La Gibecière à Mots

  • L'île au trésor

    Robert Louis Stevenson

    Parution : 14 Juin 2017 - Entrée pnb : 16 Juin 2017

    Robert Louis Stevenson (1850-1894) "On me demande de raconter tout ce qui se rapporte à mes aventures dans l'île au Trésor, - tout, depuis le commencement jusqu'à la fin,- en ne réservant que la vraie position géographique de l'île, et cela par la raison qu'il s'y trouve encore des richesses enfouies..."Un adolescent, Jim Hawkins, dont les parents tiennent une auberge, trouve dans le coffre d'un pensionnaire décédé la carte d'une île au trésor...En avant l'aventure ! "L'île au trésor" fait partie des romans possédant un grand nombre de traductions françaises. Celle que nous proposons est la toute première effectuée ; elle est due à André Laurie pour les éditions Hetzel.

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le grand dieu Pan

    Arthur Machen

    Parution : 1 Janvier 2018 - Entrée pnb : 2 Janvier 2018

    ArthurMachen (1863-1947)"- Je suis très content de vous voir, Clarke, très content ; je craignais qu'il ne vous fût impossible de venir.- J'ai pu m'arranger pour quelques jours. Les affaires ne vont pas beaucoup, par le temps qu'il fait. Mais vous, Raymond, êtes-vous sans inquiétude pour ce que vous aller essayer, et cela ne présente-t-il aucun danger ?Le long de la terrasse, qui bordait de front la maison du docteur, les deux hommes se promenaient sans hâte. Vers l'ouest, le soleil couchant surplombait encore les montagnes, mais d'un éclat sombre et rouge qui ne faisait plus d'ombre. L'atmosphère était paisible ; en face d'eux, la forêt épaisse sur le penchant des coteaux exhalait une haleine faible, et, par intervalles, l'appel tendre et murmurant des tourterelles sauvages. Plus bas, au creux de la vallée, la rivière serpentait parmi les collines solitaires, et, tandis que le soleil, un instant suspendu, disparaissait derrière l'horizon, une buée blanche et comme hésitante monta entre les rives."1864... Clarke est invité par le docteur Raymond à assister à une intervention chirurgicale sur la jeune Mary, intervention qui sera l'apogée de ses recherches en "médecine transcendantale". Mais quel en est but et le résultat ? Mary devient folle...Quelques années plus tard, une femme, belle et étrange, fait son apparition à Londres. Elle semble semer la mort autour d'elle. Qui est-elle et a-t-elle un lien avec cette mystérieuse opération effectuée, quelques années auparavant, par le docteur Raymond ?Roman court et démoniaque d'Arthur Machen considéré par certains comme l'un des plus grands écrivains fantastiques.

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Mrs Dalloway

    Virginia Woolf

    Parution : 6 Décembre 2017 - Entrée pnb : 7 Décembre 2017

    Virginia Woolf (1892-1941)
    "Mrs Dalloway dit qu'elle irait acheter les fleurs elle-même.Lucy avait de l'ouvrage par-dessus la tête. On enlèverait les portes de leurs gonds ; les hommes de Rumpelmayer allaient venir. « Quel matin frais ! pensait Clarissa Dalloway. On dirait qu'on l'a commandé pour des enfants sur une plage. » Comme on se grise ! comme on plonge ! C'était ainsi jadis à Bourton, lorsque, avec un petit grincement des gonds qu'il lui semblait encore entendre, elle ouvrait toutes grandes les portes-fenêtres et se plongeait dans le plein air. Il était frais, calme et plus tranquille encore que celui-ci, l'air de Bourton au premier matin ; le battement d'une vague, le baiser d'une vague, pur, vif, et même - elle n'avait alors que dix-huit ans - solennel ; debout devant la fenêtre ouverte, elle sentait que quelque chose de merveilleux allait venir ; elle regardait les fleurs, les arbres où la fumée jouait, et les corneilles s'élevant, puis retombant..." Récit d'une journée d'une Londonienne, Clarissa Dalloway, après la première guerre mondiale. Elle prépare une réception et se pose des questions existentielles : a-t-elle fait le bon choix en se mariant avec Richard ? n'aurait-elle pas dû épouser Peter ? Le retour de Peter à Londres va la replonger dans des anciens souvenirs.Virginia Woolf nous fait naviguer entre le superficiel et la conscience en dédoublant son héroïne : Mrs Dalloway la femme publique et Clarissa, la femme intérieure. Roman publié en 1925.

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le peuple de l'abîme

    Jack London

    Parution : 1 Février 2019 - Entrée pnb : 2 Février 2019

    Jack London (1876-1916)
    "Les expériences que je relate dans ce volume me sont arrivées personnellement durant l'été 1902. Je suis descendu dans les bas-fonds londoniens avec le même état d'esprit que l'explorateur, bien décidé à ne croire que ce que je verrais par moi-même, plutôt que de m'en remettre aux récits de ceux qui n'avaient pas été témoins des faits qu'ils rapportaient, et de ceux qui m'avaient précédé dans mes recherches. J'étais parti avec quelques idées très simples, qui m'ont permis de me faire une opinion : tout ce qui améliore la vie, en renforçant sa santé morale et physique, est bon pour l'individu ; tout ce qui, au contraire, tend à la détruire, est mauvais.Le lecteur s'apercevra bien vite que c'est cette dernière catégorie (ce qui est mauvais) qui prédomine dans mon ouvrage. L'Angleterre était pourtant, au moment où j'ai écrit ces lignes, dans une période qu'il est convenu d'appeler "le bon vieux temps ". La faim et le manque de logements que j'ai pu constater sévissaient pourtant à l'état chronique, et la situation ne s'est nullement améliorée lorsque le pays est devenu très prospère."
    1902 : Jack London s'immerge dans le quartier le plus miséreux de Londres : East End. C'est un véritable voyage en enfer auquel nous invite l'auteur.

