Harlequin

  • Le tourbillon d'une vie

    Cardillo-L

    Parution : 1 Octobre 2015 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Saga : Les chroniques de Bella Vista
    Deux soeurs. Un domaine. Des secrets de famille
    Alors que se dessine devant elle le splendide domaine de Bella Vista en Californie, Tess, avec un sentiment de vertige et d'irréalité, repense aux événements qui l'ont menée jusqu'ici. Que de choses se sont passées en si peu de temps... D'abord sa rencontre avec le banquier Dominic Rossi, venu la trouver à San Francisco pour lui annoncer qu'elle était la cohéritière de Bella Vista. Puis la découverte d'une famille paternelle - et surtout d'une demi-soeur, Isabel - dont elle ignorait tout jusqu'à ce jour. Autant de révélations incroyables qui bouleversent sa vie. Autant de secrets qu'il lui faut désormais à tout prix déchiffrer, avec l'aide providentielle de Dominic, cet homme si séduisant qu'elle n'attendait pas...
    A propos de l'auteur :
    Professeur diplômé de Harvard, Susan Wiggs a écrit plus de vingt-cinq romans, tous empreints d'une émotion et d'une finesse psychologique qui lui ont valu d'être plébiscitée par la critique et d'émouvoir, mais aussi de faire sourire ses lectrices dans le monde entier.

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  • L'homme idéal (en mieux)

    Angéla Morelli

    Parution : 28 Janvier 2015 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Un roman 100% parisien à l'humour délicieusement acide !
    Un joyeux foutoir... Voilà à quoi ressemble la vie d'Emilie, 35 ans, mère célibataire, qui se retrouve à devoir squatter chez Clara, sa meilleure amie, en attendant des jours plus favorables. Cela dit, si elle n'avait pas emménagé chez Clara, jamais elle ne serait retombée sur Samuel Winterfeld, un homme qu'elle avait perdu de vue depuis longtemps, et qui allie deux qualités irrésistibles : être le sosie de Bradley Cooper, et avoir très envie de la revoir !
    Evidemment, c'est pile le moment que choisit son ex, le père de sa fille, pour retenter sa chance avec elle. De quoi la mettre définitivement sens dessus dessous !
    A propos de l'auteur :
    Angéla Morelli est née sur les rives verdoyantes de la Garonne, qu'elle a quittées il y a longtemps pour les brumes de la capitale. Professeur de Lettres le jour et traductrice la nuit (oui, c'est une super héroïne), elle est tombée dans la marmite de la romance en succombant, un soir d'inadvertance, au charme ténébreux de Joffrey de Peyrac. Quand elle a compris qu'elle n'épouserait jamais Rhett Butler, et en attendant de rencontrer enfin Ryan Gosling, elle a décidé d'écrire des romances dans lesquelles elle pourrait donner libre cours à son penchant pour les hommes intelligents et sexy.
    Elle se plaît dans le genre de la romance contemporaine urbaine dans laquelle humour et amour forment un cocktail détonant !

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  • Retour à Wolfe Manor

    Kate Hewitt

    Parution : 1 Janvier 2013 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015



    1.

