Editions Champ Vallon

  • Propédeutique ; la métapsychologie revisitée

    André Green

    Parution : 13 Mai 2013 - Entrée pnb : 8 Décembre 2016

    Les procès du cardinal de Richelieu: droit, grâce et politique sous Louis le Juste Chalais, décapité à Nantes en 1626; le duc de Montmorency exécuté à Toulouse en 1632; de Thou et Cinq Mars à Lyon en 1642... Au cours du règne de Louis XIII, les procès politiques nombreux, souvent spectaculaires et sanglants, ne cessent d'interpeller l'opinion: «on dit qu'il n'a jamais pardonné à personne», écrit Pierre Vacherie, un greffier de Limoges, à propos du cardinal de Richelieu qu'il rend responsable de tous les malheurs d'un «règne de sang, de fer et de cruauté».Rassemblés, commentés, combattus dès le moment de leur déroulement, ces procès nous permettent d'observer et de comprendre les pratiques d'un pouvoir politique alors en pleine mutation, un pouvoir qui a fait de la puissance exécutive du prince et de la raison d'État le principal mode de gouvernement. Ces pratiques, qui paraissent scandaleusement nouvelles à bien des contemporains, s'inscrivent pourtant dans l'histoire longue de la monarchie depuis le Moyen Âge.À partir de sources nombreuses, diverses, souvent inédites, Hélène Fernandez-Lacôte éclaire pour la première fois cette impressionnante série judiciaire qui a marqué la construction de l'État absolu.Dans ce livre consacré aux grands et aux moins grands procès organisés par «l'homme rouge», la monarchie d'Ancien Régime, qui fut avant tout un État de justice, est observée sous la lumière crue des châtiments du roi.

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  • La régence absolue ; Philippe d'Orléans et la polysynodie (1715-1818)

    Alexandre Dupilet

    Parution : 21 Septembre 2013 - Entrée pnb : 8 Décembre 2016

    A l'image de la Régence, période longtemps réduite à une époque de libertinage et de corruption des moeurs, suspendue entre l'imposant siècle de Louis XIV qui s'achève et le non moins imposant siècle des Lumières qui commence, la polysynodie ou gouvernement par conseils, mis en place par Philippe D'Orléans en 1715, est souvent présentée comme une vaine réforme qui ne suscita que désordre et embarras dans l'administration. Pourtant, de son fonctionnement, nous n'avons qu'une connaissance superficielle. C'est ce vide historiographique que cet ouvrage entend combler, en démontant la mécanique de cet édifice institutionnel et en revenant sur les circonstances de sa création et les motifs de sa suppression. Réflexion sur le fonctionnement de la Monarchie et sur l'activité au quotidien des conseils du Roi, analyse des rouages et des mécanismes de la gestion administrative du royaume, essai sur la vie politique des premières années de la Régence, une Régence absolue bien éloignée des clichés qui lui sont souvent accolés, ce livre résolument novateur apporte un éclairage nouveau sur les arcanes de l'État moderne.Suivi d'un Dictionnaire de la polysynodie.

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  • Ce livre retrace l'histoire du principal instrument qui a servi a financer les guerres françaises au XVIIe siècle : les rentes sur l'Hôtel de Ville de Paris. Et bien plus encore : il analyse les implications politiques et sociales de l'institutionnalisation d'une dette publique alourdie à chaque conflit militaire et dont l'extinction est devenue impossible pour l'État.Ces rentes publiques, qui redistribuent une fraction croissante du produit de l'impôt au profit d'un petit nombre de bénéficiaires, créent un lien nouveau entre le souverain et les sujets, un lien d'intérêt qui se mue en ferment de contestation lorsque les paiements s'interrompent et que la banqueroute menace.Katia Béguin analyse le bouleversement profond du système d'emprunt instauré par François I » en 1522, qui a fragilisé les sécurités antérieures des rentes, ébranlé la crédibilité du souverain absolu et rendu la condition des rentiers plus hétérogène, de Henri IV à Louis XIV. Elle retrace les choix difficiles des responsables des finances royales, hantés par le besoin impérieux d'alléger le service de la dette, convaincus des effets délétères de ce mode de financement et non moins obsédés par la nécessité d'emprunter à tout prix pour soutenir des conflits militaires presque incessants et de plus en plus coûteux. Elle observe la destinée de ces rentes dont la vie s'allonge, leurs usages et les modalités de leur diffusion sociale, par transmission successorale ou par ventes, à l'intérieur du royaume et hors des frontières, pour comprendre les motivations des rentiers, leurs savoirs, leur appréhension des risques qu'ils prenaient en confiant leurs capitaux au roi.Cette étude des transformations socio-politiques majeures du Grand Siècle pose ainsi de manière totalement renouvelée la question fondamentale de la crédibilité du régime absolutiste, en éclairant les dynamiques inexorables de l'endettement qui a contribué à sa perte par la Révolution.

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  • Louis XII ; les dérèglements de l'image royale

    Nicole Hochner

    Parution : 13 Mai 2013 - Entrée pnb : 8 Décembre 2016

    L'image rend l'État visible ; elle permet de représenter l'abstraction du politique. Cette figuration est fréquemment synonyme de propagande, une forme de narration iconique et symbolique qui viserait à glorifier et à célébrer le pouvoir derrière le simulacre de sa représentation. C'est vers la fin du XVe siècle que l'image de la monarchie, d'une symbolique médiévale, se métamorphoserait en une symbolique antiquisante, vivifiée par l'humanisme conquérant de la Renaissance, bouleversant non seulement le langage iconographique et mythographique, mais aussi l'idéologie du pouvoir : le roi pasteur très chrétien céderait progressivement la place à un roi de gloire détenteur d'un pouvoir absolu. Contre ces deux postulats, Nicole Hochner soutient qu'il est faux de considérer l'image du roi comme une image de propagande et qu'une lecture évolutionniste masque les véritables enjeux de la représentation du pouvoir. Le règne de Louis XII (1498-1515), délaissé par les historiens, nous offre un extraordinaire laboratoire des figures du pouvoir : c'est une période de rupture, de parenthèse et de recherche pendant laquelle s'élaborent et se superposent des images issues de la représentation religieuse et chrétienne, d'une symbolique antiquisante et mythologique, du langage de la courtoisie et de la chevalerie, du mythe du " père du peuple " consacré par la réunion des États à Tours en 1506. L'image royale épouse alors une multitude de formes et rejette aussi bien le profil autoritaire et coercitif d'un Louis XI " tyran ", que les nouveaux topoi de l'Antiquité, qui séduiront tant François Ier, " nouveau César ". Le fait remarquable est que le pouvoir ne semble pas vouloir trancher ou réguler le débat majeur suscité par ces figurations plurielles et contradictoires. La monarchie française se cherche et s'affirme au cours de cette fascinante controverse sur la nature du pouvoir royal, qui oppose et confronte les partisans d'une monarchie modérée basée sur un système de " freins " et les défenseurs d'une souveraineté absolue, non consultative. L'étude de l'image du roi met ainsi au jour une crise des représentations à la veille de l'émergence de l'absolutisme français. En faisant de l'image une source à part entière, Nicole Hochner démontre l'originalité d'une recherche centrée sur les relations entretenues entre le pouvoir politique et les formes visuelles qui lui donnent sens et consacrent l'autorité du prince. Elle nous permet de mesurer tout à la fois la richesse et la fécondité d'interrogations neuves, toutes centrées sur les significations des formes visuelles, dans leur multiple diversité.

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  • Les oisivetés de monsieur de Vauban

    Le Prestre De Vauban

    Parution : 18 Mars 2013 - Entrée pnb : 8 Décembre 2016

    « Le plus savant homme dans l'art des sièges et des fortifications, et le plus habile ménager de la vie des hommes ».Saint-Simon dresse ainsi le portrait de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707). Il le présente non seulement comme le maître inégalé de la guerre de siège, mais encore, loin des fastes de Versailles, comme l'un des grands témoins du siècle de Louis XlV.Homme de plein vent, à pied, à cheval, en chaise à porteur, ou dans sa fameuse « basterne », Vauban ne cessa de parcourir la France en tous sens pendant plus de quarante années.L'ingénieur perfectionne et innove dans les domaines militaires et techniques mais aussi administratifs et économiques. À partir des années 1680, le soldat longtemps fidèle à son roi se transforme en conseiller lucide : confronté au royaume « réel », il brosse un tableau de plus en plus critique de la monarchie ; il analyse et conteste les décisions royales sur la question huguenote (révocation de l'édit de Nantes) et la politique étrangère (des guerres ruineuses pour le royaume) ; l'homme du pré-carré pense le pays comme un territoire dont chaque élément « aménagé » doit améliorer le sort des plus démunis et il voit dans la réforme de la fiscalité le principal remède pour faire face aux « années de misère » qui stigmatisent nombre de provinces à la fin du règne de Louis XIV.Entre l'âge classique et celui des grands philosophes des Lumières, la plume prolifique de Vauban initie une science nouvelle, appelée à un grand avenir : l'économie politique.Conçu comme une biographie intellectuelle, ce livre, écrit au plus près des archives inédites laissées par le maréchal-ingénieur, dévoile les aspects intimes d'un Vauban attachant et méconnu ; il replace l'oeuvre écrite de l'auteur de la Dîme royale (1707) dans les courants de pensée qui annoncent les bouleversements à venir, au carrefour des sciences, du religieux, de la pensée administrative et d'une nouvelle conception de l'État, plus utilitaire, plus humaine aussi. Vauban qui dit « aimer sa Patrie à la folie étant persuadé que tout bon citoyen doit l'aimer et faire tout pour elle » fut l'un des premiers à vouloir faire passer les aspirations et les besoins de « vingt millions de français » avant l'intérêt du roi.

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