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Ivanhoe

    Walter Scott

    Parution : 22 Mars 2019 - Entrée pnb : 23 Mars 2019

    Walter Scott (1771-1832) "Dans cet heureux district de la riche Angleterre, baigné par le Don, s'étendait jadis une forêt vaste qui couvrait la plus grande partie des belles montagnes et des vallées assises entre l'industrieuse Sheffield et la riante Doncaster. On voit encore des restes de cette forêt dans les superbes domaines de Wentworth, de Warncliffe-Park, et dans les environs de Rotherham. C'est là que le fameux dragon de Wantley exerçait ses ravages ; là, se livrèrent la plupart des sanglantes batailles qu'amenèrent les guerres civiles de la rose rouge et de la rose blanche ; là encore fleurirent, dans les anciens temps, ces bandes de valeureux Outlaws ou proscrits dont les exploits sont devenus si populaires dans les ballades anglaises.Tel est le lieu de la scène principale de notre histoire, dont la date se reporte à la fin du règne de Richard Ier, époque où le retour de ce prince, retenu captif, était devenu un événement désiré plutôt qu'espéré de ses sujets, que la désolation paraissait accabler, et qui étaient assujétis à tous les genres de tyrannie subalterne. Les nobles, dont le pouvoir avait fini par être exorbitant sous le règne d'Étienne, et que la prudence de Henri II eut tant de peine de réduire à un degré apparent de soumission à la couronne, avaient repris leur vieille licence avec une effrayante étendue, méprisant la faible intervention du conseil d'état anglais, fortifiant leurs châteaux, augmentant le nombre de leurs serfs, réduisant tout ce qui les entourait à un état de vassselage, et essayant, par tous les moyens possibles, de se mettre chacun à la tête de forces suffisantes pour jouer quelque rôle dans les convulsions terribles qui semblaient menacer le pays." A la fin du XIIe siècle, le prince Jean, profitant que son frère le roi Richard Coeur de Lion est retenu prisonnier en Autriche, s'est emparé du trône d'Angleterre. Les nobles saxons s'opposent aux Normands. Cédric le Saxon accueille des visiteurs : le prieur Aymer, le templier Brian de Bois-Guilbert, un juif du nom d'Isaac d'York et un mystérieux pèlerin...

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Jane Eyre

    Charlotte Brontë

    Parution : 22 Mai 2019 - Entrée pnb : 23 Mai 2019

    Charlotte Brontë (1816-1855) "Il était impossible de se promener ce jour-là. Le matin, nous avions erré pendant une heure dans le bosquet dépouillé de feuilles ; mais, depuis le dîner (quand il n'y avait personne, Mme Reed dînait de bonne heure), le vent glacé d'hiver avait amené avec lui des nuages si sombres et une pluie si pénétrante, qu'on ne pouvait songer à aucune excursion.J'en étais contente. Je n'ai jamais aimé les longues promenades, surtout par le froid, et c'était une chose douloureuse pour moi que de revenir à la nuit, les pieds et les mains gelés, le coeur attristé par les réprimandes de Bessie, la bonne d'enfants, et l'esprit humilié par la conscience de mon infériorité physique vis-à-vis d'Eliza, de John et de Georgiana Reed.Eliza, John et Georgiana étaient groupés dans le salon auprès de leur mère ; celle-ci, étendue sur un sofa au coin du feu, et entourée de ses préférés, qui pour le moment ne se disputaient ni ne pleuraient, semblait parfaitement heureuse. Elle m'avait défendu de me joindre à leur groupe, en me disant qu'elle regrettait la nécessité où elle se trouvait de me tenir ainsi éloignée, mais que, jusqu'au moment où Bessie témoignerait de mes efforts pour me donner un caractère plus sociable et plus enfantin, des manières plus attrayantes, quelque chose de plus radieux, de plus ouvert et de plus naturel, elle ne pourrait pas m'accorder les mêmes privilèges qu'aux petits enfants joyeux et satisfaits.« Qu'est-ce que Bessie a encore rapporté sur moi ? demandai-je.- Jane, je n'aime pas qu'on me questionne ! D'ailleurs, il est mal à une enfant de traiter ainsi ses supérieurs. Asseyez-vous quelque part et restez en repos jusqu'au moment où vous pourrez parler raisonnablement. » Jane est orpheline ; elle est recueillie par sa tante qui ne l'aime pas et la maltraite. Son cousin et ses cousines n'ont guère plus de sentiments pour elle. Pour s'en débarrasser, sa tante l'envoie en pension. Jane sera-t-elle plus heureuse ?

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Les trente-neuf marches

    John Buchan

    Parution : 26 Mars 2019 - Entrée pnb : 27 Mars 2019

    John Buchan (1875-1940) "Cet après-midi de mai, je revins de la City vers les 3 heures, complètement dégoûté de vivre. Trois mois passés dans la mère patrie avaient suffi à m'en rassasier. Si quelqu'un m'eût prédit un an plus tôt que j'en arriverais là, je lui aurais ri au nez ; pourtant c'était un fait. Le climat me rendait mélancolique, la conversation de la généralité des Anglais me donnait la nausée ; je ne prenais pas assez d'exercice, et les plaisirs de Londres me paraissaient fades comme de l'eau de Seltz qui est restée au soleil. - Richard Hannay, mon ami, me répétais-je, tu t'es trompé de filon, il s'agirait de sortir de là.Je me mordais les lèvres au souvenir des projets que j'avais échafaudés pendant ces dernières années à Buluwayo. En y amassant mon pécule - il y en a de plus gros, mais je le trouvais suffisant -, je m'y étais promis des plaisirs de toutes sortes. Emmené loin de l'Écosse par mon père dès l'âge de six ans, je n'étais pas revenu au pays depuis lors : l'Angleterre m'apparaissait donc comme dans un rêve des Mille et Une Nuits, et je comptais m'y établir pour le restant de mes jours. Mais je fus vite désillusionné." Richard Hannay, ancien ingénieur des mines, regrette d'avoir quitté l'Afrique du Sud pour l'Angleterre où il s'ennuie. La découverte d'un cadavre dans son salon va redonner du piment à son existence : le voilà embarqué dans une affaire d'espionnage et il devra sauver sa peau...

