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  • L'était une fois dans l'Ouest Nouv.

    L'était une fois dans l'Ouest

    Thibault de Vivies

    Parution : 13 Octobre 2021 - Entrée pnb : 18 Juin 2021

    Entre la Cité soumise aux radiations et la forêt voisine se trouve une petite maison isolée, en lisière de la civilisation. Un couple y habite. Leurs enfants sont loin désormais, sûrement perdus dans des dunes de sable, la violence alentour est tenue coûte que coûte hors des murs quand bien même le monde extérieur et l'hiver hostile se pressent à leur porte. Mais peut-on se tenir toute une vie à l'abri des intrusions barbares ?Ce roman déviant a la vitalité du théâtre de rue et l'ampleur des fictions fragmentaires retrouvées dans les carnets de Kafka. Telle pourrait en être la matrice : C'était un après-midi de dimanche. Ils étaient au lit dans les bras l'un de l'autre. C'était l'hiver, la pièce n'était pas chauffée ; ils étaient étendus sous un lourd édredon de plumes.Alternant le point de vue de la femme et de l'homme
    portant sur leur environnement et leur intimité un regard tendre et tendu, projetant autant leurs illusions que leurs fantasmes, Thibault de Vivies retourne le roman dedans-dehors pour en dévoiler l'inquiétante alchimie.
    Fiction, diction et poésie la fois : cet inattendu mélange, c'est un peu Adam et Ève entre les feux du western crépusculaire et le décor étrange des contes de fée.

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  • OEuvres complètes Nouv.

    OEuvres complètes

    Louise Ackermann

    Parution : 23 Juin 2021 - Entrée pnb : 22 Juin 2021

    La réunion en un seul volume des oeuvres complètes de Louise Ackermann, en offrant une vision globale de ses écrits, peut nous permettre de réaliser aujourd'hui à quel point son Journal, ses Pensées et ses poèmes forment un tout, charpenté par une ténacité sans équivalence dans le paysage littéraire.Son caractère tranché, son esprit scrutateur et sa façon de refuser tout compromis allaient de pair avec l'incapacité d'assurer sa propre publicité. Elle connut la célébrité, mais bien vite préféra aux dîners mondains une vie simple, rythmée par l'écriture et le travail du jardin.Elle aura oeuvré seule et sans relâche à affûter sa pensée et ses vers.Après notre rétrospective Dans le sillage de Louise Ackermann, parue en 2020, ces oeuvres complètes permettront à chacun d'approfondir sa lecture de la poétesse et penseuse qu'est Louise Ackermann, tout en mettant en lumière la trajectoire singulière d'une femme, tendue, lucide, ardente.

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  • Le couteau entre les dents

    Henri Barbusse

    Parution : 26 Décembre 2011 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    On est en 1921. La première guerre mondiale finie, le monde s'ébroue, et ça concerne aussi bien la politique ques les arts, et la façon de vivre ensemble. Dada et le surréalisme ont éclaté. Ceux qui ont survécu à l'horreur la portent dans leurs phrases.Dans ce contexte de chaos et d'éveil, dans cette fatalité de la violence et de la domination, quelle responsabilité pour les artistes, et notamment les écrivains et poètes ? Comment se révolter, et comment s'assurer que l'ancien ne conditionne pas le surgissement du neuf ? C'est un texte sombre et âpre, qui pose les problèmes et limites de l'engagement. Qui mesure à chaque pas le défi personnel de l'art à ce qu'il affronte au dehors. Où se situer dans les extrêmes, comment garder distance dans l'agir ?On peut trouver que le passage où Barbusse s'en remet à la révolution russe, et à la personnalité de Lénine, a considérablement vieilli. Mais le dispositif qui pose ici la radicalité, et la générosité du discours de l'auteur de "Clarté", cela vaut pour nos contradictions et conflits d'aujourd'hui, celles et ceux qui naissent en permanence, religion, État, formes, sur notre route au présent. Texte nécessaire, urgent pour cela même : nous ne sommes débarrassés de rien, quant à ce qui ici s'énonce, se dénonce.FB

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  • Il y a le chemin

    Jean-Yves Fick

    Parution : 3 Novembre 2011 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    La poésie, quand elle dit notre expérience du réel, devient cette expérience même. Elle est recherche jusque dans le plus simple : ce qui ici, dans la déambulation, dans la confrontation à la beauté élémentaire, la force des éléments qui nous rejoignent au plus près, advient comme simple présence.Expérience tendue, qui se fond au pays exploré, traces de la guerre, force d'une roche, et l'humilité de celui qui se présente à eux.On reconnaîtra le travail de voix et d'images que Jean-Yves Fick mène depuis Strasbourg sur son site Gammalphabets. Alors comment rendre ce travail avec les ressources du livre numérique ? Les images n'illustrent pas le texte - elles sont plutôt un voyage, qui s'amorce depuis des points précis du texte, passeront par une mosaïque qui les rassemble toutes, vous permettant de resurgir depuis l'image vers un autre point du texte.Et c'est ici, peut-être, que cette poésie à l'épreuve du réel, se minéralisant comme lui, devient ce rêve qui nous emmène sans plus savoir d'où nous voyageons, entre la carte des images (création epub Gwen Català) et l'arborescence des mots.Laisser alors ce glissement même porter jusqu'à nous cette voix ténue mais insistante, comme ce que Stendhal nomme "promené au long du chemin". C'est notre propre expérience alos qui est convoquée, et ce rêve par quoi les images emportent les mots nous emporte à notre tour.FB

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  • Fêtes galantes

    Paul Verlaine

    Parution : 28 Octobre 2011 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Comment se passer de Verlaine ?Il joue. Avec la vie : en s'en venant frôler les interdits, l'érotisme, très doucement. Mais ce jeu passe par la musique, cette merveille cultivée de l'impair, le jeu très tendre du vers.Il payera tout cela cher, plus tard, Verlaine, et sa poésie sérieuse et catholique ne nous sera jamais aussi nécessaire que ce jeu léger, presque frivole et dansant.Ce qu'incarnent bien sûr au plus haut les 22 poèmes de ses Fêtes galantes, et tous les échos que nous en gardons...FB

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  • Jean-Claude Schneider

    Jean-Pierre Chevais

    Parution : 20 Février 2008 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Jean-Claude Schneider, poète du dépouillement et de l'effacementJean-Pierre Chevais nous propose ici la première étude d'ensemble sur un poète dont le parcours est fait d'exigence, de discrétion, de retrait. Chevais nous fait rentrer à l'intérieur d'une poésie qui cherche à faire du nom propre un nom commun qui permette de rejoindre la matérialité du réel, qui toujours nous manque. Il y aurait une tentative de laisser à travers la voix du poème entendre la "différance" des éléments : pierre, herbe, eau, vent, qu'on en arrive presque à « parler caillou » comme l'énonce un poème. C'est un cheminement incessant, une marche vers le « dehors » qui nous constitue et fonde une parole juste et possible.Jean-Claude Schneider est poète et traducteur. Il est né à Paris en 1936. Il a fait des études d'allemand. Puis il a été secrétaire de rédaction de la revue Argile. Parmi ses traductions de l'allemand, on peut citer Kleist, Hlderlin, Hofmannsthal, Trakl, Walser, etc. Il a également traduit à partir du russe (Mandelstam). Il a publié une quinzaine d'ouvrages, recueils de poésie et textes sur la peinture contemporaine (Bazaine, Nicolas de Staël, Giacometti, Sima).Bibliographie : Le papier, la distance, Fata Morgana, 1969 A travers la durée , Fata Morgana, 1975 Lamento, Flammarion, 1987 Là, respirant, sur le chemin qui nous reste, Atelier La Feugraie, 1987 Un jour, énervement, Atelier La Feugraie, 1989 L'effacement du nom, Hôtel continental, 1990 Dans le tremblement, Flammarion, 1992 Bruit d'eau , Deyrolle, 1993 Dans le désert, des voix, Séquences, 1993 Paroles sous l'océan, Atelier La Feugraie, 1993 Habiter la lumière (regards sur la peinture de Jean Bazaine), Deyrolle, 1994 Ici : sous leurs pas, Hôtel continental, 1995 Les chemins de la vue, Deyrolle, 1996 Membres luisant dans l'ombre, Fourbis, 1997 Courants, Atelier La Feugraie, 1997 Ce qui bruit d'entre les mots, La lettre volée, 1998 Eux, l'horizon, La lettre volée, 1998 Sentes dans le temps, Apogée, 2001 Entretien sur Celan , Apogée, 2002 Si je t'oublie, la terre, La Lettre volée, 2005 Leçons de lumière, Atelier de la Feugraie, 2006quelques sites...[http://poezibao.typepad.com/poeziba...][http://www.marelle.cafewiki.org/ind...][http://www.artpointfrance.org/Diffu...]

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  • Vies imaginaires

    Marcel Schwob

    Parution : 7 Septembre 2011 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Aurait-on écrit tant de biographies, depuis un siècle, sans Marcel Schwob ? Oh oui, bien sûr. Les aurait-on écrites de la même façon ? Non, certainement. Voilà quelqu'un qui arrive avec un texte atypique, singulier à l'extrême, mais qui en fait un levier pour bouger imperceptiblement - et discrètement - toute la littérature. Allez commencer un livre avec la fistule de Louis XV ou le nez camard de Sophocle.Mais tout tient de là : il ne s'agit pas d'aller fouiller les poubelles des grands hommes, et ce n'est pas la vie qui explique l'oeuvre. Seulement, dans l'infinie singularité de ceux qui nous laissent cette part d'énigme ou de beauté qui nous est si précieuse, c'est dans l'arbitraire, voire le petit, qu'il faut aller chercher, pour trouver sur quoi peser en soi-même.Et c'est ce qu'accomplit Schwob, en nous refaisant, dans ce bref livre, toute une histoire de nos mythes. Ainsi Erostrate, qui fit brûler le célèbre temple d'Artémis parce qu'il n'avait pas d'autre moyen de devenir célèbre lui-même. Ou, Lucrèce, poète, qui suit ce "poète haineux" qui n'eut pas d'autre tort que de naître le même jour que Dante... Ou, bien plus tard, ce juge un peu lâche, qui ne sait pas se hisser à la hauteur de Jeanne d'Arc. Etrange et vrai bonheur aussi, en suivant ces vies brèves lancées comme des feux d'artifice par Marcel Schwob, que de passer de façon surprenante des mysthes antiques aux mythes contemporains. Le Nouveau Monde et l'Amérique : c'est lui qui invente Pocahontas. Et nous parle du Capitaine Kid, et d'autres pirates. Car c'est cela, Schwob : pour nous comprendre et nous lancer, accepter ce ciel d'assassins (le dernier texte, "MM. Burke et Hare, assassins"), d'hérétiques ou de ratés, même, mais - parce qu'on veut écrire - d'acteurs, romanciers et poètes et ce qu'on imagine d'eux, pour se fuir ou se rencontrer soi-même. C'est pour cela que la préface des "Vies imaginaires" de Marcel Schwob est un texte important, et ce bouquet de vies, dans la belle langue un peu précieuse des Symbolistes, en 1896, une telle singularité pour inciter à écrire. Ce n'est pas Pierre Michon qui viendra dire le contraire. Et puis il y a le web : la frontière vie privée et vie publique devenue tellement plus fragile, ou exposée, dans la littérature qui s'installe par blogs, réseaux et sites. Et si, alors, nous relisions Marcel Schwob pour mieux la comprendre, cette impalpable, fine et si décisive frontière ? FB

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  • Mais qui lira le dernier poème ?

    Eric Dubois

    Parution : 29 Août 2011 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Pour ce troisième texte d'Eric Dubois accueilli sur publie.net, après "Radiographie" et "C'est encore l'hiver", venir au plus près de ce qui justifie l'écriture poétique face et dans le monde, face et vers soi-même.Dans ce même jeu tendu de distiques qui est sa marque, c'est l'écriture même qu'on va chercher à appréhender, entre sens, nécessité et idéal.Eric Dubois déploie à nouveau une écriture concrète à l'extrême, avec des raclements et des dissymétries, et l'emprise du monde qui est son lot - immeubles et RER à l'arrière-fond.Voix. Visage. Corps.Cette suite se lit comme un seul fil narratif, récurrences et variations, cheminant pour séparer, dans le bruit du monde, ce qui sépare des autres les mots inutiles. "Il faut une certaine lenteur / pour voir les choses apparaître".Pas étonnant alors d'y voir surgir, dans le fond inchangé de l'expérience poétique, clé USB et clavier d'ordinateur.Un seul fil de réflexion, qui est notre mécanique de chacun entre langue, lumière et monde.FB

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  • Asile

    Maryse Hache; Tina Kazakhishvili

    Parution : 2 Septembre 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Tina Kazakhishvili est photographe. Avec la série Asile (Mental Hospital) elle avance dans des couloirs saisissants et elle attrape au vol les formes humaines qui s'y trouvent. Le noir & blanc renforce les expressions et l'intensité des regards élude les détails parasites. Ne restent que les bras, les visages, les postures et ce qu'ils semblent articuler, discours solitaires et fragiles. Maryse Hache se fait porteuse de paroles et réverbération. Avec les photos de Tina Kazakhishvili qu'elle reçoit (au sens de réception, prendre, et faire toute la place pour accueillir), elle construit un fondu enchaîné de dialogues, d'appels, bribes de sensations venues des corps énonciateurs. Elle donne à lire - comme Tina Kazakhishvili donne à voir - ces paroles oubliées de tous, parquées dans des couloirs perdus, muselées de murs, de grilles, de chambres closes. Elle avance son chemin, parallèle à celui de la photographe, non pas assujettie au pouvoir des photos, mais découvreuse et accompagnatrice. D'autres chambres surgissent et d'autres murs coulissent, qu'elle explore, dont elle témoigne. Témoignage : donner à lire ce qui ne peut se dire, car les paroles sont condamnées (trop de douleurs rend muet). Et faire entendre les voix cachées des profondeurs, celles qui n'ont pas de place ou si peu, celles qui n'ont pas de forces ou les ont toutes perdues, car la vie brise. Et elle brandit ce témoignage, réparatrice. Toutes les deux marchent dans un lieu hors des normes et des hommes, un Asile, lieu de repos, de soulagement ? Peut-être simplement lieu à l'écart de tout, de tous. Et toutes les deux déplacent, remettent au centre de l'attention ce qui se trouvait relégué à la marge. En tirent leçon d'humanité, sans pitié, ni misérabilisme, mais toutes entières mues par un « Tu es. Je te vois. J'entends ce que tu ne dis pas, ce que personne n'écoute ». Travail d'acceptation de ceux-là, et invitation qui nous est faite de les voir, enfin, portés par elles. Tina Kazakhishvili continue son travail de photographe, et va capter d'autres visages dans d'autres mondes obscurs. Maryse Hache continue, en nous, pour nous, son travail du dire et du lirécrire, même si la mort l'atteint, le 25 octobre 2012. Finalement, que ce soit dans les corps, les lieux, les images ou les mots, il n'est question que de toucher, malgré tous les obstacles, ce qui ne pouvait pas s'atteindre.Christine Jeanney

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  • L'emportement

    André Markowicz

    Parution : 25 Juillet 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    L'Emportement est mon troisième livre de « poèmes non-traduits », après Figures et les Gens de cendre. Il tente d'approfondir cette fascination que j'ai pour « les images sans images », pour ces ombres d'images qui m'accompagnent, ces présences déplacées, éparpillées, quasiment insensibles, que mes textes, les uns après les autres, tentent de partager. Le livre s'est construit sur son titre. Ce mot, l'emportement, comment dois-je le comprendre ? S'agit-il d'être emporté, ou de se laisser emporter, et quelle est cette « porte » qui vous laisse interdit ? D'où vient la nécessité ressentie d'un « glissement vers la/quasi-réalisable ligne,/ un en-dessous de voix,/ presque un récit » ? - André Markowicz

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  • La mémoire des visages

    Jacques Ancet

    Parution : 22 Octobre 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Pour la première fois, le cycle complet écrit par Jacques Ancet, « Obéissance au vent », auparavant publié en papier chez Flammarion, Ubacs et Mont Analogue, est désormais disponible en numérique.Comme un voyage, « au jour le jour du mystère d'exister ». Et nous conviés ici à accompagner ces voix, leurs pas dans les jours, qui résonnent ou se tiennent, silencieux, au plus près des bruits du monde - qui sont là, et leur musique de toujours. De se tenir dans les ombres ou les heures, les voix deviennent des visages, nos visages multiples et uns, à l'écoute de ce qui surgit des jours. En soi, une « dictée », un « éboulement obscur » se laissent entendre. Presque saisir. Et proches.Autour, le bruit du monde ne cesse pas, tout au contraire : « clapotis d'eau », « ce bleu, cette transparence », des passages - autant d'instants comme sauvés : un enfant, un matin, la fin d'une après-midi d'été. Un insecte passe, de l'autre côté de la vitre un feuillage tremble. L'encre finit de sécher sur la page où la main la dépose, et tout à côté, le halo d'une lampe.Voix multipliées, elles aussi incessantes, dans le lent travail de leurs gestes : écrire, peindre, vivre. Aimer. Serait-ce aussi le craquement d'un radiateur, loin, dans le lieu clos, où l'on se tient à l'ouvert d'écrire.« Une sorte d'album du temps qui passe », et sonore, où il arrive que même la langue fourche de se chercher, au plus près de ce qui est à dire, et le dire ainsi pour accueillir, il le faut, tout « ce qui n'a pas de nom », quand « une voix nous traverse ». Quand « je t'entends marcher, au matin, un oiseau chante, la page commence, on pourrait croire à la vie ».Toutes voix comme autant « de solitudes qui tissent entre [elles] des fils invisibles. » Et d'elles toutes, une présence invoquée, inlassablement.
    - Jean-Yves FickCe roman n'en est pas un. Tout juste un témoignage au jour le jour du mystère d'exister ; une sorte d'albuim du temps qui passe où, peu à peu, sont venus se fixer des portraits d'hommes de femmes, sans autre lien qu'une solitude qui tisse entre eux des fils invisibles. Qui est l'autre ? Pourrons-nous jamais parvenir à sentir sa chaleur, entendre par ses oreilles, voir par ses yeux ? Et qu'est-ce, finalement, qu'aimer, loin des passions ou des perversions trop littéraires ou théâtrales, dans les hauts et les bas du quotidien ? Roman d'amour alors ? Peut-être. Poème, plutôt, poème romanesque. Dans la dernière partie du livre, « Le jour que tu es », une voix parle. Tantôt masculine, tantôt féminine, tantôt neutre, elle s'interroge, dit l'instant d'un contact fugace, l'angoisse d'une rencontre manquée, les gestes, les paroles éphémères, un visage, un souvenir, des ombres, des lumières : long monologue amoureux où elle finit par devenir la voix d'une bouche unique et sans visage...- Jacques AncetLe cycle complet :1. L'incessant2. La mémoire des visages3. Le silence des chiens4. La tendresseLe site de Jacques Ancethttp://jacques.ancet.pagesperso-orange.frSa page auteurhttp://publie-net.com/staff/all/jacques-ancet/Disponibles en papier : Le silence des chienset La tendresse

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  • Un Hymne à la paix (16 fois)

    Laurent Grisel

    Parution : 8 Octobre 2010 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Conflit d'un monde soumis toujours à ses plus vieux démons, et de l'aspiration qui nous fonde comme communauté, et de plus en plus sous le risque, le danger, l'urgence.Ce qui nous fonde comme communauté, malgré la guerre et les démons : le langage, la parole, et comment ils se retournent sur les premiers, en nous énonçant comme communauté.Depuis bien des siècles se structure ici l'éthique. On peut l'énoncer conceptuellement, c'est la philosophie, on peut se contenter de l'ouvrir en tant que tâche et dépli du langage, c'est la poésie.Il se trouve que la seconde tâche, si elle perdure, c'est que le concept à un moment cède devant le langage, et ce qu'il ouvre, la nuit qu'il porte, ou la mise en chemin.Cette intersection avec l'abstrait, et avec l'agir, ce en quoi le monde est régi par le langage - mais le langage à la fois réifié et en permanentes secousses sismiques que sont, notamment, la morale et la justice - a toujours eu son équivalent de sources dans la littérature.Ici, lisant Laurent Grisel, on a souvent l'impression qu'est réouverte la trappe des grands parleurs du 16ème siècle, et Agrippa d'Aubigné notamment, ses Stances composées dans le temps même de la guerre, l'épée posée sur l'herbe au soir des combats - vous verrez, ce n'est pas une figure de style pour lui faire plaisir.Cette vieille hauteur revêche du verbe pour qu'il se dresse à égalité de ce qui râpe et heurte dans le monde.Ce combat, pour rester neuf, ne peut tolérer la chosification des formes. On en appelle à une forme, mais on doit la casser du même coup. Moulage unique. Le dépli qu'inaugure Laurent Grisel, en ce lieu où parlent, dans le monde d'aujourd'hui, le Bourreau et la Justice, avec un homme et une femme, se recomposera en plusieurs pièces, elles-mêmes liées à leur circonstance d'énonciation - ce que Laurent Grisel nomme « une brusque idée de paix ». Le poème (ou projet) global s'intitulant Descartes tira l'épée.FB
    Membre actif du collectif remue.net, on trouvera sur ce site de nombreuses intervention de Laurent Grisel.

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  • Abattoir 26

    Raymond Bozier

    Parution : 8 Octobre 2010 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Nous accédons à ce que nous sommes en nous faisant porteurs de l'Histoire - peu importe qu'on s'astreigne à l'assumer de façon vaste (la leçon des antiques, ou Salluste qui résonnerait ici), et peu importe qu'on y soit directement mêlé: nous sommes porteurs de tant de récits, et ce qui traversa avec violence tant de générations des nôtres. Les livres naissent de cette acceptation raisonnée de l'Histoire, pas question d'en faire détour: et l'histoire, telle que nous la recevons, est toute entière trouée de guerres, elles viennent aussi dans les récits, les poèmes, les peintures.La guerre est à nos portes, il y a peu, du temps de Sarajevo, les avions de guerre partaient des bases françaises et y revenaient dans la journée, et à l'autre bout du monde des soldats exercent la guerre en notre nom.Et la guerre partout est puante, et nous concerne quand bien même on n'y a pas les mains prises. Il n'est que d'ouvrir le journal.Et ce travail, la détestation de la guerre, la haine de la guerre, ne serait pas à constamment réentreprendre? Et ce travail de détestation de la guerre, de haine de la guerre, n'imposerait pas qu'on la nomme?Souvenir de ces vers d'Agrippa d'Aubigné, qui non seulement résonne ici, mais vient en traverser la prise, quand il est question des massacres de guerre civile dans ce qui maintenant semble notre province endormie, perpétuellement refaite avec ses rocades et ses enseignes normalisées: Niort, Poitiers, Angers ou Tours dans Les Tragiques, les morts jetés au fleuve.C'est ce travail qu'a mené - pour lui - Raymond Bozier: il ne s'agit pas de bruit, remuement, horreur, loin de nous et dont nous serions préservés. Les images télévisées, les clichés des magazines, nous le rappelleraient bien vite. Mais lorsqu'on en fait écriture, on quitte cette nécessité personnelle du travail pour en établir l'instance collective - le texte lui-même alors devient collectivement nécessaire.Dans le travail que nous menons à publie.net, il y a des envies et des obligations: un texte comme celui-ci établit la cartographie collective de ce qui nous concerne ensemble. si la violence et l'âpreté d'écriture de Bozier y sont reconnaissables, et donnent à cet abécédaire de notre misère sa voix et sa force, sa chair, il y a dans la poésie - peut-être même cela fait partie de ce qui la rend en tant que telle reconnaissable - une instance d'écriture anonyme, littéralement collective. D'où notre responsabilité à le prendre en charge, le diffuser.Nous ne sommes pas débarrassés de la puanteur de la guerre.FBA propos d'Abattoir 26, lire Chronic'Art. Merci à Hubert Saint-Ève pour la toile reproduite en ouverture (voir son site).

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  • Histoire secrète des prairies du Nord-est asiatique

    Vincent Tholomé

    Parution : 19 Août 2010 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Voici l'arrivée de Vincent Tholomé, et de ses steppes, chez publie.
    De grandes vignettes poétiques, un travail en cours, qui trouvera sans doute peu à peu un fil narratif.
    Vincent Tholomé revendique ce texte comme un montage, avec son côté retravaillé, pas du tout "naturel". Une façon de concevoir le "réalisme" : pas le "vrai" mais quelque chose que fait "vrai" tout en sonnant carton-pâte...
    Livre en cours donc, dans l'état d'avancement. Monde in progress. Mais quel monde serait achevé ? C'est le principe même du vivant : rien d'éternité et rien d'achevable. Une exploration qui se déroule sous nos yeux. En même temps que se constitue le livre, se constitue le monde. Le monde de steppes.
    "La grande HISTOIRE SECRÈTE DES PRAIRIES DU NORD-EST ASIATIQUE ? Ça ne serait que ça, dans le fond. Un concert de voix. Tuant le temps en parlant. Tuant le temps avant de disparaître. D'aller voir ailleurs ce qui se passerait. Dans un autre temps. Un autre espace. "
    La steppe donc. Longues lignes. Terre d'herbes.
    L'armée de paille de Kouropatkine, hantant "une Sibérie de carton-pâte".
    Les camarades d'affection, de rudesse et de plein air
    "La putain de toundra et son putain de permafrost. "
    Et les noms : "Dalandzadagad. C'est nom que donne lui. Boosniikhon. À là. C'est anciennement Molan. Si bien que tout le monde oublie Molan. Et Sansar. Et Altantsetseg. Et Narantsetseg. Et tout le monde parle. Maintenant. De Dalandzadagad. De Boosniikhon. Bazarragchaa et Tsetsegmaa."
    C'est une cosmogonie de la nature. Et l'on se rappelle alors Brautigan, ou Kessel dans ses "Les cavaliers" et le grand jeu du bouzkachi.fred griot
    Petit mot sur le texte par l'auteur :
    maintenant je me plonge dans l'idiome, je suis à la trace les souffles et la syntaxe des autres, je plaque sur leurs mots mon propre souffle, ma syntaxe singulière, ce qui en sort sont des espèces de visions, de textes improbables, toute une série d'affaires concernant une bande, un troupeau de bad boys et leurs nanas, c'est comme un hommage caché, une façon de renvoyer l'ascenseur à tout ce qui, jusqu'ici, m'a nourri, alimenté, une façon de faire surgir mes propres histoires depuis les mots des autres, ce faisant j'écris comme un ancien très ancien, un vieux sorcier, avant, dans l'ancien, pour rendre compte de ses propres visions, un vieux sorcier chevauchait littéralement les mythes, les mots de sa tribu, dans le fond, HISTOIRE SECRÈTE DES PRAIRIES DU NORD-EST ASIATIQUE n'est que ça, une première façon de montrer, d'exposer ces visions littéralement venues d'ailleurs, plus tard, j'espère qu'il y aura STEPPE, et d'autres choses encore, toute une série d'affaires qui se préparent, on pourrait résumer tout cela, ce travail-là, d'une formule simple et claquante, on pourrait résumer ça par être là, dans l'idiome, oui, DANS L'IDIOME me convient parfaitement pour l'instant, j'adopte

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  • D'ici là, n°5

    Pierre Ménard

    Parution : 22 Juin 2010 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Le cinquième numéro de la revue d'ici là est consacré à la sérendipité (ce qu'on trouve sans le chercher) :Le coeur est voyageur, l'avenir est au hasard.« Ils parlent de la mort / Comme tu parles d'un fruit / Ils regardent la mer / Comme tu regardes un puits / Les femmes sont lascives / Au soleil redouté / Et s'il n'y a pas d'hiver / Cela n'est pas l'été / La pluie est traversière / Elle bat de grain en grain / Quelques vieux chevaux blancs / Qui fredonnent Gauguin / Et par manque de brise / Le temps s'immobilise / Aux MarquisesDu soir montent des feux / Et des pointes de silence / Qui vont s'élargissant / Et la lune s'avance / Et la mer se déchire / Infiniment brisée / Par des rochers qui prirent / Des prénoms affolés / Et puis plus loin des chiens / Des chants de repentance / Des quelques pas de deux / Et quelques pas de danse / Et la nuit est soumise / Et l'alizé se brise / Aux MarquisesLe rire est dans le coeur / Le mot dans le regard / Le coeur est voyageur / L'avenir est au hasard / Et passent des cocotiers / Qui écrivent des chants d'amour / Que les soeurs d'alentour / Ignorent d'ignorer / Les pirogues s'en vont / Les pirogues s'en viennent / Et mes souvenirs deviennent / Ce que les vieux en font / Veux tu que je dise / Gémir n'est pas de mise / Aux Marquises. »Jacques Brel, Les Marquises.Sommaire du numéro :Gilles Amalvi, Joël Baqué, Perceval Barrier, Étienne de Bary, Daniel Cabanis, Luc Dall'Armellina, Philippe De Jonckheere, Caroline Diaz, Michèle Dujardin, Elisa Espen, Michel Falempin, Claude Favre, Jean-Yves Fick, Jean-Marc Flahaut, Stéphane Gantelet, Nathanaël Gobenceaux, Christine Jeanney, Anne Kawala, Klimperei, Stéphane Korvin, Elise Lamiscarre, David Lespiau, Laurent Margantin, Stéphane Massa-Bidal, Pierre Ménard, Juliette Mezenc, Sandra Moussempès, Régis Nivelle, Florence Noël, Grégory Noirot, Jean-Noël Orengo, Isabelle Pariente-Butterlin, Arnold Pasquier, Daniel Pozner, Pierremannuel Proux, Alain Robinet, Anne Savelli, Joachim Séné, Nicolas Vasse, Guillaume Vissac, Colette Tron, Éva Truffaut42 auteurs / 135 pagesPrésentation des auteurs :Gilles Amalvi est écrivain. Né à Paris en 1979. Il vit à Nantes. Il a publié Une fable humaine au Quartanier (coll. « Phacochères », 2005). Ses poèmes sont parus dans diverses revues, dont Grèges, Moriturus, Le Quartanier et La mer gelée. Il a complété une maîtrise sur Henri Michaux et Paul Celan. Conférencier au musée des Beaux-arts de Nantes, il collabore également avec le festival des Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis.Joël Baqué est écrivain. Né en 1963 à Béziers, il vit à Paris. Nombreuses collaborations à des revues (Action Poétique, BoXon, Nioques etc...), lectures publiques et performances. Il a publié plusieurs ouvrages : angle plat, Hors Jeu, 2002. un rang d'écart, Editions l'arbre à paroles, 2003. start-up, Le Quartanier, 2007. Audiatur Katalog for ny poesie, 2009 (publication collective, Norvège).Perceval Barrier est graphiste et illustrateur indépendant à Lagrasse & Paris. Né le 27 septembre 1983 à Lézignan-Corbières. Diplômé en juin 2007 de l'école supérieure d'art et de design d'Amiens. Le kit de création de cartes postales "Bons baisers de Partout" est son projet de fin d'études (2007), il propose de créer des cartes postales expérimentales à partir d'un catalogue d'images issues de l'univers du tourisme. Ses travaux de graphisme, dessin et animation sont visibles sur son site : http://www.percevalbarrier.com/Hadda B. est née quelque part en Algérie, dans les années 60. Elle a grandi dans le Pas-de-Calais et vit aujourd'hui à Roubaix, dans le Nord de la France. Elle photographie tout ce qui l'entoure car elle n'a pas de mémoire.Etienne de Bary est artiste. Né en 1962. Études aux Beaux-Arts (ENSBA) avec Olivier Debré et Ulrich Rückriem. Dernières expositions (sélection) : Edinburgh International Internet Festival 2000, Mois de l'Image, avec Nadine de Koenigswarter, Danièle Gibrat et Yuki Onodera, Centre d'Arts Plastiques Albert Chanot, Clamart. Avec Aki Lumi, galerie éof, Paris. Présentation de son travail sur son site.Daniel Cabanis Né en 1956, ancien élève des Arts-Décos, Daniel Cabanis est plasticien et enseignant. Au fil du temps, il a publié nombre d'opuscules et livres d'artiste et collaboré un temps à la revue PAN (organe officiel de la Pansémiotique). En 1998, il publie au Seuil L'Amour à l'écossaise, plus récemment, il a entrepris un Catalogue des pense-bêtes idiots.Luc Dall'Armellina C'est par l'écriture que Luc Dall'Armellina tente d'aborder nos rapports aux langages, dans ces lieux risqués où on est tout à la fois idiot et savant. Ses dispositifs numériques ont été présentés ou joués dans différents contextes : L'été des Arts 2010, MidiMinuit Poésie Nantes 09, Nuits Blanches Paris 09, Instants Portraits Panoplie 08, festival e-poetry Paris 07, e-formes Saint-Etienne 08 et 05, espace FORDE Genève 05, Gaîté Lyrique Paris 03, Brouillons d'écrivains BNF Paris 01, MIM Montréal 98, Imagina Monaco 98, la Maroquinerie Paris 97. Chercheur associé à l'Université Paris8 ; chargé du cours « arts et technologies contemporaines » à l'UTC de Compiègne, il enseigne depuis 1999 le design des hypermédias à l'Ecole des Beaux-Arts de Valence. Son site : http://lucdall.free.frPhilippe De Jonckheere est photographe, graphiste, écrivain. Il est né à Paris en 1964. Il vit encore. Ce dont il conserve des traces quotidiennes dans un bloc-notes. Il a publié deux ouvrages chez Publie.net, en 2008 : Désordre, un journal. Robert Frank photographe. Son site : http://www.desordre.netCaroline Diaz est illustratrice. Née en 1970 à Alger. Après des études à l'Ecole des Arts Appliqués Duperré, elle crée avec Céline Héno et Sophie Adary la société Mini labo, une marque d'objets et d'images dessinés. Elle a publié avec Pierre Ménard un livre édité par Actes Sud Junior en 2008 : Quand tu t'endors. Son site : http://www.minilabo.frMichèle Dujardin est née à Marseille en 1955. Elle a publié aux éditions du Seuil, collection Déplacements, Abadôn, en 2008. Son site : AbadônElisa Espen est née en 1983 à Rodez. Elle vit à Bruxelles et étudie à l'ENSAV de La Cambre. Son travail de dessins est un jeu de retranscriptions et de reproductions d'images à travers le papier calque. Elle a récemment participé à la Foire Internationale de Dessins à Paris.Michel Falempin est écrivain. Né à Paris en 1945. Principales publications : L'écrit fait masse (Flammarion, 1976) Prix Fénéon en 1976, La Légende travestie (Flammarion, 1987), L'oeil occulte (Imprimerie Nationale, 1989,), L'apparence de la vie (Ivrea, 1995), La prescription (Ivrea, 1996), Fiction lente (Ivrea, 1999), La tierce personne (L'Harmattan, 2003) Exeat (Ecbolade, 2008). Edition en ligne : Faux airs (publie.net, 2008).Claude Favre n'est ni sourde, ni, n'en déplaise à ses contradicteurs, muette ; mais elle a des embarras de langues contagieuses qu'elle ne résout pas en revues, sur sites, en lectures. Les jours de grand vent, elle s'attaque, consciente de l'urgence d'entreprendre carrière, à des traductions iconoclastes de textes apocryphes en géorgien ancien. De nombreux textes diffusés sur Remue.net.Jean-Yves Fick est né en 1969, un peu lunaire, la preuve, il ne sait toujours pas rédiger de notice bio-bibliographique. Il va tenter d'y substituer un paragraphe d'Henri Michaux, et tant qu'à faire, le dit clairement. J'écris comme je photographie. Pour voir. Pour me trouver, me retrouver, toucher à ce qui était là, sans que je n'en ai l'ombre d'une idée. Étranger à ce qui surgit, j'ai tout de même le plaisir un peu flou d'y reconnaître, surprise ! qui je suis, que je ne me connaissais pas. Un halo ou une aura, comme on voudra, en tout cas, quelque chose qui funambule où je ne l'attendais pas. Cela dessine motifs comme rythmes de vie, "et, si c'est possible, les vibrations mêmes de l'esprit."Rédigé avec la note Sur ma peinture d'Henri Michaux sous les yeux, on rendra un meilleur texte la prochaine fois, c'est promis.Depuis deux ans, pour ses amis libraires du Quai des Brumes et leurs lecteurs, il s'essaye à l'animation de rencontres d'écrivains ; s'est remis à la photographie, presque sans matériel et par hasard. Libère comme faire se peut son temps pour écrire, a donné quatre plaquettes (à paraître) à publie.net : Carnets du Siège, Dire l'hier l'hiver, Comme des rondeaux brisés, encore in progress. Deux éclats la vie. Tient le blog : Gammalphabets, et s'en reproche souvent la nonchalance.Jean-Marc Flahaut Né en 1973, Jean Marc Flahaut a grandi à Outreau, dans le Pas-de-Calais. Après des études à caractère social, il anime des ateliers d'écriture et donne des cours à l'Université. Dernier livre paru : Shopping ! Bang Bang ! (co-écrit avec Daniel Labedan) Editions A plus d'un titre, 2010. Son blog : http://www.fromyourfriendlyneighborhood.blogspot.comStéphane Gantelet est né en 1966 à Seynod, Haute-Savoie. Il vit et travaille à Sète depuis 1992. Il étudie la sculpture en Angleterre à la Leicester Polytechnic School durant une année avant d'intégrer plusieurs ateliers dont l'atelier Max Leverrier à Paris. Il travaille en collaboration avec Juliette Mézenc à l'élaboration d'animations associant textes et images de synthèse. Il travaille exclusivement en pièces uniques. Ses sculptures sont présentes chez des collectionneurs privés en France mais également en Allemagne, Hollande, Belgique, Angleterre, aux Etats-Unis et au Japon. Sa dernière exposition a eu lieu à la Chalk Hill gallery à Guilford (GB). Son blog : http://s.gantelet.over-blog.com/Nathanaël Gobenceaux est géo-graphe -il essaime son AUTO-GÉO-GRAPHIE-S sur diverses revues du net comme Remue.net ou La Persévérance du crabe - et géographe - porté sur l'oeuvre de Michel Butor-. Il est aussi co-fondateur de la revue (inter)culturelle Culture a confine). Il habite pas loin de la Loire, pas loin de Tours avec Amélie Delaunay qu'il sollicite de temps en temps tout le temps pour donner de la profondeur à ses textes. Ils ont publié ensemble le récit de voyage en Berry &SAND. Son site : AUTO-GÉO-GRAPHIE-SLouis Imbert. Vit à Paris et pour manger, écrit / cause dans le micro depuis l'Asie centrale et ailleurs. Pour le plaisir, a sur sa cheminée "Imperial" (William T. Vollmann) et "Solitude de la pitié" (Jean Giono, par chance, trouvé dans la bibliothèque de la guest house). Un blog à visées topographiques : on recherche ici certaines qualités de l'espace, en travail dans certaines photographies et images d'art, dans quelques villes et visages et dans leur souvenir. Same cigarettes.Christine Jeanney a publié son premier roman en 2007 (Charlémoi aux éditions ArHsens). Une nouvelle est à venir sur Publie.net (Voir B. et autour), ainsi qu'un recueil de nouvelles à paraître en 2010 aux éditions Quadrature. Elle anime deux blogs de chroniques littéraires, Pages à pages et Jeuness'à pages et écrit parfois des tentatives de textes dans tentatives.Anne Kawala est artiste. Des études au DNSEP aux Beaux-Arts de Lyon et à la Lousiana Tech University de Lousiane, aux Etats-Unis. Anne Kawala pratique la poésie visuelle (sous forme de cartons d'invitations, ou d'objets adressés) et la poésie sonore écrite pour des lectures / performances dans des cadres spécifiques, liés en particulier à des expositions d'art contemporain. F.aire L.a F.eui||e avec une préface de Patrick Beurard-Valdoye, est paru aux éditions du Clou dans le Fer (collection expériences poétiques, dirigée par M. Batalla, en 2008. En résidence d'écrivain soutenue par le Conseil régional d'île-de-France en 2010.Klimperei est un duo de musiciens français. Fondée en 1985 par Françoise Lefebvre et Christophe Petchanatz (France), la formation se dédie à la composition de courtes pièces instrumentales minimales et enfantines, dans l'esprit d'Erik Satie ou de Nino Rota. Les chroniques et critiques parlent de « toy-music, naïve, minimale, néo-classique, bizarre, avant-gardiste, lunaire ». Depuis 2002 ce projet est piloté par Christophe Petchanatz seul. Klimperei se produit également avec « ses amis » dans une formation à géométrie variable, fondée en 2007 avec Sébastien Morlighem, du label Jardin au Fou. La musique jouée est improvisée. Membres de Klimperei et ses amis : Madame Patate, Pascal Ayerbe, Jacques Barbéri, Roberto Cavalcante, David Fenech, Denis Frajerman, Dominique Grimaud, Stéphane Obadia, David Passegand, Philippe Perraudin, Christophe Petchanatz, Sylvain Santelli... Son site : http://klimperei.free.fr/Stéphane Korvin est né en 1981. Il aimerait être filmé comme un grand arbre fruitier. En forme aujourd'hui. Foire et dessins. Ça rouge, exprès. A l'international, il s'arbre de calques et s'imprime en corps numériques. A Paris, il collectionne quelques objets sans colère. Il vit et travaille [sick] il écrit.Son site : http://www.korvin.fr/Elise Lamiscarre est professeur de français au collège Marguerite de Navarre à Pau. Son site : Même si.David Lespiau est poète. Né en 1969 à Bayonne, vit et travaille à Marseille. Co-fondateur de la revue ISSUE avec Éric Giraud et Éric Pesty (cinq numéros parus, 2002-2005). Interventions régulières pour CCP cahier critique de poésie (cipM). Derniers livres parus : De l'électricité comme moteur, éditions de l'Attente, 2006. Réduction de la révolution la nuit, Contrat Maint, 2005. Quatre morcellements ou l'affaire du volume restitué, Le Bleu du ciel, 2006. [or est un mot minuscule], éditions de l'Attente, H.C. 2006. La Fille du département Fiction : carnet Hawaï, éd. de l'Attente, 2008.Laurent Margentin est un écrivain français. Germaniste de formation, il a publié un livre sur Novalis (Système minéralogique et cosmologie chez Novalis ou les plis de la terre, L'Harmattan, 1999) et une anthologie du romantisme allemand (en collaboration), La forme poétique du monde (2003) chez José Corti. Il a publié des textes en revue, des recueils de poèmes et deux ouvrages : L'enfant neutre, Insulaires, aux éditions Publie.net. Il est membre du comité de rédaction de la revue des ressources dont il dirige la rubrique Champ critique. Il dirige la revue de littérature en ligne OEuvres ouvertes. Il a passé une douzaine d'années à Tübingen, en Allemagne.Stéphane Massa-Bidal a créé le concept global "Retrofuturs" : vous mélangez le passé, le présent, le futur et vous secouez très fort ! Stéphane n'a pas de formation en graphisme et a commencé ses recherches par du collage pour arriver à une approche minimaliste en design d'information. Il utilise toujours des fonds très simples et l'Helvetica neue. Les autres éléments de sa boîte à outils sont la répétition, les points et les couleurs. Stéphane Massa-Bidal produit un style néo-vintage unique rempli d'humour et d'idées, tout en recherche des rapports texte/image. Sa page Flickr : http://www.flickr.com/photos/hulk4598/Pierre Ménard est écrivain. Né en 1969. Il vit à Paris. Présent au travers d'interventions en revues, ainsi que sur supports sonores et sur internet, il anime depuis 2004 la Zone d'Activités PoétiquesMarelle ainsi que deux podcasts audios : Marelle Radio et Page 48. Il tient également au quotidien un bloc-notes poétique sur internet. L'ensemble de ces travaux est disponible sur son site : Liminaire. Dernières parutions : "Le spectre des armatures" éditions Le Quartanier, 2007. En avant marge, Publie.net, 2008. En un jour (avec Esther Salmona), Publie.net, 2008. Il me sera difficile de venir te voir (ouvrage collectif), Vents d'ailleurs, 2008. Quand tu t'endors, éditions Actes Sud Junior, 2008. En résidence d'écrivain soutenue par le Conseil régional d'île-de-France en 2010.Juliette Mezenc vit et travaille à Sète. Elle a publié Sujets Sensibles en 2009 sur Publie.net. Son blog : http://juliette.mezenc.over-blog.com/Antoine Moreau. Artiste peut-être. Chargé de cours à l'Université Paris VIII premier et deuxième cycle Arts Plastiques. Doctorant en Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication à Nice Sophia-Antipolis.Initiateur de Copyleft Attitude et de laLicence Art Libre. Son blog : http://antoinemoreau.orgSandra Moussempès est née en 1965 à Paris, ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, elle a publié sept ouvrages dont le dernier "Photogénie des ombres peintes" (Flammarion 2009, 2010) vient de recevoir le prix Hercule de Paris. Parallèllement à son travail d'écriture, pratique le chant et a notamment collaboré vocalement au dernier album du groupe anglais The Wolfgang Press en 1995 "Funky little demons" sorti sur le label 4AD. Elle réalise également des audio-poèmes et collabore au projet Cut Up Piano Basse Manifeste de Sylvain Courtoux. Principaux livres : Photogénie des ombres peintes (Flammarion, 2009), Biographie des idylles (Ed. de l'Attente 2008), Le seul jardin japonais à portée de vue (Ed. de l'Attente, 2005), Captures (Flammarion 2004), Hors champs (C.R.L Franche comté, 2001), Vestiges de fillette (Flammarion 1997), Exercices d'incendie (Fourbis 1994). En résidence d'écrivain soutenue par le Conseil régional d'île-de-France en 2010. Son site : http://sandramoussempes.blogspot.com/Régis Nivelle Régis Nivelle vit dans le sud-ouest, entre Océan et Pyrénées. 1979 Premier recueil Pour le sang, et quoi ? Plusieurs participations dans différentes revue de poésie durant les années 80-90. Décharge, Encres Vives, Le matin déboutonné, Les Enguirlandés (los Alumbrados) etc. Dernières publications : Dormir le temps -Paysages- Encres Vives Editions Collections Encres Blanches. À paraître : Dormir le temps -Anamorphoses- Encres Vives. Dormir le temps -Omitte igitur- Encres Vives. Son site : LithoralFlorence Noël Poétesse, née à Ciney (Belgique) en 1973, Historienne de formation, Florence Noël travaille dans l'expertise en gestion documentaire et de contenus Web. Par ailleurs, elle hante le Net littéraire francophone depuis 1999, surtout des lieux qui stimulent son envie d'écrire. A fait partie du comité de lecture d'Ecrits-vains et des listes de partage littéraire comme Pages libres. A fondé la revue en ligne et site littéraire Francopolis. Plus discrète aujourd'hui, elle continue d'écrire autant en poésie qu'en prose, des nouvelles et des recueils qui se retrouvent publiés en partie en revues ou sur son site baptisé L'âme de fond, sur son blog Panta Rei. Elle propose un lieu libre d'écriture et de partage sur son forum L'auberge de Ragueneau. Invitée le 31 août 2008 à l'émission de France Culture, Ça rime à quoi ? animée par Sophie Nauleau. Interview et lectures de textes extraits des recueils inédits « Le don de simple vue », « Ta bouche mangée de souffles ».Grégory Noirot est écrivain. Il a publié en 2005, chez Melville/Leo Scheer, un ouvrage intitulé Dictionnaire zéro (coécrit avec Nicolas Boissier).Jean-Noël Orengo Né en 1975. Vit et travaille à Paris, Bangkok et D-Fiction. Chroniques dans Cahier critique de Poésie, Formules, Formes poétiques contemporaines, Études... Son dernier travail, Les Écritures plasticiennes, porte sur Patrice Hamel (Musica Falsa, 2006). Le texte In Tempore publié dans le numéro 5 de la revue d'ici là a été l'objet d'une édition sur le blog éponyme. Se consacre désormais à la fiction.Isabelle Pariente-Butterlin est maître de conférences en philosophie à l'Université de Provence. Auteur de Le droit, la norme et le réel, PUF, "Quadrige", 2005. Son blog : http://yzabel2046.blogspot.com/Arnold Pasquier est plasticien et réalisateur de cinéma. Né en 1968 à Paris. Il est l'auteur de nombreux films (art vidéo, documentaire, fiction), de mises en scène de spectacles, d'émissions de radio. Son travail s'articule aux croisements de ces différentes disciplines. Le travail d'Arnold Pasquier est régulièrement présenté dans des festivals de cinéma, dans des circuits de diffusion d'art vidéo et sur les ondes de France Culture. Son site : http://www.arnoldpasquier.com/Daniel Pozner est écrivain. Né en 1971, Daniel Pozner vit à Paris. Il a publié plusieurs livres de poésie, dont Les animaux de Camin en 2009 et / une ville dont / en 2008.Pierremannuel Proux est designer, photographe, concepteur du site LithoralSon site : http://www.leide.fr/Alain Robinet est poète. Né en 1948, écrit et peint à Paris. A publié depuis 1976 dans + d'une centaine de revues. A participé à des expositions d'Art Mail. A rédigé des compte-rendus d'expositions (Art-Press) et des textes de catalogues sur qques peintres. S'est auto-édité (pour être + lu !). A publié 8 plaquettes & 28 ouvrages de création. Entre 1991 et 94, a réalisé des textes électro-acoustiques (Lyon), compilés en 1 c.d.. A réalisé avec M. Coste 3 vidéos-textes & 1 c.d. rom avec S. Roche (@rt data, Clermont-Fd). A organisé, en 2003-04, 5 soirées de lectures poétiques à l'Espace-TIPHAINE-Bastille 75011 PARIS (avec J.P. Bobillot, G. Cabut, Ch. Manon, A. Dufeu, J.L. Lavrille, G. Hassoméris, J. Game, J. Sivan, V. Maestri, P. Dubost, G. Fabre, H. Lucot ...)Anne Savelli est écrivain. Née en 1967 à Paris, où elle vit et travaille actuellement. Elle est l'auteur de Fenêtres/Open space, écrit en 2007, et de Cowboy Junkies / The Trinity Session, écrit en 2008, deux livres parus aux éditions Le mot et le reste. Franck, son nouveau livre, paraît en septembre dans la collection "la Forêt" des éditions Stock. Son site : http://fenetresopenspace.blogspot.com/Joachim Séné est écrivain. Né en 1975 à Amiens, Joachim Séné vit et travaille en région parisienne. En 1999, en refermant Écrire de Jean Guenot et le Verbier de Michel Volkovitch, il court s'inscrire à l'atelier « Tisserands des Mots » de Pierrette Epsztein. Soirées lectures, publications dans la revue Filigranes et Le Monde Informatique. Il écrit des paroles pour pour le groupe Oncle Oedipe. Il tient un blog (Journal Ecrit) depuis 2004. En septembre 2008, il a publié Hapax chez Publie.net. Son site : http://www.joachimsene.fr/Nicolas Vasse ayant étudié trois années la philosophie à l'université de Lille 3, étant passé par une caserne de gendarmerie, a fini par rejoindre le monde merveilleux de la grande distribution, homme du peuple donc, il tente au travers de la poésie, de la peinture et de la photographie de toucher à l'essentiel du vivant. Influencé par la démarche Zen, par les philosophes stoïciens entre autres, il conçoit l'art comme une gestuelle de l'esprit où chaque mot, chaque mouvement, chaque scène, s'éclairent à la lumière d'un tout, à savoir la dynamique engendrée par un regard sur le monde sans cesse bouleversé. Son site : http://nicolasvasse.over-blog.com/Guillaume Vissac est écrivain. Né le 10 février 1986 à Firminy. Son site : http://www.omega-blue.net/Colette Tron Etudes en communication et sciences du langage. Après une activité de journaliste culturel, elle s'attache à un travail d'auteur, en utilisant différents supports de communication de la langue et en questionnant leur fonction par des expériences de création spécifique à chacun d'entre eux. Elle collabore avec des artistes de différentes disciplines, en France et à l'étranger (Japon, Italie, Maroc, Russie). Elle participe à des festivals par des lectures de poésie, collabore avec des metteurs en scène pour le théâtre, écrit et interprète ses textes pour des créations sonores, est invitée dans des projets collectifs utilisant les technologies électroniques et numériques, et intervient dans des colloques thématiques autour des formes d'écritures liées aux NTIC. En fondant en 2000 l'association Alphabetville, elle crée un espace de réflexion autour des rapports entre langages et medias, et tente d'articuler pratique et théorie de l'art et de la culture par la confrontation d'artistes, de chercheurs et d'opérateurs culturels.Eva Truffaut est une actrice française née le 29 juin 1961. Elle est la fille de François Truffaut et de Madeleine Morgenstern. Elle a joué dans plusieurs films de son père et également travaillé avec Serge Bozon, Vincent Dieutre, Pierre Léon, Jean-Paul Civeyrac, Judith Cahen. Un de ses sites : http://mycopyright.tumblr.com/Julie Wetterwald est née le 1er février 1986 à Dunkerque. Elle poursuit des études de philosophie à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon. En même temps, elle se consacre à la poésie (Rauques (Aléas, 2006), illustré par Vanina Mozziconacci) et à la photographie. Elle enseigne actuellement le français à Unicamp, une université brésilienne dans l'état de Sao Paulo. L'exposition « Couleurs intérieures » qui a lieu actuellement à Dunkerque au P'tit Resto présente une vingtaine de ses photographies (du 4 mai au 30 juin 2010). Son blog : http://francesa-no-brasil.blogspot.com/ et sa galerie flickr (juniverses). http://www.flickr.com/photos/juniversesDirection artistique : Pierre Ménard
    A noter :Vous pouvez lire la revue en la feuilletant de façon classique, comme une revue ou un livre classique, de gauche à droite, et de la première à la dernière page. Mais vous pouvez aussi naviguer grâce aux liens hypertextes (laissés volontairement invisibles pour renforcer leur aléatoire découverte) qui enrichissent l'édition de cette revue. À partir du sommaire, pages 4 et 5 (listes des auteurs), en cliquant sur leurs noms. Sur la page de destination, vous pouvez à tout moment revenir au sommaire de la revue en cliquant sur le nom de l'auteur figurant sur la page.PMCourrier : directement à Pierre Ménard, merci.Sites des auteurs présents dans ce numéro : [Gilles AmalviPerceval BarrierÉtienne de BaryLuc Dall'ArmellinaPhilippe De JonckheereCaroline DiazMichèle DujardinJean-Yves FickJean-Marc FlahautStéphane GanteletNathanaël GobenceauxChristine JeanneyKlimpereiStéphane KorvinElise LamiscarreLaurent MargantinStéphane Massa-BidalPierre MénardJuliette MezencIsabelle Pariente-ButterlinRégis NivelleJean-Noël OrengoArnold PasquierPierremannuel ProuxAnne SavelliJoachim SénéNicolas VasseGuillaume VissacÉva Truffaut

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  • Talc couleur océan

    Jacques Josse

    Parution : 20 Mai 2010 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Les amoureux de l'écriture de Jacques Josse ne s'étonneront pas qu'on poursuive avec fidélité la mise en ligne de ces textes pesés, rigoureux, rares.D'abord par choix de l'éditeur : affinité grande avec ce qu'on y respire de la mer, et l'échelle à quoi elle nous contraint. Alors, oui, on peut appréhender ce qui tient de la vie et de la mort. Et on saura, justement, que c'est dans cette précision, et cette attention au présent, cet accueil du visage devant soi, de la parole de l'autre.Ici, Jacques Josse voyage : il suffit d'un quai. Il y a le mot orient, il y a l'ombre dérangeante de Kerouac, et comment lui et ceux qui l'ont suivi ont imposé à la langue de marcher.Il y a toujours ce recueillement : pas de parole, pas de visage, sans savoir ce que vie et mort organisent, dans notre plus immuable théâtre. Justement des mots que Jacques Josse n'emploierait pas.FB

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  • Peau d'Âne

    Charles Perrault

    Parution : 5 Juillet 2010 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Qui ne connaît pas les contes de Perrault ? C'est comme les fables de la Fontaine, un patrimoine quasi originel. Mais ce qu'on connaît, c'est les histoires. Comme infiniment reprises, déclinées, racontées. Quand ce n'est pas remplacées par les adaptations filmiques, parfois chargées de tout le merveilleux de l'enfance. Mais, comme dans la Fontaine aussi, c'est ce creuset de la langue française au 17ème: comme Racine, comme Bossuet, comme Sévigné ou un peu plus tard Saint-Simon. La langue s'aventure dans des terrains neufs, s'y ébroue, et ne peut y tenir que par ce parfait équilibre, cette respiration. Elle découvre qu'ici, dans ce terrain neuf, elle entre en possession de son bien - mais elle ne reconnaît plus sa propre peau, sa propre forme. Perrault a écrit en prose (on rassemblera bientôt ici les contes en prose), et en vers. Un conte de facture peut-être plus classique, où se forge l'outil: Griselidis. Et Peau d'Âne. Dans Peau d'Âne, on retrouve les figures sans lesquelles il n'y a pas le conte: la gueuse à la fin épouse le prince. Mais ceux qui lisent Saint-Simon savent bien la dimension et le déséquilibre que prend, au temps de Louis XIV, le mariage forcé. Les Mémoires du "petit duc" sont remplis de ces récits pathétiques, vies sacrfiées. Perrault attaque ici. Non seulement on va marier la fille du Roi de force, mais c'est son père qui veut l'épouser. Débordement de l'ordre: l'inceste s'ajoute à l'autorité imposée. Il n'y a pas de recours, que se détruire: Peau d'Âne, en gagnant ce nom, construit sa destruction. C'est ce qui rend si beau le vers, sa coupe, sa syncope. Depuis combien de temps n'avez-vous pas lu Peau d'Âne ? Et si vous préférez écouter, version audio (26') à télécharger...FB

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  • (Une pie)

    Hélène SANGUINETTI

    Parution : 12 Décembre 2009 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    (Une pie) est un texte dont le regard vole et se pose
    comme celui de l'oiseau. Il dérobe des jours et des images du monde
    qui se déroulent devant nous, depuis toujours presque, semble-t-il,
    de manière légère et grave, laissant en nous ses traces de griffes.
    Nous voici plongés dans des moments d'éternité suspendus, où le
    réel se mêle au légendaire et au plus ancien, dans une perception
    flottante et paradoxalement d'une grande acuité. Un très beau petit
    texte qu'il faut lire en laissant affleurer à la surface du poème
    les chansons idiotes qu'aimait Rimbaud, la part de naïveté
    dont le tragique toujours n'est pas loin. On peut écouter ce livre,
    mis en voix par François de Bortoli.On peut lire du même auteurLe Héros Poésie/ Flammarion, 2008 Hence this
    cradle, traduction en anglais d'Ann Cefola, bilingue, Otis
    Books/Seismicity Éditions, Los Angeles, 2007 Alparegho,
    Pareil-à-rien L'Act Mem, 2005 D'ici, de ce berceau
    Poésie/Flammarion, 2003 De la main gauche, exploratrice
    Poésie/Flammarion, 1999&Corinne Barbara a dansé, Les éditions du soir au
    matin, 2009 Deux Noyaux Pour Commencer La Journée (avec des
    interventions de Stéphanie Ferrat, Galerie Remarque, 2009) Gora
    soli (avec des peintures d'Anna Baranek, l'attentive, 2008)Ô cahier 3, (avec Anna Baranek, Espace Liberté/Les Ennemis
    de Paterne Berrichon, 2006)Voici quelques liens :[http://www.ville-boulogne-sur-mer.f...]http://poezibao.typepad.com/poezibao/2008/05/le-hros-dhlne-s.htmlhttp://www.paperblog.fr/1746209/helene-sanguinetti/http://remue.net/spip.php?article2812http://remue.net/spip.php?article1788[http://www.printempsdespoetes.com/i...]http://www.lactmem.com/medias/fonds_compact/sanguinetti_alparegho.htmlhttp://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2008/04/hlne-sanguine-1.htmlhttp://www.enba-lyon.fr/conferences/fiche.php?a=08&id=454http://www.thepedestalmagazine.com/gallery.php?item=2223

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  • Les Fleurs du Mal

    Charles Baudelaire

    Parution : 8 Avril 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Mise à jour du 10/04/2012 : nouvelle version ePub pour iPad et liseuses. Pas forcément pour L'Albatros, la Chevelure ou le Chat rabâchés à l'école, mais pour les Tableaux parisiens, pour le vin et la mort, pour le Voyage et l'inconnu qu'on y trouve. Pour les Spleens et comme ils s'ancrent dans notre propres fêlures. Pour cette langue en syncope et majesté, toute or et verts, où se fonde toute la nôtre..."Avalanche veux-tu m'emporter dans ta chute..."Comment, si Baudelaire est présent depuis les premiers textes mis en ligne sur publie.net, ne pas vous proposer, pour votre ordinateur, un des plaisirs et des puits essentiels de toute notre langue, les Fleurs du Mal ?.Pour ma part, qui n'ai jamais eu le syndrome du collectionneur (figure présente chez Benjamin), j'ai de toujours accumulé les éditions des Fleurs du Mal : l'édition Corti faisant bien sûr référence, mais aussi mon gros livre relié cuir rouge de l'Imprimerie Nationale (dont j'ai supprimé les illustrations, remplacées par des portraits de Baudelaire pris à d'autres livres), et cette petite édition chinoise vendue 2 francs, pendant un temps, qu'on pouvait laisser dans la voiture ou dans le sac. J'ai aussi des traductions, on m'a même offert, un jour que j'avais parlé de Baudelaire dans une fac à Tokyo, une traduction japonaise. On rêve autrement, à reconnaître le texte, mais sans les mots, et j'ai besoin de ce rêve. Et le dernier cadeau qu'on m'a fait : la plus petite édition des Fleurs du Mal, grosse comme un ongle...Parce qu'on revient toujours à ce mystère absolu de la langue. Parce que les enjeux en restent parfaitement actuels des Fleurs du Mal, les travaux abondent : recommandons cependant l'inusable Baudelaire de Walter Benjamin (Payot).Il s'agit ici d'une lecture plaisir, on l'a basée sur l'édition originale des Fleurs du Mal, donc sans Les Épaves - mais tel que surgit à la langue ce monument principal et bouleversant.FB

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  • À bas l´utile

    Bernard Noël

    Parution : 19 Janvier 2010 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Longtemps que Bernard Noël, pour nous tous, est un repère essentiel pour ce qui est du lien en acte de la littérature à la politique et la société. D'une approche fondée sur Bataille et Blanchot, le geste libre de la littérature comme déni à tous principes d'asservissement et domination de la société - et ce que cela implique pour l'écrivain, pour nos textes mêmes.Ce que Bernard a rassemblé dans Le sens et la sensure, mais traverse la totalité de son oeuvre.Il a choisi lui-même la composition de ce triptyque : la communication dans À bas l'utile, l'industrie culturelle et la consommation dans De l'impuissance... (avec traversée rétrospective de l'aventure intellectuelle et esthétique de la revue Lignes), l'asservissement volontaire en tant de sarkozysme dans Nécessaire, mais....On y lira aussi bien une critique constructive et radicale de la démocratie, qui convoque le langage comme partage pour établir la communauté, que la haute exigence de rupture, là encore une permanence du travail de Bernard Noël depuis son Dictionnaire de la Commune devenu un classique,n que - et surtout - la construction permanente et toujours à vif de l'espace même par où s'impliquer dans l'écriture.Pour ce 300ème texte de publie.net, nous souhaitions un signe qui soit de poésie et de politique, de sens et subversion. Bernard, qui nous avait fait cadeau, pour la naissance de publie.net, du magnifique Mal de l'Espèce [1]FBConsulter :
    Bernard Noël sur remue.net
    hommage à Bernard Noël sur tiers livre
    la page Bernard Noël des éditions POL

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  • Boîte automatique du crâne

    Romain Fustier

    Parution : 15 Décembre 2009 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Il se pourrait que tout commence par un coup de sang. Une tache s'étale sur le pare-brise à cause de la vitesse, une tache qui fait grand rouge sur la nuit. Et c'est comme une prise de conscience : c'est sur la route des vacances que Romain Fustier s'éveille à sa propre inquiétude, c'est-à-dire à sa façon d'être attentif. Et cette première expérience d'un monde vacillant, qui se révèle dans la lampe rouge d'un rapace écrasé sur le pare-brise, se répète indéfiniment, de façon automatique et incontrôlable, dans une sorte de road-movie que déroulent les poèmes. On roule, que ce soit sur les départementales ou l'autoroute, on dévide un très long chemin d'errance pour toucher ce chez-soi du trajet, ce chez-soi du tremblé de vivre, pour atteindre enfin, peut-être, « ce no man's land qui vous colle au cerveau ». Les images défilent au pas lent d'un moteur, les phrases se télescopent, s'enchâssent, comme les réalités qui s'avancent l'une dans l'autre. C'est un monde qu'on traverse pendant qu'il nous traverse, qui se dévide mais stagne, là, dans le pare-brise. Et de même, quelque chose stagne en nous, quelque chose reste arrêté, un point de fixation qui fait préférer à l'auteur les vieilleries, le « goût des choses surannées / des toits vert-de-gris et des bâtiments désuets / les derniers vers de Laforgue les villas thermales / bordant les avenues d'avant-guerre les hôtels / démodés les fronts de mer vieillots où les glaces / ont le parfum des sorbets d'un temps révolu ». Mais, si l'expérience de ce tremblé, de cette incertitude de vivre, provoqués par les plus infimes évènements, peuvent bouleverser l'auteur (« une feuille de paulownia s'est posée sur le / capot de notre voiture garée sur un parking / et cet évènement anodin a fait basculer le / décor le cours bien réglé de nos existences »), il ne fait pas que subir cette répétition.(extrait de la préface d'Armand Dupuy)***Romain Fustier est né en 1977 à Clermont-Ferrand, dans la banlieue dortoir de laquelle il a grandi. Il y a fondé la revue & les éditions Contre-allées avec sa compagne Amandine Marembert et des amis au cours de leurs années étudiantes. Il vit désormais à Montluçon, où il poursuit avec elle cette aventure. Il a publié une trentaine d'ouvrages, notamment Le volume de nos existences (Collection Polder, 2006), Une ville allongée sous l'épiderme (Éditions Henry & Écrits des Forges, 2008), Habillé de son corps (Rafael de Surtis, 2010), Des fois des regrets comme (Éditions des États civils, 2011), Rembobinant l'extérieur (Éditions du Cygne, 2012) et Infini de poche (Éditions Henry, 2013).

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  • Movies

    Véronique Vassiliou

    Parution : 11 Juin 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Voilà comment créer une méthode de maintien, une gymnastique avec décalage progressif, de plus en plus accidenté, comme ces sautes dans les anciens films muets :"Ça bouge, ça va bouger".Avec dérapage subtil, glissement d'une gymnastique vers un ontologique humour :"Debout, immobile. Tête droite, épaules tombantes, bras pendants, jambes légèrement écartées (...) Au garde- à-vous, juste avant le mouvement. C'est inéluctable. Sinon, c'est la mort". "Je me jette en avant, je me projette. je tourne le dos au passé". "Tourner sur soi et autour du pot."Le travail du souffle central, donnant, au-delà des étonnants mouvements préconisés, également rythmique à l'ensemble texte-images.Et puis ces images de mouvements provoquent eux-mêmes mouvement cinétique - quittant alors l'univers du pastiche, du langage détourné, pour devenir inscription au plus près du travail du corps."Ainsi, la suite existe, com-
    posée, à votre insu.
    Ensuite, s'étendre, c'est tout."FB/FGRéalisation graphique et couverture Roxane Lecomte (Digital Hat).

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  • L´amitié des voix, 2 : le temps des voix

    Jacques Ancet

    Parution : 13 Octobre 2009 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    La présence de Jacques Ancet dans publie.net va bien au-delà de la simple mise à disposition de textes importants.Auteur décisif, nous sommes quelques-uns à le savoir. Le non renoncement dans la part lyrique de la langue, l'implication poétique de la prose, ou, symétriquement, que la poésie ait encore à faire avec nos temps mornes, pourvu - se rapprochant de la dureté et de la violence du réel - qu'elle continue à s'en remettre au récit et aux voix... On le sait en littérature depuis L'Incessant, et c'est avec fierté qu'on accueille, de Jacques Ancet, le Silence des chiens.Mais Jacques Ancet c'est aussi une voix ouverte, sans jeu de mots. Qui s'offre aux grandes et extrêmes explorations de Jean de la Croix, de Jose Angel Valente, ou en ce moment de Borges, et que le traducteur doit s'y faire écrivain ou poète comme celui dont il reçoit les pages. Alors dialogue ouvert, toute une vie, avec ceux qui portent la langue dans cet extrême : Bonnefoy, Jaccottet, Bernard Noël...Avec le numérique, une nouvelle possibilité de permettre la circulation de cette réflexion, ouvrant vers ceux qu'elle commente, nous guidant vers des lectures neuves.L'autre cohérence de ce très vaste ensemble, deux fois 300 pages, c'est que le premier s'enracine plus dans les voix du passé, depuis la figure immense et emblématique de Don Quichotte, puis, via Quevedo ou Saint-Jean de la Croix, jusqu'à Cortazar, Maria Zambrano ou Claude Simon, tandis que le second suit cette même exigence découvreuse de l'écriture dans les chemins escarpés du contemporain, de Valente ou Castaneda vers Jacques Roubaud, Henri Meschonnic ou Claude Louis-Combet.Très fier donc, avec une matière aussi lourdement belle, de contribuer à la présence et la visibilité sur Internet de ceux qui ont porté la littérature dans ces chemins d'exigence. Et Jacques Ancet nous y appelle, nous aide à franchir le rebord...FB

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  • Clairvision

    ,

    Parution : 12 Octobre 2009 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Nathalie Riera fait ici une entrée remarquée. C'est un livre qui ose la sensualité du langage. La recherche de la beauté est ici avouée, mise en jeu mais il ne faut pas s'y tromper : pour que la parole ne soit pas vaine, en toute lucidité, il s'agirait de construire un lieu où la jouissance définirait le rapport entre les mots et les choses...précaire, certes, mais vivant ! L'érotisme, si rare aujourd'hui qu'on le croirait indésirable dans le poème, devient exploration et connaissance ! L'intérieur des mots rejoint la chair du monde dans un vacillement perpétuel, celui de la lumière aiguë sur l'eau d'une fontaine...http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/

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