Grasset

  • Les douces Nouv.

    Les douces

    Judith Da Costa Rosa

    Parution : 12 Mai 2021 - Entrée pnb : 14 Avril 2021

      Ils étaient quatre, trois filles et un garçon  : Dolorès, Zineb, Bianca et Hannibal. Quatre meilleurs amis devenus comme frère et soeurs, ayant grandi ensemble, connu les joies de l'enfance et les tourments des premiers sentiments, se jurant de ne jamais se séparer. La vie s'ouvrait à eux  ; le lycée terminé, ils quitteraient leur village du Sud, découvriraient Paris. Mais le soir du bal de fin d'année, Hannibal disparaît et laisse celles qu'il appelait mes douces, seules et interdites.  
      Huit ans plus tard, son corps est retrouvé, enterré dans la propriété d'Auguste Meyer, sculpteur célèbre de la région et professeur de poterie des quatre enfants qui, jusqu'à sa mort, a nourri pour Dolorès, sa beauté, une étrange fascination. L'Officier Casez est chargé d'enquêter, il convoque les trois jeunes femmes  ; l'une est devenue célèbre sur les réseaux sociaux, l'autre étudiante, la dernière travaille dans un cinéma. Elles ne se parlent plus mais continuent de recevoir d'énigmatiques emails signés Hannibal. L'une le croit vivant, les autres pas.
      A mesure qu'il essaie de percer le mystère de leur amitié, Léo Casez bute sur les interrogations  : quel pacte les liait  ? Qui était vraiment Auguste Meyer et pourquoi la mère de Dolorès le protégeait-elle ? En rouvrant les archives du passé, il force les secrets et nous entraîne dans les souvenirs de cet été brûlant, les joies et les tourments de quatre adolescents devenus si tôt adultes.
      Un premier roman haletant, envoûtant comme un tour de magie.

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  • Vice Nouv.

    Vice

    Laurent Chalumeau

    Parution : 12 Mai 2021 - Entrée pnb : 14 Avril 2021

      Une femme libre, ça ne paraît pas grand-chose. Mais pour certains, c'est déjà trop. Comme un vice à corriger.
      C'est ce que va découvrir Esperanza Running-Wolf, 45 ans, directrice de musée vivant sur la côte Ouest des Etats-Unis, femme indépendante, fraîchement séparée du père de sa fille, lequel s'apprête à devenir procureur général de son Etat. Quand le roman s'ouvre, elle profite de sa liberté retrouvée, sort et couche avec qui elle veut, notamment ce chanteur aux airs de bad boy dont le physique compense le manque de subtilité. Elle vient aussi de rencontrer Nick, un photographe avec qui elle entretient une relation épistolaire et numérique a priori sans ambiguïtés (il est marié et vit à l'autre bout du pays) mais pas moins intense. Seulement les choses vont s'emballer et celle qui pensait tout contrôler va se retrouver en danger  : le flirt virtuel devient une histoire d'amour impossible et Nick une obsession pénible ; le bad boy tombe amoureux et se fait menaçant. Et si ce type sympa qui la courtise était finalement le meilleur choix ? L'un d'eux finira par vouloir la faire payer. Mais lequel  ? Et pourquoi déjà ?
      Comme toujours, Laurent Chalumeau vise juste et tape fort en s'emparant d'un sujet brûlant dans notre société, la place de la femme, sa liberté, pour l'incarner dans un roman mené tambour battant. On y retrouve ce qui fait son succès  : un récit à plusieurs fils, une intrigue tendue nette, une langue jubilatoire, des personnages tranchants, du rythme, et une bonne dose de country music, B.O unique de ce roman explosif, tout à la fois thriller psychologique, polar féministe, comédie romantique réaliste et vice ô combien jouissif.

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  • Maritimes Nouv.

    Maritimes

    Sylvie Tanette

    Parution : 12 Mai 2021 - Entrée pnb : 14 Avril 2021

    Une île perdue en Méditerranée. Des collines, des oliveraies et, au fond d'une crique rocheuse, un village paisible avec son port minuscule. Depuis toujours, sa poignée d'habitants se tient à distance du continent... Ils racontent que de mystérieuses créatures marines veillent sur eux.
    Assis sur un banc face à la mer, un vieillard se souvient. C'était l'époque de la dictature. Un jour, un jeune inconnu à l'allure de dieu grec, Benjamin, avait débarqué sur l'île.  Il était en fuite, tous s'en doutaient mais nul, jamais, ne lui a demandé de comptes. Benjamin s'est installé dans une maison en ruine, sur un promontoire isolé où bientôt le rejoint Michaëla, fille de l'île et de la mer. Mais la haine qui ravage un continent peut frapper un bout de terre qui se croit à l'abri du monde.
    Une puissante histoire de résistance et d'indocilité qui est aussi un appel à l'attention envers la nature et à la force de la fraternité. L'évocation poétique et solaire d'une mythologie méditerranéenne éternelle et celle d'une mémoire chargée de chagrin. On n'oubliera pas la vision de Michaëla et Benjamin, de leur amour éperdu, fracassé par l'horreur de la dictature. 

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  • Democraties en declin - reflexions sur la tentation autoritaire Nouv.

