Publie.net

  • L''île des esclaves

    Pierre de Marivaux

    Parution : 27 Novembre 2010 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Cette collection de classiques, depuis le début, c'est ma bibliothèque numérique personnelle, constituée au fil des années. Mon cabinet de curiosités, les textes auxquels je suis le plus attaché.Nous proposons simultanément deux textes majeurs de Marivaux, mais beaucoup, beaucoup trop méconnus. Pourquoi, parce que révolutionnaires avant l'heure, instables, malsains ?Parce que, dans ces deux pièces brûlots, écrites et jouées à 20 ans d'intervalle, en 1725 et 1744, Marivaux, le roi du travestissement, des fausses apparences, le funambule des jeux de dialogue, prend pour thème l'ordre social lui-même, et la domination d'un homme sur un autre homme.Pour chaque texte, une idée de départ renversante : dès leur naissance, deux garçons et deux filles ont été élevés dans des murs, sans aucun contact avec l'humanité. Le Prince vient assister au lâcher des fauves : on les met en présence, on les confronte à un miroir - ce qui fonde notre humanité part-il d'un principe naturel ? Et s'ils réinventent nos perversions, cela les justifie-t-elle ? Voilà pour La Dispute, dont Koltès a fait l'exergue à son Solitude dans les Champs de Coton. Ou bien, voici des naufragés dans une île où les maîtres deviennent esclaves, et les esclaves, maîtres. C'est une république, mais on ne peut s'enfuir. Comment chacun va-t-il se glisser dans la peau du rôle contraire à ce que le destin lui avait assigné ? Voilà pour L'Île aux esclaves.Marchandises dangereuses, manipulation de l'être humain : mais on est sur la scène de théâtre, c'est Arlequin, à la fois naïf et rusé, avec le grain de méchanceté qu'il faut. Trop osé pour Louis XV : par un ultime artifice rhétorique, qu'il affectionne, Marivaux fera bien rentrer tout son dispositif dans l'ordre, avant de ranger.Il me semblait important de proposer ensemble ces deux singularités majeures, ces prouesses de la langue, mais ces deux laboratoires à cru de la nature humaine. Un prodige - on est quelques-uns à le savoir, on le met en partage.Chacun des textes, à titre exceptionnel dans publie.net, est accompagné d'une présentation d'une dizaine de pages.FB

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  • Les bacchantes

    Euripide

    Parution : 31 Octobre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    "Plénitude de l'extase, de l'enthousiasme, de la possession, mais aussi bonheur du vin, joie de la fête, plaisir d'amour, félicité du quotidien, Dionysos peut apporter tout cela si les hommes savent l'accueillir, les cités le reconnaître, comme il peut apporter malheur et destruction si on le nie. Mais en aucun cas il ne s'en vient pour annoncer un sort meilleur dans l'au-delà", dit Jean-Pierre Vernant dans sa préface.
    "À la truelle, nous dégageons chaque vers dans sa solitude, comme une phrase autonome. L'articulation syntaxique se fait mentalement, au fil des vers, dans le cerveau de l'auditeur", dit Jean-Daniel Magnin, lui-même auteur, scénariste, homme de théâtre pour rendre compte de son travail ici.
    Alors tout chante, tout est restauré dans sa violence initiale. Et dans cette pureté de miroir d'acier c'est le monde au présent que nous lisons. Au contact du dieu, qu'aucune scène ni aucun temps n'enfermera. Cela parle de colère, de démence, de villes et de destin.
    Créée en 1991 dans une mise en scène de Philippe Adrien, publiée chez Actes Sud, cette traduction resurgit toute armée pour notre lecture. Bienvenue en 405 avant JC, dans le plus fabuleux atelier du pouvoir et de sa légitimité.
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  • Le juif errant est arrivé