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Miss Waters

    H. G. Wells

    Parution : 27 Mai 2019 - Entrée pnb : 28 Mai 2019

    H. G. Wells (1866-1946)"Les atterrissages de sirènes qu'ont jusqu'ici mentionnés les chroniques sont entachés d'invraisemblance. Et même les détails circonstanciés qui nous sont donnés à propos de la sirène de Bruges, si habile aux travaux de dames, laissent des doutes aux sceptiques. Je dois avouer que, l'année dernière encore, je professais une incrédulité absolue sur ce genre d'aventures. Mais maintenant, en face des faits indiscutables qui se sont produits dans mon voisinage immédiat, et dont Melville, de Seaton Carew, mon cousin au second degré, fut le principal témoin, j'entrevois ces vieilles légendes sous un jour tout différent. Cependant, tant de gens se sont efforcés d'étouffer cette affaire que, n'étaient mes enquêtes personnelles très complètes, on se serait, dans une dizaine d'années, heurté aux mêmes obscurités qui rendent si malaisément croyables toutes les légendes similaires. À l'heure actuelle même, beaucoup d'esprits restent perplexes.Les difficultés qui s'opposèrent à l'étouffement complet de cette affaire étaient exceptionnelles, et la façon dont elles furent en grande partie surmontées prouve combien impérieux sont les motifs qui poussent à garder secrètes des histoires de cette sorte. Dans le cas actuel, la scène où se déroulèrent ces événements n'a rien d'obscur ni d'inaccessible. Le drame prend naissance sur la plage, à l'est de Sandgate Castle, dans la direction de Folkestone, et il se dénoue également sur la plage, non loin de la jetée, c'est-à-dire à moins de deux milles de distance. L'aventure a commencé en plein jour, par une après-midi d'août, claire et bleue, en face des fenêtres ouvertes d'une demi-douzaine de maisons. Cela seul suffit à rendre stupéfiant le manque de détails préliminaires ; mais à ce sujet vous aurez peut-être une opinion différente plus tard." Miss Waters a été sauvée de la noyade (elle avait une crampe) et recueillie par une famille bourgeoise anglaise : les Bunting. Quelle n'est pas leur surprise lorsqu'ils s'aperçoivent que celle-ci est une sirène ! Elle tente de séduire Harry, le fiancé d'une amie des Bunting. Va-t-il succomber au chant des sirènes ?Le fantastique s'invite dans la société édouardienne.

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Les Hauts de Hurle-Vent

    Emily Brontë

    Parution : 22 Avril 2019 - Entrée pnb : 23 Avril 2019

    Emily Brontë (1818-1848) "1801. - Je viens de rentrer après une visite à mon propriétaire, l'unique voisin dont j'aie à m'inquiéter. En vérité, ce pays-ci est merveilleux ! Je ne crois pas que j'eusse pu trouver, dans toute l'Angleterre, un endroit plus complètement à l'écart de l'agitation mondaine. Un vrai paradis pour un misanthrope : et Mr. Heathcliff et moi sommes si bien faits pour nous partager ce désert ! Quel homme admirable ! Il ne se doutait guère de la sympathie que j'ai ressentie pour lui quand j'ai vu ses yeux noirs s'enfoncer avec tant de suspicion dans leurs orbites, au moment où j'arrêtais mon cheval, et ses doigts plonger, avec une farouche résolution, encore plus profondément dans son gilet, comme je déclinais mon nom. - Mr.Heathcliff ? ai-je dit. Un signe de tête a été sa réponse. - Mr. Lockwood, votre nouveau locataire, monsieur. Je me suis donné l'honneur de vous rendre visite, aussitôt que possible après mon arrivée, pour vous exprimer l'espoir de ne pas vous avoir gêné par mon insistance à vouloir occuper Thrushcross Grange ; j'ai entendu dire hier que vous aviez quelque idée. - Thrushcross Grange m'appartient, monsieur, a-t-il interrompu en regimbant. Je ne me laisse gêner par personne, quand j'ai le moyen de m'y opposer... Entrez ! Cet « entrez » était prononcé les dents serrées et exprimait le sentiment : « allez au diable ! » La barrière même sur laquelle il s'appuyait ne décelait aucun mouvement qui s'accordât avec les paroles. Je crois que cette circonstance m'a déterminé à accepter l'invitation. Je m'intéressais à un homme dont la réserve semblait encore plus exagérée que la mienne." Heathcliff, un enfant venu de nulle part, est adopté par M. Earnshow ; Si Hindley, le fils de ce dernier, rejette le nouvel arrivant, sa soeur Catherine, au fil du temps, en tombe amoureux. Entre Heathcliff et elle, c"est l'amour fusionnel mais impossible. Les années passent : Catherine se marie avec Edgar. Heathcliff, être sans scrupule, décide de se venger et de consacrer sa vie à détruire Hindley et Edgar, ainsi que leurs familles...

