• Discours de la servitude volontaire

    Etienne de La Boétie

    Parution : 15 Septembre 2008 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Publié en 1576, Le Discours de la servitude volontaire est l'oeuvre d'un jeune auteur de dix-huit ans. Ce texte (ô combien actuel !) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l'humiliation de soi-même. Leçon politique mais aussi leçon éthique et morale, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, bref contre l'armature même du pouvoir.
    Traduction en français moderne par Séverine Auffret

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  • De la servitude volontaire ou contr'un

    Etienne de La Boétie

    Parution : 1 Janvier 2001 - Entrée pnb : 8 Mars 2020

    De la servitude volontaire ou Contr'un, chef-d'oeuvre d'Etienne de La Boëtie, est un impitoyable procès de la tyrannie, un procès connu certes, mais qui, sans Malcolm Smith, n'aurait jamais été servi par l'établissement rigoureux d'une édition d'après le manuscrit de Mesmes (BnF, fonds français 839).,Son édition épuisée, il s'agissait de la réimprimer cependant que, dans l'entre-temps, les recherches sur La Boëtie en général et sur le Contr'un en particulier avaient largement évolué et que plusieurs manuscrits avaient émergé. Malcolm Smith disparu, c'est Michel Magnien qui a accepté de compléter cette édition et de nous faire profiter de sa parfaite connaissance du dossier.,

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  • Sonnets (Français moderne et moyen Français comparés)

    Étienne De La Boétie

    Parution : 15 Janvier 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    « Les Sonnets » sont un recueil de vingt-neuf sonnets de La Boétie, écrits à une période incertaine de sa vie. Si certains, la plupart, considèrent que les Sonnets ont été écrits avant le Discours de la servitude volontaire, d'autres les voient comme une oeuvre de maturité. Dur à dire. Ils sont intégrés par Montaigne dans le Livre un des Essais, mais sont repris par d'autres auteurs dans d'autres recueils. Découvrez cette édition numérique absolument inédite des Sonnets de La Boétie avec sa version en français du Seizième siècle, et sa traduction en français moderne originale par Les Editions de Londres !

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  • Discours sur la servitude volontaire

    Etienne de la Boètie

    Parution : 14 Septembre 2017 - Entrée pnb : 15 Septembre 2017

    Cet essai constitue une remise en cause de la légitimité des gouvernants, que La Boétie appelle « maîtres » ou « tyrans ». Quelle que soit la manière dont un tyran s'est hissé au pouvoir (élections, violence, succession), ce n'est jamais son bon gouvernement qui explique sa domination et le fait que celle-ci perdure. Pour La Boétie, les gouvernants ont plutôt tendance à se distinguer par leur impéritie. Plus que la peur de la sanction, c'est d'abord l'habitude qu'a le peuple de la servitude qui explique que la domination du maître perdure. Ensuite viennent la religion et les superstitions. Mais ces deux moyens ne permettent de dominer que les ignorants. Vient le « secret de toute domination » : faire participer les dominés à leur domination. Ainsi, le tyran jette des miettes aux courtisans. Si le peuple est contraint d'obéir, les courtisans ne doivent pas se contenter d'obéir mais doivent aussi devancer les désirs du tyran. Aussi, ils sont encore moins libres que le peuple lui-même, et choisissent volontairement la servitude. Ainsi s'instaure une pyramide du pouvoir : le tyran en domine cinq, qui en dominent cent, qui eux-mêmes en dominent mille... Cette pyramide s'effondre dès lors que les courtisans cessent de se donner corps et âme au tyran. Alors celui-ci perd tout pouvoir acquis.

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  • Discours de la servitude volontaire

    Étienne de la Boétie

    Parution : 7 Août 2018 - Entrée pnb : 8 Août 2018

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    « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres »

    Écrit à l'âge de 16 ans par Etienne de la Boétie, ce Discours de la servitude volontaire est un texte toujours d'actualité qui analyse le rapport domination-servitude, les raisons de la soumission et les ressorts secrets de la domination.
    Cette oeuvre majeure est un réquisitoire éthique, moral et politique qui nous donne à réfléchir sur les rapports maître-esclave et les mécanismes de la tyrannie.
    Les écrits de la Boétie restent uniques, inclassables et leur portée dans l'histoire immense. De nombreux philosophes et théoriciens s'en sont inspirés : Rousseau, Marat, Lamennais, Henry David Thoreau, Léon Tolstoï qui le traduira en russe au début du XXe siècle, Gandhi , Martin Luther King...
    À lire ou à relire, c'est un ouvrage indispensable à toute bonne bibliothèque qui se respecte.

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  • Discours de la servitude volontaire

    Étienne de la Boétie

    Parution : 14 Avril 2020 - Entrée pnb : 16 Avril 2020


    Lorsqu'il écrit Le discours de la servitude volontaire, vers 1548, Étienne de La Boétie est un étudiant en droit de 18 ans, à l'université d'Orléans, qui se prépare à une carrière dans la magistrature. Sans doute marqué par la brutalité de la répression d'une révolte antifiscale en Guyenne en 1548, il traduit le désarroi de l'élite cultivée devant la réalité de l'absolutisme.