    Albert Londres

    Parution : 31 Octobre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    La réputation d'Albert Londres (1884-1932) est indiscutable.Celui qui a laissé son nom à un des plus grands prix internationaux de journalisme était reconnu pour ses travaux d'investigation fouillés. Au travers de l'écriture, Albert Londres observe et transmet, avec minutie. Au-delà de ces seules interrogations sur un monde en mutation, c'est un devoir.Utilisant l'Histoire pour en expliquer l'actualité, l'homme, alors au sommet de sa gloire, décide d'entreprendre l'une de ses plus grandes enquêtes. Nous sommes en 1929, et c'est un sujet qu'il connaît mal : les juifs.S'ensuit un périple à travers une Europe troublée. Voyage qui commence à Londres, se poursuit à Paris en passant par les ghettos de Pologne et de Transylvanie, avant de le conduire en Palestine.Étonnamment, Albert Londres ne se rendra pas en Amérique, bien qu'il en parle à de nombreuses reprises.Dix-huit ans avant la création de l'État hébreu, son optimisme sur le sort des communautés juives de Palestine se traduit par vingt-sept articles initialement publiés en 1929 dans « Le petit Parisien » et qui donneront matière à ce livre essentiel.Tout au long de son enquête, Albert Londres relate ces extrêmes dont il est le témoin. En découvrant Tel-Aviv, il débarque à une période cruciale, où ce contraste le saisit. Loin de la misère des ghettos d'Europe centrale, la ville est ensoleillée. Les siècles d'oppression ne sont plus. Il y découvre des Juifs se comportant tels des citoyens d'un pays nouveau, dans une ville moderne et propre.Mais le trouble demeure. Le gouvernement de Sa Majesté britannique a trop promis, préparant une collision qui surviendra bien vite. La Palestine aux Arabes et aux Juifs ne sera pas telle que tous la rêvaient et l'espéraient.Par cette enquête exceptionnelle, Albert Londres n'hésite pas à avancer sur ces jugements, quitte à se tromper.Tout au long de sa lecture, chacun demeure libre de se forger sa propre opinion, et c'est là l'une des grandes forces de celui qui fut un formidable journaliste, fondateur du grand reportage.Ce livre est une part de notre histoire commune.Il nous appartient d'en saisir l'essence et l'importance de ne pas oublier.Dans une Europe face à ses démons, la préface de Michèle Kahn nous rappelle Oh ! que vous nous manquez, M. Londres !GC

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  • Le Tiers Livre

    Francois Rabelais

    Parution : 11 Juillet 2009 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Dans Pantagruel et Gargantua, les enfances, études, farces et guerres des deux géants, le fils et le père, et dans le Quart Livre cette navigation d'île en île vers le pôle, au pays où gèleront les paroles.Si le Tiers livre est si mal connu, c'est qu'il est seulement affaire de parole.On dirait un coup de bistouri : Rabelais est prêt à raconter l'embarquement des navigateurs, et dans le dernier chapitre ils s'embarquent effectivement. Mais, comme s'il n'avait rien prévu lui-même, au dernier moment tout le monde descend. Même, alors qu'on est censé être en utopie, de l'autre côté du monde, voilà qu'on se retrouve en vieille Touraine : le fou sera celui de la cour du roi, le juge viendra de Mirebeau, la sorcière on la prend dans ces landes qui seront encore de mauvaise réputation au XIXe siècle, à Panzoult près Chinon. On la lui a assez reprochée, à Rabelais, cette apparence incohérence narrative.Mais l'utopie, dont on vient, ne suppose-t-elle pas qu'on puisse faire confiance aux paroles qui la disent, ou la promettent ?On a aussi voulu rabattre le Tiers Livre a son point de départ rhétorique : Me doibs-je marier, ou non ? demande Panurge, à quoi invariablement Pantagruel répond : soyez asceuré de vostre vouloir.... La docte « querelle des femmes » qui avait agité le XVIe siècle s'était close près de 30 ans plus tôt : ce n'est pas le thème ni l'enjeu du Tiers Livre.Alors un premier niveau de farce, récurrente, soit. Mais c'est à un déploiement complet de toutes les strates de la parole qu'on va assister, et selon son locuteur. La parole des livres, celles des horoscopes. La langue du rêve, et celle des poètes. Le muet, la sorcière. Et chaque fois on renforce la mise : le médecin et le théologien, évidemment. Mais on ajoute le philosophe (stupéfiant Trouillogan). Et, ultime « incohérence » du Tiers Livre, on décide, à l'exact milieu du livre, de s'en remettre au fou, on ne parlera plus que de folie, mais comme ledit fou on va le chercher à la cour du roi (tiens donc), il n'arrivera comme par hasard que pour clore le livre...Alors choisissez : rien de facile, mais rien qui récompense autant. Livre à la fois le plus secret (suivez les occurrences du nombre 78...) et celui qui embarque le plus loin dans la naissance même de la fiction.On a reproduit ici l'exacte version initiale de l'imprimeur Michel Fezandat, Paris, en 1552, celle qui fait autorité, révisée par Rabelais lui-même, après la première édition de 1546.