    Lorsque le taxi de Mollie Parker s’arrêta devant l’entrée de Wolfe Manor, le manoir n’était qu’une masse sombre dans le lointain.
    — Et maintenant, mademoiselle ? demanda le chauffeur par-dessus son épaule. La grille est fermée.
    — Ah bon ?
    Mollie se redressa. Epuisée par le voyage, elle s’était assoupie, affalée sur ses bagages.
    — C’est curieux… En principe, elle reste ouverte en permanence.
    Sans doute, une fois de plus, des jeunes du village avaient-ils pénétré dans la propriété pour s’amuser à jeter des pierres contre les vitres encore intactes. La police avait dû prendre des mesures plus radicales qu’à l’ordinaire. Mollie sortit son portefeuille de son sac.
    — Ce n’est pas grave. Je vais descendre ici.
    La propriété était entièrement plongée dans l’obscurité et le chauffeur eut une moue sceptique. Il accepta néanmoins l’argent que lui tendait Mollie, puis il l’aida à sortir ses valises.
    — Vous êtes sûre, mademoiselle ?
    — Oui, j’habite juste là.
    Elle indiqua la haie qui courait le long de la grille.
    — Ne vous inquiétez pas, je trouverais mon chemin les yeux fermés.
    Elle avait arpenté le parc des milliers de fois avec son père ou en compagnie d’Annabelle, du temps où celle-ci vivait au manoir. La jeune femme quittait rarement la propriété, et c’était une de ses rares amies. Aujourd’hui, Annabelle était partie depuis longtemps, comme tous ses frères. Jacob, l’aîné, avait été le premier à déserter Wolfe Manor. A dix-huit ans, il avait disparu du jour au lendemain, tournant le dos à sa famille et laissant la propriété se délabrer peu à peu, sans se soucier des gens qui pourraient y dépérir en même temps que les pierres.
    Mollie s’efforça de chasser ces pensées de son esprit. C’était sans doute la fatigue qui la rendait morose. Son vol avait eu du retard, et elle avait attendu pendant des heures à Rome avant d’embarquer.
    Après le départ du taxi, elle resta seule dans l’obscurité. Même la lune n’était pas là pour l’accueillir… Elle soupira. Il fallait se rendre à l’évidence. Ce n’était pas seulement la fatigue qui l’incitait à remuer de vieux souvenirs. Après six mois passés à parcourir l’Italie, le retour était douloureux. Et très solitaire.
    A part elle, il ne restait plus personne à Wolfe Manor. Mais elle n’avait pas l’intention de s’y attarder. Une fois qu’elle aurait mis les affaires de son père dans des cartons, elle chercherait un logement dans le village, peut-être même dans la ville voisine. Un petit appartement propre et lumineux. Vide de souvenirs et de regrets.
    Elle pensa au carnet, dans sa valise, et à toutes les idées qu’elle y avait notées au cours de son voyage. Bientôt, elle réaliserait son rêve. Elle se lancerait dans l’aménagement paysager. L’avenir lui appartenait.
    Elle lissa la veste cintrée qu’elle avait achetée à Rome et tira sur son jean. Elle n’avait pas l’habitude de porter un pantalon aussi moulant… Ni des bottes en cuir aussi élégantes. Rien à voir avec ses vieilles bottes en caoutchouc ! Comme son carnet de projets, ces vêtements constituaient une première étape vers sa nouvelle vie. Son nouveau moi, en somme.
    Ragaillardie, elle se mit en marche, tirant ses valises derrière elle jusqu’à la haie. Celle-ci était touffue et épineuse, mais elle n’avait pas de secrets pour elle. Comme tout le domaine, d’ailleurs. A l’exception du manoir, dans lequel elle n’avait pénétré que deux ou trois fois. La vieille bâtisse avait toujours été un endroit sinistre marqué par le malheur, et Annabelle préférait la rejoindre dans le cottage du jardinier. Mais le parc, elle le connaissait comme sa poche. Elle s’y sentait chez elle, même si c’était une illusion.
    Après avoir longé la haie pendant quelques mètres, elle trouva le passage qu’elle était seule à connaître. Même les jeunes du village qui s’introduisaient régulièrement dans la propriété ne l’avaient pas découvert. Elle se glissa par l’ouverture et poursuivit son chemin.
    Le cottage du jardinier était dissimulé derrière une autre haie presque aussi élevée que la première, si bien qu’il était complètement indépendant du manoir. Comme le parc, le petit jardin qui l’entourait était plongé dans l’obscurité. Dans quel état était-il ? Envahi par la végétation et les mauvaises herbes, sans aucun doute. Elle était partie en plein hiver, alors qu’il était en sommeil, morne et figé par le gel. Mais à en juger par le parfum entêtant des roses, il était revenu à la vie. Le jardin de son père…
    La gorge de Mollie se noua, tandis qu’une image s’imposait à elle. Son père penché sur ses chères roses, un déplantoir à la main, promenant autour de lui un regard absent. Le monde avait changé, mais pendant des années, Henry Parker avait vécu dans l’univers clos de son esprit en déroute. Jusqu’à la fin… sept mois plus tôt.