    Democraties en declin - reflexions sur la tentation autoritaire

    Anne Applebaum

    Parution : 12 Mai 2021 - Entrée pnb : 16 Avril 2021

    L'historienne américaine Anne Applebaum n'est pas la seule à faire le constat alarmant que nos démocraties sont en danger. Mais son expérience - les années qu'elle a passées en Pologne après avoir travaillé à Londres - donne à son regard une acuité que peu d'observateurs possèdent. Son livre nous propose un voyage en Pologne, en Hongrie, au Royaume-Uni puis aux Etats-Unis qui nous conduit de l'intérieur de la droite modérée vers cette nouvelle droite flirtant avec l'illibéralisme et la tentation autoritaire. Son analyse est précise et s'appuie sur une connaissance approfondie des politiques mises en place par Droit et Justice en Pologne ou par le gouvernement Orban en Hongrie, en décrivant notamment les purges dans les administrations, institutions culturelles et médias. Applebaum examine  ensuite les raisons qui ont poussé des hommes comme Boris Johnson à soutenir l'idée du Brexit et comment le mensonge assumé est devenu une arme politique d'une efficacité redoutable. L'hypocrisie, le cynisme, la soif de pouvoir d'une droite prête à tout prend des formes légèrement différentes dans ces pays, mais la tentation de gouverner de manière autoritaire est la même partout, et le trumpisme en fut l'illustration la plus spectaculaire pour Anne Applebaum. Son livre est un cri d'alarme à la fois rigoureusement argumenté et infiniment personnel.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat 

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  • Sur la route des hommes sans nom Nouv.

    Sur la route des hommes sans nom

    Bernard-Henri Lévy

    Parution : 5 Mai 2021 - Entrée pnb : 16 Avril 2021

    Au début de l'année dernière, janvier 2020, Paris-Match, associé à d'autres grands journaux étrangers, a commandé à Bernard-Henri Lévy une série de 8 reportages dans la tradition de Joseph Kessel, Graham Greene, Ernest Hemingway ou Romain Gary.
    Ce livre rassemble ces reportages qui conduisent le lecteur dans le Nigeria de Boko-Haram, aux Kurdistan d'Irak et de Syrie, sur la ligne de front où s'affrontent Russes et Ukrainiens, dans la Somalie livrée à l'illégalisme et aux bandes islamistes, au coeur du Bangladesh martyr, dans les camps de la misère de Lesbos, dans l'Afghanistan en train de retomber sous la coupe des Talibans et, encore, en Libye.  
    Mais le livre s'ouvre sur un autre texte, de longueur équivalente, intitulé « Ce que je crois » et où il explique ce qui conduit un philosophe à aller, au bout du monde, témoigner pour des guerres oubliées  ou ignorées ; ce qui, des rêves internationalistes de ses aînés, lui semble encore valable et digne d'être prolongé  ; et comment le goût de l'aventure, dans la tradition - pêle-mêle - de Cendrars, Byron à Missolonghi ou, bien sûr, Malraux, l'anime depuis sa jeunesse.
    Qu'est-ce que le genre humain  ? Son unité est-elle menacée  par la montée des souverainismes et des égoïsmes ? Qu'en est-il de l'idéal de fraternité  ? Pourquoi aller si loin pour illustrer cet idéal quand il y a de la misère au coin de votre rue  ? La guerre est-elle aimable  ? Pourquoi Don Quichotte est-il ridicule  ? Que dit Achille  ? Hector  ? Qu'est-ce que la grandeur  ? L'héroïsme  ? Et pourquoi prend-on, quand on est un écrivain nanti, le risque de mort  ? Telles sont quelques-unes des autres questions que pose ce nouvel essai.

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  • Les morts ne nous aiment plus Nouv.

    Les morts ne nous aiment plus

    Philippe Grimbert

    Parution : 5 Mai 2021 - Entrée pnb : 3 Avril 2021

     
    Paul, psychologue et écrivain, donne régulièrement des conférences au sujet du deuil dont il s'est fait une spécialité, jusqu'à ce que la mort se manifeste à lui sous la forme d'un arrêt cardiaque. Rien de grave  : une pile viendra suppléer à l'organe déficient, mais ce bref séjour au royaume des ombres ne lui épargne pas le vrai drame, celui qui guette en réalité sa femme Irène  :
    «  Est-il écrit que nous devons tous mourir d'une blessure d'enfance dont nous n'avons pas su guérir et qui, sans cesse prête à se réveiller, dort d'un sommeil de chat au plus profond de nos souvenirs  »  ?
    Tentée plusieurs fois par l'abîme, Irène, après avoir par son amour ramené Paul à la vie, se tue en voiture sur le lieu même qu'avaient choisi ses parents pour précipiter leur véhicule contre un parapet.
    Paul s'enfonce alors dans un deuil pathologique dont rien ne semble pouvoir le soigner. Rien, vraiment  ? Un an après la disparition d'Irène, il finit par céder aux sirènes d'un énigmatique inventeur qui prétend avoir trouvé le moyen de permettre aux inconsolables de dialoguer avec leurs chers disparus.
    Et voilà cet esprit rationnel saisi par le vertige de ce que peut offrir la technologie de pointe  : le coeur artificiel de Paul se remet à battre pour une femme virtuelle, dotée d'une intelligence elle aussi artificielle...

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  • Les jours heureux Nouv.