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La guerre dans les airs

    H. G. Wells

    Parution : 18 Juillet 2019 - Entrée pnb : 19 Juillet 2019

    H.-G. Wells (1866-1946) "- Leur Progrès, comme ils disent, ça marche, déclara M. Tom Smallways, ça marche, et l'on se demande comment ça peut toujours marcher. M. Smallways faisait cette remarque longtemps avant le début de la guerre dans les airs, accoté contre la palissade, au bout de son jardin, et, d'un regard qui n'exprimait ni louange ni blâme, il contemplait la vaste usine à gaz de Bun Hill. Au-dessus des gazomètres pressés les uns contre les autres, trois formes étranges apparurent, grandes vessies flasques qui se balançaient lourdement, devenaient plus rondes et plus énormes - des ballons que l'on gonflait pour les ascensions hebdomadaires de l'Aéro-Club. - C'est comme ça tous les samedis, précisa le voisin M. Stringer, le laitier. Pas plus tard qu'hier, tout le monde se serait précipité pour voir un ballon partir, et maintenant il n'y a pas un trou à la campagne qui n'ait son départ de ballon tous les dimanches... Heureusement pour les compagnies du gaz ! - Samedi dernier, répliqua M. Smallways, j'ai été obligé de ramasser trois brouettées de gravier dans mes pommes de terre... trois brouettées de lest qu'ils nous ont versées sur la tête. Ils m'ont écrasé les touffes qui n'étaient pas enterrées. - Il y a des dames, parait-il, qui montent là-dedans... - Si on peut appeler ça des dames... En tout cas, ce n'est pas l'idée que je me fais d'une dame... Grimper en l'air et jeter des tas de sable sur le monde, ce n'est pas cela qu'on m'a enseigné à considérer comme une occupation pour des dames. M. Stringer approuva de la tête, et les deux voisins continuèrent à surveiller les masses boursouflées, avec une expression qui avait passé de l'indifférence à la désapprobation." Roman d'anticipation écrit en 1907.Bert Smallways vit tranquillement dans une petite ville d'Angleterre. Avec son associé Grubb, il vivote de la location de vélos et la réparation mécanique. Rien ne le prédestinait à se retrouver à bord du dirigeable allemand qui allait agresser New-York et déclencher une terrible guerre mondiale sans fin...

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le professeur

    Charlotte Brontë

    Parution : 19 Septembre 2019 - Entrée pnb : 20 Septembre 2019

    Charlotte Brontë (1816-1855) "L'autre jour, en cherchant dans mes papiers, j'ai trouvé au fond de mon pupitre la copie suivante d'une lettre que j'ai écrite l'année dernière à un ancien camarade de collège : « Mon cher Charles, « Je ne crois pas, lorsque nous étions ensemble à Eton, que nous fussions très aimés : tu étais caustique, observateur, froid et plein de malice ; je n'essayerai pas de faire ici mon portrait ; mais, autant que je puis me le rappeler, mon caractère n'avait rien d'attrayant. J'ignore quels effluves magnétiques nous avaient rapprochés ; assurément je n'ai jamais eu pour toi l'affection d'un Pylade, et j'ai certaines raisons de penser que tu étais également dépourvu à mon égard de toute amitié romanesque. Nous n'en étions pas moins inséparables entre les heures des classes, et la conversation ne tarissait pas entre nous ; lorsqu'elle roulait sur nos camarades et sur nos professeurs, nous nous entendions à merveille ; et, si je venais à faire allusion à quelque tendre sentiment, à quelque vague aspiration vers un idéal dont la beauté m'entraînait, ta froideur sardonique me trouvait d'une complète indifférence ; je me sentais supérieur à tes railleries, et c'est une impression que j'éprouve encore actuellement. « Il y a bien des années que je ne t'ai vu, bien des années que je n'ai reçu de tes nouvelles. En jetant dernièrement les yeux sur un journal de notre comté, j'ai aperçu ton nom ; cela m'a fait songer au passé, aux événements qui ont eu lieu depuis que nous nous sommes quittés, et je me suis mis à t'écrire ; je ne sais pas ce que tu as fait ni ce que tu es devenu, mais tu apprendras, si tu veux bien lire cette lettre, comment la vie s'est comportée envers moi." William Crimsworth, refusant de devenir pasteur, part travailler chez son demi-frère ; mais celui-ci ne le traite pas comme un membre de la famille et profite de lui. William décide de s'exiler en Belgique où il devient professeur d'anglais dans un pensionnat...

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le formidable événement

    Maurice Leblanc

    Parution : 6 Mars 2020 - Entrée pnb : 7 Mars 2020

    Maurice Leblanc (1864-1941)"Le formidable événement du 4 juin, dont les conséquences agirent de façon plus profonde encore que la guerre sur les rapports des deux grandes nations occidentales, a suscité depuis cinquante ans une floraison de livres, de mémoires, d'études, de relations véridiques et de récits fabuleux. Les témoins ont raconté leurs impressions. Les journaux ont recueilli leurs articles. Les hommes de science ont publié leurs travaux. Les romanciers ont imaginé des drames inconnus. Les poètes ont chanté. Et de cette journée tragique il ne reste plus rien dans l'ombre, ni de celles qui la préparèrent, ni de celles qui la suivirent, et rien non plus de toutes les réactions morales ou sociales, économiques ou politiques, par quoi, au long du XXe siècle, elle a retenti sur les destinées de l'univers.Seule manquait la parole de Simon Dubosc. Et c'était chose étrange de ne connaître que par des reportages, le plus souvent fantaisistes, le rôle de celui que le hasard d'abord, puis son courage indomptable, et, plus tard, son enthousiasme clairvoyant, avaient jeté au coeur même de l'aventure.Aujourd'hui que les peuples se sont groupés autour de la statue qui domine l'arène où combattit le héros, ne semble-t-il pas permis d'apporter à la légende l'ornement d'une réalité qui ne la dépare point ? Et, si l'on trouve que cette réalité touche de trop près à la vie secrète de l'homme, doit-on s'en alarmer ?Simon Dubosc, en qui, pour la première fois, l'âme occidentale a pris conscience d'elle-même, Simon Dubosc tout entier appartient à l'histoire."Simon est amoureux de la belle aristocrate anglaise : Isabel. Mais le père de celle-ci refuse de donner la main de sa fille à un roturier français, à moins que... Simon accomplisse un exploit planétaire sous 20 jours ! Un cataclysme sismique survenu dans la manche va-t-il l'aider ?

