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  • D'ici là, n°6

    Pierre Ménard

    Parution : 21 Décembre 2010 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Le sixième numéro de la revue d'ici là est consacré à la création :
    L'immobilité de celui qui écrit met le monde en mouvement.
    « L'immobilité de celui qui écrit met le monde en mouvement.
    C'est dans la mesure même où l'on est arrêté dans une immobilité voyeuse que les choses sont mobiles. La pensée aussi n'existe que par rapport à un arrêt qui est un blanc. Joël Bousquet a écrit : ce paralytique a fait un trou dans l'espace. Écrire, c'est faire ce trou dans l'espace. Tout part de l'immobilité, de ce travail corporel. Le funambule a le même problème, il tente de réunir le mouvement et l'arrêt, de trouver le juste équilibre entre eux. La table de l'écrivain est mentale, c'est une façon de savoir s'arrêter, de commencer en sachant qu'il n'y a aucune origine. Écrire est un métier d'ignorance.
    le silence est une forme »
    La poésie entière est préposition, Claude Royet-Journoud, éditions Éric Pesty.Sommaire du numéro :(vous en trouverez la version avec liens interactifs, illustration et making-of sur le site Liminaire)Direction artistique : Pierre Ménard
    Bande son : Voxfazer :L'immobilité, Gilles Amalvi :Paysage-lecture, Pierre Ménard :Ponctuations, Alain Robinet :Chants trois, mixage de David Christoffel, Macrosillons :elle ne connaît que le soubassement d'une terreur liquide et noire, d'après une lecture de Claude Royet-Journoud, Sandra Moussempès (textes (extrait de "Photogénie des ombres peintes" (Ed.Flammarion)), voix) / Joffrey Ferry (musique), Perrine en morceaux : I am Lazy, Dennis Jones :Sometimes, David Christoffel :Petite étude verbocentrique (avec la complicité involontaire d'Alain Robbe-Grillet), Pierre Ménard :Le silence est une forme (avec la voix de Claude Royet-Journoud), Nicolas Carras :D'ici et là.
    Les auteurs : Amandine Alessandra, Gilles Amalvi, Joël Baqué, Nicolas Baudouin, Dominique Balaÿ (Macrosillons), Michel Brosseau, Daniel Cabanis, Nicolas Carras, Léa Chevrier, David Christoffel, Charles Dionne, Pascal Dolemieux, Michèle Dujardin, Claude Favre, Jean-Yves Fick, Bruno Fern, Joffrey Ferry, Emmanuelle Gabory, Hervé Gasser, Christophe Grossi, Maryse Hache, Laurent Herrou, Louise Imagine, Christine Jeanney, Dennis Jones, Nadine Manzagol, Christophe Marchand-Kiss, Laurent Margantin, Claire Anne Menaucourt, Juliette Mézenc, Laure Morali, Antoine Moreau, Sandra Moussempès, Sylvie Nève, Grégory Noirot, Jean-Noël Orengo, Jérôme Orsoni, Isabelle Pariente-Butterlin, Perrine en morceaux, Philippe Rahmy, Mathieu Rivat, Loïc Robin, Alain Robinet , André Rougier, Claude Royet-Journoud, Anne Savelli, Rita Scaglia, Joachim Séné, Martine Sonnet, Nicolas Tardy, Michaël Trahan, Véronique Vassiliou, Benoît Vincent Voxfazer. Amandine Alessandra ouvre son studio indépendant à Londres en 2009, après des études à l'Université d'Aix-en-Provence puis au London College of Communication. Elle compte l'Université des Arts de Londres, Euro RSCG, DesignMarketo et Selfridges parmi ses clients et collaborateurs, et contribue régulierement aux publications de Rotovision (UK), Gestalten Verlag (Allemagne), Rational Beauty (Etats-Unis), Sandu publishing (Chine), et Étapes Graphiques (France). En prenant en compte le contexte de diffusion d'un message, sa pratique est une recherche d'alternatives ludiques à la communication imprimée ou sur écran, souvent au travers d'installations et de performances typographiques.Gilles Amalvi est écrivain. Né à Paris en 1979. Il vit à Nantes. Il a publié Une fable humaine au Quartanier (coll. « Phacochères », 2005). Ses poèmes sont parus dans diverses revues, dont Grèges, Moriturus, Le Quartanier et La mer gelée. Il a complété une maîtrise sur Henri Michaux et Paul Celan. Conférencier au musée des Beaux-arts de Nantes, il collabore également avec le festival des Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis. Il a participé aux numéros de la revue d'ici là n°1 et d'ici là n°5Joël Baqué est écrivain. Né en 1963 à Béziers, il vit à Paris. Nombreuses collaborations à des revues (Action Poétique, BoXon, Nioques etc...), lectures publiques et performances. Il a publié plusieurs ouvrages : angle plat, Hors Jeu, 2002. un rang d'écart, Editions l'arbre à paroles, 2003. start-up, Le Quartanier, 2007. Audiatur Katalog for ny poesie, 2009 (publication collective, Norvège). Il a participé au numéro de la revue d'ici là n°5Nicolas Baudouin est né le 27 novembre 1960 à Bruxelles. Bilingue français anglais. Nationalités : française et canadienne. Professeur d'histoire de l'art à : Parsons School of Design, Paris. Visual Analysis, New York University in France. The French contemporary art scene (1960-2010), Columbia University, Paris. Paris et les arts (1900-1960), Centre parisien d'études critiques, Paris. De l'art moderne à l'art contemporain. Le 20e siècles et les avant-gardes en France.Dominique Balaÿ est né en 1968, il vit à Nîmes et travaille dans l'industrie du web, chargé de cours à l'université de Nîmes. Membre du comité éditorial de la revue Droit de Cités. A contribué à diverses revues littéraires et artistiques (Ralentir Travaux, Le Mâche Laurier, : éc/ art S, Variable, Autre Sud...). Livres et recueils publiés : Interim, éditions JCB, 1998 / Le mal est fait, éditions Rafael de Surtis, 2000. Il anime la revue de création Numérique Nîmes Sources Adultes (9 numéros à ce jour) . En 2009, il lance le projet webSYNradio qui propose des interventions inédites d'artistes, écrivains, intellectuels, la plupart reconnus sur la scène internationale. En 2010 : prolongement du projet webSYNradio avec la création de MACROSILLONS, scuplture sonore et collaborative.MACROSILLONS est une sculpture sonore conçue en 2010 par Dominique Balaÿ, Laurent Rump & Jérôme Le Guézennec. MACROSILLONS diffuse des programmes générés notamment au sein de webSYNradio et a vocation à être présentée dans des galeries, des musées et tout autre lieu d'échange et de culture lors d'événements où sa présence sonore est chaque fois réinvestie/réinventée (en créant des bande son inédites, en variant les conditions de diffusion, les configurations d'exposition, les modes de collaboration, etc). 2010 : Galerie Pannetier, Nîmes, Mrac Sérignan...Michel Brosseau est Docteur ès lettres (Le héros romanesque célinien face au sens), il enseigne le français dans un lycée de l'agglomération orléanaise. Chanteur-guitariste dans un groupe de rock alternatif au début des années quatre-vingt-dix, aujourd'hui père de deux enfants, il a déjà publié La Bac d'abord aux Éditions du Barbu ainsi que Mannish Boy et Kill that marquise sur Publie.net. Il a participé aux numéros de la revue d'ici là n°1, d'ici là n°2, d'ici là n°3 et d'ici là n°5Daniel Cabanis Né en 1956, ancien élève des Arts-Décos, Daniel Cabanis est plasticien et enseignant. Au fil du temps, il a publié nombre d'opuscules et livres d'artiste et collaboré un temps à la revue PAN (organe officiel de la Pansémiotique). En 1998, il publie au Seuil L'Amour à l'écossaise, plus récemment, il a entrepris un Catalogue des pense-bêtes idiots. Il a participé aux numéros de la revue d'ici là n°4 et d'ici là n°5Nicolas Carras est compositeur, arrangeur, pianiste, artiste sonore et poète. Co-fondateur du groupe sos-art.com. Vient du classique et du Jazz. A l'age de 19 ans il écrit ses premiers poèmes, travail d'écriture qu'il mènera en parallèle de sa recherche musicale, plusieurs recueils à ce jour non publiés, ainsi qu'un travail autour de la poésie vidéo. 1989 : arrête ses études pour se consacrer exclusivement au piano et solfège. Son site : http://www.nicolasound.com/, et celui de son groupe d'art contemporain : http://www.sos-art.com/Léa Chevrier : Pour questionner la retranscription graphique de l'oralité présente dans l'écriture de Marguerite Duras, Léa Chevrier a choisi plusieurs textes, extraits de différents livres de l'auteur. Ce premier passage de Détruire dit-elle porte toute la difficulté de la conversation pour les personnages, la tension déjà présente. Les expériences graphiques mises en place illustrent le mode conversationnel si particulier et si minimaliste, propre à Marguerite Duras. Léa Chevrier a reçu le Diplôme National Supérieur d'Expressions Plastiques à l'Institut d'Arts Visuels d'Orléans avec les félicitations du jury en juin 2010. Ce travail est extrait du projet réalisé pour son diplôme.David Christoffel est né en 1976 à Tours, vit à Clichy. Auteur d'opéras parlés, tels que La flûte dite enchantée (1997), Le Déchante-Merdier (1999), ou Les Heureux alibis au label Signatures / Radio France (2005), David Christoffel s'intéresse aux rapports entre la poésie et la musique. Il développe des activités de radio, de composition, de poésie au lycée, de clarinette, de spam, de colloques internationaux, d'enseignement en prison, de soirées électorales, de critiques et recensions, de musique de film, de concerts de flûte à bec en maison de retraite... Chroniqueur pour la Banque de programmes de Radio France, ses poèmes intègrent régulièrement des paroles, des éléments radiophoniques.Charles Dionne est un auteur québécois. Son premier roman, « Le récit d'une terreur passagère » a été publié le 30 septembre 2010 aux éditions Numériklivres. Faisant la paire avec ses études à Montréal en littérature et son implication professionnelle dans différents projets de recherche sur la littérature québécoise et française, il continue de publier en poésie et travaille sur divers projets d'écriture. Son blog :http://charlesdionne.blogspot.comPascal Dolémieux est un photographe français né en 1953. Pascal Dolémieux touche à plusieurs sujets de la photographie : le reportage photo, les portraits, les mises en scène. Il a travaillé pour la presse, notamment le journal Libération. Dolémieux est l'un des fondateurs de l'agence VU et a fait partie de Rapho et de Métis. Pascal Dolémieux est membre du collectif de photographes Collectif K.Michèle Dujardin est née à Marseille en 1955. Premier livre en 1983, Blockhaus, éditions Jeanne Laffite. Elle a publié en 1988 Abâdon aux éditions du Seuil/Déplacements, et de nombreux textes en revue. Travaux textes et photographie, inédits sur son site abadon.fr.Michel Falempin est né à Paris en 1945. Bibliographie : L' Écrit fait masse, Flammarion, coll. Digraphe, 1976 (Prix Fénéon). La Légende travestie, Flammarion, coll. Textes, 1987. L' OEil occulte, Imprimerie nationale, coll. Littérature, 1989. Stances de l'Érinnye, L'Ecbolade, 1989. Le Paradoxe du lotus, la Main Courante, 1991. Gongora parmi les ombres, Barcelone, Noésis, coll. Parvula, 1994. L' Apparence de la vie, Ivrea, 1995. La Prescription, Ivrea, 1996. Fiction lente, Ivrea, 1999. Faux airs, sur Publie.net. Il a participé aux numéros de la revue d'ici là n°2 et d'ici là n°5.Claude Favre n'est ni sourde, ni, n'en déplaise à ses contradicteurs, muette ; mais elle a des embarras de langues contagieuses qu'elle ne résout pas en revues, sur sites, en lectures. Les jours de grand vent, elle s'attaque, consciente de l'urgence d'entreprendre carrière, à des traductions iconoclastes de textes apocryphes en géorgien ancien. De nombreux textes diffusés sur Remue.net. Elle a participé aux numéros de la revue d'ici là n°2, d'ici là n°4 et d'ici là n°5Jean-Yves Fick est né en 1969. Depuis deux ans, pour ses amis libraires du Quai des Brumes et leurs lecteurs, il s'essaye à l'animation de rencontres d'écrivains ; s'est remis à la photographie, presque sans matériel et par hasard. Libère comme faire se peut son temps pour écrire, a donné quatre plaquettes (à paraître) à publie.net : Carnets du Siège, Dire l'hier l'hiver, Comme des rondeaux brisés, encore in progress. Deux éclats la vie. Tient le blog : Gammalphabets, et s'en reproche souvent la nonchalance.Bruno Fern est né en 1960 à Alger, vit à Caen. Participe, depuis 2001, à l'organisation des lectures publiques à Caen, ici poésie . Publications en revues dans Le Mâche-Laurier, Petite, Action Poétique, Rehauts, N 4728, Boudoir. Livres : 111 points de contrôle (éditions Voix-2007), Cabine double, à paraître prochainement aux éditions Ragage.Joffrey Ferry est plasticien, musicien, il est né à Avignon, il vit à Paris. Nombreuses expositions en France et à l'étranger.Emmanuelle Gabory est née le 30 août 1966. Elle est photographe. Travail photographique à suivre sur ses nombreux blogs et son compte Flickr]
    Stéphane Gantelet est né en 1966 à Seynod, Haute-Savoie. Il vit et travaille à Sète depuis 1992. Il étudie la sculpture en Angleterre à la Leicester Polytechnic School durant une année avant d'intégrer plusieurs ateliers dont l'atelier Max Leverrier à Paris. Il travaille en collaboration avec Juliette Mézenc à l'élaboration d'animations associant textes et images de synthèse. Il travaille exclusivement en pièces uniques. Ses sculptures sont présentes chez des collectionneurs privés en France mais également en Allemagne, Hollande, Belgique, Angleterre, aux Etats-Unis et au Japon. Sa dernière exposition a eu lieu à la Chalk Hill gallery à Guilford (GB). Participation aux numéros de la revue d'ici là n°1, d'ici là n°4 et d'ici là n°5. Son blog : http://s.gantelet.over-blog.com/Hervé Gasser. Né en 1979, j'ai étudié la philosophie politique à Paris et Buenos Aires, traversé l'Amérique latine en vélo et les Pyrénées à pied, édité un premier recueil de collages à Toulouse et vis désormais à Limoges où je me consacre à l'écriture.Virginie Gautier est née en 1969, vit à Montreuil-sous-Bois. Virginie Gautier étudie aux Beaux-Arts puis mène un travail artistique en réalisant des sculptures, photographies, vidéos, et des oeuvres in situ dans le paysage. Elle développe une pratique autour des questions d'espace, de perception et de déplacement, qu'elle poursuit aujourd'hui en écrivant. Elle enseigne les Arts Plastiques en Seine-Saint-Denis. Virginie Gautier a fait paraître sur le site d'édition numérique Publie.net, une version de ce récit intitulée Les sédiments, ainsi qu'un court texte pour le numéro 2 de la revue d'ici là, dirigée par Pierre Ménard.Christophe Grossi est né en 1972. Il vit à Montreuil et travaille à la promotion du livre numérique à Malakoff. Quelques-uns de ses exercices d'admiration et récits ont été publiés en revue (Inventaire/Invention, Prétexte, Livraison, Poesia). Il anime deux blogs : l'un dans le cadre professionnel, le blog ePagine ; l'autre, déboîtements, est son laboratoire d'écriture.Le texte "corpus christophe", publié dans le numéro 6 de la revue d'ici là, rejoindra plus tard ses corps pluriels, série débutée en septembre 2010.Maryse Hache :une femme lisait vvedenski trad andré markowicz conversation sur une course dans une chambreça a fait hop ça s'est dressé dans l'herbeune enfant courait son corps dans une ville / un jour son corps et elle lurent / jusqu'en chaldée /un jour son corps et elle écrivirent / jusqu'aux étoilesle texte ne court pas c'est elle qui court dans le texte hors du texte dans le texteune femme courait dans un des astres / ce n'est pas un astre qui court/ c'est elle qui court dans un des astres /du lire / de l'écrireLaurent Herrou vit et travaille à Paris. Il a écrit Laura (balland, 2000), et Femme qui marche (H&O, 2003). Il a également publié des textes autobiographiques dans diverses revues littéraires et sur internet. Il a publié trois ouvrages sur Publie.net. Il dispose également d'une page sur sur myspace qu'il met à jour régulièrement.Louise Imagine est née en 1972 à Montpellier. Ses multiples études l'ont entraînée sur les routes entre le Nord et le Sud de la France. Passionnée depuis son plus jeune âge, elle en profite pour se former au Centre d'Arts de Lille, tout particulièrement dans le domaine de la photographie argentique. Elle exerce depuis 5 ans le métier de photographe de plateau et conserve une activité artistique riche, alternant avec beaucoup de bonheur entre le travail digital et argentique. Dernières expositions : Avril 2009 : La Bellevilloise, Paris, exposition collective. Avril 2007 : Le Bartum, Paris, exposition collective « Le Fil Rose. » Publications : 2010 : diverses publications dans la presse (L'ÉCRAN FANTASTIQUE , PARIS PREMIÈRE ...). Octobre 2009 : publication dans « L'ÉCRAN FANTASTIQUE », film « 8th Wonderland. » Octobre 2009 : couverture du n°10 de PLATEFORM MAGAZINE. Septembre 2009 : publication dans « L'ÉCRAN FANTASTIQUE », film « 8th Wonderland. » Septembre 2009 : publication dans PLATEFORM MAGAZINE, série « Féminité ». Participation à d'ici là n°4Christine Jeanney a publié son premier roman en 2007 (Charlémoi aux éditions ArHsens). plusieurs ouvrages diffusés sur Publie.net (Voir B. et autour), Folie passée à la chaux vive, et Signes cliniques, ainsi que qu'un recueil de nouvelles à paraître en 2010 aux éditions Quadrature. Participation aux numéros de la revue d'ici là n°4 et d'ici là n°5Elle anime deux blogs de chroniques littéraires, Pages à pages et Jeuness'à pages et écrit parfois des tentatives de textes dans tentatives.Dennis Jones vit à Plymouth dans le Michigan. Il est architecte, graphiste et professeur. Exposition personnelle de Dennis Jones à la galerie d'art de Windsor, du 9 avril au 17 juillet 2011. Il participera au Big Drawings, à la galerie d'art de l'Université Martha Washington, courant 2011. Plusieurs de ses oeuvres sont exposées dans différentes galeries aux États-Unis et au Canada."Ce que recherche Nadine Manzagol est, en amont du texte, de la texture, antérieur à toute inscription. Revenir aux sources. Traverser les images comme un fleuve irruptif qui creuserait ses berges. Volonté de dépouillement ? Sans doute. Il lui importe de se déprendre des modèles, des appartenances, des identités stabilisées. Elle écrit pour s'exiler, s'exposer aux surprises de la langue. Jusqu'à vouloir en briser la syntaxe, se risquer aux alliances de termes qui mettent en échec le sens usuel des mots. Ouvrir des appels d'air dans des phrases convulsées comme un cri de naissance. L'inachèvement, le fragmentaire, le paradoxe y délivrent une charge d'inconnu qui sous-tend la jouissance de l'Ecrit. Livres publiés : Cryptogrammes, Éditions Le Manuscrit, juillet 2005. Répérages (Scenario), Barrettali, A Fior di Carta Editions, 2008. Revues : "Nécrophélie - L'utopie comme métaphore, politique fiction", Paris, Astrologique, n°3 juillet 1976. "Casa di l'orcu", Bastia, A Lettera, n°1, janvier 1991. "Ecorezo des artistes (programme coopératif multimedia)", Bastia, Messageri di a Corsica, n°1, Décembre 1999. "Poèmes et fictions", Nice, Revue Nu(e) - Corse 13 poètes, n°44, juin 2010. Blog et site internet : http://operata.wordpress.com et http://corsicamessageri.orgChristophe Marchand-Kiss est né en 1964. Il vit à Berlin. Il a publié Six Aléas (temps, suite et tant) aux éditions Au Figuré en 1994 et L'anthropologue, un roman, aux éditions Comp'Act, en 1995. Vingt Aléas (Berlin, Berlin) ont été publiés dans le recueil Territoires chez Fourbis en 1997, et Regard fatigué, chez Aleph, en 1998. alter ago suivi de biography, éditions Textuel, 2005. Gainsbourg, le génie sinon rien, éditions Textuel, 2005. Moins quelque chose, première partie, Idp éditeur, 2007. Co-fondateur de la revue de poésie Zoom-Zoum, traducteur (Herman Melville, Edgar Poe, Gertrude Stein, William Carlos Williams, John Cage, Peter Greenaway, entre autres), il dirige actuellement la collection de poésie "L'OEil du poète" aux éditions Textuel. aléas, Le bleu du ciel, Bordeaux, 2007. Situation sans évolution semblable sur Publie.net Laurent Margantin est un écrivain français. Germaniste de formation, il a publié un livre sur Novalis (Système minéralogique et cosmologie chez Novalis ou les plis de la terre, L'Harmattan, 1999) et une anthologie du romantisme allemand (en collaboration), La forme poétique du monde (2003) chez José Corti. Il a publié des textes en revue, des recueils de poèmes et deux ouvrages : L'enfant neutre, Insulaires, aux éditions Publie.net. Il dirige la revue de littérature en ligne OEuvres ouvertes. Il a passé une douzaine d'années à Tübingen, en Allemagne.Comédienne de formation, Claire Anne Menaucourt rencontre Claude Guerre qui m' ouvre les portes de la Maison de la Poésie de Paris. Je me passionne pour l'écriture et son Oralité. Je participe à de nombreuses scènes ouvertes. Suis invitée au marché de la Poésie en 2009 pour la soirée Jeunes Talents, ainsi qu'aux ouvertures du Printemps de Poètes à plusieurs reprises. Remue.net publie Intransitif au printemps dernier. On peut retrouver mes textes dans deux blogs : Anatomie d'une fille comme les autres et L'Illuminée des trottoirsJuliette Mezenc vit et travaille à Sète. Elle a publié Sujets Sensibles en 2009 sur Publie.net. Participation aux numéros de la revue d'ici là n°1, d'ici là n°4 et d'ici là n°5 Son blog : http://juliette.mezenc.over-blog.com/Laure Morali, née en 1972, connaît une enfance presqu'insulaire dans les Côtes d'Armor. Le souffle de son écriture est intiment relié à la musique de la mer, au rythme des marées, aux lignes épurées des îles et des bancs de sable, à l'appel constant du large. Elle fait des études de lettres, à Rennes et à Montréal, publie ses premiers textes en 1996 et réalise son premier film documentaire, Les Filles de Shimun, en 1997. À l'âge de trente ans, elle s'installe en Amérique, ce lointain miroir de l'Armorique derrière l'horizon qui l'a happée. À Montréal, elle fait un enfant, continue d'écrire, anime des ateliers dans les écoles du Québec et des communautés autochtones. Traversée de l'Amérique dans les yeux d'un papillon (Mémoire d'encrier, 2010), La terre cet animal (Mémoire d'encrier, 2003/ La part commune, 2004), La route des vents (La part commune 2002), La mer à la porte (La part commune 2001), qu'ils soient romans, récits ou poésie, prolongent un lent corps à corps avec les éléments. Avec l'anthologie Aimititau ! Parlons-nous !, dirigée aux éditions Mémoire d'encrier (2008), elle jette des passerelles entre auteurs amérindiens et québécois. Son séjour de trois mois dans la forêt subarctique avec un chasseur nomade de la nation innue, en 1998, et son expérience de résidence au sémaphore du Creac'h, sur l'île d'Ouessant, en 2010, n'ont pas fini de nourrir son écriture. Son site : http://lauremorali.blogspot.comAntoine Moreau. Artiste peut-être. Chargé de cours à l'Université Paris VIII premier et deuxième cycle Arts Plastiques. Doctorant en Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication à Nice Sophia-Antipolis. Initiateur de Copyleft Attitude et de la Licence Art Libre. Son blog : http://antoinemoreau.orgSandra Moussempès est née en 1965 à Paris, ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, elle a publié sept ouvrages dont le dernier Photogénie des ombres peintes (Flammarion 2009, 2010) vient de recevoir le prix Hercule de Paris. Parallèllement à son travail d'écriture, pratique le chant et a notamment collaboré vocalement au dernier album du groupe anglais The Wolfgang Press en 1995 Funky little demons sorti sur le label 4AD. Elle réalise également des audio-poèmes et collabore au projet Cut Up Piano Basse Manifeste de Sylvain Courtoux. Principaux livres : Photogénie des ombres peintes (Flammarion, 2009), Biographie des idylles (Ed. de l'Attente 2008), Le seul jardin japonais à portée de vue (Ed. de l'Attente, 2005), Captures (Flammarion 2004), Hors champs (C.R.L Franche comté, 2001), Vestiges de fillette (Flammarion 1997), Exercices d'incendie (Fourbis 1994). En résidence d'écrivain soutenue par le Conseil régional d'île-de-France en 2010. Son site : http://sandramoussempes.blogspot.com/Sylvie Nève est née en 1958 à Lille, à l'ombre de son théâtre. Elle vit à Arras. Poète, a collaboré à de nombreuses revues telles que "Cheval d'attaque", "In'hui", "Le Lumen", "Mensuel 25", "Tartalacrème", "La Poire d'angoisse", "Textuerre", "Le Grand Nord", "Offerta speciale", "Java", "Boxon", etc. Pratique la lecture à voix haute, seule ou en duo avec Jean-Pierre Bobillot depuis 1979. A publié, principalement : Érotismées, (Électre-1987), De Partout, (Les Contemporains favoris-1992), Suite en sept sales petits secrets, (Atelier de l'Agneau-2001). Avec J.-P. Bobillot : Poésie syllabique, (La Main courante-1991), Les Congés de Jean Bodel, (Centre régional de la Photographie Nord/Pas-de-Calais-1993), PoèmeShow + CD, (Les Contemporains favoris-2000) ; avec Michel Valprémy : Chichi, le Chevalier trempé, (Cordialité de la rouille-1991).Grégory Noirot est écrivain. Il a publié en 2005, chez Melville/Leo Scheer, un ouvrage intitulé Dictionnaire zéro (coécrit avec Nicolas Boissier).Jean-Noël Orengo est né en 1975. Vit et travaille à Paris, Bangkok et D-Fiction. Chroniques dans Cahier critique de Poésie, Formules, Formes poétiques contemporaines, Études... Son dernier travail, Les Écritures plasticiennes, porte sur Patrice Hamel (Musica Falsa, 2006). Le texte In Tempore publié dans le numéro 5 de la revue d'ici là a été l'objet d'une édition sur le blog éponyme. Se consacre désormais à la fiction.Jérôme Orsoni est né en 1977. Critique pour le magazine musical dMute.net, il est l'auteur d'un livre sur Tortoise. Il tient le blog papier esthétique. Musicien, il joue en groupe avec Rome Buyce Night et, seul, sous le nom de o !jerome. Il codirige le label zéro égal petit intérieur. Il travaille dans l'édition.Isabelle Pariente-Butterlin est maître de conférences en philosophie à l'Université de Provence. Auteur de Le droit, la norme et le réel, PUF, "Quadrige", 2005. Son blog : http://yzabel2046.blogspot.com/Solo, inclassable, experte en rien, Perrine en morceaux fabrique sa musique à partir de sons provenant d'objets courants ou d'instruments déglingués. Elle les enregistre et en prend des bouts qu'elle met en boucle. Elle chante sans manière en français et en anglais, langues dans lesquelles elle vit. CONTRE LE FUTUR (USB - Août 10) fait suite à son album n°0 ESSAIS EMISSION (CD - mars09), tous les deux produits par l'Antre2, structure fictive d'autoproduction. Perrine en morceaux vit et travaille entre Paris et le PerformingArtsForum (PAF, St-Erme, France), et grâce au mécénat de l'auteur néerlandais Arnon Grunberg (Actes Sud). Tout sur http://www.perrinenmorceaux.comPhilippe Rahmy est écrivain et vidéaste. Né à Genève en 1965. Il est atteint de la maladie des os de verre. Philosophe de formation, égyptologue de prédilection, il vit à Lausanne et fait partie des membres fondateurs de remue.net créé par François Bon. A publié : Mouvement par la fin, un portrait de la douleur, Cheyne Editeur, collection Grands Fonds, 2005 et Demeure le corps, chant d'exécration, et Architecture nuit, Cheyne Editeur, collection Grands Fonds, 2007. Ainsi que deux textes, aux éditions Publie.net : Architecture nuit et SMS de la cloison.Mathieu Rivat Écrit comme il prend la route, pour éprouver la liberté et se décentrer. Dès qu'il peut il part, de préférence le plus loin possible. L'Amérique Latine et l'Afrique sont pour le moment ses terres de prédilection, Bolano, Fresan et Borges ses compagnons de voyage. Écrit depuis peu pour des revues : a publié une nouvelle « Outremonde » dans le premier numéro de la revue Diptyque, une deuxième « Traces » devrait paraître dans le second numéro. A également publié dans Z, revue itinérante de critique sociale, un article grand format sur le combat de paysans équatoriens contre les multinationales du cuivre : « Équateur : terrain miné pour multinationales »Loïc Robin. Ses travaux d'écriture, d'interventions publiques, de poésie visuelle et de web poésie sont visibles à l'adresse suivante : http://robin.loic.free.fr/ Il est par ailleurs l'auteur, en collaboration avec le père Gabriel Cuello, d'un livre d'ethnographie, Les Malinké du Konkodugu, paru aux éditions L'Harmattan.Alain Robinet est poète. Né en 1948, écrit et peint à Paris. A publié depuis 1976 dans + d'une centaine de revues. A participé à des expositions d'Art Mail. A rédigé des compte-rendus d'expositions (Art-Press) et des textes de catalogues sur quelques peintres. S'est auto-édité (pour être + lu !). A publié 8 plaquettes & 28 ouvrages de création. Entre 1991 et 1994, a réalisé des textes électro-acoustiques (Lyon), compilés en 1 c.d.. A réalisé avec M. Coste 3 vidéos-textes & 1 c.d. rom avec S. Roche (@rt data, Clermont-Fd).André Rougier. Né en octobre 1945. Se met à écrire relativement tard, et parcimonieusement, aiguillonné par quelques rencontres tout autant discrètes que fondamentales (Alain Cuny, Mandiargues, Borges et René Char). Fortement encouragé à publier, s'y refuse obstinément, et s'en tint depuis à son refus. Commence une longue carrière d'ingénieur, spécialisé dans le calcul des structures soumises à des conditions extrêmes. Cesse d'écrire à 32 ans, et pendant vingt ans. Bourlingue pas mal. Début 1996 : s'installe au Brésil où il enseigne la langue, la littérature, l'histoire et la civilisation françaises et en français dans l'enseignement supérieur public. Fin 2008 : retour à Paris comme port d'attache.Claude Royet-Journoud est un poète français né à Lyon en 1941. Il vit à Paris. En 1973, il crée une nouvelle revue : llanfairpwllgwyngyllgogerrychwyrndrobwlllantysiliogogogoch, revue au titre improbable, à l'énonciation impossible, en retrait de toute articulation. À llanfair, comme il la surnomme, succèderont les revues A (en référence au poète objectiviste Louis Zukofsky), L'In-plano (ainsi nommée car le format de la revue était une seule feuille, recto-verso. En 2002, les Editions Al Dante reprendront en seul volume les 80 numéros de L'In-plano) et Zuk (ici encore, il s'agit d'un hommage à Louis Zukosfky).Anne Savelli est écrivain. Née en 1967 à Paris, où elle vit et travaille actuellement. Elle est l'auteur de Fenêtres/Open space, écrit en 2007, et de Cowboy Junkies / The Trinity Session, écrit en 2008, deux livres parus aux éditions Le mot et le reste. Franck, son nouveau livre, est paru en septembre 2010 dans la collection "la Forêt" des éditions Stock. Son site : http://fenetresopenspace.blogspot.com/Rita Scaglia fait des photos, qu'on voit parfois dans les journaux.Joachim Séné est écrivain. Né en 1975 à Amiens, Joachim Séné vit et travaille en région parisienne. En 1999, en refermant Écrire de Jean Guenot et le Verbier de Michel Volkovitch, il court s'inscrire à l'atelier « Tisserands des Mots » de Pierrette Epsztein. Soirées lectures, publications dans la revue Filigranes et Le Monde Informatique. Il écrit des paroles pour pour le groupe Oncle Oedipe. Il tient un blog (Journal Écrit) depuis 2004. Il a publié plusieurs ouvrages chez Publie.net Hapax, Roman, La crise et Sans. Son site : http://www.joachimsene.fr/Martine Sonnet, historienne sévèrement démangée par l'écriture y compris sous ses formes les moins académiques, travaille à Paris et vit tout près, à 7 minutes de train très exactement de la gare Montparnasse. Elle en fait tout un monde et c'est pourquoi, après Atelier 62 paru en 2008 au Temps qu'il fait, son deuxième livre à ranger ailleurs qu'au rayon Histoire s'appelle Montparnasse monde. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à chercher sa voie et une place dans un train ou dans un autre. En 2010 elle a été invitée à écrire chez Mélico, ses Notes de voyages avec livre, et chez les Passagers de la nuit de France Culture, de brèves fictions à deux personnages.Nicolas Tardy. Écrivain né en 1970, vit à Marseille. Depuis 1999, anime des ateliers d'écriture. Depuis 2005, travaille parfois avec le musicien Arnaud Mirland. Depuis 2009, co-dirige avec Caroline Scherb Contre-mur. Son site : http://www.nicolastardy.comMichaël Trahan vit à Montréal. Il a publié des poèmes et articles dans diverses revues. Depuis 2008, on peut suivre son atelier web au http://www.redire.net. Il pense que les mots sont des gouffres et il apprécie les penseurs, les écrivains qui savent approcher l'abîme : il croit que toute pensée doit se tenir au bord de l'effondrement. Sur le plan académique, il travaille à une petite histoire de la réception critique du marquis de Sade (1789-1939). Ses premiers livres paraîtront dans quelque temps chez Le Quartanier.Véronique Vassiliou est née en 1962. Elle est poète et conservatrice des bibliothèques. Elle a publié récemment Le petit Vassiliou ménager illustré, aux éditions Contrepied ainsi qu'une trilogie : N.O, le détournement, Le Coefficient d'échec et Le + et le - de la gravité, aux éditions Comp'act. Elle est également vice-Présidente du Centre International de Poésie Marseille (CIPM).Benoît Vincent/Ambo(i)lati a entendu cette bergère dire :« je cherche ce qu'est la farigoule bastarde », et récupère le nom. Écrivain et botaniste ; éducateur à l'environnement ; membre (avant-bras gauche) du Général Instin ; anime le site Ambo(i)lati ; coanime la revue Hors-Sol. Membre de divers réseaux d'éducation à l'environnement et réseaux naturalistes méditerranéens. Il a publié L'anonyme en 2009, et Le revenanten 2010 aux éditions Publie.net, deux premiers volets de "La littérature inquiète". Ainsi que Trame. Il se repose sur ses lauriers.Voxfazer. Photographe autodidacte (formé à l'ancienne, sur le tas), j'ai commencé la guitare seul dans mon coin (autodidacte donc là aussi) à 15 ans entouré de 33 T de Lightnin Hopkins et autres vieilleries boueuses. Acquisition d'un 4 pistes à K7, quelques kilomètres de bandes plus tard je découvre en 1996 (premier ordinateur personnel) que l'ordinateur peut être un outil (pas un instrument) tout à fait intéressant. À cette époque je me découvre une passion comme chasseur de sons. Je multiplie les expériences diverses, illustration de court métrage, bande son pour animations (etc). 2003, première bande son créée pour illustrer ma toute première vraie exposition photo (depuis c'est systématique, si ce n'est que j'invite des amis à participer). 2005, premiers échanges avec Klimperei sur un forum web. Automne 2010, seconde rencontre avec Klimperei à Lyon, nous décidons que le moment est venu (bienvenu même) de faire quelque chose. On va faire un album. On fait un album.NOTA : Merci à Gwen Català pour la réalisation de l'epub. Version epub avec audio réservée aux utilisateurs iPad via l'iBookStore.

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  • Asile

    Maryse Hache; Tina Kazakhishvili

    Parution : 2 Septembre 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Tina Kazakhishvili est photographe. Avec la série Asile (Mental Hospital) elle avance dans des couloirs saisissants et elle attrape au vol les formes humaines qui s'y trouvent. Le noir & blanc renforce les expressions et l'intensité des regards élude les détails parasites. Ne restent que les bras, les visages, les postures et ce qu'ils semblent articuler, discours solitaires et fragiles. Maryse Hache se fait porteuse de paroles et réverbération. Avec les photos de Tina Kazakhishvili qu'elle reçoit (au sens de réception, prendre, et faire toute la place pour accueillir), elle construit un fondu enchaîné de dialogues, d'appels, bribes de sensations venues des corps énonciateurs. Elle donne à lire - comme Tina Kazakhishvili donne à voir - ces paroles oubliées de tous, parquées dans des couloirs perdus, muselées de murs, de grilles, de chambres closes. Elle avance son chemin, parallèle à celui de la photographe, non pas assujettie au pouvoir des photos, mais découvreuse et accompagnatrice. D'autres chambres surgissent et d'autres murs coulissent, qu'elle explore, dont elle témoigne. Témoignage : donner à lire ce qui ne peut se dire, car les paroles sont condamnées (trop de douleurs rend muet). Et faire entendre les voix cachées des profondeurs, celles qui n'ont pas de place ou si peu, celles qui n'ont pas de forces ou les ont toutes perdues, car la vie brise. Et elle brandit ce témoignage, réparatrice. Toutes les deux marchent dans un lieu hors des normes et des hommes, un Asile, lieu de repos, de soulagement ? Peut-être simplement lieu à l'écart de tout, de tous. Et toutes les deux déplacent, remettent au centre de l'attention ce qui se trouvait relégué à la marge. En tirent leçon d'humanité, sans pitié, ni misérabilisme, mais toutes entières mues par un « Tu es. Je te vois. J'entends ce que tu ne dis pas, ce que personne n'écoute ». Travail d'acceptation de ceux-là, et invitation qui nous est faite de les voir, enfin, portés par elles. Tina Kazakhishvili continue son travail de photographe, et va capter d'autres visages dans d'autres mondes obscurs. Maryse Hache continue, en nous, pour nous, son travail du dire et du lirécrire, même si la mort l'atteint, le 25 octobre 2012. Finalement, que ce soit dans les corps, les lieux, les images ou les mots, il n'est question que de toucher, malgré tous les obstacles, ce qui ne pouvait pas s'atteindre.Christine Jeanney

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  • Ligne

    Michèle Dujardin; Sebastien Ecorce

    Parution : 22 Avril 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Des mots qui désignent de plus près le geste même d'écrire, et les routes prises vers le sens, ou l'écart au monde qui est le poème.Des mots qui désignent les routes de langue, mais aussi ce qu'il vous faut creuser en vous-même.Deux auteurs qui ne se connaissent pas, mais échangent sur Facebook, de façon construite, sur la durée, chacun renvoyant son approche à l'autre comme un défi de pensée et d'écriture. Mener le projet à sa radicalité, jusqu'à son terme, passer alors de « ligne » à « rémanence », à « impasse », continuer.

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  • L'emportement

    André Markowicz

    Parution : 25 Juillet 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    L'Emportement est mon troisième livre de « poèmes non-traduits », après Figures et les Gens de cendre. Il tente d'approfondir cette fascination que j'ai pour « les images sans images », pour ces ombres d'images qui m'accompagnent, ces présences déplacées, éparpillées, quasiment insensibles, que mes textes, les uns après les autres, tentent de partager. Le livre s'est construit sur son titre. Ce mot, l'emportement, comment dois-je le comprendre ? S'agit-il d'être emporté, ou de se laisser emporter, et quelle est cette « porte » qui vous laisse interdit ? D'où vient la nécessité ressentie d'un « glissement vers la/quasi-réalisable ligne,/ un en-dessous de voix,/ presque un récit » ? - André Markowicz

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  • Inlands

    Louise Imagine; Jean-Yves Fick

    Parution : 13 Juin 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Elle a su voir et capter la profondeur bleue que les glaces donnent à l'Islande, et même l'été, la fraîcheur de ses verts, la densité de ses marrons ; elle a fixé la lumière et pourtant celle-ci semble encore vibrer et se jouer des paysages qu'elle éclaire; ce sont des ciels, des lacs, des chemins, ce sont des montagnes, des déserts de roches, des chutes d'eau, des souffles de brume, c'est la nature multiple et nue; et Louise Imagine révèle dans ses photographies que la nature a seulement besoin d'exister pour être belle. Entrelacée à ces fenêtres ouvertes sur les paysages islandais, la rêverie poétique et musicale de Jean-Yves Fick trace son sillon, une voix d'abord ténue compose le chant d'un ostinato qui passe de rivages lumineux à des ténèbres insondables. C'est le rythme d'une fugue, la mélodie d'un voyage, l'harmonie de la poésie mêlée à celle de la photographie, et c'est l'origine d'un nous, l'origine d'un monde que ce livre pose là comme un jeu de reflets dans l'eau. Subtil et beau.Une version EPUB3 fixed-layout est également disponible. Préférez donc lire celle-ci si votre appareil le permet, elle est faite pour ça et met les photographies et le texte encore plus en valeur !Retrouvez également sur la page-livre certains brouillons et notes de Jean-Yves Fick.

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  • Monkey´s Requiem

    Matthieu Hervé

    Parution : 30 Mai 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Nous sommes à Arles, le 18 mars 1888. Nous sommes à Saragosse. Nous sommes à Londres. Nous sommes en novembre 1887, à Paris. Nous sommes en Slovénie, au Maroc. Nous sommes à Valparaiso, nous sommes au nord de la Suède, en 1889, nous sommes à Porto. Nous sommes à Belleville. Nous sommes à Séville, en Irlande, dans les Balkans. Nous sommes en 2007, en 1992, en 1964, en 1940. Nous sommes partout, nous sommes tout le temps, guidés par le décortiqueur de vies qu'est Matthieu Hervé, qui prend la casquette d'un biographe marionnettiste, et fait se croiser au gré des époques et des pays, des hommes et des femmes qui s'aiment, écrivent, peignent, souffrent, fuient, trompent, se trompent, philosophent, font du cinéma, du cirque, voyagent, luttent contre la maladie, découvrent la poésie, l'architecture, l'art, la mélancolie, le tragique, le silence, espèrent, jouent, jouissent et meurent, chacun dans leur petit monde, dans leur petit espace-temps à eux, qui enfin éclosent, émergent, et surprennent comme autant de gigantesques monuments qu'on croiserait au détour d'une ruelle. Et peut-être que tous ceux-là ne forment en fait qu'une seule et même personne, pourquoi pas un jeune homme solitaire assis à la table d'un bar, qui écoute ce qui se passe autour de lui, qui murmure tout bas, et qui construit son petit théâtre personnel : côté cour et côté jardin, ses personnages alignés, entrant en scène chacun leur tour, un peu solennels, attendant que l'autre ait fini de vivre ce qu'il devait vivre ; en face, son public, les lecteurs ; dans la fosse, l'orchestre et son chef, un singe en queue-de-pie ; et puis l'écho du monde comme souffleur.

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  • Rubato

    Jean-Yves Fick; Bona Mangangu

    Parution : 22 Avril 2016 - Entrée pnb : 24 Février 2016

    En italien, le temps dérobé, celui qui s'affaisse sous nos pieds et ouvre au vertige. Rubato, c'est en musique l'appel à la libre exécution : de retards en accélération, l'instrumentiste décide seul de l'allure et du temps, et les notes de s'échapper du temps donné sur la partition.renverses - l'ombre et la lumière
    libre et sans dessein - comme loin
    le souffle des nuées - le bleuC'est sous ce titre et dans sa convocation que le peintre Bona Mangangu et le poète Jean-Yves Fick dialoguent, entre Sheffield et Strasbourg. Projetées sur des sacs de farine, les couleurs viennent faire vibrer (le papier meunier en) une matière vive et puissante de lumière et d'épaisseur ; taillés dans la rigueur de sonnets lumineux, les versets librement réinventés sur la page et dans la syntaxe ne répondent qu'à distance, dans le libre jeu des appels et l'imaginaire puisé à la source d'une même sensation : la recherche d'une matérialité brute où la lumière et les images visent à accroître nos corps de propriétés neuves.Et puis, dans un monde qui s'enténèbre et s'obscurcit dans les cris, il y aurait là comme une réponse inquiète et puissante : des images qui inventent des lumières, et des mots qui viennent ouvrir la réalité comme un corps opéré vivant.- Arnaud Maïsetti & Jérémy Liron

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  • Shanghai Double

    Pierre Vinclair

    Parution : 20 Janvier 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    La ville et son doubleVilles dressées aussi loin que possible. Il suffit, en fermant les yeux, d'imaginer l'autre côté de la Terre où l'on se trouve, et c'est là-bas, ces villes qui se réveillent quand ici la nuit vient de tomber - l'imaginaire d'un monde au travail dès la première aurore de la Terre, d'un monde né d'avant et plus ancien que nous, et plus nombreux, d'un monde plus rapide aussi, d'un monde qui mêle ces images, l'antiquité la plus haute et les modernités les plus féroces, des villes comme des précipités de tous les temps. Et nous de l'autre côté, on ne possède que des noms qui claquent comme des cris - comment se défaire de ces images ?Les tours de verre et les marchés d'épices, les carrioles tirées à bras au milieu des taxis, les vieillards qui ont connu l'Histoire et les traders en veste brune qui hurlent dans l'accélération insensée des nombres qu'on n'a pas le temps de compter et qu'on s'échange - au milieu de cela, la ville, cet amas de corps, de ferrailles, de vitrines qui reflètent des immeubles que reflètent d'autres vitrines traversées par des corps marchés dans son ventre, cette masse immobile qui fait mouvement en elle possède peut-être plus d'habitants qu'un seul pays, et tout ce ciel qu'elle repousse à mesure d'immeubles érigés pour mieux compter, dénombrer, vendre tout ce qui sera possible.Comment la voir ?De la photographie comme arme de poing - intercepter les lumières, inventer un cadre pour, non pas mettre la ville dedans, mais un regard. Jean-François Devillers est photographe, il vit à Shanghai : ce regard de la ville quand on l'habite devient l'usage même du temps, de l'espace quand il est saisi en travers soi pour mieux l'habiter. Des images de J.-F Devillers, la double perspective (son éthique nue, à l'os) : les prises de vue à hauteur d'épaule, corps qui passent, contemporains d'une présence, regardent à même distance que soi les paysages que la ville invente pour qu'on prenne mesure de sa hauteur, l'étagement du monde en érections puissantes, et qu'à la saleté vivante et joyeuse d'une ville à échelle humaine réponde la propreté nette, d'acier, lointaine, des tours où là-haut quelque chose nous regarde ; et d'autres prises de vue, en hauteur cette fois, pour rendre gorge à la distance, regarder ce qui regarde, et voir de là-haut le sol qui ressemble à du ciel quand en bas on était.Texte de Pierre Vinclair qui tient du poème, de l'ekphrasis secrète, du récit aussi, ou du carnet de voyage, de cette forme libre que fabriquent les villes inconnues quand il s'agit de les dire tout en allant auprès d'elle, et comme un trajet, une trajectoire en compagnie, le partage de la ville qu'on rompt en deux, mais la part du poète, celle du photographe, ne sont pas celles que l'on croit.Lyrisme urbain, de la fièvre des passages se ressaisir et trouver langue : ici, c'est ce geste même, le nerf d'une parole rapide qui s'enroule autour et dedans les images en une même forme successivement reprise - distique, quatrain, tercet -, qui tiendrait à la fois de la ruine du sonnet, et de l'invention d'un haïku agrandi, ou quasi-doublé. En chacune ces formes, chapitres du récit, le débordement - qu'accentue un usage décentré de la parenthèse ouverte sur le vide, qu'exige une plongée sans cesse rejouée, l'épreuve d'un vertige. Chaque séquence serait comme une ville en elle-même conçue sur un terrain trop dense pour elle, et qu'enjamberait tours et quartiers, cherchant dans la verticalité de l'image et l'horizontalité du vers de quoi s'épandre et se bâtir tout entier, d'emportement et de vitesse, charriée d'antiques mémoires et en-allée dans le désir d'être au présent sa propre forme absolument moderne.AM

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  • S'occire

    Olivier Matuszewski

    Parution : 7 Décembre 2016 - Entrée pnb : 19 Novembre 2016

    Langue à corps prenant le réel, qui se cache sous nos mots perdus. Comme si la parole poétique et toute la littérature étaient passées au tamis : ce qui accroche à gros grains est retenu pour mieux laisser la fluidité d' une parole possible. Il y a de la hargne, un tranchant net dans le vers. Mais surtout ce manuscrit forme un ouvrage concerté, Matuszewski coordonne ses élans et les fait tenir sur la ligne de fond qui mène le lecteur au creux du courant de sa parole.

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  • Éléments de langage

    Dominique Quélen

    Parution : 7 Décembre 2016 - Entrée pnb : 28 Octobre 2016

    Éléments de langage rassemble trois livres parus, naguère, séparément. Mais, par ce geste neuf qui les réunit, est mis en évidence un moment clé dans l'écriture de Quélen - et la forte cohérence de sa démarche.Son oeuvre cherche, par un concentré d'instants, de lieux, de gestes, d'événements différents, à faire résonner, du rapport entre le corps et le monde, le « timbre secret, d'aucune langue ». La douleur pour articuler l'un à l'autre est passée au crible d'un tri en vue de tenir « le moins de place possible : exercice de la pensée. »Une forme se dégage alors, bien identifiable. Brève, précise. Il y a dans tous ces textes « une beauté simple et sans apprêt, une part de calcul, un mouvement dans leur immobilité ».Ainsi Gérard Noiret peut écrire, dans La Quinzaine littéraire, que « Dominique Quélen atteint du premier coup une perfection qui le singularise. » Stupéfiante.

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  • Notre désir de tendresse est infini

    Sébastien Ménard

    Parution : 19 Avril 2017 - Entrée pnb : 16 Avril 2017

    Sur nos écrans portables sur les clefs de nos cabanes sur - les feux qu'on allume certaines nuits pour s'assurer qu'on existe encore - sur les routes qu'on épuise pour vérifier qu'elles ont une fin - sur les couvertures de nos corps - sur les cabanes qu'on dessine dans nos têtes et sur nos carnets. Dans l'épuisement des gommes de nos pneumatiques - dans la vibration de la membrane du haut-parleur de nos nuits - dans l'ondulation d'un corps une nuit qu'on s'était dit je serai danseur - dans le cuivre d'une trompette un jour qu'on s'était dit je serai poète - dans le tremblement du manche d'une pioche un jour qu'on s'était dit je piocherai - dans la voix d'un homme loin un jour qu'on s'était dit j'y vais : la tendresse.Jazz des flammes humides et du Caucase, contes incarnés du Danube, airs à l'oud pour faire danser les peaux d'ours et de loups, ces poèmes sont une invitation à un chamanisme intérieur. Un blues tendre et heureux que la nuit appelle. Comme un album étrange. Un 14 track EP.Le récit Notre Est lointain a paru le même jour que ce livre aux éditions publie.net ; il en est une version course-poursuite.

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  • Poèmes nouveaux : partie I

    Rainer Maria Rilke

    Parution : 24 Octobre 2018 - Entrée pnb : 25 Octobre 2018

    Première partie-TRADUCTION ET PRÉFACE DE LIONEL-ÉDOUARD MARTINÉDITION BILINGUESi Rainer Maria Rilke (1875-1926) est sans doute un des poètes d'expression allemande les plus universellement connus du premier quart du XXe siècle (et « le meilleur poète d'Europe » aux yeux de Verhaeren), en France on lit surtout ses Lettres à un jeune poète et ses deux grands recueils des années 1920 (Les Élégies de Duino et les Sonnets à Orphée), pour ne retenir de ses Poèmes nouveaux, publiés en deux tomes en 1907 et 1908, que quelques poèmes emblématiques tels que La panthère ou La cathédrale.Or, c'est avec ce livre (et son pendant narratif, écrit à la même époque : Les Cahiers de Malte Laurids Brigge) que Rilke devient vraiment lui-même, qu'il commence à manifester son projet poétique (et la voix pour l'accompagner) tel que Maurice Blanchot le formulera plus tard en écrivant : « Voir comme il faut, c'est essentiellement mourir, c'est introduire dans la vue ce retournement qu'est l'extase et qu'est la mort. Ce qui ne signifie pas que tout sombre dans le vide. Au contraire, les choses s'offrent alors dans la fécondité inépuisable de leur sens que notre vision habituellement ignore, elle qui n'est capable que d'un seul point de vue. »Ce sont ces « poèmes de l'oeil », de l'oeil posé sur les choses et les paysages, sur les monuments, sur les scènes d'intérieur, sur tout ce qui fait le monde sensible, que nous souhaitons [re]faire découvrir au lecteur français, dans une édition bilingue (actuellement la seule disponible sur le marché éditorial) et dans une traduction nouvelle qui cherche à rendre, avec toutes les difficultés de l'entreprise, la beauté du texte original.Image de couverture : Max Slevogt, Die schwarzen Panther

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  • L'Ombilic des Limbes

    Antonin Artaud

    Parution : 16 Janvier 2019 - Entrée pnb : 30 Novembre 2018

    Cher Monsieur, Ne croyez-vous pas que ce serait maintenant le moment d'essayer de rejoindre le Cinéma avec la réalité intime du cerveau. Je vous communique quelques extraits d'un scénario auxquels j'aimerais beaucoup que vous fassiez accueil. Vous verrez que son plan mental, sa conception intérieure lui donne place dans le langage écrit. Et pour que la transition soit moins brutale, je le fais précéder de deux essais qui inclinent de plus en plus, - je veux dire qui, à mesure qu'ils se développent, - se répartissent en des images de moins en moins désintéressées. Ce scénario est inspiré, quoique de loin, d'un livre certainement empoisonné, usé, mais je lui sais tout de même gré de m'avoir fait trouver des images. Et comme je ne raconte pas une histoire mais égrène simplement des images, on ne pourra pas m'en vouloir de n'en proposer que des morceaux. Je tiens d'ailleurs à votre disposition deux ou trois pages où j'essaie d'attenter à la surréalité, de lui faire rendre son âme, expirer son fiel merveilleux, dont on pourrait faire précéder le tout, et que je vous enverrai, si vous le voulez bien, prochainement. Agréez, etc.

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  • Alger céleste

    Katia Bouchoueva

    Parution : 6 Février 2019 - Entrée pnb : 13 Janvier 2019

    Et petit à petit redevenons
    homard et thon,
    de la Mer Noire - saumon -
    picore les petits sablés / les petits soviets au sucre de la marée - petits tristes -
    vous êtes, nous sommes, redevenons. Mais qui rallume la chanson ?
    Qui l'enregistre ?Suite de poèmes vocalisés par une ballerine voyageuse, Alger céleste trace une cartographie intime entre est et ouest, sud et nord, air et terre, Russie et Algérie, personnages de contes et héros nationaux, qui serait la délimitation d'un territoire reçu dans l'enfance puis réinventé par les mots. Ce qu'ils contiennent de distances et de rapprochements, de jeux et d'étrangeté, Katia Bouchoueva, poète et slameuse, sait parfaitement le faire entendre et résonner.

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  • Image et récit de l'arbre et des saisons

    Jacques Ancet

    Parution : 13 Février 2019 - Entrée pnb : 13 Janvier 2019

    Sur la fenêtre, l'arbre et le monde sont une seule image, instantanée, débordant de son explosion fixe la lenteur de toute écriture. Que peut alors l'homme qui chaque jour vient s'asseoir devant elle, sinon faire le récit de son regard appliqué à suivre patiemment l'infini réseau des branches, les variations de la lumière, des jours, des nuits et des saisons, en quête d'une improbable coïncidence ? Ce qui jusque-là, dans tout roman, toute narration n'était que l'arrière-plan ou, tout au plus, le témoin muet de nos vicissitudes et de nos drames, en est soudain devenu le centre, rejetant le monde des hommes, les âges de la vie, dans les marges de son irrésistible prolifération. Non plus décor mais personnage à part entière, l'arbre est donc le sujet de ce livre, traversé par ailleurs d'une interrogation sous-jacente mais obsédante : que peut encore, face aux arts visuels traditionnels - peinture, photo, cinéma - mais aussi face à ceux qui triomphent aujourd'hui - vidéo, imagerie virtuelle -, cet exercice silencieux, solitaire, imperceptible, qu'on appelle littérature ?

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  • Paysage augmenté #1

    Virginie Gautier

    Parution : 18 Septembre 2019 - Entrée pnb : 20 Août 2019

    Quelque chose s'écarte,dans le paysage,quand nous avançons.Dans ce roman d'anticipation poétique, Mathilde Roux réalise des collages cartographiques incrustés de mots et Virginie Gautier arpente ce territoire avec les siens. Ensemble, elles réalisent, dans la confrontation du paysage aux interprétations de la carte, un récit à la jonction des univers, des genres et des esthétiques. Au fil des apparitions ou disparitions des terres et des signes qui se (re)composent, le tout emmêlé dans la texture du plan, se noue alors un dialogue qui ne cesse de pressentir les pires tumultes des époques futures.Le travail de Mathilde Roux et Virginie Gautier est un départ en forme d'écart. Écart (...) avec la cartographie conventionnelle. Tournant les pages de ce livre, on ne peut qu'être frappés par les échos multiples d'une littérature qui a rompu les amarres avec les rivages d'un monde trop connu, trop cartographié : René Daumal et Alain Damasio sont là à n'en pas douter, comme en embuscade. Il y a en effet dans ces lignes tracées et ces cartes façon commune avec la géographie paradoxale du Mont analogue, avec celle, antipodique cette fois, de La Horde du contrevent. Sans compter qu'un Henry David Thoreau doit sans doute arpenter des grèves voisines. - Postface d'Alexandre Chollier.

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  • Poèmes nouveaux : partie II

    Rainer Maria Rilke

    Parution : 3 Avril 2019 - Entrée pnb : 30 Mars 2019

    Était-il, cet élan, dans l'auto qui virait ?
    Ou bien dans le regard, où l'on prit et retint,
    pour les perdre à nouveau, les baroques figures
    d'anges qui se dressaient, parmi les campanules,dans la prairie, emplies de souvenirs, avant
    que le parc du château n'encerclât, clos, la course,
    et qu'il ne la frôlât, qu'il ne la recouvrît,
    la relâchant soudain : le portail était là,qui, comme s'il l'avait appelé, désormais
    contraignait à tourner le long front du bâti,
    après quoi l'on stoppa. Éclat d'un glissementsur la porte vitrée ; et par son ouverture
    jaillit un lévrier, qui porta ses flancs creux,
    comme il en descendait, contre le plat des marches.Ce sont ces « poèmes de l'oeil », de l'oeil posé sur les choses et les paysages, sur les monuments, sur les scènes d'intérieur, sur tout ce qui fait le monde sensible, que nous souhaitons [re]faire découvrir au lecteur français, dans une édition bilingue (actuellement la seule disponible sur le marché éditorial) et dans une traduction nouvelle qui cherche à rendre, avec toutes les difficultés de l'entreprise, la beauté du texte original.

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  • D'un voyage au Pays des Tarahumaras

    Antonin Artaud

    Parution : 6 Mars 2019 - Entrée pnb : 6 Mars 2019

    Arrivé en plein coeur de la montagne Tarahumara j'ai été saisi de réminiscences physiques tellement pressantes qu'elles me parurent rappeler des souvenirs personnels directs ; tout : la vie de la terre et de l'herbe, en bas, les découpures de la montagne, les formes particulières des rochers, et surtout le poudroiement de la lumière en échelons dans les perspectives jamais terminées des sommets, les uns par-dessus les autres, toujours plus loin, dans un recul inimaginable, tout me parut représenter une expérience vécue, déjà passée à travers moi, et non la découverte d'un monde étrange, mais nouveau. Tout cela n'était pas nouveau. Or l'impression du déjà vu est vague, je veux dire sans date, la mienne était parfaitement située ; car cette expérience organique vécue m'en rappelait une autre, à laquelle je me sentais lié indirectement peut-être, mais tout de même par des fils matériels. C'étaient des réminiscences d'histoire qui venaient à moi, rocher par rocher, herbe par herbe, horizon par horizon.

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  • OEuvres complètes

    Horace

    Parution : 13 Novembre 2019 - Entrée pnb : 14 Novembre 2019

    Nouvelle traduction de Danielle Carlès.Ce premier volume des oeuvres complètes d'Horace regroupe trois textes majeurs de l'histoire littéraire latine : les Satires, les Épodes, ainsi que les Épîtres, incluant la longue pièce généralement connue sous le nom d'Art poétique, qui termine ce premier ensemble.Depuis deux millénaires, l'écriture d'Horace a inspiré des générations d'écrivains, d'Ovide à Victor Hugo en passant par Pétrarque, et de lecteurs. À l'ère des récits de soi, des journaux d'écrivains et des réseaux sociaux, il s'adresse à notre époque avec une vigueur et une originalité intactes. L'auteur du carpe diem ne cesse de nous parler.Proposée dans une nouvelle traduction de Danielle Carlès qui parvient à métamorphoser le français en un chant latin inédit, cette intégrale réinvente Horace pour un public contemporain.

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  • Retours

    Fabrizia Ramondino

    Parution : 20 Novembre 2019 - Entrée pnb : 21 Novembre 2019

    Aux marges de la grand' route - aujourd'hui l'autoroute - il existe toujours un sentier clair,que nous voudrions tous emprunter. Il nous est justepermis d'y lancer un regard furtif,et l'espace d'un instant nous ressentons une douleur intense ou une joie pure. Telestnotre destin mécanique de condamnés à aller de l'avant.Découvrir les poèmes de Fabrizia Ramondino tels que les a traduits Emanuela Schiano di Pepe, c'est tomber sous un charme, celui d'une langue concrète, une langue qui s'est déplacée pour donner à voir et à entendre depuis un angle intime et hors du commun. Fabrizia Ramondino s'attache à la forme des choses mais elle creuse aussi au-dedans, d'une façon à la fois psychique et photographique. Ces poèmes (d'un état, d'un souvenir, d'un lieu) parviennent à accom- pagner et à révéler la sensibilité de l'auteure avec une netteté remarquable. C'est là leur plus grande force.Fabrizia Ramondino reçoit le prix Pasolini en 2004 pour l'anthologie dont est tiré ce recueil. C'est la première fois que ses poèmes paraissent en français.

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  • Amnésie du présent

    Jacques Ancet

    Parution : 9 Octobre 2019 - Entrée pnb : 8 Octobre 2019

    Ce livre réunit un certain nombre d'essais écrits durant plus de deux décennies (1991-2014). Ils accompagnent un chemin d'écriture qui, depuis une quarantaine d'années tente difficilement, fragmentairement, de prendre conscience de lui-même dans l'après-coup du regard jeté en arrière ou dans l'accompagnement d'un certain nombre d'oeuvres aimées. Ces textes ont tous en commun d'être traversés par une interrogation insistante qui, depuis Don Quichotte, est celle de toute entreprise littéraire : qu'en est-il des rapports de l'écriture et du réel ? Laquelle ne peut engendrer que d'autres interrogations ou quelques réponses provisoires et toutes plus ou moins formulées ici ou là depuis longtemps déjà. Ce qui ne dispense personne d'essayer de les reformuler à son tour et à sa manière. « Tout ce qu'on a pensé d'intelligent, écrit Goethe, on l'a déjà pensé ; ce qui nous reste à faire, c'est de le penser de nouveau. »

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  • Les Sonnets à Orphée

    Rainer Maria Rilke

    Parution : 6 Novembre 2019 - Entrée pnb : 7 Novembre 2019

    De même qu'Alban Berg treize ans plus tard dédiera son concerto pour violon « à la mémoire d'un ange », Rilke compose en 1922 - et comme d'un seul souffle en trois semaines - les 55 sonnets constitutifs des Sonnets à Orphée à la mémoire (comme « tombeau », écrit-il en sous-titre du cycle) de Véra Ouckama Knoop (1900-1919), jeune danseuse qu'il avait prise en affection et qu'il incarne dans la figure d'Eurydice, pour dire que, face à la mort, il n'est d'espoir que de re-vie. Cette dernière, seul le chant du poète archétypal - le chant d'Orphée -, permet de l'envisager, au sens premier du verbe : ainsi voit-on la rose refleurir chaque année ; ainsi la fleur coupée, languissante, recouvre-t-elle sa vigueur pour peu qu'on la dispose dans un vase et l'humecte ; ainsi le printemps se révèle-t-il riche de promesses au sortir de l'hiver ; ainsi l'eau des aqueducs longe-t-elle, vive et perpétuelle, les tombeaux pour alimenter la bouche volubile des fontaines. Une strophe parmi d'autres dans le recueil résume peut-être cet espoir et cette sérénité :Seul qui mangea avec les morts
    du pavot, leur pitance,
    saura des plus légers accords
    garder la souvenance.Comme si la mort seule nous unissait au chant. Comme si la mort seule en était l'origine.

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  • Doucement !

    Katia Bouchoueva

    Parution : 9 Septembre 2020 - Entrée pnb : 20 Septembre 2020

    C'est par le refrain de Charles Trenet, Douce France, que Katia Bouchoueva nous fait entrer dans ce nouveau recueil. Depuis ce leitmotiv elle esquisse un panorama très situé, dans un territoire tantôt urbain, tantôt campagnard où se croise une foule éclectique : des personnes, des voix, des êtres protecteurs aux noms d'animaux, des lieux arpentés comme des corps accueillants, des strophes aux accents de contes. Mais cette douceur, qui est pour l'auteure attachée à la France, montre aussi son revers tyrannique par petites touches sur ces tranches de vie. Ainsi, le vers très libre et vivant de Katia Bouchoueva nous emmène par bonds, par sauts, en visite, dessinant les contours de son espace de jeu avec la langue et brodant sur la chanson sa propre ritournelle.Les anges asexués et ceux qui ont un sexe
    et ceux qui en ont deux traversent, traversent
    les plaines des ventres, les grottes et les tétons.
    Tout y est bon, disent-ils, tout y est bon :
    immeubles des années 60, colonnes Morris,
    ronds-points, sorties d'autoroutes,
    lacs et montagnes.Et tes yeux comme des petites olives
    noires mais adoucies
    ta machine administrative douce aussi.

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  • Dans le sillage de Louise Ackermann

    Louise Ackermann; Ouvrage Collectif

    Parution : 7 Octobre 2020 - Entrée pnb : 25 Septembre 2020

    « Nous sommes ingrats envers les penseurs et les artistes qui nous ont précédés. Que serions-nous sans eux ? Ils ont été les anneaux qui nous relient à la chaîne infinie. Comme dans un cerveau individuel une idée en amène une autre, leur oeuvre a suscité la nôtre. »
    Louise AckermAnn, JournalCe livre s'ouvre comme une enquête sur Louise Ackermann (1813-1890). Qui était-elle ?
    L'Histoire - avec sa grande hache - l'a en partie effacée, son nom étant peu mentionné dans les anthologies, les encyclopédies qui touchent à la littérature du XIXe siècle. Sans doute qu'en plus d'avoir le défaut d'être une femme, elle n'avait pas le goût d'organiser elle-même sa propre publicité et ne cherchait pas la gloire.
    Penseuse, poétesse, sincère, enthousiaste, colé- rique aussi, et admirée par Tostoï, elle disait : « Je ne suis pas femme de lettres ; je n'écris pas, je chante. » Les fragments réunis ici - articles, écrits personnels, biographies, poèmes, lettres, journal intime, notices de ses contemporains et des lieux qu'elle a fréquentés -, constituent le matériau qui permettra de (re) découvrir son lyrisme, son insolence tranquille et la modernité de sa voix sans concession. En somme, ce qui reste dans son sillage.Textes réunis et présentés par C Jeanney.

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