    Les jours heureux

    Adélaïde de Clermont-Tonnerre

    Parution : 5 Mai 2021 - Entrée pnb : 14 Avril 2021

    «  Edouard Vian et Laure Brankovic ont formé puis déformé pendant trente ans le couple le plus terrible et le plus célèbre du cinéma européen. Ils se sont mariés trois mois avant ma naissance. Ils ont divorcé quand j'avais un an. Se sont remariés quand j'en avais cinq et se sont à nouveau séparés pour mes quinze ans. Ils ont signé leur dernier divorce la veille de mes vingt-cinq ans. Entre temps ils ont fait une trentaine de film ensemble et un seul enfant  : moi. A eux deux ils ont créé une sorte de légende, lui à la réalisation, elle au scénario. Moi... c'est une autre histoire.  »
    Oscar, un jeune homme talentueux tente d'échapper à l'amour écrasant de ses parents, couple infernal et merveilleux qui ne sait vivre que dans l'urgence et la passion. Les tenir à distance est pour lui la meilleure manière de les aimer, jusqu'à ce matin de février où, dans le bureau glacial d'un hôpital, il apprend que sa mère est condamnée. Un secret qu'elle tient farouchement à garder. Naît alors en Oscar une idée absurde et obsédante  : inciter ses parents à se retrouver une dernière fois, avec l'espoir secret que sa mère en sera sauvée.
    La difficulté  ? Edouard Vian s'affiche depuis deux ans avec Natalya, une jeune franco-russe, influenceuse dans le milieu de la mode. Si, au départ, Oscar a le plus grand mal à supporter cette évaporée, Natalya va se révéler beaucoup plus complexe qu'il ne l'imaginait...
    Ainsi commence une ronde, entre Fitzgerald et Schnitzler, où ces héros fantasques et attachants jouent, se cachent, s'aiment, des marches de Cannes aux studios hollywoodiens, de Paris à New York et de la Grèce au Mexique, avant d'être percutés par les secousses de la grande histoire qui font peu à peu basculer le monde dans une ère nouvelle. A leur côté, dans les rues de Paris, sur un plateau de tournage, ou au sommet des Alpes, des amis, des amants, des femmes venues du passé.   Mais aussi des disparus, des êtres de cruauté, et bien des énigmes. Tout mot est réplique. Tout personnage porte un masque. Connaître est impossible sans se départir d'un secret. Et tous aiment la vie, imparfaite mais follement vécue.
    Un talent romanesque magnifique et tendre, qui voit Oscar grandir, se débattre, oser, écrire, dissimuler avant de comprendre enfin ce qui l'affranchira de ses démons.

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  • La petite fille du passage Ronce Nouv.

    La petite fille du passage Ronce

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    Parution : 28 Avril 2021 - Entrée pnb : 30 Mars 2021

    « Promets-moi de dire au monde ce que des hommes ont été capables de faire à d'autres  ». Telle a été l'espérance formulée par Fanny quelques heures avant son assassinat dans les chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau. Aujourd'hui, sa jeune soeur Esther tient sa promesse.
    Dans les années 1930, sa famille fuyant l'antisémitisme polonais, migre vers la France et s'installe passage Ronce, quartier de Belleville. C'est là qu'Esther grandit avec ses cinq frères et sa soeur, dans ce quartier populaire, avec ses marchés, ses rues poussiéreuses, ses échoppes de cordonniers et de tailleurs. Une existence modeste mais heureuse qui bascule en mai 1940. Il y a d'abord l'arrestation de son frère Marcel puis celle de Samuel, envoyé à Drancy. La rafle du Vel d'Hiv les 16 et 17 juillet 1942 est un coup de hache. Esther ne reverra jamais ses parents. Elle se réfugie chez une gardienne, réussit à gagner la zone libre, revient à Paris où elle est finalement arrêtée lors d'un contrôle d'identité puis internée au camp de Drancy. Birkenau  : Esther est rasée, tatouée, on lui assigne une baraque, un kommando. L'enfer commence  : le travail forcé, le froid, la promiscuité, les coups, la maladie, la faim. Et la mort, partout.
    Soixante-quinze ans après la libération des camps, Esther continue de faire vivre la mémoire des siens et d'honorer la promesse faite à sa soeur. La Petite fille du passage ronce est ce récit, mais aussi un projet historique et littéraire différent. Avec la complicité d'Isabelle Ernot, il s'ouvre comme un diptyque : le témoignage est suivi par un dialogue avec les disparus, par des lettres, à sa soeur Fanny et à sa mère Gela, ou encore lors d'une déambulation sur son chemin d'écolière entre Ménilmontant et Belleville. Le récit revient sans cesse vers ce passage Ronce, disparu, qui n'existe plus qu'ici  : en cette stèle de mots, vivace et émouvante.

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  • La baignade Nouv.

    La baignade

    Emma Lidia Squillari

    Parution : 21 Avril 2021 - Entrée pnb : 26 Mars 2021

    Oie se fait une joie d'aller se baigner avec ses amies. La journée promet d'être magnifique ! Mais une fois au bord de l'eau, ses amies préfèrent se reposer sur l'herbe plutôt que profiter de la baignade... Oie, déçue, songe à rentrer. Mais elle aperçoit soudain une Chose affreuse, terrifiante, monstrueuse... sûrement une terrible bête sous-marine !
    Les trois amies vont se réunir pour braver leur peur... et une fois le mystère résolu, il est enfin temps de profiter ensemble et sans nuage des joies d'une belle baignade partagée, des rires et des plongeons.