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  • La fierté de Rafael

    Janette Kenny

    Parution : 1 Novembre 2012 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015



    1.

    Parmi la foule somptueuse rassemblée sur la Croisette, une seule beauté captivait l’attention de Rafael da Souza.
    Depuis le premier instant où il l’avait rencontrée, cinq ans plus tôt, sa fascination n’avait pas diminué d’un iota. Et elle ne diminuerait jamais. Rafael appartenait corps et âme à sa femme, Leila Santiago.
    Avant même de se marier, ils avaient décidé d’un commun accord d’attendre pour fonder une famille. Ils désiraient en effet se concentrer d’abord sur leurs carrières respectives, et profiter pleinement l’un de l’autre.
    Rafael fronça les sourcils en repensant à l’année qui venait de s’écouler. Les moments passés avec Leila pouvaient se compter sur les doigts d’une main. Sa carrière et la sienne avaient en effet connu un essor spectaculaire, dépassant tout ce qu’ils avaient pu imaginer. Mais cette ascension phénoménale avait eu son revers : ils s’étaient retrouvés séparés durant presque un an.
    Leila avait été impliquée dans deux tournées mondiales ; son beau visage et sa silhouette superbe avaient fait la couverture de tous les magazines de mode. De son côté, Rafael avait partagé son temps entre sa fonction de conseiller technique sur un film, et la mise au point d’un téléphone mobile ultra-performant, dont les applications surpassaient tout ce qui existait sur le marché.
    Lui et Leila avaient réussi à passer un seul week-end ensemble, à Aruba, après une séance photo effectuée aux Antilles. Il avait alors voulu lui parler de son désir de faire un enfant, mais le temps leur avait filé entre les doigts.
    — Nous en parlerons au Festival de Cannes, en France, avait promis Leila.
    Puis elle s’était penchée pour déposer des baisers brûlants sur le ventre nu de Rafael. Ensuite, ils avaient passé toute la nuit à faire l’amour avec passion.
    Le lendemain, leur brève escapade avait été terminée. Rafael était parti à l’aube, après que Leila lui eut annoncé qu’elle ne modifierait pas son emploi du temps pour l’accompagner au mariage de son frère Nathaniel. Cette nouvelle l’avait tellement blessé et mis en colère qu’il s’était contenté de répliquer d’un ton sec :
    — Très bien, nous nous reverrons donc en France.
    A présent, ils allaient passer une semaine entière sur la Côte d’Azur et leurs journées seraient bien remplies, mais leurs nuits leur appartiendraient tout entières. Aussi Rafael n’avait-il pas seulement l’intention de parler de la famille qu’il désirait tant fonder.
    A la pensée d’avoir des enfants avec Leila, une douce chaleur l’envahit. Leur maison serait vivante, résonnerait de rires, de joie. Rafael n’avait jamais connu cela. Sa mère l’avait aimé, certes, mais elle avait toujours occupé au moins deux emplois en même temps, pour pouvoir élever son fils et subvenir à leurs besoins. Petit garçon, il l’avait à peine vue.
    De leur appartement exigu de Wolfestone, il ne gardait que des souvenirs douloureux, étouffants. Rafael ne s’était senti libre que lorsqu’il avait échappé à cette atmosphère confinée, et s’était installé dans un appartement moderne, à Londres. Ensuite, quand il avait épousé Leila, ils avaient acheté un luxueux loft avec terrasse à Rio, bien loin du sombre climat de son enfance.
    Mais, désormais, Rafael voulait une vraie casa, entourée d’un jardin où ses enfants pourraient s’amuser, se créant de merveilleux souvenirs qu’ils conserveraient toute leur vie. Dans cette maison, ils se sentiraient en sécurité. Et aimés.
    Leila savait ce que ce rêve représentait pour lui et elle aussi désirait fonder une famille. A présent, avec un peu de chance, ils verraient bientôt leur projet se concrétiser.
    Quand sa femme se dirigea vers lui, il sentit le désir flamber en lui et un amour infini gonfler son cœur. Il en était toujours ainsi, chaque fois qu’ils étaient réunis.
    Elle était si belle… Un tel bonheur gagna Rafael qu’il eut soudain peur de cligner des yeux, de crainte de se réveiller avant de se rendre compte que Leila n’était qu’un mirage.
    Sous les crépitements des flashes, elle s’avança vers lui en arborant son célèbre sourire éblouissant. Le regard de la somptueuse top model n’était concentré sur rien ni personne, il le savait. C’était comme si elle savait comment faire l’amour avec les appareils photo braqués sur elle ; les photographes l’adoraient pour cela.
    Leila était un fantasme incarné, la perfection même. Celle avec qui tous les hommes rêvaient de faire l’amour, celle à laquelle toutes les femmes auraient voulu ressembler.
    Ses épais cheveux dorés travaillés en boucles savamment emmêlées encadraient le visage qui avait orné les magazines les plus célèbres. Leila avait commencé à poser pour les photographes à l’âge de treize ans. Mais la fillette d’alors avait disparu, remplacée par une créature sensuelle et sûre d’elle. Une femme qui avait travaillé dur pour que son corps parfaitement lisse et ferme soit infiniment désirable.