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Battling Malone, pugiliste

    Louis Hémon

    Parution : 18 Novembre 2019 - Entrée pnb : 19 Novembre 2019

    Louis Hémon (1880-1913) "La grande salle du National Sporting Club, celle où se donnent les combats, qui est une ancienne salle de théâtre transformée, achevait de se vider. Les derniers spectateurs s'en allaient à la file et, pour regagner le vestibule et la porte de la rue, traversaient un côté de la salle à manger du Club. Dans cette dernière, autour de petites tables espacées çà et là sur les épais tapis, nombre de gentlemen et de noblemen s'étaient réunis, qui pour boire, qui pour souper plus copieusement, entre amis et membres, maintenant que les intrus amenés là par le seul spectacle des combats étaient partis." De riches Anglais, amateurs de boxe, recherchent "le" champion qui renverra les pugilistes français de l'autre côté du Channel. Ils découvrent Pat Malone, un bagarreur de rue, une véritable machine à cogner...

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le magasin d'antiquités

    Charles Dickens

    Parution : 17 Juin 2020 - Entrée pnb : 18 Juin 2020

    Charles Dickens (1812-1870) "Quoique je sois vieux, la nuit est généralement le temps où je me plais à me promener. Souvent, dans l'été, je quitte mon logis dès l'aube du matin, et j'erre tout le long du jou-r par les champs et les ruelles écartées, ou même je m'échappe durant plusieurs journées ou plusieurs semaines de suite ; mais, à moins que je ne sois à la campagne, je ne sors guère qu'après le soleil couché, bien que, grâce au ciel, j'aime autant que toute autre créature vivante ses rayons et la douce gaieté dont ils animent la terre. Cette habitude, je l'ai insensiblement contractée ; d'abord, parce qu'elle est favorable à mon infirmité, et ensuite parce qu'elle me fournit le meilleur moyen d'établir mes observations sur le caractère et les occupations des gens qui remplissent les rues. L'éblouissement de l'heure de midi, le va-et-vient confus qui règne alors, conviendraient mal à des investigations paresseuses comme les miennes : à la clarté d'un réverbère, ou par l'ouverture d'une boutique, je saisis un trait des figures qui passent devant moi, et cela sert mieux mon dessein que de les contempler en pleine lumière : pour dire vrai, la nuit est plus favorable à cet égard que le jour, qui, trop fréquemment, détruit, sans souci ni cérémonie, un château bâti en l'air, au moment où on va l'achever. N'est-ce pas un miracle que les habitants des rues étroites puissent supporter ces allées et venues continuelles, ce mouvement qui n'a jamais de halte, cet incessant frottement de pieds sur les dures pierres du pavé qui finissent par en devenir polies et luisantes !" Nelly vit avec son grand-père, propriétaire d'un magasin d'antiquités. Mais pourquoi celui-ci part-il chaque nuit pour ne rentrer qu'au petit jour ? Quelles sont les intentions de M. Quilp, cet odieux nain qui tourne autour de Nelly et son grand-père ? Roman en deux tomes.

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le magasin d'antiquités

    Charles Dickens

    Parution : 18 Juin 2020 - Entrée pnb : 19 Juin 2020

    Charles Dickens (1812-1870) "Au moment où nous sommes arrivés, non seulement nous pouvons prendre le temps de respirer pour suivre les aventures de Kit, mais encore les détails qu'elles présentent s'accordent si bien avec notre propre goût, que c'est pour nous un désir comme un devoir d'en retracer le récit. Kit, pendant les événements qui ont rempli les quinze derniers chapitres, s'était, comme on pense, familiarisé de plus en plus avec M. et mistress Garland, M. Abel, le poney, Barbe, et peu à peu il en était venu à les considérer tous, tant les uns que les autres, comme ses amis particuliers, et Abel-Cottage comme sa propre maison. Halte ! Puisque ces lignes sont écrites, je ne les effacerai pas mais si elles donnaient à croire que Kit, dans sa nouvelle demeure où il avait trouvé bonne table et bon logis, commença à penser avec dédain à la mauvaise chère et au pauvre mobilier de son ancienne maison, elles répondraient mal à notre pensée, tranchons le mot, elles seraient injustes. Qui, mieux que Kit, se fût souvenu de ceux qu'il avait laissés dans cette maison, bien que ce ne fussent qu'une mère et deux jeunes enfants ? Quel père vantard eût, dans la plénitude de son coeur, raconté plus de hauts faits de son enfant prodige, que Kit ne manquait d'en raconter chaque soir à Barbe, au sujet du petit Jacob ? Et même, s'il eût été possible d'en croire les récits qu'il faisait avec tant d'emphase, y eut-il jamais une mère comme la mère de Kit, du moins au témoignage de son fils, ou bien y eut-il jamais autant d'aisance au sein même de la pauvreté, que dans la pauvreté de la famille de Kit ?" Tome II. Nelly et son grand-père continuent leur errance. Leurs amis et leurs ennemis sont à leur recherche...