    Le Discours de la servitude volontaire constitue une remise en cause de la légitimité des gouvernants, que La Boétie appelle « maîtres » ou « tyrans ». Quelle que soit la manière dont un tyran s'est hissé au pouvoir (élections, violence, succession), ce n'est jamais son bon gouvernement qui explique sa domination et le fait que celle-ci perdure. Pour La Boétie, les gouvernants ont plutôt tendance à se distinguer par leur impéritie. Plus que la peur de la sanction, c'est d'abord l'habitude qu'a le peuple de la servitude qui explique que la domination du maître perdure. Ensuite viennent la religion et les superstitions. Mais ces deux moyens ne permettent de dominer que les ignorants. Vient le « secret de toute domination » : faire participer les dominés à leur domination. Ainsi, le tyran jette des miettes aux courtisans. Si le peuple est contraint d'obéir, les courtisans ne doivent pas se contenter d'obéir mais doivent aussi devancer les désirs du tyran. Aussi, ils sont encore moins libres que le peuple lui-même, et choisissent volontairement la servitude. Ainsi s'instaure une pyramide du pouvoir : le tyran en domine cinq, qui en dominent cent, qui eux-mêmes en dominent mille... Cette pyramide s'effondre dès lors que les courtisans cessent de se donner corps et âme au tyran. Alors celui-ci perd tout pouvoir acquis.


    Dans ce texte majeur de la philosophie politique, repris à travers les âges par des partis de colorations diverses, La Boétie oppose l'équilibre de la terreur qui s'instaure entre bandits, égaux par leur puissance et qui se partagent à ce titre le butin des brigandages, à l'amitié qui seule permet de vivre libre. Le tyran, quant à lui, vit dans la crainte permanente : n'ayant pas d'égaux, tous le craignent, et par conséquent, il risque à chaque instant l'assassinat. Elias Canetti fera une peinture similaire du « despote paranoïaque » dans Masse et puissance.


    Si La Boétie est toujours resté, par ses fonctions, serviteur fidèle de l'ordre public, il est cependant considéré par beaucoup comme un précurseur intellectuel de l'anarchisme et de la désobéissance civile. Également, et surtout, comme l'un des tout premiers théoriciens de l'aliénation.

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  • Prudence des Anciens. Rejet moderne de la prudence. Ces idées reçues, certes commodes, sont peut-être trop simples. Même si l'on renonce à objecter que l'aristotélisme n'est pas toute la pensée des Anciens, il demeure que le statut de la prudence chez le Stagyrite est complexe. Elle renvoie moins à un ordre cosmique complet qu'à la part d'inachèvement, d'indétermination, de contingence irréductible du Monde. Et si elle présuppose la délibération, c'est pour s'accomplir sur le mode de la décision plus que de la conclusion. Que le propos des Modernes - culminant certainement en quatre-vingt-neuf - ait souvent été de bâtir à coup d'évidences une véritable science politique - exclusive en fin de compte du politique - cela n'est pas douteux. Que l'éloge par certains de la délibération n'ait pas revêtu le sens d'un retour à la prudence, on peut s'en persuader. Il y a tout lieu de penser pourtant qu'a cheminé dans les plis des courants dominants la quête d'une nouvelle prudence permettant seule de penser les conditions du gouvernement d'êtres finis par d'autres êtres finis. A l'heure où le débat intellectuel semble se structurer autour de l'affrontement entre de nouveaux dogmatismes et une réhabilitation du politique, c'est-à-dire de la délibération et de la décision sur fond d'incertitude, ce livre - fruit original de la collaboration de philosophes, de juristes et de « décideurs » - ouvre quelques pistes, parfois contradictoires, et invite à poursuivre la réflexion.

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  • Le Discours de la servitude volontaire est un ouvrage assez peu connu. C'est un tort. Aux Editions de Londres, nous allons nous faire un fort de le ramener à la conscience...collective. Le Discours est un livre fondamentalement subversif. Il analyse les ressorts de l'oppression et conclut que les tyrans se portent bien grâce à...nous, à notre passivité collective. Rien ne nous empêche, pense La Boétie, de saisir notre liberté à pleines mains et de nous débarrasser de ceux qui se sont autoproclamés nos maîtres. Notre édition est unique : elle comprend une traduction inédite et originale en français moderne ainsi que le texte original du Seizième siècle. Notre traduction est fidèle au rythme de la phrase, elle modernise l'orthographe (lorsque c'est judicieux), traduit les mots devenus incompréhensibles. Enfin, on peut aisément passer de la version originale à notre traduction en français moderne grâce à notre navigation paragraphe par paragraphe. Découvrez cet inédit numérique unique.

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  • Discours de la servitude volontaire

    Etienne De La Boétie

    Parution : 27 Novembre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Mais, ô bon Dieu ! que peut être cela ? comment dirons-nous que cela s'appelle ? quel malheur est celui-là ? quel vice, ou plutôt quel malheureux vice ? Voir un nombre infini de personnes non pas obéir, mais servir ; non pas être gouvernées, mais tyrannisées ; n'ayant ni biens ni parents, femmes ni enfants, ni leur vie même qui soit à eux ! souffrir les pilleries, les paillardises, les cruautés, non pas d'une armée, non pas d'un camp barbare contre lequel il faudrait défendre son sang et sa vie devant, mais d'un seul ; non pas d'un Hercule ni d'un Samson, mais d'un seul hommeau, et le plus souvent le plus lâche et femelin de la nation ; non pas accoutumé à la poudre des batailles, mais encore à grand peine au sable des tournois ; non pas qui puisse par force commander aux hommes, mais tout empêché de servir vilement à la moindre femmelette! Appellerons-nous cela lâcheté ?Etienne de La Boétie

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