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  • De la laïcité en France

    Patrick Weil

    Parution : 14 Avril 2021 - Entrée pnb : 17 Mars 2021

    «  Après les attentats de 2015, la laïcité fut invoquée et convoquée. Dans les collèges et lycées du pays, le élèves furent rassemblés et des leçons de laïcité leur furent administrées. Après l'horrible assassinat de Samuel Paty, les enseignants ont de nouveau été instruits d'informer leurs élèves sur la laïcité. Le drame est qu'ils se sentent tout autant démunis qu'il y a cinq ans, car la laïcité souffre d'une double ignorance. D'abord ceux qui lui sont attachés et sonnent parfois l'alarme, rendent sa défense impossible, faute d'arriver à la définir simplement et clairement. Du coup, elle est perçue par d'autres comme un catéchisme répétitif, un corset vide de sens, voire comme un régime de discriminations, c'est-à-dire rien de ce qu'elle est... La laïcité, qui permet aux croyants et non croyants d'être libres et égaux en droit, est au coeur de l'identité française. Mais la majorité des Français ne sont pas à même de la définir. Ils ne sont pas capables d'expliquer à leurs enfants, à leurs amis, à leurs collègues, comment elle vit en droit et en pratique. De la Laïcité offre pour la première fois et pour tous publics, une définition et une explication fondées sur le droit et sur l'histoire. Son appropriation par le plus grand nombre des citoyens est le premier instrument de sa défense efficace et légitime.  »Patrick Weil

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  • Les héritiers : 22 histoires inattendues de succession d'artistes

    Henri Gourdin

    Parution : 14 Avril 2021 - Entrée pnb : 7 Mars 2021

    Que devient le chant d'un artiste après qu'il a disparu et n'est plus là pour s'occuper de son oeuvre ? Les héritiers décrit et analyse la succession de vingt-deux grands artistes et écrivains célèbres de génération en génération, qu'il y en ait huit (comme pour Montaigne et Diderot) ou dix (Mme de Staël). 
    Fierté ou indifférence, défense ou dénigrement, affection ou haine: tous les comportements se rencontrent et s'expliquent. Charles de La Fontaine égare la correspondance de son père, Pauline de Simiane détruit volontairement celle de sa grand-mère Mme de Sévigné, Carl-Philip Emmanuel Bach publie les partitions de son père qui lui sont échues tandis que son frère Wilhelm Friedmann vend les siennes au premier venu. Michel Monet et Paul Cézanne junior alimentent des vies de nababs en vendant les toiles de leurs pères alors que Jean Renoir trouve le temps, entre deux grands films, d'écrire une magistrale biographie de son père. Le frère et héritier universel de Maurice Ravel se laisse dépouiller de l'héritage par un couple de domestiques machiavéliques, les  fils de Chagall et de Simenon consacrent des livres à leurs relations chaotiques avec leurs géniteurs, à l'opposé d'Anne Wiazemsky qui a consacré plusieurs livres où apparaît, de manière tendre, son grand-père François Mauriac. 
    Premier livre sur ce sujet, Les héritiers, fondé sur une recherche rigoureuse et précise, livre une passionnante galerie de portraits parmi les plus grands artistes, et, bien au-delà, une réflexion sur notre rapport à l'art.
    Les artistes, par ordre chronologique : Michel de Montaigne, Françoise de Sévigné, Jean de La Fontaine, Jean-Sébastien Bach, Denis Diderot, Germaine de Staël, Alexandre Dumas, George Sand, Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Paul Cézanne, Claude Monet, Auguste Renoir, Henri Matisse, Maurice Ravel, Francis Picabia, Fernand Léger, Amedeo Modigliani, Marc Chagall, François Mauriac, André Malraux, Georges Simenon.

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  • Et la baleine l'engloutit

    Amir Ahmadi Arian

    Parution : 14 Avril 2021 - Entrée pnb : 7 Mars 2021

    Après la mort de ses parents, Yunus Turabi est devenu chauffeur de bus à Téhéran où il mène une vie solitaire. Il aime la routine de son métier, ces longs trajets dans une ville tentaculaire, chaotique et embouteillée, mais il demeure à bonne distance de tous les débats politiques qui agitent ses collègues. Quand le syndicat des conducteurs déclenche une grève dure, il se retrouve pris malgré lui dans un engrenage de violence et de répression policière. Arrêté et emprisonné, il subit les incessants interrogatoires de Haij Saeed.
    Ce dernier, qui s'occupe exclusivement de Yunus, va devenir son seul repère dans un univers étrangement silencieux, régi par des règles immuables que le jeune chauffeur de bus subit sans comprendre. Le prisonnier et son geôlier entament alors un jeu dangereux où chacun essaie de prendre l'ascendant sur l'autre. Mais Haij Saeed dispose d'un outil redoutable pour briser la résistance de Yunus : l'isolement. Petit à petit, Yunus devra apprendre à se battre contre lui-même plutôt que contre son bourreau, afin de préserver son fragile équilibre mental ...
    Et la baleine l'engloutit est le récit de la descente aux enfers d'un innocent broyé par un régime autoritaire. Dans une langue implacable de précision, le romancier d'origine iranienne décrit non seulement les mécanismes à l'oeuvre dans une société marquée par la tentation totalitaire et le mensonge, mais parvient également à nous faire vivre de l'intérieur le combat d'un homme pour sa survie et sa dignité.
    Un premier roman fascinant et puissant.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Amfreville

