Sciences humaines & sociales

  • Les Croix-de-feu à l'âge des fascismes

    Albert Kéchichian

    Parution : 29 Novembre 2014 - Entrée pnb : 8 Décembre 2016

    Qui a inventé la devise « Travail Famille Patrie » ? Ce ne sont pas les fondateurs du régime de Vichy en 1940. C'est, entre 1932 et 1934, le colonel de La Rocque, chef des Croix-de-Feu, une association d'anciens combattants décorés pour héroïsme pendant la guerre de 14-18. Cette ligue nationaliste est au coeur des polémiques sur l'existence d'un fascisme authentiquement français. Au nom de leurs sacrifices dans les tranchées, les Croix-de-Feu exigent un gouvernement assez fort pour garantir la sécurité de la France contre l'ennemi allemand, mais aussi contre les « ennemis de l'intérieur », communistes et pacifistes. Pour réveiller le patriotisme et intimider l'extrême gauche, les Croix-de-Feu multiplient défilés et rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de militants. Ces attroupements sont organisés dans le plus grand secret et impressionnent par leur mise en scène (milliers de voitures en convois, manoeuvres d'avions privés). Les animateurs du Front populaire veulent y voir la préparation d'un coup d'État pour instaurer une dictature fasciste.En fait, La Rocque veut faire revivre l'Union sacrée de 14-18 pour réconcilier tous les Français au-delà des divisions sociales et partisanes. Les Croix-de-Feu se sentiraient liés par leur code de l'honneur : leurs exploits guerriers pour la victoire les obligeraient désormais à des exploits civiques pour empêcher toute révolution de type bolchevique. Après l'émeute antiparlementaire du 6 février 1934, La Rocque lance ses hommes dans une croisade caritative contre la misère, dans l'espoir de reconquérir la classe ouvrière. Les soupes populaires remplacent peu à peu les démonstrations de force. En 1936, La Rocque refuse toute riposte lors de la dissolution de son « mouvement » par le gouvernement Blum, puis s'intègre au système institutionnel en créant le Parti social français. Finalement, les Croix-de-Feu refusent le totalitarisme fasciste, parce qu'ils ont encore confiance dans la volonté des Français de se sacrifier pour la Patrie.

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  • La première guerre mondiale

    François Cochet

    Parution : 10 Septembre 2015 - Entrée pnb : 6 Octobre 2015

    « L'assassinat de François Ferdinand a déclenché le début des hostilités », « La guerre devait être courte », « Ce fut principalement une guerre des tranchées », « Verdun, la boucherie », « Sans les États-Unis, la guerre aurait été perdue », « Toute une génération a été inutilement sacrifiée »...
    Dépassant le cliché d'une Grande Guerre patriotique sacrifiant ses soldats à la gloire militaire de quelques chefs irresponsables, l'auteur revient sur ce conflit à l'origine de profonds bouleversements politiques, économiques et sociaux au XXe siècle.

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  • La gloire des bleuets

    Sylvie Duquesne

    Parution : 28 Novembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    « Ma chère fiancée, J'ai reçu ta lettre ce matin, juste au moment de partir et je t'en remercie beaucoup. Mais contrairement à ce que tu me dis, il y a plus de grabuge qu'on ne le pense. Nous allons en ce moment sur la frontière, et pour la première étape, nous nous sommes enfoncés de soixante-dix kilomètres, nous sommes arrivés à 4 heures du soir et nous repartons à 2 heures du matin sur Verdun. Mais heureusement nous sommes des gais et joliment bien équipés, ça serait malheureux de laisser ça là. Le plus pénible pour moi, ça a été les pauvres cultivateurs qui sont venus apporter le matin tous leurs chevaux réquisitionnés et qui s'en retournaient avec le licol en pleurant. Dans tous les pays où nous passons c'est le même trafic, des pleurs partout. » Exceptionnelle et touchante, cette correspondance entre un soldat et la femme qu'il aime alors que la Première Guerre mondiale approche, éclate... et perdure inlassablement. Plus particulièrement, c'est le ton même du combattant qui étonne tout au long de ces lettres, mêlant légèreté et gravité, ironie et lassitude, terribles nouvelles et espérances de retrouvailles prochaines. Comme s'il s'agissait, finalement, de dédramatiser la situation présente pour mieux se projeter dans un avenir que l'on veut clément. En cela, "La Gloire des bleuets" nous immerge, de manière saisissante et bouleversante, au sein d'une jeune génération française qui vit ses projets toujours retardés et mis entre parenthèses à cause du premier conflit du XXe siècle.

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