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  • L'héritier rebelle

    Lynn Raye Harris

    Parution : 1 Octobre 2012 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015



    1.

    Cara essuya ses paumes moites sur le satin de sa robe, espérant qu’elle n’y laisserait pas de marque. C’était le grand soir, la nuit la plus importante de sa carrière de croupière. Elle pria rapidement pour qu’une poussée de scrupules ne vienne pas tout gâcher.
    Bobby Gold lui avait demandé de tricher.
    Cette pensée lui donnait des palpitations. Cara prit une profonde inspiration pour se calmer. Elle pouvait le faire. Non, corrigea-t-elle mentalement, elle devait le faire. Les hommes qui allaient s’asseoir à sa table dans quelques minutes étaient tous richissimes, habitués à perdre sans ciller des millions sur une mauvaise carte. Qu’importait si ce soir, c’était à cause d’elle plutôt que par manque de chance ? Le résultat serait le même : leur vie n’en serait pas affectée.
    Aucun de ces hommes ne savait ce que c’était que de tout perdre et de devoir lutter pour survivre. Tout le contraire d’elle, qui se battait pour sauver sa famille depuis que l’ouragan Katrina avait détruit leur maison de La Nouvelle-Orléans. Une maison qui n’avait d’ailleurs pas été la seule victime des éléments : la tempête avait aussi révélé les noirs secrets de son père.
    Après le lâche départ de ce dernier, et la dépression de sa mère qui s’en était suivie, Cara avait travaillé dur, en tant qu’aînée, pour sauver ce qui pouvait encore l’être. Elle n’avait pas hésité un instant à sacrifier ses propres rêves. Ce soir, elle avait enfin l’occasion de dire adieu à ses problèmes d’argent.
    Si tout se déroulait comme prévu, elle pourrait loger convenablement sa mère et payer ses primes d’assurances, devenues exorbitantes après Katrina. Sa mère aurait pu déménager mais elle avait refusé. Cara, bien qu’irritée par son entêtement, devait admettre qu’elle la comprenait : il était difficile de quitter l’endroit où l’on était née. Et après le traumatisme de ces dernières années, de nouveaux bouleversements dans leur vie n’auraient pu qu’affecter sa sœur Evie et son petit frère Remy.
    Si tout se passait bien cette nuit, Remy aurait enfin accès aux soins spécialisés dont il avait besoin. C’était la considération la plus importante. S’il fallait tricher aux cartes pour cela, tant pis. Le bonus que Bobby lui avait promis, lorsqu’elle avait accepté de l’accompagner à Nice pour ouvrir ce nouveau casino, lui permettrait d’aider les siens et de reprendre sa vie en main.
    Evidemment, Bobby ne lui avait jamais parlé de tricher ; jusqu’à cette nuit…