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  • Le corps d'origine

    Jean-Luc Barré

    Parution : 14 Avril 2021 - Entrée pnb : 7 Mars 2021

    Depuis le début de sa carrière politique, Guillaume Roussel a triché sur presque tout  : l'argent, le sexe, les idées. Tout est usurpé dans son image publique, à commencer par la rigueur des principes et la fidélité aux valeurs dont il se réclame. Leader d'une droite qui se veut dure et sans concession, Guillaume Roussel s'est doté, au fil du temps, du profil adéquat  : défenseur de l'ordre et de la tradition, gestionnaire sourcilleux, époux vertueux, chef de famille exemplaire, catholique de stricte obédience. C'est ainsi qu'il a réussi, porté par une ambition débridée, à accéder aux plus hautes charges de l'Etat. Elu député à trente cinq ans, devenu ministre de l'Intérieur à cinquante ans, avant de s'emparer de Matignon quatre ans plus tard. Ce qu'on appelle un parcours sans faute...
    A cinquante-huit ans, tout destine Guillaume Roussel à remporter la prochaine élection présidentielle quand il est mis en cause dans l'assassinat d'un prostitué marocain. Son nom est cité, parmi d'autres familiers du jeune homme, dans une lettre révélée après sa mort par un site d'investigation réputé pour ses enquêtes sulfureuses. Toute une partie de sa vie éclate au grand jour. On découvre, outre une bisexualité dont sa femme a toujours feint de ne pas s'apercevoir, sa connivence avec un des pourvoyeurs de fonds des milieux politiques et ses véritables origines idéologiques qu'il a reniées par opportunisme, pour prendre la tête d'un parti de droite, bien qu'issu de la gauche.
    Piégé par son cynisme, ses mensonges et ses contradictions, Roussel devient l'homme à abattre pour tous ceux, le président sortant en tête, qui avaient détecté son double jeu. Convaincu de la protection que lui confèrent son «  corps d'origine  », l'ENA, et le fait de détenir sur les autres des secrets équivalents, il est cerné peu à peu par les révélations sur ses moeurs et ses mauvaises fréquentations. Il crie au coup monté, soupçonne très vite l'Elysée d'en être l'instigateur, mais sans parvenir à conjurer le scandale qui en résulte. Il perd une partie de ses soutiens, sa cote de popularité s'effondre. Impuissant à se défendre contre la calomnie, discrédité par les révélations qui s'accumulent, pris dans un engrenage apparemment sans issue, il se trouve de plus en plus isolé et à la merci de menaces judiciaires qui achèveraient de ruiner sa réputation et ses chances d'accéder à la fonction suprême. Seul un coup de théâtre pourrait lui permettre de se sortir d'affaire...

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  • 69

    Juliette Kahane

    Parution : 7 Avril 2021 - Entrée pnb : 11 Mars 2020

    69, c'est bien plus qu'une année érotique. A 20 ans, la narratrice découvre la révolution, celle du désir et celle des barricades. Période étrange et bouleversante, quand bouillonne une révolte qui va bientôt donner naissance au Mouvement de libération des femmes.
    Presque cinquante ans plus tard, elle a désormais 69 ans quand ressurgit dans sa vie Samuel, l'homme qu'elle a aimé à l'époque, d'un amour aussi bref qu'intense. Elle refuse d'abord de replonger dans ce passé enfoui, cherche à éviter la rencontre. Puis l'évidence s'impose  : elle va reprendre l'échange interrompu en plein vol, le transformer, le renouveler. Et avec Samuel, retrouver la jeune fille qu'elle était, naïve et combative, rêveuse et passionnée.
    69, c'est aussi un âge où l'on commence en principe à décliner. Couturées de rides et de blessures, la narratrice et ses amies se sentent parfois enfermées dans le ghetto d'ennui et de renoncement où prétendent les ramener des machos de tous âges. Mais elles résistent, enthousiastes, désirantes, déterminées à vivre, se révolter, inventer encore et toujours.
    A travers ces deux moments de la vie, ce sont aussi deux femmes, deux âges et comme deux générations qui se croisent. Est-elle la même, est-elle une autre  ? Avec acuité et tendresse, sans nostalgie, Juliette Kahane confronte ces deux moi. La question universelle de leur proximité ou de leur radicale étrangeté est aussi passionnante que sans réponse définitive. 

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  • Bob Marley et la fille du dictateur

    Anne-Sophie Jahn

    Parution : 7 Avril 2021 - Entrée pnb : 7 Mars 2021

    «  Tu es vilaine.  » C'est la première phrase que Bob Marley lance à Pascaline Bongo, la fille aînée du président gabonais Omar Bongo. Elle a 23 ans et elle vient de se glisser dans la loge du chanteur, après un de ses concerts aux États-Unis.
    Nous sommes en 1979, Bob a 34 ans et est à l'apogée de sa carrière. Autour de lui, un essaim de groupies tente désespérément d'attirer son attention, sous le regard attentif de sa femme et choriste, Rita Marley. Mais Pascaline, fille chérie de son père tout-puissant, n'a pas l'habitude de se faire rembarrer. Grande et sculpturale, elle regarde un instant la superstar droit dans les yeux, médusée, puis éclate d'un grand rire. C'est parce qu'elle a les cheveux défrisés, or pour les rastas, les cheveux, c'est sacré, ils ne doivent être ni coupés, ni coiffés...
    Pascaline propose alors à Bob de donner un concert au Gabon, pour l'anniversaire de son père. Le chanteur n'a jamais joué en Afrique. Il répond «  oui  » à son invitation. Ainsi commence la grande histoire d'amour, la dernière de sa vie, longtemps gardée secrète, entre Pascaline et lui. Une passion qui cristallise l'histoire de la décolonisation, de la religion rasta, du traumatisme de l'esclavage.
     
    Anne-Sophie Jahn a enquêté pendant de longs mois et recueilli le témoignage inédit de Pascaline Bongo. Son récit personnel mêle scènes et confidences, solos et foules en transe, sur un ton libre, brûlant, désirable. Ainsi revit l'icône rastafari, partie à 36 ans.

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  • Et ces êtres sans pénis !

    Chahdortt Djavann

    Parution : 7 Avril 2021 - Entrée pnb : 17 Mars 2021

    «  Je ne respecte les règles d'aucun romancier  » affirme Chahdortt Djavann. En effet, la voilà qui entre et sort de manière virtuose de son roman, comme si elle franchissait les frontières d'un pays. Narratrice de sa fiction, elle en devient aussi un des personnages.
    Après «  faute de naissance  », un premier chapitre intime où l'auteur confesse son «  indélicatesse d'être née sans pénis après un frère mort  », elle nous raconte, de Téhéran à Ispahan, le destin de plusieurs femmes qui paient un prix effroyable pour avoir joué autour d'une fontaine, refusé un mariage arrangé en vivant un amour homosexuel, ôté son voile en public ou tenu tête à un mari puissant.
    Dans le dernier chapitre aux allures de conte, l'auteur traverse l'Europe, l'Arménie et l'Azerbaïdjan et rentre clandestinement dans son Iran natal, au risque d'être arrêtée comme espionne. Elle y retrouve deux cousines, devenues grandes résistantes, qui vont changer le cours de l'Histoire.
     
    Voici le roman le plus atypique, le plus poétique et le plus audacieux de Chahdortt Djavann dont la plume, limpide et puissante, nous surprend et nous transporte.

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  • Oiseaux de tempête

    Einar Kárason

    Parution : 7 Avril 2021 - Entrée pnb : 4 Mars 2021

    Nous sommes en février 1959. La chalutier Mafur vient de terminer sa campagne de pêche au large de Terre-Neuve-et-Labrador. Les cales sont chargées de sébaste et les trente-deux marins présents à bord pensent déjà à rentrer au port, à Reykjavik, lorsque la météo change drastiquement. La température chute, les vents se déchaînent. Toutefois, le plus grand danger ne vient pas de la houle et des vagues qui déferlent impitoyablement sur le bateau, mais de la glace qui s'accumule sur le pont. Bientôt tout est pris sous une épaisse couche de glace, le bastingage, les flancs, la passerelle, et cette gangue devenant de plus en plus lourde, le chalutier risque d'être entraîné vers le fond. Les membres de l'équipage se relaient alors sans arrêt pour essayer de dégager le pont. Plus personne ne dort, on s'accorde tout juste quelques pauses pour reprendre des forces et se réchauffer. Tous le savent  : une course contre la montre est engagée, une bataille de vie ou de mort.
     
    Le roman haletant d'Einar Karason nous plonge littéralement dans les eaux gelées de la mer du Labrador. L'hyper-réalisme du récit nous fait ressentir la lutte contre les vagues au-delà de l'épuisement, et l'on partage la fureur de vivre de ces hommes menacés par les forces déchaînées de la nature comme si l'on se trouvait à bord...  Un tour de force, un livre d'aventure et un grand roman maritime à la fois.
    Traduit de l'islandais par Éric Boury

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  • Ravissement

    Laurence Lieutaud

    Parution : 7 Avril 2021 - Entrée pnb : 7 Mars 2021

    « Il avait fait de moi la femme que tous auraient voulu avoir. Du moins le disait-il avec fierté, quand je parvenais à me couler dans le moule qu'il avait fabriqué pour moi. Il m'avait appris à m'habiller, à me coiffer, à me maquiller. Il m'avait éduquée.  »
      Quand le roman s'ouvre, Louise, 33 ans, revient dans le village de son enfance pour retrouver sa grand-mère, Toinette, femme du Sud au caractère fort qui l'a élevée à la mort de sa mère. Louise l'a quittée quinze ans plus tôt pour suivre Paul, un peintre plus âgé qu'elle, rencontré un jour d'été dans la boulangerie où elle travaillait. Dès qu'elle l'a vu, elle a su  : « Il a suffi d'un rien pour me ravir tout entière  ». Mais savait-elle que ce ravissement tiendrait moins d'un rêve que d'un rapt  ?
    Car si Louise est revenue c'est pour fuir. L'incendie de leur bastide sur la côte, Paul, dont on comprendra qu'il y a péri, et le souvenir de 15 années d'enfer auprès d'un homme qui sera à la fois son grand amour et son tortionnaire. Dans un récit mêlant le présent de son retour chez elle et le passé de sa mémoire, la narratrice se souvient. Elle dit l'extase des premiers mois à New York avec lui, leur mariage et leur départ dans le Sud de la France. La fascination pour cet artiste reconnu, ce Pygmalion nécessaire pour celle qui ne connut pas son père. Mais aussi rapidement la violence, les remarques et critiques, l'estime de soi brisée, ses jours dédiés à lui. L'isolement, Toinette loin d'elle et ses relations réduites aux amis de Paul, François et Clara, son unique confidente, qui tentera de l'aider parce que Louise lui rappelle sa petite soeur, morte dix ans plus tôt, et que Paul aura été le dernier à voir vivante.
      Jusqu'à la dernière ligne, Laurence Lieutaud parvient à garder le suspense sur les raisons de l'incendie et la mort de Paul pour nous tenir en haleine dans ce roman terriblement efficace, admirablement mené et écrit, où elle décortique le mécanisme de l'emprise et suit la chute d'une femme, jusqu'à sa libération.

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  • Le long du Luxembourg

    Elvire de Brissac

    Parution : 7 Avril 2021 - Entrée pnb : 7 Mars 2021

    Ce sont quatre siècles d'histoire de France, de 1613 à nos jours, qui défilent ici «  le long  » (historiquement et géographiquement) du palais et du jardin du Luxembourg.
    Construit par Marie de Médicis, devenu très tôt l'apanage des Orléans, ce rêve d'Italie bâti sous un ciel d'Ile de France connaîtra au fil des siècles bien d'autres occupants.
    On y croise les cardinaux politiques mentors des régentes -Richelieu, l'amant-tyran de Marie de Médicis et Mazarin «  le gredin de Sicile  » auprès d'Anne d'Autriche- le frondeur Gaston d'Orléans et sa non moins frondeuse de fille, la Grande Mademoiselle, la provocante «  Jouflotte  », fille du Régent, le fils du Grand Condé, atteint de lycantrophie, qui se prend pour un chien et se croit mort...
    Dès le milieu du XVIII° siècle, le Luxembourg devient le premier  musée d'Europe ouvert au public (43 ans avant le Louvre) et le jardin un lieu champêtre dont raffolent les Parisiens  ; Jean-Jacques Rousseau y guette Diderot arpentant «  l'allée des Soupirs  », tandis que le comte de Provence, frère de Louis XVI, futur Louis XVIII, qui a reçu le palais en apanage et en très mauvais état, rêve d'en faire une formidable opération immobilière.
    «  Magasin de guillotine  » sous la Révolution, Chénier, Fabre d'Eglantine et bien d'autres y rendront leur dernier soupir, siège du Directoire et de toutes les intrigues politico-galantes de Barras, il devient grâce à Bonaparte, Premier Consul, le siège de la deuxième chambre de l'Etat français qu'il restera jusqu'à nos jours, en portant des noms divers, Sénat conservateur, impérial, Chambre des Pairs, Chambre Haute, Sénat tout court. Egalement une Haute Cour de Justice qui jugera et fera fusiller le maréchal Ney, exilera Polignac, Blanqui, Fieschi.
    Puis ce seront le Second Empire, la Commune, les fusillades versaillaises dans le jardin, où se promèneront Verlaine et Rimbaud, comme plus tard, enfants, Anatole France, Gide, Sartre, Beauvoir...
    L'Occupation fera du palais l'état-major du siège de la Luftwaffe et une unité de la SS s'y installera même brièvement (5 résistants y seront torturés) avant que la Libération n'y fasse siéger l'Assemblée consultative provisoire.
    Une évocation passionnante, une grâce d'écriture merveilleuse  : Le récit est enlevé, délié, le ton à cent lieues du manuel d'histoire. Un très grand plaisir de lecture.

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  • Vigneronne

    Laure Gasparotto

    Parution : 7 Avril 2021 - Entrée pnb : 7 Mars 2021

    «  Je reviens d'un rêve, comme on tombe de son lit, le visage marqué par le pli des événements....  » Ce rêve de toujours, pour Laure Gasparotto, c'est la vigne. Ne plus seulement goûter et analyser les crus, légendaires, oubliés, novateurs, ni même les raconter  dans ses livres  mais tenter l'aventure, à son tour, les mains dans la terre  : devenir vigneronne.
    Mère de deux enfants et récemment séparée de leur père, la narratrice décide de tout changer. Epaulée par quelques amis, elle quitte Paris et achète un terrain dans les terrasses du Larzac. Ainsi naît son domaine, Les Gentillières.  Au coeur de  ces vallées pierreuses et secrètes, où la terre et le ciel luttent et échangent, l'enthousiasme l'emporte. La nature se donne, les jeunes enfants courent et arrachent le raisin rougissant, c'est déjà l'excitation des premières vendanges... Le monde de la vigne, pétri de légendes et de savoir-faire ancestral, est aussi un commerce, où il faut «  faire son vin  », le nommer, dessiner l'étiquette, le laisser prendre, le faire découvrir. Une aventure totale, entre chais, tracteurs, sécateurs et grêles....
    Car le métier est rude, obsédant et dangereux. La vigneronne est seule dans ses champs, isolée face aux raideurs de l'administration et dans un univers  masculin. La vigne réclame, la vigne vampirise. Ce n'est pas un métier mais une vie...
    Dans ce récit de métamorphoses, Laure Gasparotto se raconte au fil des jours. Elle a changé de vie, et chaque instant fut le laboratoire de recherche et développement personnel, coûteux, passionné. Et si finalement, ce n'est pas notre vie, mais nous-mêmes que nous devions réinventer ?

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  • Ma vie d'écrivain

    Patrick Roegiers

    Parution : 7 Avril 2021 - Entrée pnb : 7 Mars 2021

    En 1983, Patrick Roegiers s'établit à Paris pour devenir écrivain. Personne ne l'attend.
    Installé dans la maison de Saint-Maur, d'où sortent tous ses livres, il conte avec humour ses premiers pas dans l'édition. Le bonheur en famille se conjugue avec des coups de théâtre, des incidents tragi-comiques ou carrément burlesques, qui émaillent l'existence de celui qui construit son oeuvre au fil de la plume, sans quasiment sortir de son bureau, alors que le monde tourne autour de lui.
    Voyages et vacances au bord de la mer, rencontres inattendues, portraits émouvants d'artistes, auteurs, acteurs, chanteurs, éditeurs ou cinéastes admirés.
    Portée par une écriture enthousiaste, une éblouissante déclaration d'amour à la France.
    Cet hymne à la création crépite comme un feu d'artifice apollinien.