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  • Ma mère est lamentable

    Julien Boutonnier

    Parution : 15 Mai 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Note : plusieurs versions disponibles. L'une avec audio intégré, l'autre sans audio (interopérable, lisible sur tous supports), avec morceaux audio à télécharger directement.-Ce poème est le récit fragmenté d'une perte. Des photos viennent donner apparemment un semblant de réalité à un parcours intérieur marqué par la douleur. Et le cri. Quand j'ai lu le manuscrit de Julien Boutonnier, c'est ce qu'immédiatement j'ai senti. Mais, le relisant, voici les quelques remarques qu'il a suscitées en moi.1. Le cri désigne la perte de la mère. L'absence subie comme un fléau (peste au crabe) se combat dans les mots contre les motsmorts qui coupent le souffle. Boutonnier trouve sa voix dans les lettres manquantes qu'il faut vocaliser autrement pour pouvoir dire le nom imprononçable.2. En ce sens, il n'est pas question d'histoire individuelle seulement, vous l'aurez compris. Il s'agit de tenter de saisir l'espace à vif de la mort à l'oeuvre en nous, en nous tous.3. Et les photos ne sont là que pour nous montrer que la réalité de ce qui se lit et se donne à entendre ne peut se voir, sauf dans le défaut de ce que toute image exhibe, dans ce qu'elle dé-montre.4. Il faut pour donner corps à tout cela une construction rigoureuse, exigeante. Julien Boutonnier y parvient avec un sens des rythmes et un feeling à toute épreuve.5. C'est donc un livre remarquable, bouleversant.Maintenant, précipitez-vous, ayez la curiosité aiguisée, à vos liseuses !François RannouNote : il faut saluer le travail remarquable de Jean-Yves Fick dans la mise au point du manuscrit et sa relecture.

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  • Corps, voix, gestes et silhouettes

    Christophe Atabekian

    Parution : 28 Novembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    « On se demande où est ce corps ? Pourquoi pose-t-il problème ? N'est pas synchrone. La voix fait mythe de l'absence du corps d'où elle s'origine pourtant. Dont elle témoigne, témoignant d'une absence. »Christophe Atabekian est né en 1970, il a réalisé des films de court, moyen et long-métrage. Musicien, auteur de pièces radiophoniques, d'installations vidéo et multimédia et de scénarios pour le cinéma et la télévision.-« Mes Collections »Sous la direction d'Emmanuel Tugny, cette collection de la maison d'édition LUE de l'ESÄ regroupe l'ensemble des textes critiques, conférences et articles produits au sein de l'activité pédagogique et des événements (séminaires, colloques, rencontres) de l'école ayant trait à la notion de « collection » au sens le plus large.Elle se trouve de fait initiée par la publication des textes de conférences données au FRAC Nord-Pas-de-Calais, depuis janvier 2014 par des enseignants de l'ESÄ. Ces conférences sont prononcées en ouverture des « cafés-philos » de l'ESÄ au FRAC NPdC, justement intitulés « Mes Collections », du fait de la question qu'ils travaillent par approches multiples.

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  • La saga de Mô t.3 ; l'étang d'encre

    Michel Torres

    Parution : 9 Septembre 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015


    « Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance ! »


    Indécis, ils s'assirent d'abord sur la coque et observèrent un moment le passage continu des spectres à l'assaut des rives de l'Enfer dans la clarté diffuse qui provenait de nulle part : pas de soleil, de lune ou d'étoiles dans ces parages.



    L'Histoire ne mourant jamais, de l'étang de Thau à l'Enfer de Dante, arrivée brutale de l'oncle Henri, le dernier des pourris, la pire des raclures. À ses côtés, Mô, dilué dans le désespoir comme on se perd dans un brouillard façon Zyklon B, s'aventure à l'aveugle dans les neuf cercles fantasmagoriques peuplés de damnés nazis et de diables cornus. Comment ne pas le suivre dans cet Enfer tatoué de croix gammées quand on sait qu'il va faire la lumière sur la part d'ombre qui l'agite depuis son enfance ? Lancé dans ce cauchemar comme un chien dans un jeu de quilles, dans l'obscurité et la douleur, Mô découvre qu'il n'y a pas de limites à l'horreur.