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Shirley

    Charlotte Brontë

    Parution : 22 Juin 2020 - Entrée pnb : 23 Juin 2020

    Charlotte Brontë (1816-1855) "Dans ces dernières années, une abondante pluie de vicaires est tombée sur le nord de l'Angleterre. Les collines en sont noires : chaque paroisse en a un ou plusieurs ; ils sont assez jeunes pour être très actifs, et doivent accomplir beaucoup de bien. Mais ce n'est pas de ces dernières années que nous allons parler ; nous remonterons au commencement de ce siècle. Les dernières années, les années présentes, sont poudreuses, brûlées par le soleil, arides ; nous voulons éviter l'heure de midi, l'oublier dans la sieste, nous dérober par le sommeil à la chaleur du jour et rêver de l'aurore. Si vous pensez, lecteur, après ce prélude, que je vous prépare un roman, jamais vous ne fûtes dans une plus complète erreur. Pressentez-vous du sentiment, de la poésie, de la rêverie ? Attendez-vous de la passion, des émotions, du mélodrame ? Modérez vos espérances et renfermez-les dans des bornes plus modestes. Vous avez devant vous quelque chose de réel, de froid, de solide ; quelque chose d'aussi peu romantique qu'un lundi matin, quand tous ceux qui ont du travail s'éveillent avec le sentiment intime qu'ils doivent se lever, et agissent en conséquence. Nous n'affirmons pas positivement que vous ne serez pas quelque peu excité vers le milieu ou à la fin du repas ; mais il est résolu que le premier plat servi sur la table peut être mangé par un catholique, oui, même un Anglo-catholique, le vendredi saint : ce seront de froides lentilles au vinaigre et sans huile, du pain sans levain et des herbes amères, sans agneau rôti. Dans ces dernières années, dis-je, une abondante pluie de vicaires est tombée sur le nord de l'Angleterre ; mais, en 1811 ou 1812, cette pluie n'était pas descendue : les vicaires étaient rares alors. Il n'y avait pas encore de sociétés établies pour tendre la main aux recteurs et aux bénéficiers vieux et infirmes, et leur donner le moyen de payer un jeune et vigoureux collègue, frais émoulu des bancs d'Oxford ou de Cambridge." 1812, Yorkshire. Victime de l'embargo mené par la France, l'industrie anglaise subit une grave crise. Robert Moore voit son usine tourner à vide. Il doit également faire face à la violente colère des ouvriers qui accusent les machines-outils de voler leur travail. Sa cousine Caroline est amoureuse de lui sans succès... Arrive une jeune héritière, Shirley... Tome I

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Catherine Morland

    Jane Austen

    Parution : 17 Août 2020 - Entrée pnb : 18 Août 2020

    Jane Austen (1775-1817) "Personne qui ait jamais vu Catherine Morland dans son enfance ne l'aurait supposée née pour être une héroïne. Sa situation dans le monde, le caractère de ses parents, sa propre personne et ses aptitudes, rien ne l'y prédestinait. Bien que clergyman, son père n'était ni méprisé ni misérable ; c'était un excellent homme, bien qu'il s'appelât Richard et qu'il n'eût jamais été beau. Il avait une fortune personnelle, outre deux bons bénéfices, et il ne prétendait pas le moins du monde tenir ses filles sous clef. Mme Morland était une femme de grand sens, de bon caractère et, ce qui est plus remarquable, de bonne constitution. Elle avait eu trois fils avant la naissance de Catherine ; et, au lieu de trépasser en mettant celle-ci au monde, comme on devait s'y attendre, - elle avait vécu encore, vécu pour avoir six enfants de plus, pour les voir grandir autour d'elle, et pour jouir elle-même d'une florissante santé. Une famille de dix enfants peut toujours être dite une belle famille, quand il y a assez de têtes, de bras et de jambes pour tous ; mais les Morland n'avaient guère d'autre titre à cette épithète, car ils étaient en général fort ordinaires, et Catherine, plusieurs années de sa vie, fut aussi ordinaire qu'aucun d'eux. Elle était maigre et mal équarrie, avait la peau blême, de noirs cheveux plats et de gros traits ; non plus que sa personne, son esprit ne la marquait pour la fonction d'héroïne. Elle raffolait de tous les jeux des garçons, et préférait de beaucoup le cricket, non seulement aux poupées, mais aux plus poétiques jeux de l'enfance, élever une marmotte ou un canari, arroser un rosier. En effet, elle n'avait nul goût pour les jardins, et, si elle cueillait des fleurs, c'était principalement pour le plaisir de méfaire, du moins ainsi conjecturait-on, à la voir toujours choisir celles qu'il lui était interdit de prendre. Tels étaient ses goûts ; ses aptitudes étaient non moins extraordinaires. Elle n'apprenait ou ne comprenait rien avant qu'on le lui eût enseigné, - ni même après, quelquefois, car elle était inattentive souvent et volontiers stupide." Catherine Morland est une adolescente vivant simplement à la campagne dans une famille nombreuse et aimante. Elle est invitée par des amis de la famille, les Allen, à passer quelques semaines dans une ville thermale huppée : Bath. Elle fait connaissance avec une société dont elle ignore tout...

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le serpent jaune

    Edgar Wallace

    Parution : 19 Août 2020 - Entrée pnb : 21 Août 2020

    Edgar Wallace (1875-1932) "Il n'existait pas à Siangtan de maison identique à celle de Joe Bray. À cet égard, Joe était même unique en Chine, où tant d'originaux en dérive ont abordé depuis l'époque de Marco Polo.La maison était de pierre et elle avait été conçue par un certain Pinto Huello, ivrogne, Portugais et architecte, qui avait quitté le Portugal dans des circonstances dégradantes et échoué, via Canton et Wuchan, dans cette ville immense et débraillée. L'opinion admise était que Pinto avait dessiné ses plans après une nuit de délire dans un paradis de fumée et les avait corrigés dans une crise de remords. La transformation s'était opérée quand l'édifice était à moitié construit, si bien que la partie Nord, pareille à la Tour de porcelaine, représentait Pinto dans ses transports, et tout ce qui rappelait une pente au bord de l'eau marquait assez bien la période de réaction de l'excentrique Portugais. Joe était grand et pourvu de multiples mentons, un colosse épris de la Chine, du gin et des longs rêves qu'il faisait éveillé. Il rêvait de choses merveilleuses et la plupart du temps irréalisables. C'était sa joie et ses délices de sentir que, de ce coin perdu du monde, il pouvait agir sur des leviers et aiguiller la destinée humaine vers de profonds changements. Tel un Haroun-al-Raschid en état de somnambulisme, il se promenait, déguisé, parmi les pauvres, prêt à répandre de l'or sur ceux qui le méritaient. Seulement il ne découvrait jamais l'espèce de pauvres qu'il cherchait." Que ne ferait-on pas, quand on est escroc sans morale et qu'on a besoin d'argent, pour entrer en possession d'un héritage promis par un vague cousin milliardaire et original vivant en Chine ?

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Nord-Sud

    René Bazin

    Parution : 15 Septembre 2020 - Entrée pnb : 20 Septembre 2020

    René Bazin (1853-1932) "23 avril. - Promptement, la mer a été mauvaise. Toute la nuit, le vent a poussé contre nous, droit sur l'avant, les longues barres de la houle. J'entendais comme des cloches qui appelaient. Étaient-ce les lames faisant sonner les tôles ? Je disais : « Pas tout de suite, cloches de l'office dernier ! Vous ne détruirez ni nous, ni cette France magnifique à son premier voyage et que toutes les nations regardent. » Je crois bien que chacun a pensé à la mort, chacun selon son âge, son éducation et l'habitude de son coeur. Non qu'il y eût danger : mais nous nous sommes embarqués au lendemain du désastre du Titanic, et le plus durable écho de ces pauvres appels, il est là, chez nous, qui succédons aux victimes sur la route. Cependant, aux flancs du bateau, ce matin, dans la poussière qui vole au-dessus des collines d'eau éventrées, un arc-en-ciel nous suit. Des nuages passent et l'effacent. Il renaît avec le soleil, et je regarde ce petit arc, où vivent et voyagent les couleurs des jardins, dans l'immensité bleue, d'un bleu de métal, bleu terni par le vent. Le chef télégraphiste frappe à la porte de ma cabine. Il me tend une enveloppe que je déchire. Je retire un papier plié en carré, je l'ouvre, je lis d'abord les mots qui sont là pour moi seul, et, avant de remercier, afin de cacher peut-être mon émotion, je continue de lire, je parcours les lignes imprimées en tête de la feuille. Il y a ceci : « Radiotélégramme en provenance de Paris, reçu du poste extra-puissant de Poldhu (Angleterre), le 22 avril 1912, à 11 heures du soir, France étant à 1.000 milles de ce poste. » Je venais d'apprendre, par les deux mots qui suivaient, que tout allait bien dans ma maison de Paris." Recueil de chroniques de voyages : Amérique - Angleterre - Corse - Spitzberg

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Les premiers hommes dans la lune

    H. G. Wells

    Parution : 23 Juillet 2020 - Entrée pnb : 24 Juillet 2020

    H. - G. Wells (1866-1946) "En m'asseyant ici pour écrire, à l'ombre d'une treille, sous le ciel bleu de l'Italie méridionale, il me vient à l'esprit, avec une sorte de naïf étonnement, que ma participation aux stupéfiantes aventures de M. Cavor fut, en somme, le résultat du plus simple accident. La chose eût pu advenir à n'importe quel autre individu. Je tombai au milieu de tout cela à une époque où je me croyais à l'abri des plus infimes possibilités d'expériences troublantes. J'étais venu à Lympne parce que je m'étais imaginé que Lympne devait être le plus paisible endroit du monde. « Ici, au moins, m'étais-je dit, je trouverai le calme si nécessaire pour travailler. » Ce livre en est la conséquence, tant la Destinée se plaît à embrouiller les pauvres petits plans des hommes. Je puis, peut-être, dire ici que je venais alors de perdre de grosses sommes dans certaines entreprises malheureuses. Entouré maintenant de tout le confort de la richesse, j'éprouve un certain plaisir à faire cet aveu. Je veux même admettre encore que j'étais, jusqu'à un certain point, responsable de mes propres désastres. Il se peut que, pour diverses choses, je sois doué de quelque capacité, mais la conduite des affaires n'est certes pas de ce nombre. En ce temps-là j'étais jeune - je le suis encore, quant aux années - mais tout ce qui m'est arrivé depuis a effacé de mon esprit ce qu'il y restait de trop juvénile. Que j'en aie acquis quelque sagesse est une question plus douteuse... Il n'est pas nécessaire d'entrer dans le détail des spéculations qui me débarquèrent à Lympne, dans le comté de Kent." M. Bedford s'installe dans une petite ville calme pour écrire LE drame qui renflouera ses caisses. Il fait la connaissance d'un voisin très particulier dont le comportement est étrange : c'est le savant Cavor. Celui-ci tente de mettre au point un métal, la cavorite, qui lui permettra de circuler dans l'espace et pourquoi pas... aller dans la lune...

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Les misères de Londres

    Ponson du Terrail

    Parution : 27 Mars 2021 - Entrée pnb : 29 Mars 2021

    Pierre Alexis Ponson du Terrail (1829-1871)"L'Irlandaise avait longuement causé, dans la chambrette du clocher, avec l'homme gris, et, sans doute, elle savait ce qui allait se passer, car elle ne fit aucune objection et monta dans le cab à quatre places que Shoking, qui était allé en avant, eut bientôt découvert.- À Hampsteadt ! cria l'homme gris au cocher.L'enfant ne demanda rien non plus.N'était-il pas avec sa mère et avec l'homme qui l'avait sauvé du moulin ?D'ailleurs, cet enfant était presque un homme, - il l'avait prouvé déjà.Le courage, le raisonnement, ces deux qualités essentiellement viriles, avaient chez lui devancé les années.Ralph avait vu pour la première fois l'homme gris dans la prison de la cour de police de Kilburn.Tout ce que cet homme, qui lui avait parlé le cher idiome de son pays, lui avait prédit, s'était réalisé.Ralph avait donc confiance dans l'homme gris comme dans sa mère, et lorsque celui-ci lui dit, tandis que la voiture roulait :- Mon petit Ralph, seras-tu bien obéissant ?- Oh ! oui, monsieur, répondit-il.- Feras-tu tout ce que je voudrai ?- Oui, monsieur."Rocambole se cache à Londres. Sous le surnom de "l'homme gris", il aide les rebelles irlandais à retrouver et protéger le jeune fils de l'un des chefs irlandais qui a été pendu...Tome II : "La cage aux oiseaux" - "Les tribulations de Shoking"

