Métailié

  • Le quaker

    Liam Mcilvanney

    Parution : 3 Octobre 2019 - Entrée pnb : 21 Mars 2020


    1969. Glasgow.

    Trois jeunes femmes sont allées danser dans un dancing populaire, elles y ont rencontré un garçon que leurs amies décrivent comme bien de sa personne et correct, elles ont été très discrètes sur cette relation, puis on a retrouvé leurs cadavres sur des terrains vagues, elles ont été violées et étranglées avec leurs bas.
    Les recherches piétinent, les policiers de la criminelle sont à cran, ils se perdent dans les détails. L'inspecteur principal Duncan McCormack est appelé pour auditer la désastreuse enquête, ce qui a le don d'irriter les membres de l'équipe qui ont déjà dû essuyer les railleries de la presse pour leur tentative vaine d'attraper le tueur en se mêlant à la foule des danseurs.
    Parallèlement on suit Alex Patton, un perceur de coffres-forts venu de Londres pour cambrioler une salle des ventes dans sa ville natale et dont l'histoire croise celle du tueur à mesure que l'intrigue se noue et que McCormack est impliqué dans les deux affaires.
    L'auteur dresse un portrait vivant d'un quartier lugubre en pleine démolition, un témoignage sur l'état de la police de Glasgow et ses préjugés, à l'apogée du règne de la mafia locale, tout en menant une intrigue policière solide, tenue par des personnages inoubliables. Il donne alternativement la parole aux victimes et aux enquêteurs.
    Liam McIlvanney s'inspire d'un fait divers pour nous raconter la ville et sa police dans les années 60, au moment où un tueur en série, qu'on n'a toujours pas retrouvé, a violé et étranglé trois jeunes femmes rencontrées dans un dancing.

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  • Un mensonge sur mon père

    John Burnside

    Parution : 28 Août 2014 - Entrée pnb : 20 Mars 2020


    Mon père a passé sa vie à dire des mensonges et, parce que je ne savais pas faire autrement, je les ai répétés. Mon monde était un tissu de mensonges, grands et petits, sur tout.

    Le mensonge dans le titre de cet étonnant récit est né de la honte. En voyageant au nord de l'Etat de New York dans les années 90, John Burnside ne peut pas supporter de partager la vérité sur son père lors d'une conversation de rencontre avec un autostoppeur. Il dissimule son malaise sous un mensonge. Ce qui lui est naturel.
    Son père, abandonné quand il était bébé devant la porte d'un inconnu, a créé un remarquable réseau de mensonges pour effacer cet événement insupportable. John, dès son enfance, a représenté tout ce qui n'allait pas dans le monde et il est devenu le destinataire de la haine de soi, de son père sous la forme d'une violence furieuse et, pire, d'une humiliation mesquine et cruelle. John a grandi au contact rude de la classe laborieuse écossaise puis ensuite anglaise ; il a appris à mentir à son père, puis, plus tard, sur son père.
    "Un livre écrit par un maître de la langue, qui pousse le langage à ses limites. Minutieux, souple et généreux, c'est un livre sur le mensonge qui est plus vrai que tout ce qu'on peut dire." - Hilary Mantel, London Review of Books
    John Burnside est né en 1955 dans le Fife, en Ecosse, où il vit actuellement. Il a étudié au Collège des Arts et Technologies de Cambridge. Ancien écrivain de la Résidence de l'Université Dundee, il enseigne aujourd'hui à l'Université de St Andrews.
    Son premier recueil de poésie, The Hoop, est publié en 1998, et lui vaut de nombreuses récompenses. Il est aussi l'auteur d'un recueil de nouvelles et de plusieurs romans, tels que La Maison muette (Métailié, 2003), Prix Charles Baudelaire de la Traduction, Une Vie nulle part (Métailié, 2005), et Les Empreintes du Diable (Métailié, 2006).

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  • Mo a dit

    James Kelman

    Parution : 14 Septembre 2017 - Entrée pnb : 21 Mars 2020

    Helen travaille de nuit dans un casino comme croupière, et vit dans un minuscule appartement de la banlieue londonienne, avec sa petite fille de six ans et son compagnon, Mo, anglo-pakistanais, qui trouve qu'elle est tordue. Plus que tordue, dit-elle.
    Les pensées filent en roue libre - racisme ordinaire, sexisme à la petite semaine, résistance au quotidien -, Helen somnole, se souvient, rêve et s'obsède, comme une Molly Bloom de banlieue, en moins frivole.
    Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, entre la bouilloire qui fuit et le sommeil qui ne vient pas, l'avalanche des problèmes matériels et une vie exiguë qui paraît sans issue.

    Le monologue intérieur d'un personnage à la Ken Loach, dans la langue bouillonnante de James Kelman, toujours au plus près de ce qu'on n'appelle plus la classe ouvrière.

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  • Si tard, il était si tard

    James Kelman

    Parution : 10 Septembre 2015 - Entrée pnb : 21 Mars 2020


    Un dimanche matin à Glasgow, Sammy, un ancien détenu pour vol à l'étalage, se réveille dans une ruelle, chaussé de souliers qui ne lui appartiennent pas, et tente de se rappeler ses deux dernières journées de beuverie.

    Sauvagement battu par la police, il se retrouve à nouveau en prison et, petit à petit, se découvre complètement aveugle.
    Les choses empirent encore : sa petite amie disparaît, la police l'interroge pour un crime mystérieux, il erre dans les rues pluvieuses de Glasgow, en tentant vainement de donner un sens au cauchemar qu'est devenue sa vie.
    Le médecin qu'il finit par consulter refuse d'admettre qu'il est aveugle et sa tentative d'obtenir des indemnités d'invalidité l'amène à se confronter à la bureaucratie kafkaïenne de l'État providence.
    Le livre est un long flux de conscience où Sammy essaye d'accepter sa cécité, de trouver un secours médical, de comprendre où a disparu sa petite amie et d'échapper à la police qui le croit lié à un type qu'ils soupçonnent de terrorisme politique.
    Le protagoniste navigue avec un curieux détachement entre ingénuité et acceptation, avec une combinaison de courage et de méfiance qui sonne vrai, de même que certains dialogues entre mettant en scène les diverses autorités, les flics et plus tard son fils adolescent, modèles de rudesse, de tension et d'humour.

    Ce récit fait d'une prose torrentielle qui ne faiblit jamais, dans le langage non censuré du prolétariat écossais, est une parabole politique subtile et noire sur la lutte et la survie, riche d'ironie et d'humour noir.

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  • De vieux os

    Louise Welsh

    Parution : 21 Mai 2020 - Entrée pnb : 24 Mars 2020

    « Avec Louise Welsh, le polar a trouvé un de ses très rares vrais écrivains littéraires. » - The Independent
    Certains secrets devraient rester enterrés à tout jamais, se dit Murray Watson, enfoncé jusqu'aux genoux dans la boue du cimetière de Lismore, au nord de l'Écosse, en compagnie d'une femme qui avait toujours refusé de lui parler. Mais pourquoi s'est-il obstiné à chercher la vérité sur ce poète mort noyé à vingt-cinq ans et à peu près inconnu ? Peut-être parce que la vie d'un enseignant à l'Université de Glasgow manque de piment ? Pourtant il avait des relations clandestines et un peu perverses avec la jeune femme de son directeur de thèse, justement un ami d'Archie Lunan, son poète. Pourquoi a-t-il fallu qu'il s'acharne à vouloir dévoiler la vie de ce groupe d'étudiants des années 70, tous devenus universitaires respectables et ennuyeux ? Était-ce tellement étonnant qu'ils aient été hippies et aient, c'était l'époque, goûté à toutes les substances ?

    Mais la vraie recherche n'est-elle pas avant tout celle de la littérature ?

    On retrouve ici tout ce qui fait la marque de fabrique de Louise Welsh : de l'esprit, de l'intelligence, et un charme tout à fait gothique. Les vies de Murray et d'Archie s'entremêlent dans un thriller palpitant et très maîtrisé.
    « Ce n'est pas la magie qui nous entraîne dans un autre monde, mais l'art de raconter des histoires. Et Louise Welsh est une virtuose de cet art mystérieux. » - Val McDermid
    « Fascinant, solide, impossible de le lâcher ! » - The Sunday Times
    « Un tour de force. » - The Independent on Sunday
    « À couper le souffle. Un incroyable moment de dark glamour. » - Jake Arnott
    Louise Welsh vit à Glasgow, où elle est libraire. Elle est l'auteur de plusieurs best-sellers et a reçu le prix du Crime Writers' Association Creasy Dagger et le Saltire First Book Award.
    Elle est l'auteure de Le tour maudit (Métailié, 2007) et de La Fille dans l'escalier (Métailié 2014)

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  • Là où vont les morts

    Liam Macilvanney

    Parution : 7 Mai 2015 - Entrée pnb : 21 Mars 2020

    Après trois années dans la nature, le baroudeur Gerry Conway est de retour dans son bureau du Glasgow Tribune. Mais trois ans c'est très long dans la presse et les temps ont changé - les lecteurs sont de moins en moins nombreux, les budgets très serrés et l'éthique jadis rigoureuse du journal part à vau-l'eau.
    Avant, il était le reporter-vedette du journal mais à présent il est dans l'ombre de son ancien protégé, Martin Moir. Mais lorsque Moir est porté disparu au moment où une grosse affaire explose et qu'on découvre son cadavre dans une carrière inondée, l'enquête entraîne Conway au plus profond des bas-fonds de la ville.
    Bravant l'hostilité des gangsters, des politiciens ambitieux et des propriétaires de son propre journal, Conway s'aperçoit qu'il a encore suffisamment de ressources pour faire sortir un gros scoop.
    Mais tout le monde n'a pas envie d'entendre cette histoire alors que la ville se prépare à accueillir les Jeux du Commonwealth à la veille du référendum sur l'indépendance de l'Écosse.

    McIlvanney explore les interactions troubles entre le crime et la politique dans l'Écosse d'aujourd'hui.

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