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  • Les bacchantes

    Euripide

    Parution : 31 Octobre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    "Plénitude de l'extase, de l'enthousiasme, de la possession, mais aussi bonheur du vin, joie de la fête, plaisir d'amour, félicité du quotidien, Dionysos peut apporter tout cela si les hommes savent l'accueillir, les cités le reconnaître, comme il peut apporter malheur et destruction si on le nie. Mais en aucun cas il ne s'en vient pour annoncer un sort meilleur dans l'au-delà", dit Jean-Pierre Vernant dans sa préface.
    "À la truelle, nous dégageons chaque vers dans sa solitude, comme une phrase autonome. L'articulation syntaxique se fait mentalement, au fil des vers, dans le cerveau de l'auditeur", dit Jean-Daniel Magnin, lui-même auteur, scénariste, homme de théâtre pour rendre compte de son travail ici.
    Alors tout chante, tout est restauré dans sa violence initiale. Et dans cette pureté de miroir d'acier c'est le monde au présent que nous lisons. Au contact du dieu, qu'aucune scène ni aucun temps n'enfermera. Cela parle de colère, de démence, de villes et de destin.
    Créée en 1991 dans une mise en scène de Philippe Adrien, publiée chez Actes Sud, cette traduction resurgit toute armée pour notre lecture. Bienvenue en 405 avant JC, dans le plus fabuleux atelier du pouvoir et de sa légitimité.
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  • La saga de Mô t.3 ; l'étang d'encre

    Michel Torres

    Parution : 9 Septembre 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015


    « Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance ! »


    Indécis, ils s'assirent d'abord sur la coque et observèrent un moment le passage continu des spectres à l'assaut des rives de l'Enfer dans la clarté diffuse qui provenait de nulle part : pas de soleil, de lune ou d'étoiles dans ces parages.



    L'Histoire ne mourant jamais, de l'étang de Thau à l'Enfer de Dante, arrivée brutale de l'oncle Henri, le dernier des pourris, la pire des raclures. À ses côtés, Mô, dilué dans le désespoir comme on se perd dans un brouillard façon Zyklon B, s'aventure à l'aveugle dans les neuf cercles fantasmagoriques peuplés de damnés nazis et de diables cornus. Comment ne pas le suivre dans cet Enfer tatoué de croix gammées quand on sait qu'il va faire la lumière sur la part d'ombre qui l'agite depuis son enfance ? Lancé dans ce cauchemar comme un chien dans un jeu de quilles, dans l'obscurité et la douleur, Mô découvre qu'il n'y a pas de limites à l'horreur.

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  • André Gide, les Faux-Monnayeurs ; relectures

    Baty-Delalande H.

    Parution : 11 Février 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Roman carrefour, roman indémodable, à la transition du symbolisme vers le moderne, expérimentation essentielle à l'aube du XXe siècle, on n'en pas fini avec Les Faux-Monnayeurs. Récit proliférant, greffe de personnages, fiction par ellipse, mises en abîme, tout ce qu'on décrypte ici vaut pour l'expérience d'écrire aujourd'hui. Sous la direction d'Hélène Baty-Delalande (Paris VII/Cerilac), huit chercheurs en explorent la poétique et les signes, enfin la figure même d'André Gide parmi nous.

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  • Journal de la crise de 2006, 2007, 2008, d'avant et d'après t.2 ; 2007

    Laurent Grisel

    Parution : 30 Novembre 2016 - Entrée pnb : 1 Décembre 2016


    « Ce qui est aigu, dans le moment que nous vivons (...), c'est la conjonction de trois crises : financière, écologique, géopolitique. »

    Entamé début 2006, dans un deuxième tome qui peut tout aussi bien être lu indépendamment du précédent, le journal de Laurent Grisel nous fait entendre le bruit sourd des faillites et des férocités qui annoncent et préparent ce que les médias nommeront « la crise de 2008 ». Très documenté, toujours limpide malgré la complexité des mécanismes qu'il décrypte, le Journal déjoue les manipulations médiatiques à l'oeuvre dans les discours politiques et économiques qui continuent d'avoir cours aujourd'hui. Banqueroutes, mais aussi élection d'un président d'extrême droite en France, découverte de l'ampleur de l'économie invisible (celle des produits dérivés et de la spéculation) et de son emprise sur l'économie visible, assassinat de Benazir Bhutto au Pakistan, luttes et désespoirs ouvriers, conséquences des dérèglements climatiques sur la vie humaine et non humaine, autant de fils qui sont suivis et noués au cours de cette année charnière. L'écriture du journal, fine, régulière, dont l'objet n'est rien de moins que la compréhension d'un monde en fusion, recèle des moments plus sereins de vie personnelle : voyage au Japon, notes prises le long de l'écriture de livres en gestation, parmi lesquels le Journal lui-même dont l'architecture commence à prendre forme. Un geste politique, sensible, littéraire et citoyen.

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  • Comment va le monde avec toi

    Laure Morali

    Parution : 11 Août 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    C'est d'abord un chant de retour.
    Une femme revient sur une île de Bretagne, dans le paysage de mer où elle a grandi. Elle habite sous un phare, et la nuit ravive les fantômes. Entre le pays et soi, désormais, un décalage, par toutes ces années d'Amérique collées sur la peau.
    Alors lancer des mots à la mer, par petits éclats, comme les messages des sémaphores. Une adresse à un aïeul, un capitaine qui est allé se perdre à l'ouest aussi, longtemps avant. Et le reflux des souvenirs, premières amours, cassures et dérives, pour s'éclairer où il y a eu partage des eaux, entre rester et s'en aller.
    "Tout ce que nous aurions pu faire si nous n'étions pas partis au loin est resté là, inachevé. Les fantômes ne sont pas des morts, ce sont des vies que nous avons laissées en suspens."
    Ce livre est disponible en papier et en numérique > http://www.publie.net/livre/comment-va-le-monde-avec-toi-laure-morali/

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  • Légendes

    Daniel Bourrion

    Parution : 14 Juillet 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015


    Dans ce décor je ne parle pas, je n'écris pas, je reste là à me garder de moi glissant de toute ma prudence dans l'aine blanche du silence en l'espoir vain que tous m'oublient, ma langue de guingois, et puis ma terre, et puis mes morts.

    La mémoire : une collection d'éclats de verre, de bris épars composés de moments, de tons, de timbres. Et l'écriture comme texture pour les lier entre eux. Dans ces récits brefs rassemblés au sein de ce recueil, il est question de remonter à l'origine des choses. De la langue qui est (ou n'est pas tout à fait) la nôtre. De ces parenthèses dans le présent où le passé prend appui pour nous saisir. Des instantanés de nos vies ou de celles qui nous ont précédés, veillant sur nous (ou le contraire). D'un livre qui fut pour nous peut-être l'étincelle menant vers tous les autres. Des scrupules qu'on peut avoir à vouloir renouer avec le passé. Auteur d'une oeuvre sensible en tumulte constant, Daniel Bourrion s'écrit et s'inscrit dans le temps. Ces éclats de verre sont ses constellations.
    Ce recueil contient les textes : Langue, Litanie, La petite fille à la robe claire, 19 francs, Trois quatre-vingts.

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  • Le Club du Suicide

    Robert Louis Stevenson

    Parution : 15 Juillet 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Des dispositifs pour se donner volontairement la mort, et briser le tabou sur le suicide, cela a toujours tenté notre société, dans ses rituels les plus secrets, et bien sûr la fiction n'est pas en reste (du fameux fauteuil de Cortazar à tout un bouquet d'histoires de Maupassant).
    Mais les amoureux du fantastique savent bien que Robert Louis Stevenson, notre cher Robert Louis Stevenson, le roi du suspense et du mystère, avec Le Maître de Ballantrae, Dr. Jekyll and Mr. Hyde, ou son Île Au Trésor.
    Lui, il investit carrément la Londres ténébreuse, celle des mystères de Jack L'Éventreur. On y marche de nuit comme dans le brouillard, mais il y a aussi des tavernes, des ponts, et cet étrange Club à l'entrée bien protégée.
    On s'y prend comment, pour vous l'offrir, votre suicide ? Il suffit d'un peu de chance et d'entraide.
    Et ça marche ? Que trop bien... Tellement bien, qu'on aimerait peut-être parfois faire demi-tour. Seulement, il semble que ce soit la seule chose interdite, au Club des Suicides... Sans doute le plus célèbre des contes, et le plus noir, que Stevenson rassemble dans ses Mille Et Une Nuits.
    Traduction de Thérèse Bentzon.

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  • Les trois yeux

    Maurice Leblanc

    Parution : 20 Juillet 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Un savant, Noël Dorgeroux crée le « rayon B », son neveu Victorien Beaugrand est l'un des premiers témoins des prodiges de ce rayon: sur un mur sont projetés des images comme cinématographiques mais... venues du passé ! Noël Dorgeroux compte devenir riche en utilisant son invention : quel plus beau spectacle que celui de l'histoire, de la vraie Histoire, restituée par un moyen scientifique difficile à comprendre? Revivre l'exécution de Miss Cavell, espionne de la Première Guerre Mondiale, assister à la bataille de Trafalgar, être témoin de la première ascension des Montgolfier à Annonay, observer la montée à l'échafaud de Louis XVI, voir un combat aérien de la Grande Guerre, ou encore suivre le chemin de croix de Jesus Christ : que de merveilles à dévoiler, quelle histoire vivante à découvrir !
    Le succès est immédiat mais bientôt Noël Dorgeroux est assassiné et c'est la lutte pour connaître son secret. Tenu en haleine, le lecteur ne la découvre, bien plus extraordinaire encore que ces « trois formes inexplicables », ces « trois cercles triangulaires », ces « formes qui diffèr[ent] toutes les unes des autres » et qui « diffèr[ent] d'elles-mêmes en l'espace d'une seconde » vus par les témoins de ces projections...
    Maurice Leblanc en quittant pour un temps l'univers lupinien nous entraîne dans le domaine de ce merveilleux scientifique théorisé par un autre Maurice, Maurice Renard: « Il n'y a de merveille que dans le mystère, dans l'inexpliqué. Tout prodige cesse d'en être un aussitôt que nous pénétrons ses causes réelles et sa véritable nature, dès qu'il passe du ressort de l'ignorance ou de celui du doute dans celui de la science. » Car derrière l'étrange se cache la science et l'écran sur lequel apparaissent les Trois Yeux est l'image même de ce merveilleux scientifique qui « brise notre habitude et nous transporte sur d'autres points de vue, hors de nous-mêmes.»
    Philippe Ethuin, extrait de la présentation.

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  • Zonzon Pépette, fille de Londres

    André Baillon

    Parution : 27 Juillet 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Quand il fait paraître "Zonzon Pépette, fille de Londres" en 1923, le belge André Baillon, entre deux tentatives de suicide, entre à l'hôpital psychiatrique de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Il a déjà plusieurs vies derrière lui, flambeur de casino, paysan en sabots, secrétaire de rédaction d'un journal médical.... Est-ce tout cela qui donne à la légèreté de Zonzon Pépette cet arrière-goût d'une danse sur un abîme ?
    Notre littérature populaire est un continent fait de ces vies qui se brûlent tout entières à l'écriture, mais ne viennent pas rejoindre les livres qu'on dit nobles. Méfions-nous : souvent, c'est seulement parce que ceux qui parlent des livres, et décrètent qu'ils sont littérature, ne connaissent pas grand-chose au monde qui soudain ici jaillit.
    Ce qui compte, c'est ce sel d'aventure, cette dérive aux visages, c'est l'ombre de la ville.
    Le contraste ici de la grande verve de Zonzon Pépette, voleuse dès la première ligne ("Salaud, je t'emmerde.") et du sombre et grand Londres. Les copains de Zonzon Pépette sont Ernest-Les-Beaux-Yeux, Fernand-le-Lutteur, Valère-le-Juste ("Depuis quinze jours, ils s'étaient flanqué pas mal de gifles et de caresses: ils s'aimaient beaucoup.")
    Quand on s'engouffre dans ce roman de langue, où c'est la verve qui fait l'histoire, appelle les visages et les couleurs, dans cette obscénité joyeuse d'un personnage qui casse les règles bourgeoises, on le sait bien, qu'il n'y a pas d'un côté la littérature populaire et de l'autre côté le monde noble des lettres : on respire trop, à chaque ligne, ce que les autres lui ont pris, de Simenon à Céline.
    "Et puis, il lui parut bien que ce salaud lui faisait de l'oeil avec la cuisse" : franchement, vous l'auriez écrite, cette phrase ?
    Vous pouvez faire confiance. Et nous, le travail : discrètement construire l'epub (création graphique Roxane Lecomte) pour que l'expérience de lecture soit à la fois la qualité due à nos exigences d'aujourd'hui, et ce petit air 1923, dans la façon d'attraper le livre... et de vous le passer pour ce soir !
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  • Cinéma

    Élie Faure

    Parution : 30 Juillet 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Élie Faure a eu un rôle décisif, constituer l'art en histoire.
    Et c'est le paradoxe : au moment où on apprend à penser le cheminement et la constitution des formes esthétiques, dans leur rapport au politique, au social, aux civilisations, naît une nouvelle forme technique qui s'affirme d'emblée à la fois comme populaire et esthétique.
    On appelle ça le 7ème art, mais n'est-ce pas qu'un succédané mécanique, lié à des appareils optiques complexes ? Et le caractère populaire, que symbolise au plus haut, dès avant la première guerre mondiale, l'image de Charlot, vient-elle en opposition à nos anciennes traditions d'art, comme le "ceci tuera cela" de Victor Hugo ?
    Le cinéma, dans son bouleversement esthétique actuel, et l'immense rôle qu'il a dans notre formation comme dans le mouvement culturel de nos sociétés, doit apprendre à se penser. Plus tard, avec des monuments comme "L'image mouvement" de Deleuze, ce sera acquis. Mais on sait l'importance par exemple des textes d'Artaud, au moment où le cinéma en relief paraissait une utopie plus accessible que la couleur, et qu'ils étaient quelques-uns à considérer la fin du "muet" comme une renonciation...
    Alors gratitude à Élie Faure, dans une langue magnifique, d'être le premier à considérer Charlie Chaplin, dès 1922, dans cette complexité et cette perspective. Dans les cinq textes qu'Élie Faure consacre au cinéma, deux en 1922, un en 1934, deux en 1937, tout se joue. Charlie Chaplin (mais aussi Zorro ou Shakespeare) traverseront sans cesse ce questionnement qui s'établit sur les plus hautes traditions de l'analyse de l'art, et le savoir musculeux des peintres.
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  • Cantique de la paranoïa

    Daniel Bourrion

    Parution : 5 Octobre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    [TEXTE COURT]
    Caméras de vidéo-surveillance partout, et tellement de choses bizarres : se méfier de qui vous offre à boire sans payer, ne pas approcher des piscines sans bord, attention à qui piste vos téléphones portables ou vous espionne via tant d'autres traces, et même vos radios et IRM, bien ranger et ne pas disséminer ses photos de famille, ne pas trop en dire à la boulangère, regarder les dates de péremption des boîtes de conserve - et même vos rêves, êtes-vous si sûr que vos rêves ne sont pas surveillés ou contaminés ?
    En une trentaine de blocs chacun au marteau-piqueur sur la société contemporaine, c'est un nouveau Daniel Bourrion qu'on découvre, plus proche des colères de Michaux, et du grand rire noir et édenté, à tous les âges, qu'est la littérature pour échapper à la mesquinerie et la bêtise de son époque, chaque époque d'ailleurs.
    Mais ici, on vous le propose sous forme d'un mode d'emploi exhaustif, et çe ne se manque pas !
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  • Instructions pour une prise d'armes

    Louis-Auguste Blanqui

    Parution : 23 Septembre 2011 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Blanqui a payé de la prison, de la déportation, de l'exil (voir L'Enfermé, sa biographie monumentale et historique par Gustave Geffroy, que nous publions simultanéement) l'échec des insurrections de 1830 et 1848.
    Vingt ans après, en 1868 - et d'autres prisons, d'autres journaux, un autre exil -, il revient par l'écriture aux barricades : comment s'organiser, comment résister, où trouver les matériaux, l'argent, comment distribuer les grades. Et que devient la ville dans l'insurrection, comment percer les murs, se nourrir, ou ne pas mourir.
    Grand texte qui a fasciné Walter Benjamin. La question des émeutes urbaines traverse toujours nos sociétés, et encore plus celle de la résistance à l'ordre établi.
    Ce texte n'avait pas été réédité depuis le livre-culte de Miguel Abensour (éd. Futur antérieur), en 1973. Le voici en version numérique.
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  • À notre humanité

    Marie Cosnay

    Parution : 4 Octobre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Les noms qu'ici on prononce sont les noms de révoltés, ou du moins qui n'ont pas hésité à l'opposition individuelle à un système qu'ils jugeaient coercitif.
    On suit Courbet à sa sortie de prison, et on regarde quelle toile il peint. On est avec Jacques Reclus, qui eut dix-sept enfants, dont Élisée et Élie Reclus,
    Mais on est aussi dans le sud-ouest français au temps de la guerre d'Espagne. Et on revient à la fin de la Commune, au mur des Fédérés.
    À sa manière, et dans la force habituelle de sa prose, Marie Cosnay investit en romancière des instants précis du temps historique. On est sur les barricades, ou cachés au Père-Lachaise. Ce microscope, qui nous redonne les êtres tout entiers, permet qu'on glisse sur des personnages interpoés, qu'on passe presque sans rupture à la fiction.
    Ce texte magnifique est d'une actualité immédiate : pourquoi ne nous révoltons-nous pas ? Que devons-nous à ceux qui, avant nous, se sont révoltés ?
    Paru en mai 2012 aux éditions Quidam, voici sa première édition numérique. Un grand texte pour dire notre présent.
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  • Dialogues des morts

    Marie Cosnay

    Parution : 4 Octobre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    L'engagement dans la langue, même dans le travail le plus contemporain, s'enracine dans ses strates profondes. Elles sont assez nombreuses pour chacun y trouve ses affinités, ses ateliers.
    Marie Cosnay, outre d'être l'écrivain qu'on connaît, traduit du grec et du latin. C'est là probablement que sa langue prend force, dans ces heures où on se confronte aux vieux rythmes, aux grands mythes.
    A preuve qu'ici, il ne s'agit pas de proposer une ou des traductions. Le texte qui s'ancre dans "Les Phéniciennes" d'Euripide a pour titre "Pour du discours manqué". Le texte qui s'ancre dans "L'Énéide" de Virgine a pour titre "Pour du discours amoureux". Et le fragment traduit du "Roi Lear" de Shakespeare a pour titre "Pour le discours des fous".
    Alors, en présentant une traduction exigeante, commentée, d'Euripide, Virgile et Shakespeare, Marie Cosnay y inclut sa propre lecture. Ce qu'elle y cherche, ce qu'elle y trouve, et comment cela s'articule ou cogne au présent. Dans Euripide, de prendre une ville et d'y imposr des lois. Dans Virgile, ce récit mère/fils, et ce qui s'y dit de la ville et des rêves. Et dans Shakespeare, l'ombre de la guerre.
    Ainsi la littérature semble un instant dévoiler, dans ce travail sur ces racines, les grandes directions et les grands rêves qui lui confèrent son excès pour le présent, nous ouvrent à notre propre écriture.
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  • Couturière

    Martine Sonnet

    Parution : 11 Octobre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    « LA COUTURIÈRE. Oui, quand j'y repense, j'en ai habillé des événements dans les vies de mes clientes ! »
    En quatre essayages, les mêmes personnages mais à des temps très précis, qui nous renvoient dans la guerre d'Algérie ou la grande secousse des années 70, puis le bord de notre présent, Martine Sonnet plonge dans l'intime : une couturière à domicile et l'une de ses clientes discutent ont ce genre de conversation de chez-le-coiffeur, où se disent le futile et l'essentiel en même temps.
    Et la beauté de ce vocabulaire des tissus et des boutons, d'un artisanat millénaire et respectueux - la langue danse à l'arrière-plan, de tout ce que nous avons perdu, mais reconnaissons.
    Quatre périodes de vie en quatre temps, avec une vue directe sur l'intérieur, la télé (Télé-Cagnotte, « 1 franc dans le monnayeur, une heure de programme »), un vocabulaire déjà enfui, mécanographe, loden, popeline, instamatic - le temps a passé si vite - des naissances, le divorce, les modifications du quotidien... Et un arrière-fond politique qui donne des résonances de fresque bien plus large.
    Et ce que ça raconte nous ressemble, c'est la beauté de la petite histoire des anonymes de venir nous chercher par le bout des détails perdus. Lisez quatre pans de vie de femmes, comme quatre petits vestiges, gracieux et graves, qu'on aurait retrouvés dans une boîte à bijoux, un carton, un grenier, ou la boîte à ouvrage d'une Couturière.
    À la fois historienne, spécialiste du XVIIIe siècle et des questions touchant au travail des femmes, Marinte Sonnet est la romancière de "Atelier 62" et de "Montparnasse monde", voir son site.
    Christine Jeanney & François Bon

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  • Comprendre Facebook

    Hubert Guillaud

    Parution : 28 Novembre 2011 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Les réseaux sociaux ont pris le pas sur l'internet. Ils sont désormais le vecteur de nos usages quotidiens du web. Qu'ils s'appellent Facebook, Twitter, LinkedIn, Google+... ils sont devenus notre porte d'entrée sur la Toile. Ils sont le passage obligé dans lequel s'insèrent nos usages du web et nos relations sociales médiées par les technologies. Ce court essai n'a pas pour but d'être un guide pédagogique pour les utiliser mais il se veut plutôt un trépan pour mieux les comprendre, pour interpréter leurs actions, leurs effets et surtout la manière dont ils redessinent l'internet en créant non seulement un nouveau rapport au réseau mais également une nouvelle façon de relier les gens. Certes, Facebook est indubitablement devenu l'emblème de cette évolution. Pourtant, il faut bien entendre qu'il ne nous sert que d'exemple. Il s'agit ici de comprendre l'action des réseaux sociaux sur nos relations à la technologie et aux autres, d'appréhender la manière dont ils tissent un écosystème et une nasse, qui capturent nos usages, qui les bornent et qui les développent au-delà de ce qu'ils paraissent. HG

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  • La désindexée

    Olivier Le Deuff

    Parution : 24 Août 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Olivier Le Deuff est chercheur en sciences de l'information, et son blog un carrefour connu, le Guide des Égarés. Les questions touchant aux moteurs de recherche, à l'identité numérique, aux nuages de ressources fluctuantes qui sont pour chacun la trace informatique, les enjeux éthiques et sociétaux, voilà son terrain de jeu.
    Mais précisément, parce que tout cela aujourd'hui évolue plus vite que dans aucun autre moment de notre civilisation, la pensée elle-même doit - littéralement - se prendre au jeu.
    L'anticipation, la science-fiction, ce ne sont pas de simples projections dans ce qu'on ne sait pas, où on imaginerait des possibles. C'est aussi aller au bord de sa propre discipline, oublier le rationnel, sauter dans l'inconnu. Et la force de la pensée, pour se construire, c'est d'avoir tout autant besoin de ces expériences que de celles issues de la raison. Pas pour rien que le pseudonyme de l'auteur, sur twitter, ce soit @neuromancien. Et lire aussi sa précédente fiction, l'invention fulgurante et inquiétante de "Print Brain Technology".
    Alors voilà : circulent parmi nous, sans que nous le sachions peut-être, des êtres pour lesquels ont été gommées toutes traces virtuelles. Pas seulement le blog ou les commentaires Facebooks, là on en aurait fini en trois pages. Non, toutes les traces. Désindexation.
    Alors, est-ce dévoiler trop de l'histoire de révéler qu'alors le temps aussi est bousculé, et le principe de réalité ? Et que, pourquoi pas, un personnage du film "Blade Runner" pourrait surgir soudain en face de nous dans une soirée ?
    Se méfier des chercheurs en sciences de l'information, quand ils ne sont pas devant leur écran de travail, mais eux aussi livrés à la nuit, à la crainte et à la peur comme nous autres. Le fantastique est toujours prêt à grincer des dents, tout près de votre épaule.

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  • Les galoches du bonheur

    Hans Christian Andersen

    Parution : 27 Février 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Il y a ces récits qu'on croise dans l'enfance comme des nuits ouvertes.
    On y revient. On a l'impression d'entrer dans un jardin ou une maison où on reconnaît tout d'avance et pourtant : elle est où, la trappe à mystère ?
    Peut-être simplement tient-elle à la ville. Andersen, le voyageur, les connaissait toutes. Alors il amplifie la nuit de Copenhague en y insérant tous les mystères de Londres ou de Paris.
    Et la magie tient en bonne partie à cet objet si humble, ces chaussures pour la pluie, qu'on laisse à l'entrée des maisons - symbole même de ce qui circule dans la ville, et l'anonymat dès que franchie la porte.
    Reste le trouble : le souhait à volonté existe de tout temps dans l'univers fantastique du conte.
    Andersen le détourne - par la ville, par les humbles qui la font.
    Et dites aussi qu'on y serait indifférent, à cette école du bonheur ?
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  • La traversée

    Jérémy Liron

    Parution : 5 Décembre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Un récit en caméra subjective. "Sans dialogue, aux contours flous", dit Jérémy Liron. Un condensé d'impressions, mais que peu à peu les haltes, les paysages structurent, et qui laisse affleurer avec d'autant plus de présence les trois personnages, l'histoire d'amour qui surgit prégnante, avec les trajets et voyages, avec les messages qu'on efface du portable, et la mémoire de tous les films qu'on a vus.
    Artiste plasticien, Jérémy Liron travaille souvent au plus près du réel urbain, via un matériau photographique repris ensuite dans des peintures à l'huile où cette notion de présence, dans la ville ordinaire, passe avant tout le reste - voir son site lironjeremy.com et son blog les pasperdus.blogspot.fr - c'est un peu de cette façon qu'il nous embarque dans ce récit, roman dense et bref où le décalage d'un prénom suffit à faire basculer tous les repères.
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  • La Bac d'abord

    Michel Brosseau

    Parution : 25 Octobre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    La Chapelle-Saint-Jean, une banlieue pavillonnaire des bords de Loire. Deux adolescents " tiennent les murs". Brigade anti-criminalité ... Contrôle d'identité ... Course poursuite ... Bastien, 17 ans, n'y survivra pas. Patrick, un petit prof quarentenaire, a assisté au drame. Malade de n'avoir su l'empêcher, il n'a désormais qu'un but : établir la cullpabilité des policiers dans la mort du jeune Bastien. C'est une bavure. Patrick est semblable à des millions d'indignés quotidiens : classe moyenne silencieuse rêvant de justice. Enquêteur maladroit, il entreprend de démasquer les enjeux de la politique locale. Mais comment éviter l'enfermement idéologique quand les médias de toutes tendances, les élus, les militants progressistes, les voisins et parents multiplient les simplifications et les amalgames. C'est un voyage au bout des illusions perdues. Et l'écriture de Michel Brosseau....

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  • L'Infini

    Isabelle Pariente-Butterlin

    Parution : 17 Décembre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    L'infini, c'est par définition ce qui n'a pas de limite, qui nous déborde. Et nous sommes forcément, dans nos vies, nos villes, dans nos trajets, nos relations, dans des bornes qui en sont l'opposé. Nous restent la parole, le rêve, le désir. Alors on se porte au lieu même de la friction, de la frontière. Et c'est là tout auprès, juste où touche la main, où le regard se porte sur la ligne de fuite, sur l'horizon. Ce texte est un peu le texte fondateur de la démarche désormais bien identifiée d'Isabelle Pariente-Butterlin, celle qu'elle développe dans son site Au bord des mondes, entre philosophie, chroniques, réflexion acharnée sur le web et la pensée, et tout simplement cette oeuvre multe-forme qui naît par l'espace même du web. Il faut un ancrage, une figure qui guide, et force sans cesse au débord, à aller plus loin. Ici ce sera celle d'Ulysse et son voyage. Un Ulysse qu'on apostrophe et tutoie. Le premier chapitre s'intitule "Trouver une oblique", il est simplement question de la lumière qu'un instant réverbère une vague. L'infini présent avant même que le texte s'ouvre...
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  • Le cahier de transmissions

    Martin Winckler

    Parution : 19 Septembre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015



    Martin Winckler s'en explique dans le préambule : dès l'adolescence, il est un lecteur passionné de science-fiction et de nouvelles. Et l'année qu'il passe aux USA juste après son bac l'ancre encore plus dans cette idée : la nouvelle, c'est l'atelier de l'écrivain.


    « Les nouvelles y sont indispensables à l'écrivain de fiction, tout comme les formes courtes pour le compositeur, et les petits formats pour le peintre. Ne pas en écrire (et ne pas en lire) n'est pas seulement une faute de goût, c'est quasiment une faute professionnelle... » nous prévient-il.


    C'est ce plaisir, y compris dans sa dimension virtuose, qu'on ressent chez Winckler nouvelliste. La même complexité, le même regard, la même force à se saisir de son prochain par le corps et l'âme, que dans ses romans - qu'on repense à l'âpre « Vacation » des débuts, ou à cette magnifique épopée du médecin généraliste qu'est « La maladie de Sachs ».


    Pour Martin Winckler, l'écriture de la nouvelle c'est se jeter dans un genre, ceux qui vous secouent ou vous attirent le plus en tant que lecteur, la science-fiction, les vieux Conan Doyle. Mais c'est une manière aussi d'ouvrir les pans secrets de la biographie : « Les recettes d'Auschwitz » sont explicitement dédiées à une tante qui y a disparu, et avec « Le cahier de transmissions » qui donne son titre au livre, on retrouve en transparence le portrait du père, le secret des livres, des premières écritures, et de la bibliothèque.


    Maintenant, y a-t-il un Winckler médecin et romancier, et un Winckler nouvelliste qui prend distance ? Les cinq récits présentés ici sont liés en profondeur à la veine la plus centrale de son engagement. L'euthanasie : alors imaginons qu'Holmes demande à Watson de lui donner la mort. L'avortement : et si on reprenait le thème du Petit Poucet, l'enfant volontairement perdu, mais dans les rudes labyrinthes urbains du présent. La médecine et la vie : résonnera longtemps, pour celui qui l'a accompli, la vie qu'on suspend au bout d'un coma, quand c'est au proche qu'on demande de « débrancher ».


    En même temps que paraît aux éditions POL, ce mois d'octobre 2012, « En souvenir d'André », l'invitation de Martin Winckler à visiter son atelier d'écrivain, médecin, raconteur.


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  • Poètes grecs du 21e siècle

    Michel Volkovitch

    Parution : 7 Mars 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    En 2000, lorsqu'André Velter a décidé d'accueillir non seulement des poètes, mais des pays entiers dans sa collection Poésie/Gallimard, il a commencé par les Grecs. L'Anthologie de la poésie grecque contemporaine 1945-2000, forte de quarante poètes, a rencontré un franc succès.
    Douze ans plus tard, la poésie grecque est toujours en pleine santé. C'est même, selon certains, l'une des plus riches du monde, et l'une des principales richesses de son pays - peu monnayable, hélas. Les grands aînés approfondissent, une nouvelle génération apparaît. J'ai publié en 2009, dans cette même collection grecque, l'anthologie Douze jeunes poètes vite remarquée par les aficionados, avec invitations aux festivals de Lodève et Sète pour quatre d'entre eux déjà.
    Cette nouvelle publication, pour l'éditeur et le traducteur, est l'occasion d'apporter un soutien moral à un pays cruellement blessé, pire encore : humilié. Soutien dérisoire sans doute, mais que pouvons-nous faire d'autre ?
    Ce volume est le premier d'une anthologie permanente, prolongement des deux précédentes, consacrée aux poèmes écrits (ou du moins publiés) après 2000. La première phase du projet court sur cinq ans : chaque année, dix poètes seront proposés - cinq déjà consacrés, cinq plus jeunes -, soit cinquante poètes à l'horizon de 2016 ; ceux qui viennent d'être publiés en français individuellement, ou qui le seront pendant cette même période, attendront un sixième volume, après quoi nous espérons continuer, tant que nous en aurons la force.
    Nous avons souhaité donner à chaque volume la plus grande variété possible. De ce point de vue, le lecteur sera servi. Il comprendra la réticence du traducteur à brosser en introduction, selon l'usage, un tableau d'ensemble, à dégager des grands courants, des écoles, des chapelles, s'agissant d'un paysage aussi éparpillé. Dans cinq ans, peut-être ? Pour l'instant, mieux vaut goûter chaque poète pour lui-même. Il sera difficile de les aimer tous, et plus difficile encore de n'en aimer aucun.
    Michel Volkovitch

    Michel Volkovitch traduit depuis trente ans la prose, la poésie et le théâtre grecs. Auteur de huit livres publiés chez Maurice Nadeau, aux éditions des Vanneaux et sur publie.net, il sévit chaque 1 er du mois sur son site : volkovitch.com . eBook design Roxane Lecomte pour Chapal&Panoz.

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  • Des robots et des hommes

    Hubert Guillaud

    Parution : 9 Avril 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015


    Nos téléphones intelligents sont-ils les compagnons robotiques que nous imaginions ? Les robots aspirateurs et les objets connectés sont-ils les descendants (ou plutôt les premiers ancêtres) de C6P0 et R2D2 ?

    Les robots qui nous accompagneront demain (et qui nous accompagnent déjà aujourd'hui) ne seront pas nécessairement tels qu'on les imagine, tant s'en faut. Le robot industriel qui depuis 1961 a colonisé les chaînes de montage (et continue de les transformer) ne fait certes pas rêver comme le robot anthropomorphe, il demeure pourtant la forme robotique la plus accomplie et la plus courante. Et les robots qui risquent d'envahir nos maisons demain risquent bien plus de leur ressembler que de ressembler à ceux du cinéma. Malgré ses cinquante ans, la recherche robotique ne cesse d'innover les formes des robots à venir : robots auto-reproducteurs, robots capables de s'auto-assembler, robots souples, objets du quotidien robotisés... La forme des robots à venir est encore loin d'être décidée.
    Ensuite, plus qu'une technologie dédiée à la productivité (le fameux « travailleur dévoué » qui va accomplir pour nous les tâches dont nous ne voulons pas), de plus en plus, le robot apparaît comme un artefact social qui s'immisce au coeur de nos relations avec les machines et qui a plus pour objet de nous aider à faire du lien social avec d'autres humains via nos machines que de nous aider à optimiser notre propre existence.
    Il est un objet technologique comme d'autres dont la vertu n'est pas tant d'optimiser le monde que de nous permettre de nous y relier.
    Hubert Guillaud

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