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Alice ou les mystères

    Edward Bulwer-Lytton

    Parution : 30 Avril 2021 - Entrée pnb : 1 Mai 2021

    Edward Bulwer-Lytton (1803-1873)"C'était au commencement du mois d'avril ; le jour touchait à sa fin ; deux dames étaient assises à la fenêtre ouverte d'un cottage du Devonshire. La pelouse qui s'étendait devant elles était parsemée d'arbres verts, dont le sombre feuillage était égayé par les premières fleurs et le frais gazon du printemps. À l'horizon la mer, qu'on apercevait à travers une éclaircie des arbres, bornait la vue, et contrastait avec les aspects plus rapprochés et plus paisibles du paysage. C'était un lieu écarté, solitaire, éloigné des affaires et des plaisirs du monde ; et c'était là ce qui en faisait le charme aux yeux de celle qui l'habitait.La plus jeune des deux dames assises à la fenêtre était la maîtresse de la maison. À son apparence, on ne lui eût guère donné que vingt-sept ou vingt-huit ans, quoiqu'elle dépassât de quatre ou cinq ans cette époque critique de la beauté. Elle était petite et délicate de taille et de proportions, et ses traits étaient charmants, quoique, par suite de leur air de douceur et de repos (accompagné d'une certaine mélancolie), les gens d'un goût superficiel ou peu délicat les eussent trouvés dénués d'expression. Car il y a dans l'aspect des personnes qui ont éprouvé des émotions profondes, un calme qui trompe les yeux du vulgaire : elles sont semblables à ces rivières souvent tranquilles et profondes à mesure qu'elles s'éloignent des sources qui les agitaient et les gonflaient au commencement de leur cours, et qui, bien qu'invisibles, n'en continuent pas moins à les alimenter."Suite de "Ernest Maltravers".

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Ernest Maltravers

    Edward Bulwer-Lytton

    Parution : 19 Avril 2021 - Entrée pnb : 21 Avril 2021

    Ernest Bulwer-Lytton (1803-1873) "À quatre milles environ de l'une de nos villes manufacturières du nord s'étendait, en l'année 18.., une lande vaste et désolée. Il est impossible d'imaginer un endroit plus triste : quelques chétives touffes d'herbe y poussaient çà et là, sur un sol noir et pierreux. On n'apercevait pas un arbre sur toute cette aride étendue. La nature elle-même semblait avoir déserté cette solitude, comme si elle en eût été chassée par le bruit mugissant des forges du voisinage ; et même l'art, qui tire parti de toutes choses, avait dédaigné de mettre à contribution ces stériles régions. Il y avait quelque chose de fantastique et de primitif dans l'aspect de ce lieu, surtout lorsque, dans les longues nuits d'hiver, on y voyait flotter les reflets rouges et irréguliers de ces feux lointains qui donnent aux abords de certaines manufactures une si étrange apparence. On avait peine à s'imaginer, tant ce désert semblait abandonné des hommes, que des feux humains seuls en illuminassent la morne et stérile solitude. Sur une étendue de plusieurs milles on n'apercevait nul vestige d'habitation ; mais en se rapprochant du côté de la ville, on découvrait, à peu de distance de la route qui traversait la lande, une misérable petite cabane isolée." Le jeune Ernest Maltravers se perd dans la nuit et parvient jusqu'à une chaumière dont l'occupant n'est guère engageant. Malgré tout, Ernest est invité à se restaurer et à passer la nuit. Mais quelles sont les véritables intentions de son hôte ? A suivre : "Alice, ou les mystères".

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Olivier Twist

    Charles Dickens

    Parution : 27 Février 2021 - Entrée pnb : 28 Février 2021

    Charles Dickens (1812-1870)"Parmi les divers monuments publics qui font l'orgueil d'une ville dont, par prudence, je tairai le nom, et à laquelle je ne veux pas donner un nom imaginaire, il en est un commun à la plupart des villes grandes ou petites : c'est le dépôt de mendicité. Un jour, dont il n'est pas nécessaire de préciser la date, d'autant plus qu'elle n'est d'aucune importance pour le lecteur, naquit dans ce dépôt de mendicité le petit mortel dont on a vu le nom en tête de ce chapitre.Longtemps après que le chirurgien des pauvres de la paroisse l'eut introduit dans ce monde de douleur, on doutait encore si le pauvre enfant vivrait assez pour porter un nom quelconque : s'il eût succombé, il est plus que probable que ces mémoires n'eussent jamais paru, ou bien, ne contenant que quelques pages, ils auraient eu l'inestimable mérite d'être le modèle de biographie le plus concis et le plus exact qu'aucune époque ou aucun pays ait jamais produit.Quoique je sois peu disposé à soutenir que ce soit pour un homme une faveur extraordinaire de la fortune, que de naître dans un dépôt de mendicité, je dois pourtant dire que, dans la circonstance actuelle, c'était ce qui pouvait arriver de plus heureux à Olivier Twist..."Roman le plus célèbre de Charles Dickens : les tribulations d'un jeune orphelin au XIXe siècle...

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty