en particulier aux rétributions symboliques (plaisir de la scène, jubilation d'éprouver son corps, relative absence de routine...) qui expliquent que les danseurs vivent leur profession comme une vocation, parfois façonnée dès l'enfance.
    L'auteur, sociologue et danseur, s'est immergé dans l'univers de la danse contemporaine pendant dix ans, partageant l'activité professionnelle des danseurs et danseuses enquêtés, mais aussi tous les moments hors travail qui souvent prolongent une façon d'être artiste. Les auditions, l'entraînement quotidien, le travail de création, le rapport à la scène sont ainsi analysés " de l'intérieur ". Grâce aux très nombreux témoignages recueillis et à une approche très fine des trajectoires des personnes enquêtées, cet ouvrage permet d'ouvrir la boîte noire de la " vocation ", d'en montrer les recompositions tout au long des cycles professionnels traversés, jusqu'à la sortie du métier.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • De l'essor de la généalogie au discours politique, la Mémoire a tout envahi. Ce livre, signé d'un des meilleurs historiens de la question, s'interroge sur l'empire actuel de la mémoire - ses origines, ses précédents, sa place dans des sociétés plus anciennes. Il la confronte à cet autre rapport au passé qu'est l'Histoire, fruit de la rationalité, à vocation universelle, cherchant modestement, mais obstinément, une parcelle de vérité.
    Aujourd'hui, il est partout question de commémoration, de devoir ou d'abus de mémoire. Rapport personnel, affectif au passé, la mémoire semble avoir tout envahi. Culturelle, historique, religieuse, artistique, elle peut se montrer exclusive et nuire au vivreensemble. Mais elle est aussi capable de susciter la résistance à l'oppression, de sauver une minorité, d'assurer la cohésion d'un groupe, d'une société, d'une nation. Autre rapport au passé, à vocation universelle cette fois, l'histoire se tient à distance. Fruit de la rationalité, elle cherche modestement et obstinément une parcelle de vérité.
    Tout semble donc opposer histoire et mémoires ; les conflits se sont d'ailleurs multipliés, surtout en France. Le pari de l'auteur est pourtant d'en affirmer l'indispensable alliance et d'en proposer les conditions. Les mémoires ont déjà transformé les livres d'histoire, offrant à l'événement et à la biographie une nouvelle jeunesse. Ainsi, l'histoire orale a donné à comprendre, de l'intérieur, les invisibles, restés à l'écart de l'écriture. Les mémoires obligent les historiens à questionner leur métier, leur fournissent de nouveaux objets d'étude et la possibilité de saisir une réalité jusque-là inaccessible. En contrepartie, l'histoire demeure le seul moyen d'apaiser les mémoires blessées, de permettre aux mémoires concurrentes de cohabiter. La meilleure manière de vaincre l'oubli et de se prémunir des excès mémoriels.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La fragilité

    Miguel Benasayag

    Parution : 16 Janvier 2014 - Entrée pnb : 12 Décembre 2014

    Sortir du fatalisme ambiant, construire une pensée de l'agir : telle est la voie qu'explore ce livre stimulant, qui s'interroge sur les moyens de dépasser la séparation. La fragilité, condition même de l'existence, est ce qui nous rappelle ces liens avec le tout substantiel dont nous sommes porteurs, mais aussi avec ce que notre époque oublie : la longue durée des phénomènes sociaux.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2007.)
    Nos sociétés connaissent un moment caractérisé, entre autres, par la " séparation " : nous sommes séparés de notre puissance d'agir, nous ne trouvons plus les passerelles entre nos souhaits et nos pratiques. Sortir du fatalisme ambiant, construire une pensée de l'agir : telle est la voie qu'explore ce livre stimulant. Mobilisant notamment les apports récents de la neurophysiologie de la perception, Miguel Benasayag s'efforce de construire les bases d'une pensée de la décision. Les hommes se croient libres, dit Spinoza, du fait qu'ils ignorent leurs chaînes. Mais connaître nos déterminations, c'est ce qui nous permet, en partie, de sortir de cette liberté imaginaire et impuissante, pour accéder à une position où le destin n'est plus l'ennemi de la liberté. La fragilité est ainsi la condition de l'existence : nous ne sommes pas invités à nous lier, nous sommes ontologiquement liés. La fragilité, condition même de l'existence, est ce qui nous rappelle ces liens avec le tout substantiel dont nous sommes porteurs, mais aussi avec ce que notre époque oublie, la longue durée des phénomènes sociaux. Assumer cette fragilité est le défi de tout un chacun.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2007.)

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Construit autour d'un témoignage exceptionnel, ce livre propose un regard inédit, de l'intérieur, de l'expérience des bandes, complété et mis en perspective par une enquête sociologique.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2009.)
    En juillet 1987 à Corbeil-Essonnes, cité Montconseil, quatre adolescents passent un pacte d'honneur et décident de monter leur bande : elle s'appellera les " Fight boys ". Leur chef : Lamence Madzou. Pendant cinq ans, cette bande va compter près de cent membres, pour déboucher sur la constitution d'un " gang ". Ce gang, assimilé aux Zoulous par les médias, défraye alors la chronique médiatique jusqu'à la mythique " Guerre des trois ans " qui, de 1988 à 1991, voit s'affronter les bandes du nord et celles du sud pour le contrôle du centre de Paris.
    Dans ce témoignage exceptionnel, Lamence Madzou raconte son parcours : depuis sa découverte de Paris, de la culture des rues, du mouvement hip-hop, de la violence et ses codes, jusqu'à sa reconversion dans le bizness - drogue, racket, trafic de voitures - puis la prison. Il revient sur son expulsion au Congo en 1997, et sa confrontation aux atrocités de la guerre civile.
    Ce livre propose un regard inédit, de l'intérieur, de l'expérience des bandes, complété et mis en perspective par Marie-Hélène Bacqué. Alors que la question des bandes demeure toujours d'actualité, cet ouvrage ni complaisant ni diabolisant éclaire un phénomène social qui continue d'alimenter tous les fantasmes.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2009.)
    J'étais un chef de gang a reçu le prix lycéen du livre de Sciences Economiques et Sociales 2010.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty