Editions des femmes

  • L'Usage de la parole

    Nathalie Sarraute

    Parution : 1 Décembre 2020 - Entrée pnb : 27 Janvier 2021

    Nathalie Sarraute, au cours d'une conversation, ou à un coin de rue, d'une oreille ou sur une page, attrape une phrase, un mot, une formule, convenue ou saugrenue, et les goûte, les soupèse, les laisse résonner en son for intérieur. Des derniers mots d'Anton Tchekhov aux réprimandes d'une mère à son fils, elle dissèque les usages de la parole et sonde l'infinie puissance du langage.

    « Mais qu'est-ce que c'est ? Rien de jamais encore éprouvé... c'est douloureux... délicieux... un trouble ? une excitation ? un émoi ? un désarroi ? Mais est-ce possible ? Est-ce ça ? Est-ce donc ça en moi aussi... Oui, ce ne peut être rien d'autre... c'est bien ça... s'épandant en moi partout, occupant tout... "l'amour"... c'est ainsi que ça se nomme. "L'amour" - c'est ça. » N.S.

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  • Entre la vie et la mort

    Nathalie Sarraute

    Parution : 13 Novembre 2020 - Entrée pnb : 20 Novembre 2020

    Entre la vie et la mort, explique Nathalie Sarraute, c'est l'état d'écartèlement entre deux pôles où se trouve piégé l'écrivain : entre la mort sociale de la réclusion que force l'acte d'écrire, et la recherche de l'approbation des vivants qui l'entourent, le lisent et le jugent. « Entre la vie et la mort » est l'histoire de tout auteur, de son cheminement d'enfant gribouilleur qu'on ne prend au sérieux jusqu'aux lauriers de la reconnaissance qui le font vivre au-delà de son existence terrestre.

    « Une tête passe par la porte entrouverte : Alors, ça avance, ou bien on rêvasse, on perd son temps... On est heureux au moins ? - Oui Madame, je suis heureux. - Ah, tant mieux, sinon... Vous savez qu'on doit se sentir heureux. Tous les vrais écrivains ont éprouvé ce sentiment. Quand on ne l'éprouve pas, je suis obligée de vous en avertir, c'est mauvais signe. » N. S.

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  • La Vie parfaite

    Catherine Millot

    Parution : 26 Octobre 2020 - Entrée pnb : 22 Octobre 2020

    Trois femmes exceptionnelles, Jeanne Guyon, Simone Weil et Etty Hillesum, trois vies marquées par l'expérience mystique. Chacune emprunte le long chemin du délaissement de soi, du dénuement, du renoncement à toute forme de satisfaction, pour parvenir à une parfaite « indifférence », une disposition à ne pas faire de différence, apprendre à tout accueillir avec la même générosité désintéressée, au-delà du bien et du mal.

    « Ce sont de belles âmes, si l'âme veut dire le courage à supporter l'intolérable de son monde. C'est à leur manière d'y faire tête que les amis se reconnaissent, disait Lacan. Ainsi les ai-je toutes trois choisies : ce sont des âmies. Avec chacune je me suis embarquée comme pour une traversée, me laissant transporter sans savoir vers quel port ou quel naufrage. J'ai connu avec elles de grands bonheurs, mais aussi d'amères déceptions et des chagrins sans consolation. [...] Guyon, Weil, Hillesum, nous serviront-elles de guides vers le pays respirable, le pays du réel dont elles eurent la passion ? » C. M.
    (« La Vie parfaite », Gallimard, 2006)

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  • Le Violon de Rothschild, suivi de La Princesse

    Anton Tchekhov

    Parution : 20 Octobre 2020 - Entrée pnb : 17 Octobre 2020

    Iakov, fabricant de cercueils et violoniste occasionnel, éprouve une réelle aversion pour le jeune flûtiste juif Rothschild. Marfa, sa femme, évoque les rares instants de bonheur auprès de leur petite fille morte des années auparavant, dont il a oublié jusqu'à l'existence... Seul, il songe à sa vie, gâchée, et tout lui apparaît n'avoir été que perte. Quant à la princesse Véra Gavrilovna, elle a coutume de prendre sa retraite estivale dans un monastère, pour y « soigner son âme ». Entourée de tous les égards dus à son rang, elle croit éveiller tendresse et admiration grâce à la générosité dont elle se targue.