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  • Ivo et Jorge

    Patrick Rotman

    Parution : 31 Mars 2021 - Entrée pnb : 7 Mars 2021

    Presque tout oppose les deux hommes :Jorge Semprun, l'enfant de la grande bourgeoisie madrilène qui parle couramment trois langues, et Ivo Livi, dit Yves Montand, le fils d'immigré qui a quitté l'école à douze ans. Le chanteur, à la culture hétéroclite d'autodidacte est spontané, angoissé et extraverti, quand l'écrivain, pétri de littérature et de philosophie, est ténébreux et secret.Tous les deux souffrent d'une timidité pathologique.
    Ivo et Jorge partagent la même foi rouge, celle de leur génération qui a eu vingt ans au moment de Stalingrad. Né dans une famille communiste, Montand, occupé à bâtir sa jeune carrière, ne se préoccupe pas, pendant les années noires, de politique alors que Semprun s'engage très jeune dans la résistance avant de connaître la déportation. Plus tard, il vit dix ans comme dirigeant communiste clandestin dans l'Espagne franquiste. Lorsqu'ils se rencontrent, au début des années 60, nait une profonde amitié nourrie de leurs histoires respectives, de la recherche d'un idéal perdu, d'affinités électives.  
    Ce roman vrai entrelace, en de courts chapitres écrits comme des séquences cinématographiques, les parcours hors du commun de ces deux hommes engagés qui évoluent lentement de l'illusion lyrique à la désillusion. Acteurs de leur siècle, Ivo et Jorge, l'italien et l'espagnol, condensent dans leurs vies trépidantes et romanesques les tragédies de leur temps. Patrick Rotman s'y met aussi en scène, à la première personne, comme lors d'une visite à Moscou, qui sert de fil rouge au récit, au cours de laquelle Montand se livre à un émouvant «  aveu  ». Ou encore à Buchenwald et à Madrid avec Jorge Semprun, prodigue en confidences et anecdotes.
      Ivo et Jorge, le roman de deux destins croisés, incroyablement vivant et très solidement documenté, mêle réalité et fiction. Le lecteur vibre avec Semprun libérant Buchenwald, partage sa vie clandestine en Espagne, ressent le trac fou de Montand lorsqu'il monte sur scène, assiste au diner où le chanteur s'explique avec Khrouchtchev.
    Une magnifique traversée du XXe siècle, des années 1930 jusqu'à la Perestroïka, où l'on croise notamment Simone Signoret, John Kennedy, Édith Piaf, Hemingway, Costa-Gavras, Arthur Miller et Marylin Monroe...

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  • De mon plein gré

    Mathilde Forget

    Parution : 24 Mars 2021 - Entrée pnb : 3 Mars 2021

    Elle a passé la nuit avec un homme et est venue se présenter à la police. Alors ce dimanche matin, au deuxième étage du commissariat, une enquête est en cours. L'haleine encore vive de trop de rhum coca, elle est interrogée par le Major, bourru et bienveillant, puis par Jeanne, aux avant-bras tatoués, et enfin par Carole qui vapote et humilie son collègue sans discontinuer.
    Elle est expertisée psychologiquement, ses empreintes sont relevées, un avocat prépare déjà sa défense, ses amis lui tournent le dos, alors elle ne sait plus exactement. S'est-elle livrée à la police elle-même après avoir commis l'irréparable, cette nuit-là  ?
    Inspiré de l'histoire de l'auteure, De mon plein gré est bref, haletant, vibrant au rythme d'une ritournelle de questions qui semblent autant d'accusations. Mathilde Forget dessine l'ambiguïté des mots, des situations et du regard social sur les agressions sexuelles à travers un objet littéraire étonnant, d'une grâce presque ludique. Il se lit comme une enquête et dévoile peu à peu la violence inouïe du drame et de la suspicion qui plane très souvent sur sa victime.

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  • Pas une goutte de sang français

    Manuel Valls

    Parution : 24 Mars 2021 - Entrée pnb : 19 Février 2021

    L'homme qui écrit ce livre n'est pas celui dont les Français croient tout connaître. Encore aujourd'hui, il suscite les moqueries, l'hostilité, rarement l'indifférence. Trop européen et libéral pour une gauche frondeuse ne se reconnaissant plus dans la social-démocratie  ; trop laïque au goût des communautaristes ; trop social pour une République en marche qui découvre - jamais trop tard - le peuple en gilets jaunes... Mais Manuel Valls est un homme surprenant, qui dissimule, sous une raideur dont il ne s'est jamais départi, une profondeur et une culture inattendues.
    Aujourd'hui apaisé,   il se livre  avec sincérité. Images de jeunesse, entre son père, peintre, sa mère et sa soeur, dans le petit appartement du Marais. Combats politiques  : de Michel Rocard à Emmanuel Macron, engagé à sa seule cause  ; du quinquennat Hollande, qu'il observe avec lucidité, au combat sans fin contre Dieudonné et Soral  ; sans oublier des pages engagées sur les Badinter, Eric Zemmour ou l'affaire Traoré.
    L'homme nous raconte aussi ses passions  : la peinture, la musique et la scène, de Vianney débutant à Blanche Gardin risquant tout ;   la littérature, dont il est fou, de Jules Verne à Camus , et en passant par Pagnol ; le football, bien sûr, depuis Battiston et Rocheteau.
    Manuel Valls regarde, s'interroge, découvre, et sa double nationalité lui donne sur la France un regard particulier  : à la fois jacobine et girondine, laïque et chrétienne. Intenable, politique, merveilleux, ce pays tant aimé.

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