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  • Caravaggio, le dernier jour

    Bona Mangangu

    Parution : 13 Novembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Écrire, donner du sens, dire sa vie et la raconter, pour savoir, soi, ce qu'on a vécu, pour comprendre le sens de son passage dans le monde coloré et mouvementé, impétueux aussi, pour saisir en soi et dans les autres l'humanité, pour écouter le son qu'elle rend quand elle est parvenue aussi loin qu'il est possible dans l'existence. Seul le récit qu'on en fait permettra de reculer d'un pas, et de comprendre, et de transmettre sa compréhension. Caravaggio est parvenu à ce qu'il est convenu d'appeler le soir de sa vie ; ce soir déploie ses ombres et ses clairs-obscurs, ses derniers éclats de lumière aussi dans le texte. Il s'est placé dans un étrange lieu d'où parler, d'où s'adresser aux hommes, lui qui bientôt ne sera plus de ce monde. Il n'est pas tout à fait dans un autre monde, il est sur le seuil de ce monde. Tel, quand on est sur le départ, on se retourne une dernière fois et on ajoute quelques phrases encore. Il nous dit ce qu'il lui est essentiel de livrer sur son art, sur le lien intime entre lui et le monde, par quoi la singularité d'un artiste est universelle. Car en elle, humanité et création s'entrelacent et tissent un lien profond avec le monde complexe dans lequel nous sommes tous. Son regard est déjà fixé au loin mais il discerne encore des détails qui rendent toute la scène intensément vivante. Bona Mangangu tient cette note tout au long du livre, dans un monologue essentiel et d'un seul souffle. Comme chanté.Isabelle Pariente-Butterlin

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  • Soleil gasoil

    Sebastien Menard

    Parution : 28 Octobre 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Les images qu'induit la route, quand on arpente les plaines de l'Est ou que l'on roule en taxi vers Damas dont on ne sait encore que le nom. Les sensations, surtout : la poussière à la traîne des bus, le son des caoutchoucs sur l'asphalte, l'odeur du diesel brûlé.Il y a les bribes de réel saisies à la volée pendant les virées au Maghreb, en Europe de l'Est, au Proche-Orient. Et il y a les cris de violence proférée quand on a dû rentrer bosser et que cette vie nous meure.L'immense force de ce texte, c'est d'arriver à faire lever toute cette matière éparse, à ras le sol, normalement ignorée, et à lui donner forme et éclat. Du gasoil, faire soleil. Soleil gasoil.Le premier livre de Sébastien Ménard, qui écrit en continu sur diafragm.net. Un livre-repère pour une génération et le renouvellement du road book.Mahigan LepageDisponible en papier >http://www.publie.net/livre/soleil-gasoil-sebastien-menard/

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  • C'est

    Michel Brosseau

    Parution : 24 Septembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    L'écriture de la série s'est effectuée après lecture du C'était, de Joachim Séné, paru initialement pendant un an sur le blog d'écriture collaborative Le convoi des glossolales, puis repris sous forme d'ouvrage papier aux éditions publie.net. Reprise de la même contrainte formelle, une série d'observations démarrant par une même formule, et concernant le travail, publiées au fil des semaines sur mon site, sans périodicité définie. Le chantier s'est poursuivi pendant presque deux années scolaires, alimenté de réflexions désordonnées et d'images qui se proposaient sur le quotidien du métier d'enseignant. La transcription d'une expérience, d'un vécu au travail.- Michel Brosseau

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  • Bernard-Marie Koltès, Généalogies

    Christophe Bident

    Parution : 15 Mars 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Visage rimbaldien, destin romantique, culture sur les marges, écriture de l'affrontement : tout a prêté, en un temps "fin de siècle" de réaction, de démenti et de disparition, à cette édification soudaine d'un mythe dont un homme et une oeuvre, surtout, éprouvent d'infinies difficultés à se démettre. Brutalement, sous les diverses formes de l'indexation au répertoire, de l'héritage, du recyclage, l'oeuvre fut récupérée au nom édulcoré de sa révolte même. Curieusement, alors qu'il est ainsi adulé par le public théâtral, les comédiens et les metteurs en scène, les étudiants, les jeunes, en France et encore davantage à l'étranger, l'auteur reste plutôt ignoré du milieu proprement littéraire.L'étonnante étanchéité contemporaine de la pensée et de la scène n'explique pas tout. De ce clivage entre le mythe et l'ignorance, il importe de finir rapidement. Contrer la rareté du livre critique et l'abondance spectaculaire des revues (leur côté parade), désenclaver l'oeuvre de Koltès d'une analyse presque exclusivement dramaturgique (ou d'une approche outrancièrement testimoniale), en élargir le champ référentiel, en faire valoir la tension poétique et la portée philosophique, permettre ainsi une ouverture de la lecture, toujours propice à la diversification des créations scéniques, telle est donc l'ambition avouée de cet essai.CB