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  • Les Petits Chevaux de Tarquinia

    Marguerite Duras

    Parution : 16 Octobre 2020 - Entrée pnb : 14 Octobre 2020

    « Dans un petit village d'Italie, situé au pied d'une montagne au bord de la mer, dans la chaleur écrasante du plein été, deux couples passent des vacances comme chaque été : Gina et Ludi, Jacques, Sara et l'enfant. D'autres amis sont là, dont Diana. Ils se baignent, se parlent, s'ennuient...
    Dans la montagne, au-dessus du village, un jeune homme a sauté sur une mine. Ses parents là-haut, veillent.
    « Qu'est-ce qui manque à tous ces amis ? demande Diana.
    - Peut-être l'inconnu, dit Sara. » Marguerite Duras (Les Petits Chevaux de Tarquinia, I, Gallimard, 1953)

    La lecture par Catherine Deneuve du chapitre I des « Petits Chevaux de Tarquinia », accompagnée du chant méditerranéen des cigales, nous plonge avec délice dans l'oeuvre romanesque de Marguerite Duras.

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  • La Musica Deuxième

    Marguerite Duras

    Parution : 12 Octobre 2020 - Entrée pnb : 10 Octobre 2020

    « Ce sont des gens qui divorcent, qui ont habité Évreux au début de leur mariage, qui s'y retrouvent le jour où leur divorce est prononcé. Tous les deux dans cet hôtel de France pendant une nuit d'été, sans un baiser, je les ferais parler des heures et des heures. Pour rien d'autre que pour parler. Dans la première partie de la nuit, leur ton est celui de la comédie, de la dispute. Dans la deuxième partie de la nuit, non, ils sont revenus à cet état intégral de l'amour désespéré, voix brisées du deuxième acte, défaites par la fatigue, ils sont toujours dans cette jeunesse du premier amour, effrayés. » M. D.

    « Une autre fois je t'ai vue.
    C'était dans la maison.
    Dans ta chambre.
    La nuit.
    Tu étais nue.
    Fardée et nue.
    Tu te regardais dans une glace. Très près.
    Tu pleurais. » M.D.

    (La Musica Deuxième, Gallimard, 1985)

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  • Journal du voleur

    Jean Genet

    Parution : 9 Octobre 2020 - Entrée pnb : 8 Octobre 2020

    Jean Genet évoque son itinéraire qui fit d'un enfant de l'Assistance publique injustement soupçonné d'un vol et placé dans une maison de correction celui qui, dans sa souffrance, choisit d'être ce dont on l'accuse : « Je me reconnaissais le lâche, le traître, le voleur, le pédé qu'on voyait en moi. » « Journal du voleur » est l'évocation d'un destin délibérément choisi « dans le sens de la nuit » pour exploiter « l'envers de la beauté » par l'écriture et son flamboiement. C'est grâce à l'éclat de cette parole que Jean Genet élabore un monde cohérent, le sien, reposant sur la constante inversion des valeurs et centré sur la mort.

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  • Avec mon meilleur souvenir

    Françoise Sagan

    Parution : 30 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    « Qui n'a pas cru sa vie inutile sans celle de l'"autre"... qui n'a pas senti son corps tout entier se mettre en garde, la main droite allant flatter le changement de vitesse, la main gauche refermée sur le volant et les jambes allongées... qui n'a pas ressenti ce mélange de refus et de provocation, n'a jamais aimé la vitesse, n'a jamais aimé la vie - ou alors, peut-être, n'a jamais aimé personne. » F.S.

    Comme dans une conversation familière et intime, Françoise Sagan nous dresse en mosaïque les portraits des grand·e·s de son époque qu'elle a eu la chance de côtoyer : Billie Holiday, Orson Welles, Rudolf Noureev, Jean-Paul Sartre... Pulsions, émotions, passions, admirations composent la musique pudique et singulière de ses souvenirs. Dix ans après avoir enregistré « Avec mon meilleur souvenir », le plus personnel et le plus accompli de ses livres, Françoise Sagan raconte dans « Derrière l'épaule » (Plon, 1998) cette expérience inédite : « Le studio donnait sur une cour, style Utrillo, où un enfant et un chat se succédaient. Contrairement aux prédictions pessimistes de l'ingénieur du son, je me débrouillai fort bien, ne bégayai pas et inscrivis ma voix sur un disque, comme une professionnelle, pendant trois jours... C'était l'été, je crois, et j'ai gardé un souvenir paresseux et réussi de ces trois jours. »

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  • Le Funambule, suivi de L'Enfant criminel

    Jean Genet

    Parution : 28 Septembre 2020 - Entrée pnb : 24 Septembre 2020

    En 1955, Jean Genet rencontre Abdallah Bentaga, un jeune acrobate, avec lequel il vit sa plus belle et dramatique histoire d'amour. Il lui dédie « Le Funambule », un long poème amoureux, mais aussi une réflexion sur les voies de la création : variations sur une dramaturgie du cirque, du théâtre et de la danse. Dans « L'Enfant criminel », dont l'édition originale de 1949 fut censurée, l'auteur raconte son passage après ses premiers larcins dans des maisons de correction de l'assistance publique et dévoile « le mystère de ces bagnes pour enfants ».

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  • Lettres à sa fille

    Madame de Sévigné

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    Lorsque sa fille, Mme de Grignan, la quitte pour rejoindre son mari en Provence, la marquise de Sévigné déploie soudain toute l'étendue de ses talents littéraires dans les lettres qu'elle lui envoie pour soulager sa peine que lui cause cette séparation. Par son oeuvre tissée dans la matière de son existence et de celle qu'elle aime le plus au monde, l'épistolière interroge ici la définition même de la littérature, et son rapport à la vie. Elle fait enfin entrer la relation mère-fille, occultée dans un monde d'hommes, dans les belles lettres françaises.

    "Mais, mon Dieu, où ne vous ai-je point vue ici ? et de quelle façon toutes ces pensées me traversent-elles le coeur ? Il n'y a point d'endroit, point de lieu, ni dans la maison, ni dans l'église, ni dans le pays, ni dans le jardin, où je ne vous aie vue. Il n'y en a point qui ne me fasse souvenir de quelque chose de quelque manière que ce soit. Et de quelque façon que ce soit aussi, cela me perce le coeur."
    M.d.S.

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  • Lettres à un jeune poète

    Rainer Maria Rilke

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    Fin 1902, un jeune homme de 20 ans et aspirant poète envoie ses vers à son aîné Rainer Maria Rilke et sollicite son jugement : ses poèmes sont-ils assez bons pour qu'il prétende être poète ? Le monstre sacré n'a que 27 ans et a la rare humilité de prendre de son temps pour lui répondre. Avec déjà la plume d'un vieux sage, il lui dispense ses conseils, qui dépassent les considérations de forme, et lui propose d'examiner en lui sa vocation. Au lieu de professeur en prosodie, il se fait guide spirituel.

    « Vous me demandez si vos vers sont bons... Votre regard est tourné vers le dehors ; c'est cela qu'il ne faut plus faire. Personne ne peut vous apporter conseil ou aide, personne. Il n'est qu'un seul chemin. Entrez en vous-même, cherchez le besoin qui vous fait écrire : examinez s'il pousse ses racines au plus profond de votre coeur. Confessez-vous à vous-même : mourriez-vous s'il vous était défendu d'écrire ? » R.M.R.

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  • La Peur

    Stefan Zweig

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    Une femme bourgeoise, Irène, trompe par ennui et curiosité son époux, un des plus éminents avocats de la ville. Peu à peu, l'angoisse d'être surprise se referme sur elle comme une eau qui monte. Un jour, une femme rustre l'accuse d'adultère à la sortie de chez le jeune pianiste, son amant. Dès lors, Irène vit dans une panique aiguë, constante, qu'elle s'efforce de masquer.

    « Lorsque Irène, sortant de l'appartement de son amant, descendit l'escalier, de nouveau une peur subite et irraisonnée s'empara d'elle. Une toupie noire tournoya devant ses yeux, ses genoux s'ankylosèrent et elle fut obligée de vite se cramponner à la rampe pour ne pas tomber brusquement la tête en avant... Quand elle s'en retournait chez elle, un nouveau frisson mystérieux la parcourait auquel se mêlaient confusément le remords de sa faute et la folle crainte que dans la rue n'importe qui pût lire sur son visage d'où elle venait et répondre à son trouble par un sourire insolent. » S.Z.