    — Tu as bien compris ce que tu devais faire ? fit une voix suave dans son dos.
    Cara pivota, se composant une mine parfaitement neutre.
    — Bien sûr.
    Avec un clin d’œil, son patron lui décocha une petite claque sur les fesses. Cara fit de son mieux pour cacher sa répulsion. Elle n’avait jamais aimé cet homme, mais il était le roi des casinos de Las Vegas. Et son empire s’étendait, comme le prouvait ce nouvel établissement, au cœur d’un ancien palais niçois.
    Cara avait commencé sa carrière chez l’un des rivaux de Bobby. Ce dernier n’avait pas tardé à repérer son talent et à lui offrir un travail. D’abord réticente, elle n’avait pu résister longtemps au salaire mirobolant qu’il lui avait offert. Et, à l’exception d’une main baladeuse ou d’une œillade lubrique de temps en temps, elle n’avait pas eu de raison de le regretter.
    Du moins jusqu’à maintenant.
    La dent en or de Bobby scintilla lorsqu’il lui sourit. Cara s’était toujours demandé s’il s’agissait d’une affectation de sa part ou s’il avait vraiment besoin d’une fausse incisive. Quelle que soit la réponse, cet ornement la dégoûtait.
    — Veille à ce que les joueurs soient contents, pigé ? Sers-toi de tes seins : ce serait idiot d’en avoir de si beaux pour rien. Et garde l’œil sur le type que je te désignerai. Quand le pot sera assez élevé, il te fera signe.
    Cara sentit son visage s’enflammer. Elle n’aurait su dire si c’était parce que Bobby avait fait référence à sa poitrine ou parce qu’elle avait honte de ce qu’elle devait faire. C’était sans doute un mélange des deux. Elle était d’une honnêteté scrupuleuse et n’avait jamais triché de sa vie — contrairement à son père…
    De nouveau, elle lissa sa robe sur ses hanches, résistant à l’envie de refermer son décolleté. En temps normal, son uniforme se composait d’une longue jupe et d’une chemise blanche fermée par un nœud papillon. Ce soir, Bobby lui en avait fourni un tout autre : une minijupe en satin, un chemisier échancré rouge sang et un nœud papillon à porter à même la peau.
    « Fais ce que tu as à faire, se morigéna-t-elle. Demain, tu rentreras chez toi et tu ne verras plus jamais Bobby Gold. »
    — Je ferai de mon mieux, patron, répondit-elle avec une touche d’ironie.
    Le visage de Bobby se durcit ; ses petits yeux jetèrent un éclat cruel. Cara avait déjà vu ce regard. Un frisson la parcourut. Bobby, elle le savait, était capable de tout.

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  • Face au scandale

    Abby Green

    Parution : 1 Août 2012 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015



    1.