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  • Avant que la ville brûle

    Cosmas Politis

    Parution : 24 Février 2016 - Entrée pnb : 5 Janvier 2016

    Smyrne, grande ville d'Asie Mineure, cosmopolite et enchanteresse, disparue en 1922 dans un gigantesque incendie, revit tout entière dans ce roman atypique, à la fois traditionnel et moderniste, devenu un classique en Grèce. Cosmas Polìtis y déroule ses histoires avec une virtuosité de conteur oriental, entremêlant lyrisme, ironie et merveilleux, accumulant les trouvailles dont voici la plus belle sans doute : tout au long du roman, le nom de la Ville n'est jamais prononcé - alors que lieux et personnages sont minutieusement nommés. Comme si ce nom était trop présent pour qu'il soit besoin de le dire ; comme s'il était trop douloureux, ou trop sacré. Qu'on la remarque ou non, cette absence du nom installe peu à peu un vide étrange sous les mots, contribuant à l'envoûtement lent que le livre peu à peu suscite.Ce qu'en a dit la presse grecqueC.P. a toujours su décrire en virtuose l'âme enfantine.
    (...) Dans ce roman il donne vie à tout un monde magique.
    - Alèxandros Kotzias, 1964Même lorsqu'il représente la réalité la plus crue, C.P. n'oublie pas le rêve, et son lyrisme ne le quitte jamais.
    - Vàssos Varìkas, 1964Avant que la ville brûle, c'est la chronique devenant roman, la mémoire et la nostalgie prenant la forme d'une fiction admirable. C.P. ressuscite littéralement la ville disparue.
    (...) Ses personnages sont tous criants de vie. (...) Sa narration est imprégnée tout du long d'émotion et de tendresse.
    (...) Le charme, le pouvoir séducteur de sa prose atteint ici son sommet.
    - Apòstolos Sahìnis, 1964Je ne crois pas qu'il existe d'oeuvre plus remarquable dans toute la prose néo-hellénique.
    - Yòrgos Valètas, 1973

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  • Dedans Dehors

    Arnaud Rykner

    Parution : 2 Octobre 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Une pièce tendue dans la parole : des personnages (des voix plutôt, des corps pris dans le drame de la langue) disent en leur solitude un mot après l'autre le théâtre d'un franchissement. Passer du dedans au dehors nomme ce geste d'écrire et de parler, désigne le théâtre comme ce mouvement même, radical et physique. Passage de seuil : du silence au vacarme, de l'intériorité vers le monde posé de l'autre côté de la scène ou de la page, du passé à l'imminence de sa déchirure à venir, de la haine à l'amour comme il est impossible de le dire, de l'homme à la femme, et de l'enfant au cadavre, du corps de l'acteur à l'acteur de sa voix. Et en tout, un théâtre qui travaille à l'os du langage : briser les convenances pour en arracher la présence et nous la donner.

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  • Journal de la crise de 2006, 2007, 2008, d'avant et d'après t.2 ; 2007

    Laurent Grisel

    Parution : 30 Novembre 2016 - Entrée pnb : 1 Décembre 2016


    « Ce qui est aigu, dans le moment que nous vivons (...), c'est la conjonction de trois crises : financière, écologique, géopolitique. »

    Entamé début 2006, dans un deuxième tome qui peut tout aussi bien être lu indépendamment du précédent, le journal de Laurent Grisel nous fait entendre le bruit sourd des faillites et des férocités qui annoncent et préparent ce que les médias nommeront « la crise de 2008 ». Très documenté, toujours limpide malgré la complexité des mécanismes qu'il décrypte, le Journal déjoue les manipulations médiatiques à l'oeuvre dans les discours politiques et économiques qui continuent d'avoir cours aujourd'hui. Banqueroutes, mais aussi élection d'un président d'extrême droite en France, découverte de l'ampleur de l'économie invisible (celle des produits dérivés et de la spéculation) et de son emprise sur l'économie visible, assassinat de Benazir Bhutto au Pakistan, luttes et désespoirs ouvriers, conséquences des dérèglements climatiques sur la vie humaine et non humaine, autant de fils qui sont suivis et noués au cours de cette année charnière. L'écriture du journal, fine, régulière, dont l'objet n'est rien de moins que la compréhension d'un monde en fusion, recèle des moments plus sereins de vie personnelle : voyage au Japon, notes prises le long de l'écriture de livres en gestation, parmi lesquels le Journal lui-même dont l'architecture commence à prendre forme. Un geste politique, sensible, littéraire et citoyen.

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  • La partie

    Jean-Pierre Suaudeau

    Parution : 30 Juin 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Le ballon rond en littérature... peut-être que la meilleure manière de regarder un match c'est encore de le lire !Qu'est-ce qui traverse l'esprit d'un joueur de football quand il est sur le terrain ou dans les vestiaires ? Quand il loupe, quand il réussit, quand il a froid, quand il court, quand il se bat ? C'est ce que Jean-Pierre Suaudeau explore en six parties : approche, échauffement, première mi-temps, mi-temps, deuxième mi-temps, fin de partie, le tout pour une lecture d'1h30 environ, soit la durée d'un match (vous voyez comme il a bien pensé les choses). Une équipe de football comme un régiment qui part en guerre, dans le froid et dans la boue : c'est bien plus que taper dans un ballon, et les combattants qui attendent chaque semaine le nouveau coup de sifflet de l'arbitre, ne le font finalement peut-être pas pour la victoire mais pour la bataille...

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  • MacGuffin

    Anne-Sophie Barreau

    Parution : 25 Novembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Le principe du MacGuffin, élément moteur qui fait avancer une histoire en entraînant les personnages dans ses péripéties, presque toujours un objet, généralement mystérieux, date des débuts du cinéma, mais l'expression est le plus souvent associée au cinéaste Alfred Hitchcock. Dans le livre d'Anne­-Sophie Barreau, cet objet est un téléphone, son iPhone perdu à San Francisco, le jour de son anniversaire, lors d'un voyage effectué avec son compagnon en Californie.Qu'est­-ce que l'on perd au juste quand on égare son téléphone portable ? Des images, des souvenirs, des contacts ? Les souvenirs refont surface peu à peu dans le désordre du surgissement des images, le labyrinthe qu'elles décrivent en nous, en même temps que certaines disparaissent à jamais. L'auteur se rappelle des photographies qu'elle n'a pas prises. Le livre s'apparente alors à une enquête en forme de quête, permettant à l'auteur de sauver certaines images de son voyage faisant apparaître en creux des souvenirs plus lointains, enfouis, comme révélés par les images perdues, disparues, ravies, et d'assembler ainsi, dans ce périple à travers l'Amérique et de son parcours personnel, ce qui est au fond le propre de toute histoire, un tissu rapiécé, un pêle-mêle.Odradek est un nom inventé par Kafka dans sa nouvelle inachevée « Le souci du père de famille ». Objet de toutes les interprétations et les détournements imaginaires possibles, il est à la fois une poupée et un prodige tombé du ciel, une mécanique de l'horreur et une étoile, une figure du disparate et un microcosme ; en somme, le modèle réduit de toutes les ambiguïtés d'échelle de l'imaginaire. Ce livre d'Anne­-Sophie Barreau est une fiction sur le pouvoir de l'image, l'imaginaire des voyages, la versatilité de notre mémoire à l'ère du numérique et la capacité de l'art à nous permettre de retenir le temps. Comme l'Odradek, MacGuffin est la forme que prennent les choses oubliées.MacGuffin existe aussi sur le web...

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  • André Gide, les Faux-Monnayeurs ; relectures

    Baty-Delalande H.

    Parution : 11 Février 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Roman carrefour, roman indémodable, à la transition du symbolisme vers le moderne, expérimentation essentielle à l'aube du XXe siècle, on n'en pas fini avec Les Faux-Monnayeurs. Récit proliférant, greffe de personnages, fiction par ellipse, mises en abîme, tout ce qu'on décrypte ici vaut pour l'expérience d'écrire aujourd'hui. Sous la direction d'Hélène Baty-Delalande (Paris VII/Cerilac), huit chercheurs en explorent la poétique et les signes, enfin la figure même d'André Gide parmi nous.

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  • Trente-six nulles de salon

    Daniel Cabanis

    Parution : 10 Octobre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Après Bouvard et Pécuchet et les diablogueurs de Dubillard, il manquait Mario et Mario, les rois du match ex aequo : trente-six dialogues calibrés pour se terminer en « nulles de salon », comme on dit aux échecs lorsqu'aucun adversaire ne veut prendre le pas sur l'autre.- Dis-moi Mariode quoi parlions-nous déjàSi toutefois nous parlions- Non pour une fois on se taisaitTu ne parlais pasc'était très agréable- Tu insinues quelque chose làje le senstu sous-entends que je dérange- Pas du toutSi tu veux parler parleEn quoi veux-tu que ça me dérange- Ça t'oblige à sortir de ta léthargiede tes pensées de ton quant-à-toi quoi- Mais non Mario je ne sors de rien du touten général je ne t'écoute pas(Illustration de couverture : Stéphane Trapier)

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  • Journal de la crise de 2006, 2007, 2008, d'avant et d'après

    Laurent Grisel

    Parution : 7 Mai 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    « Le 22 juillet, un groupe de 20 inconnus a ouvert le feu avec des armes de gros calibre contre les installations de Radio Universidad. La radio universitaire, gérée par le mouvement, est devenue un formidable instrument d'information et de mobilisation sociale. Le même jour, plusieurs inconnus ont jeté des cocktails Molotov contre la maison de Enrique Rueda Pacheco, secrétaire général [du syndicat des instituteurs en grève]. Quelques jours plus tard, des cocktails Molotov ont été lancés contre le domicile de Alejandro Cruz, dirigeant des Organisations indiennes pour les droits humains (Organizaciones Indias por los Derechos Humanos). »Tout a commencé par une grève des instituteurs pour des augmentations de salaire.Avec ce premier tome d'un journal tenu au jour le jour depuis le 5 janvier 2006, Laurent Grisel explore ces années noires de crise planétaire. Se confrontant aux sources les plus diverses, presse internationale, agences financières, fils d'information des associations de solidarité, blogues, publications de chercheurs indépendants, il trie et décrypte le flot continu des nouvelles désorientantes.Politiques d'extrême droite non dissimulées, crimes de guerre, licenciements massifs et manipulations financières, brouillages sémantiques, c'est par un subtil entrelacement des causes et conséquences qu'il explore et éclaire peu à peu le changement de civilisation en cours, dans toutes ses dimensions. Ses analyses combattent mot à mot la propagande qui assourdit, qui martèle ces discours pourtant usés. À ses côtés, on envisage les ressorts des affrontements en cours, des attaques contre notre existence même, et l'affirmation de nos vies en est d'autant plus forte.Un ouvrage d'une clarté remarquable. Un livre d'écrivain, assurément.

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  • Local Héros

    Benoit Vincent

    Parution : 6 Avril 2016 - Entrée pnb : 16 Février 2016

    MK (Mark Knopfler), guitare héros venu de la terrificque mer du Nord, est un Perceval rock. Sa table ronde à lui s'appelle la dèche : Dire Straits est son nom. Comme son aïeul avant lui, il a aperçu le Graal et n'a rien su en faire, (non) geste qui le condamne à l'entre-deux. Il échoue à la fois à rester anonyme et se méprend sur ce qu'il doit faire de ce nom. Il échoue à nous émouvoir complètement et ne parvient pas à nous irriter tout à fait. Restent aujourd'hui les vestiges de qui aurait pu, aurait dû devenir l'un des grands rendez-vous des années quatre-vingt et qui n'a été qu'un long malentendu. De succès en succès, c'est l'histoire d'une trajectoire qui oscille entre l'oubli et la gloire, entre le vide et le plein, entre le ratage artisanal et la grâce professionnelle (ou l'inverse). Une aventure littéraire et musicale écrite en creux dont le rock est la langue

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  • La Chute de la maison Usher

    Edgar Allan Poe

    Parution : 3 Juillet 2010 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Comment expliquer qu'une oeuvre restreinte comme celle de Poe puisse nous être à nous tous océan ?Parce que, via la réinvention Baudelaire, elle se saisit de nos rêves via l'inconscient de notre propre langue, et cette épiphanie de mystères qui de toute façon d'avance nous cernent ? La soeur, le portrait sur le mur, l'eau devant la maison, la nuit et la ruine, puis la morte enfin qui revient. Et les livres, les instruments de musique, l'enferment où est Roderick Usher : immense poésie de la langue seule, mais Lovecraft ne serait pas d'accord - il y a trop pris lui aussi.Et bien sûr, dans la suite restreinte de l'oeuvre Edgar Poe, des noyaux plus volcaniques. Des densités de nuit, des fulgurances. Roderick Usher surgit blême en avant de l'oeuvre et nous appelle.Il y a Metzengerstein, Le Scarabée d'or et d'autres: mais La chute de la maison Usher est probablement le centre le plus absolu de la grammaire Edgar Poe.Faites comme tout le monde, apprenez par coeur la première page, et le mot fuligineuse. Ou relisez-la, trois fois.D'aller au bout, à vous de savoir si vous prenez le risque: on garde longtemps sur soi le trouble. Cela s'appelle littérature. C'est beau comme un jazz. Tant pis.FB

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  • Comment va le monde avec toi

    Laure Morali

    Parution : 11 Août 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    C'est d'abord un chant de retour.
    Une femme revient sur une île de Bretagne, dans le paysage de mer où elle a grandi. Elle habite sous un phare, et la nuit ravive les fantômes. Entre le pays et soi, désormais, un décalage, par toutes ces années d'Amérique collées sur la peau.
    Alors lancer des mots à la mer, par petits éclats, comme les messages des sémaphores. Une adresse à un aïeul, un capitaine qui est allé se perdre à l'ouest aussi, longtemps avant. Et le reflux des souvenirs, premières amours, cassures et dérives, pour s'éclairer où il y a eu partage des eaux, entre rester et s'en aller.
    "Tout ce que nous aurions pu faire si nous n'étions pas partis au loin est resté là, inachevé. Les fantômes ne sont pas des morts, ce sont des vies que nous avons laissées en suspens."
    Ce livre est disponible en papier et en numérique > http://www.publie.net/livre/comment-va-le-monde-avec-toi-laure-morali/

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  • Jusqu'à ce que...

    J Y

    Parution : 8 Avril 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    [Note : deux versions sont disponibles. L'une est interopérable et lisible sur tous les appareils, l'autre est enrichie de morceaux audio, lecture du livre faite par l'auteur.]C'est un voyage : non dans l'espace, mais dans le temps et la mémoire d'un homme. Lui parlera, immobile, pour dire sa traversée d'hier, d'aujourd'hui, de demain. Il parlera jusqu'à l'essoufflement. Quand il cesse de parler, une femme est là comme en chaque moment de sa vie, pour dire ce moment, ou nommer ce qui a lieu. La femme en bleu, la femme en blanc, la femme en noir. Dans ce ballet des voix et des corps, cet homme seul au milieu de sa vie traversée par trois femmes, se donne à entendre le prix de cette traversée, dans le souffle d'une voix qui tente d'aller jusqu'au bout de lui, jusqu'à ce que...C'est le premier texte de théâtre de JY. Préface de Claude Régy.Directeur de collection et préparation éditoriale : Arnaud Maïsetti-L'auteurConfondu à la maternité avec un autre, JY. a grandi dans un « foyer » d'adoption auprès d'un père qui fit son coming out au moment de son adolescence et d'une mère qui opta pour des missions humanitaires à la même période. Heureux, livré à lui-même, il découvre la bibliothèque familiale : les ouvrages sur la chasse, les Tout l'Univers du bricolage, les dix leçons de la pêche à la petite cuillère, les recettes exotiques éditées par les fabricants de robots ménagers et La Pertinence de Sperber et Wilson. La double étagère ne suffisant plus, et le goût de la lecture développé, il fréquente alors les points Relay. Les têtes de gondoles l'ouvrent à une représentation du monde et, dans la foulée, il s'inscrit en linguistique. Il décroche un doctorat et sans faire de manière devient professeur à l'université, en études théâtrales.À 51 ans, il casse sa pipe. C'est là qu'il commence à fulminer contre lui-même et contre les autres. JY. reprend tout à zéro et découvre qu'il a un jumeau. Après Alcméon ou la solitude de la Raison qu'il offre à son ami Robert Misrahi, il écrit Jusqu'à ce que. Pièce qu'il adresse à Claude Régy qu'il connaît depuis plus de vingt ans. JY. choisit ses lecteurs à la différence des éditeurs. Il écrit aujourd'hui sous un pseudo. À sa mort, il souhaite être enterré à côté de D. Slakta et il aimerait l'épitaphe suivante « Il y a des incompatibilités ».

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  • Cabane d'hiver

    Fred Griot

    Parution : 20 Septembre 2017 - Entrée pnb : 15 Septembre 2017

    un mois, sous yourte...écrire, méditer, marcher, casser mon bois pour le poêle, quelques gestes simples...les buis, les larges collines bombées, les grandes herbes, dolines, avens, les colonnes de roches ruineuses comme des chapelles romanes de cailloux secs, les pierres claires concassées des sentes, les pins sous la neige, les hommes...pour l'instant, j'écoute.

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