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  • Circonfession

    Jacques Derrida

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    Jacques Derrida couche ce texte sur le papier de janvier 1989 à avril 1990, alors que sa mère se meurt. Il a alors 59 ans. 59 bandes d'écriture composent ce tissu verbal, chacune constituée d'une seule phrase, pour une année de vie. « Circonfession » - hybridation de « confession » et « circoncision » - est nourri d'éléments biographiques. Mais la confession est à la fois possible et impossible, dit l'auteur, qui ne sait pas qui parle, qui prie dans ce texte, ni ce qui se dit en secret.

    « Peut-on nommer son propre sang ? Et décrire la première blessure, ce moment où, paraissant au jour, le sang se refuse encore à la vie ? À supposer qu'on se rappelle sa circoncision, pourquoi cet acte de mémoire serait-il une confession ? L'aveu de quoi, au juste ? Et de qui ? À qui ?
    Rôdant autour de ces questions, essayant, comme au clavier, une voix juste au-dedans de moi, je tente de dire de longues [...] phrases, et de les murmurer au plus près de l'autre qui pourtant les aspire, soupire, expire, les dicte même. Cette diction est aussi une dictée. Plusieurs voix résonnent en une, dès lors, elles se croisent, elles se disputent même une parole finalement torsadée. » J. D.

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  • Histoire de la psychanalyse en France

    Élisabeth Roudinesco

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    Élisabeth Roudinesco fait revivre, en une fresque remarquable, les doctrines, les hommes et les femmes qui ont incarné en France cette révolution de la pensée qu'est la psychanalyse. De façon accessible, elle met en perspective les théories, les mouvements et les débats qui ne cessent d'animer le mouvement psychanalytique depuis 1885. « Les années Freud » racontent l'histoire de l'introduction de la psychanalyse en France et, en contrepoint, l'aventure des grand·e·s pionniers et pionnières français·e·s. « Les années Lacan » relatent l'évolution de la psychanalyse à partir de 1925, et l'émergence de la deuxième implantation du freudisme dans ce pays autour de la personnalité de Jacques Lacan.

    « Jamais l'Histoire n'est impartiale ; mais elle est partielle et engagée, tramée comme le récit ou la fiction de monologues, de commentaires et de flashbacks. L'historien est à la fois un narrateur fou, capable d'affirmer avec Michelet que chaque siècle est plus inventif que le précédent, et un savant, prompt à entériner le principe de Claude Bernard selon lequel dans les sciences on est obligé de passer par l'erreur avant d'arriver à la vérité. » É.R.

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  • Textes pour un poème, Poèmes pour un texte

    Andrée Chedid

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    Ces pages, lues à deux voix, sont issues de deux recueils, « Textes pour un poème » (1949-1970) et « Poèmes pour un texte » (1970-1991), creuset de quarante années de la poésie d'Andrée Chedid. Accompagnées des notes légères de fifre, tambour, mandoline et flûte de Pan, les voix entrelacées du comédien et de la poétesse donnent souffle, corps et rythme à ces poèmes lumineux et remplis d'espérance.

    « Chaque poème achevé devrait apparaître comme un caillou dans la forêt insondable de la vie ; comme un anneau dans la chaîne qui nous relie à tous les vivants.
    Le Je de la poésie est à tous
    Le Moi de la poésie est plusieurs
    Le Tu de la poésie est au pluriel. » A.C.

    Textes pour un poème, Flammarion, 1987.
    Poèmes pour un texte (1970-1991), Flammarion, 1991.

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  • La Princesse de Clèves

    Madame de La Fayette

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    La jeune héritière mademoiselle de Chartres consent à épouser le prince de Clèves à l'âge de 16 ans. Mais son mari se rend compte que la jeune fille ne l'aime ni ne le désire vraiment et s'en désespère. Quand paraît le duc de Nemours, elle s'en émeut et éprouve enfin ces sentiments et transports que cherche en vain à lui inspirer son époux. L'attirance est réciproque, Nemours cherche à assouvir sa passion, mais la princesse de Clèves lui échappe : en elle, les premiers émois amoureux bataillent avec son éducation et le serment de fidélité qu'elle a juré devant Dieu, sans avoir conscience de ce à quoi elle s'engageait.

    « La plupart des mères s'imaginent qu'il suffit de ne parler jamais de galanterie devant les jeunes personnes pour les en éloigner. Madame de Chartres avait une opinion opposée ; elle faisait souvent à sa fille des peintures de l'amour ; elle lui montrait ce qu'il a d'agréable pour la persuader plus aisément sur ce qu'elle lui en apprenait de dangereux. » M. d. L. F.

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  • Je me souviens

    Georges Perec

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    « Ces "Je me souviens" ne sont pas exactement des souvenirs, et surtout pas des souvenirs personnels, mais des petits morceaux de quotidien, de choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées ; elles ne valaient pas la peine d'être mémorisées, elles ne méritaient pas de faire partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d'État, des alpinistes et des monstres sacrés. Il arrive pourtant qu'elles reviennent, quelques années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou parce qu'on les a cherchées, un soir, entre amis : c'était une chose qu'on avait apprise à l'école, un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait, [...] un geste, ou quelque chose d'encore plus mince, d'inessentiel, de tout à fait banal, miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable petite nostalgie. » G.P.

    Recueil de minuscules souvenirs réunis entre 1973 et 1977, qui s'échelonnent entre la 10e et la 25e année de l'auteur (1946-1961), « Je me souviens » fait revivre l'air du temps de l'après-guerre et des années 50.

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  • Alice au pays des merveilles

    Lewis Carroll

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    La petite Alice s'ennuie à côté de sa grande soeur, qui s'occupe à lire un livre probablement soporifique, puisque sans images et sans dialogues. Alors, quand un lapin blanc à gilet lui passe sous le nez, consulte sa montre de gousset et s'exclame qu'il est en retard, Alice n'en revient pas. Elle s'engouffre à sa suite dans le terrier obscur sous la haie ! Commence son périple dans l'univers onirique d'un Chapelier fou qui prend le thé, du chat du Cheshire au sourire surréaliste et d'une Reine de Coeur sans coeur...

    « Elle sentit qu'elle s'endormait pour de bon et elle venait de commencer à rêver qu'elle marchait avec Dinah, la main dans la patte, en lui demandant très sérieusement "Allons, Dinah, dis-moi la vérité : as-tu jamais mangé une chauve-souris ?" quand brusquement, bing ! bing !... elle atterrit sur un tas de feuilles mortes et sa chute prit fin. » L.C.

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  • À la recherche du temps perdu

    Marcel Proust

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    « Du côté de chez Swann » et « Le Temps retrouvé », début et fin d'« À la recherche du temps perdu », sont deux arches, à la construction parallèle, sur lesquelles s'appuie le grand oeuvre de Proust. Ces deux textes définissent ce qu'est « La Recherche », l'histoire d'une vocation, le salut par l'écriture.
    Dans le premier, c'est l'enfance restituée : Combray, les rêves, le territoire que le narrateur partage avec sa mère et sa grand-mère, les lieux de la fascination (le théâtre, les voyages, les visages de jeunes filles, l'or des noms...).
    Dans le dernier, le temps a passé : il a rendu les êtres méconnaissables, détruisant tout à l'exception de l'art, union de la sensation et du souvenir. Le narrateur va enfin se mettre à écrire.

    « En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même. L'ouvrage de l'écrivain n'est qu'une espèce d'instrument optique qu'il offre au lecteur afin de lui permettre de discerner ce que, sans ce livre, il n'eût peut-être pas vu en soi-même. » M.P.

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  • De la voix

    Antoinette Fouque

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 27 Janvier 2021

    « Restituer le corps vocal, le corps chantant du texte,
    c'est redonner du corps au texte, du corps vivant, parlant,
    c'est rendre du texte au corps,
    c'est mettre en echo » A. F.

    Avec cet enregistrement, les éditions des femmes retournent aux sources en publiant un « livre parlant » de référence : « De la voix ». Ce recueil de textes d'Antoinette Fouque sur les thèmes qu'elle a toute sa vie mis en travail théorique et pratique, oral et écrit, lecture et écriture, corps et texte... est l'occasion d'une nouvelle rencontre de voix. On y entend l'autrice-éditrice, enregistrée lors d'émissions et d'entretiens, ainsi que des lectures par des actrices amies : Fanny Ardant, Ariane Ascaride et Lio.

    Ce titre est dans la sélection du Grand Prix du livre audio 2020 de La Plume de Paon.

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  • La Jeune Fille et l'Enfant

    Marguerite Duras

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 28 Août 2020

    Pendant l'été 1980, Marguerite Duras écrit des chroniques hebdomadaires sur « l'actualité parallèle » pour le journal Libération. Elle décide de les publier en livre. Depuis son appartement des Roches Noires, au-dessus de la plage de Trouville, elle décrit des anecdotes choisies, typiques de la vie balnéaire. Un jour, elle voit au loin un enfant marchant aux côtés d'une monitrice de colonie de vacances. « La Jeune Fille et l'enfant » est l'histoire d'amour fou qui la saisira à cette vue, un amour impossible, « peut-être la plus belle histoire d'amour que j'aie écrite », dira-t-elle.

    « À lire à haute voix un texte, on apprend ceci : c'est que la personne qui a écrit le texte n'est pas la même que celle qui le lit. Le texte écrit est là, dans sa proposition immuable, depuis des siècles. Il est rangé dans le livre comme une archive. C'est la voix qui le porte toujours et toujours ailleurs. » M.D.

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  • J'ai cherché...

    ,

    lu par Charles Juliet; Valérie Dréville Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    « Quels mots trouver qui dénoueraient tes tensions te videraient de ton angoisse apaiseraient ce qui te ronge.
    Quels mots trouver qui te clarifieraient te révéleraient à toi-même transformeraient ton regard. » C.J.


    Les souvenirs « de l'enfance à l'âge adulte » deviennent des micro-récits autobiographiques scandés, martelés par une voix qui souligne certains des mots les plus importants. Souvenirs trouvant leur source dans la mort portée en soi : deuil éternel de la mère génitrice jamais connue, mots ressassés, harcelants, épuisants. Souvenirs de lecture qui devient le sujet même des textes. Souvenirs lumineux enfin, pour la période plus récente de la vie de l'auteur qui disent son enthousiasme dans le cadre de rencontres. S'ils sont encore pour certains frappés de noirceur, ils ne concernent plus l'intériorité de l'auteur mais le chaos du monde dans lequel il vit aujourd'hui. L'écriture fait naître et laisser parler les morts aussi bien que les « exilés des mots ». À l'écoute des deux voix, on comprend que la conquête des mots fut aussi conquête de soi et de son destin. (d'après Nelly Carnet, « Revue Autre sud » n° 46, sept. 2009)

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  • Sélection parmi le recueil de nouvelles « La Maison de Claudine » paru en 1922, le CD ouvre sur « Ma mère et les bêtes » lu par Colette elle-même en 1947. Sa voix aux couleurs de sa terre et ses voluptueux r roulés ensoleillent les oreilles. Puis la chaleureuse Anny Duperey prend sa suite avec panache pour nous lire comme autant de contes « La Petite », « La Noce », « Où sont les enfants ? », « Maternité », « Le Rire » et « La Noisette creuse ».

    « Que tout était féerique et simple, parmi cette faune de la maison natale... Vous ne pensiez pas qu'un chat mangeât des fraises? Mais je sais bien, pour l'avoir vu tant de fois, que ce Satan noir, Babou, interminable et sinueux comme une anguille, choisissait en gourmet, dans le potager de Mme Pomié, les plus mûres des "caprons blancs" et des "belles-de-juin". C'est le même qui respirait, poétique, absorbé, des violettes épanouies. » C.

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  • Un Coeur Simple

    Gustave Flaubert

    Parution : 7 Septembre 2020 - Entrée pnb : 6 Juin 2019

    « L'histoire d'"Un coeur simple" est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne dévote mais mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet : quand le perroquet est mort, elle le fait empailler, et, mourant à son tour, elle confond le perroquet avec le Saint-Esprit. Ce n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même. » G.F.

    C'est ainsi que Flaubert présente lui-même Félicité, l'héroïne d'« Un coeur simple », l'un des récits qui composent les « Trois contes », qui furent, en 1877, la dernière oeuvre publiée du vivant de l'écrivain.

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