    Aneesa Adani vivait un cauchemar éveillé. Escortée par sa sœur cadette et ses tantes, elle marchait à pas lents tout en s’efforçant de surmonter l’angoisse qui l’oppressait.
    Son sari d’apparat entravait ses mouvements, tandis que les lourds bijoux dont elle était couverte depuis le sommet du crâne jusqu’aux poignets l’écrasaient de leur poids.
    Réprimant une envie impérieuse de prendre la fuite, elle se maudit pour la énième fois. Si seulement elle n’avait pas été aussi aveugle ! Sans sa naïveté impardonnable, elle n’en serait pas là…
    Elle sentit qu’on la poussait doucement et déboucha du couloir dans la majestueuse cour intérieure éclairée par des myriades de lanternes. A la vue de son futur époux, de ses parents, de la foule assemblée au cœur d’un des hôtels les plus chic de Bombay, sa peur se mua en panique. Elle s’apprêtait à commettre une erreur irréparable… Comment avait-elle pu laisser son inconscience la conduire à un tel désastre ?
    L’estomac noué et les jambes tremblantes, elle dut faire appel à toute sa volonté pour continuer d’avancer. Dans le silence qui s’était abattu sur l’assistance à son arrivée, elle avait l’impression que les battements de son cœur résonnaient comme un roulement de tambour.
    Soudain, un mouvement imperceptible attira son attention. Elle jeta un coup d’œil sur le côté et fut éblouie par le regard bleu acier d’un inconnu si séduisant qu’elle en oublia presque où elle se trouvait. Jamais elle n’avait vu un homme aussi beau… C’était un étranger. Sans doute un touriste qui avait réussi à se faufiler parmi la foule afin d’assister au mariage le plus médiatique de l’année. A cette pensée, elle reprit brutalement conscience de la situation et une nouvelle bouffée d’anxiété l’assaillit. L’inconnu avait vu la peur dans ses yeux, comprit-elle aussitôt. Heureusement qu’il ne faisait pas partie des invités ! Détournant le regard, elle prit une profonde inspiration et se remit en marche vers son destin.
    *  *  *
    Sebastian Wolfe ne pouvait s’empêcher d’être troublé. La mariée n’avait jeté qu’un coup d’œil furtif dans sa direction mais ses yeux avaient plongé directement dans les siens comme si elle les avait sentis sur elle…
    Jamais il n’avait vu une mariée aussi splendide. Mais il était vrai qu’il n’était pas un spécialiste en la matière… Et il n’avait aucune envie de le devenir ! Un sourire cynique se dessina sur les lèvres de Sebastian. Quand on était le fils d’un homme ayant eu trois épouses, d’innombrables maîtresses et huit enfants, on ne se faisait pas beaucoup d’illusions sur les liens soi-disant sacrés du mariage… D’ailleurs, tous les membres de la famille étaient aujourd’hui dispersés après avoir fui Wolfe Manor, la demeure ancestrale.
    Serrant les dents, Sebastian chassa de son esprit tout ce qui concernait les Wolfe.
    Dans l’air chaud du crépuscule chargé du parfum entêtant de l’encens, la mariée poursuivait sa lente progression vers l’estrade recouverte de soieries chatoyantes sur laquelle l’attendait son futur époux.
    Son visage exprimait une concentration intense. Ce n’était pas très étonnant, songea Sebastian. Le rituel du mariage indien traditionnel obéissait à un code très strict. Longue succession de pratiques sacrées observées avec une minutie extrême, il s’étalait sur plusieurs jours avant d’aboutir à la cérémonie qui, dans quelques instants, scellerait définitivement l’union des époux.
    Quelques minutes plus tôt, le marié était arrivé sur une chaise à porteurs dorée, vêtu d’une longue tunique de soie or et d’un pantalon moulant assorti. Le visage dissimulé derrière un bouquet de soucis jaunes, il avait été accueilli par les parents de la mariée.
    Drapée dans un sari rouge et or, cette dernière avait les bras cerclés de bracelets en or, tandis que ses mains et ses avant-bras étaient ornés de tatouages au henné. Avec le diamant entouré de perles qui scintillait sur son front, elle ressemblait à une princesse de l’empire moghol.
    Le souvenir de son regard furtif ne quittait pas Sebastian. C’était curieux… Il avait eu l’impression de voir surgir un éclair de frayeur dans ses immenses yeux noisette soulignés de khôl.
    Mais non, il avait dû se tromper. C’était à présent le moment pour les futurs époux d’échanger leurs colliers de fleurs et la jeune femme semblait sereine. Quoique… Ses lèvres ne venaient-elles pas de trembler ? Comme si elle faisait un effort pour ne pas pleurer. Peut-être, et alors ? Sebastian poussa un soupir agacé. Que lui importaient les états d’âme de la mariée ? L’essentiel était que tout se passe bien et que les familles n’aient aucune raison de se plaindre.
    Le Grand Wolfe Hotel de Bombay n’était qu’un des nombreux palaces qu’il possédait à travers le monde. S’il se trouvait là, c’était uniquement pour veiller à ce que rien ne perturbe le bon déroulement du mariage d’Aneesa Adani et de Jamal Kapoor Khan, les deux plus grandes stars de Bollywood.

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  • Bad blood ; l'orgueil de Nathaniel

    Sarah Morgan

    Parution : 1 Juin 2012 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015



    1.

    Seul dans les coulisses, Nathaniel Wolfe écoutait les murmures excités montant de l’immense salle du célèbre théâtre londonien.
    Les spectateurs pouvaient être répartis en deux clans. Les femmes étaient venues voir s’il était aussi séduisant en chair et en os que sur un écran de cinéma. Et de leur côté, les hommes voulaient savoir s’il était vraiment capable d’interpréter un rôle sur une scène de théâtre.
    Ils pensaient qu’il n’avait aucun talent. Que les succès remportés au box-office n’étaient dus qu’à sa belle gueule, ainsi qu’au travail astucieux du chef opérateur.
    Un sourire cynique se forma sur les lèvres de Nathaniel : toutes ces opinions erronées allaient voler en éclats.
    En face de lui, côté jardin, le metteur en scène lui adressa un signe de la main. Leur collaboration avait été mouvementée, Nathaniel tenant à interpréter le rôle à sa façon, parfois contre l’avis du metteur en scène. Mais leur travail avait fini par donner un spectacle qui, ils en étaient certains, resterait dans les annales de l’histoire du théâtre.
    Il ferma les yeux et se retrancha complètement du monde extérieur. Nathaniel Wolfe avait cessé d’exister, laissant place à Richard II, roi d’Angleterre.
    Nathaniel ne se contentait pas d’incarner un personnage, il devenait ce personnage. A l’âge de neuf ans, il avait découvert qu’il pouvait se mettre dans la peau d’un chevalier du Moyen Age, d’un guerrier Ninja, d’un vampire, d’un super héros… Dans ses moments de désespoir, il s’était ainsi octroyé la force et le pouvoir de se défendre. Et de protéger ceux qu’il aimait.
    Etre un autre ne lui posait aucune difficulté. C’était être lui-même, Nathaniel Wolfe, qui lui créait des problèmes.
    *  *  *
    —  Mais non, cette robe ne vous grossit pas du tout, dit Katie en ajustant les lacets du corset. Vous êtes superbe. De toute façon, vous êtes la duchesse de Gloucester, et vous…
    L’actrice la foudroya du regard.
    — Je veux dire que, puisque vous incarnez une personne qui a du pouvoir, du poids…
    — …  je dois être grosse et vieille, c’est ça ?
    — Pas du tout ! Mais comme vous jouez le rôle d’une veuve en deuil, vous ne devez pas avoir l’air resplendissant.
    — Vous voulez peut-être m’apprendre mon métier ?
    — Certainement pas. Je dis juste que vous êtes parfaite pour le rôle. Essayez de vous détendre, je vous en prie.
    — Comment pourrais-je me détendre ? Je joue avec Nathaniel Wolfe. Il est sarcastique, cinglant, ombrageux… Hier, il a suffi que je commette une seule petite erreur…
    — Il n’a fait que vous regarder, dit Katie d’un ton apaisant. Il ne vous a rien dit.
    — Vous ignorez ce qu’on peut faire passer par le regard, surtout quand il s’agit de celui de Nathaniel Wolfe. Quand il vous regarde, on a l’impression d’être passé au rayon laser.
    De plus en plus agitée, l’actrice se tourna vers la porte.
    — Allez-vous-en. J’ai besoin d’être entourée de gens qui comprennent mon tempérament.
    — Je dois néanmoins terminer de vous habiller, fit Katie en s’efforçant de garder son calme. Ne soyez pas stressée…
    — Qu’est-ce que vous pouvez savoir du stress ?
    Katie aurait pu lui parler de son rendez-vous du lendemain avec une célèbre costumière anglaise, de ce que cette rencontre représentait pour elle. Et des dettes énormes qui hantaient ses nuits. Si cette entrevue se passait bien, tout pourrait changer…
    Soudain, l’actrice reporta toute sa colère sur Katie.
    — Même si ma robe se déchirait, tout le monde continuerait à regarder Nathaniel Wolfe !
    Horrifiée par cette éventualité, Katie inspira à fond.
    — Calmez-vous, je vous en prie. C’est le trac de la première.
    — Vous ne pouvez pas comprendre, évidemment, répliqua l’actrice d’un ton amer. Vous êtes jeune et jolie…
    — Peut-être, mais il faut que j’arrive à remonter cette fermeture Eclair. Inspirez…
    Katie pria pour que le tissu tienne le coup.
    — Voilà. Vous êtes prête. Bonne chance.
    — Ça porte malheur de dire bonne chance à un acteur ! Il faut lui souhaiter de se casser une jambe, ou quelque chose du même style.
    — Bon, soupira Katie sans réagir à la remarque de l’actrice. Maintenant, je vous laisse.
    *  *  *
    Quand elle regagna l’atelier des costumes, elle y trouva Claire, son amie et assistante, lisant un magazine people tout en grignotant une barre de chocolat.
    — Oups ! dit celle-ci d’un air coupable. Tu me surprends en train de lorgner dans la vie privée des célébrités —  mais c’est pour trouver des idées, bien sûr.
    Devant le visage préoccupé de Katie, elle cessa de sourire.
    — Tu viens de quitter la duchesse de Ronchon de Gloucester, c’est ça ? Elle tient dans sa robe ?
    — Tout juste, fit Katie en se laissant tomber sur une chaise. Le violet foncé est idéal pour son personnage, mais les couleurs sombres sont impitoyables pour le teint, et en plus, j’ai l’horrible pressentiment que le tissu va craquer. Nous avons encore des comprimés contre le mal de tête ?

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  • Voeux sensuels

    Sarah Mccarty

    Parution : 15 Mai 2009 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Le retour du Dr Armstrong, Carol MarinelliHugh Armstrong s'était montré si odieux lorsqu'ils étaient adolescents, que Camilla Azetti n'avait eu aucun mal à le détester. Même si, dans le secret de son coeur, elle s'était amourachée de l'ami de son frère. Aujourd'hui, elle éprouve toujours les mêmes sentiments ambivalents à l'égard de Hugh, et travailler avec lui aux urgences est une joie mêlée de souffrance qui la laisse désemparée. Un désarroi dont finit par se rendre compte son fiancé, qui préfère rompre...Idylle à Hill Creek, Cheryl WolvertonLa vie tranquille de Tamara Stanridge bascule le jour où elle accepte le service que lui demande son amie, le Dr Susan McCade : héberger Drake Slater, un riche rancher de la région, qui, gravement blessé après un accident, doit réapprendre à lire et à écrire. Qui mieux que Tamara, institutrice, pourrait s'en charger ? Mais sa patience est mise à rude épreuve car Drake semble en colère contre la terre entière, y compris contre Stan, l'ami de Tamara, un kinésithérapeute chargé de lui réapprendre à marcher.

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