• Le droit de l'être humain à connaître le bonheur

    Robert Misrahi

    Parution : 6 Février 2020 - Entrée pnb : 7 Février 2020

    Le philosophe Robert Misrahi l'affirme : "Le bonheur, chacun de nous y a droit." Et le spécialiste de Spinoza d'y ensemencer la vocation véritable de l'entrepreneur, ainsi exhorté à épanouir son autonomie, sa créativité, et ses désirs propres mais aussi, par la grâce du principe de réciprocité sacralisant autrui, à faire grandir ceux de toutes les parties prenantes. Ainsi l'individu trouve sens à son existence et l'entreprise, promue conscience et identité, peut aspirer à devenir "sujet" et terreau d'un "bonheur commun". Le philosophe accomplit là sa mission : bousculer, éclairer, et élever au-delà des lourdes et prosaïques lois qui s'imposent à la réalité entrepreneuriale.

    Robert Misrahi est un philosophe français né en 1926. Spécialiste de Spinoza, il consacre son travail à la liberté et au bonheur. Professeur émérite de philosophie éthique à l'Université Panthéon-Sorbonne, il a publié de nombreux ouvrages sur Spinoza et consacré l'essentiel de son travail à la question du bonheur.

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  • La liberté ; le pouvoir de créer

    Robert Misrahi

    Parution : 1 Mai 2018 - Entrée pnb : 31 Mars 2018

    Un match de football, un but marqué et cinq cents supporters crient spontanément leur joie. Robert Misrahi voit dans cette réaction immédiate le signe de notre liberté première : une liberté par essence, non choisie, antérieure à toute action. Sans le savoir, sans rien y pouvoir, nous sommes libres !
    Mais il est une autre liberté. Une liberté qui s'apprend. Concrète et réfléchie, véritablement heureuse, elle est à l'origine de toute création.

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  • Spinoza

    Robert Misrahi

    Parution : 6 Juillet 2016 - Entrée pnb : 2 Juillet 2016

    Dans la culture moderne occidentale, la sagesse spinoziste peut valoir comme " un modèle de la nature humaine la plus parfaite " pour reprendre une formulation de Spinoza lui-même. En effet, pour ce philosophe, le sage est un homme libéré de tout préjugé et de toute passion par l'usage constant de la raison pour la conduite de la vie. Ce rationalisme, s'il se réfère à un Dieu-Nature infini, reste essentiellement un souci de l'homme pour l'homme, une sorte d'humanisme. Libéré d'une Providence personnelle et imaginaire, le sage reçoit tous les événements avec sérénité, et cette sérénité rationaliste est toujours en même temps une " béatitude ". Le sage spinoziste, à travers toute l'histoire de la pensée européenne, apparaît donc bien comme l'homme libéré, serein et parfaitement heureux, totalement intégré à l'univers infini et à la société civile où il vit. C'est la prégnance et la perfection de cette sagesse qui nous incitent à interroger de plus près cette philosophie qui nous propose cela même que nous cherchons : la liberté d'esprit et le bonheur vrai.

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  • Qui est l'autre ?

    Robert Misrahi

    Parution : 1 Novembre 1999 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Si le Désir est l'essence de la conscience, c'est à la construction d'une éthique de la joie qu'est conviée la philosophie. La liberté du sujet est dès lors la condition première de cette éthique, mais la liberté, fût-elle réelle, serait vaine si l'autre n'entrait pas avec le sujet dans une démarche positive également désireuse de construire la joie. C'est donc sur la nature de l'autre et sur la possibilité d'une relation et d'une communication véritables que repose, en dernière analyse, la construction du bonheur. La réflexion se heurte alors à une difficulté majeure : de nombreuses doctrines, juridiques, sociologiques et philosophiques, mettent en évidence les obstacles à la communication, mais d'autres mettent en évidence l'expérience non de la guerre mais de la réciprocité. Le problème que l'on traite ici est précisément de savoir si la violence et l'aliénation sont plus puissantes que la coopération et l'amour. Sans éluder aucune difficulté ni masquer aucune doctrine, cet ouvrage montre que les libertés spontanées sont déjà en mesure de se reconnaître et de s'affirmer réciproquement comme sujets libres, et que, en outre, la liberté de chacun est en mesure d'opérer avec l'autre les indispensables transformations personnelles qui conditionnent cette coopération et cet amour véritables que la dénégation pessimiste s'efforce d'occulter.

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  • La liberté ou le pouvoir de créer

    Robert Misrahi

    Parution : 11 Février 2015 - Entrée pnb : 20 Mars 2018

    Un match de football, un but marqué et 500 supporters crient spontanément leur joie. Robert Misrahi voit dans cette réaction immédiate le signe de notre liberté première : une liberté par essence, non choisie, antérieure à toute action. Sans le savoir, sans rien y pouvoir, nous sommes libres !
    Mais il est une autre liberté. Une liberté qui s'apprend. Concrète et réfléchie, véritablement heureuse, elle est à l'origine de toute création.

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  • La condition réflexive de l'homme juif

    Robert Misrahi

    Parution : 4 Février 2019 - Entrée pnb : 19 Janvier 2019

    Ce livre répond à un double propos : d'abord tenter de comprendre les manifestations si multiples et diverses de la vie des Juifs au XXe siècle, montrer le lien profond qui unit aujourd'hui toutes ces manifestations. Le second propos consiste à étudier cette vie objective des Juifs en l'éclairant de l'intérieur par une réflexion et une description qui sachent reconstituer la logique existentielle menant chaque Juif de sa vision du monde et de l'injustice subie à l'affirmation de soi, le contenu idéal de la religion juive étant regardé comme secondaire. Un tel dessein a conduit à analyser les structures intimes de l'assimilation comme relation plus sociale que culturelle entre deux groupes historiques. Cependant des événements tels que le nazisme ou l'antisémitisme de certains Juifs transforment en une responsabilité éthique l'affirmation d'un droit des Juifs à exister. D'où le mouvement sioniste, et l'existence d'Israël tenue pour la solution parfaite en soi de toutes les questions posées par l'antisémitisme. Mais de là découle ensuite cette réalité originale que constitue chaque diaspora dans le monde et notamment le judaïsme français sur la description duquel s'achève cet ouvrage où Robert Misrahi, par une réflexion rigoureuse sur un problème particulier, dégage une vérité universelle.

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  • Si la recherche du bonheur est à la fois l'origine et la fin de toutes les valeurs et de tous les systèmes éthiques, la tâche de la philosophie consiste à établir la possibilité même de ces valeurs et de ces systèmes : c'est là le sens de la liberté. Elle est la condition de toute action et de toute signification. On reliera ici une mise en perspective historique, qui ordonnera les connaissances indispensables à la compréhension, et une description existentielle et phénoménologique qui saisira la liberté de l'intérieur comme acte de la conscience. Chemin faisant, on éclairera un paradoxe qui travaille sans cesse la question de la liberté, et la laisse en suspens tant qu'il n'est pas résolu : comment une conscience opprimée peut-elle rechercher et revendiquer la liberté, alors qu'elle en est privée et ne peut donc agir ; mais comment et pourquoi une conscience libre rechercherait-elle la liberté, alors qu'elle en jouit déjà ? La recherche d'une réponse constituera le fil conducteur dans l'élaboration d'une connaissance de la liberté dans sa vie concrète, qu'elle soit spontanée ou bien réflexive. Après avoir examiné l'aspect de la liberté, où elle se veut maîtrise de l'existence, on élucidera la place et la signification de l'acte de choisir. Mais l'individu, comme simple existence, ne parviendrait ni à se libérer de l'aporie paradoxale, ni à construire une liberté qui soit à la fois une indépendance et une joie. Seule l'intervention d'un sujet réflexif, redoublant le sujet concret, permettra une telle construction libératrice de la liberté. Enfin, cette liberté individuelle, réellement indépendante, sera fondatrice d'une philosophie politique. Seule la démocratie a pour fin cela même qui la fonde : l'épanouissement des libertés est, précisément, le but de la libre souveraineté du corps social. Cet ouvrage s'adresse, plus particulièrement, aux étudiants des 2e et 3e cycles en philosophie et, plus largement, à tous les intellectuels qui se soucient du sens de l'action et du sort de la démocratie.

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  • À la fois historique et philosophique, cet ouvrage retrace l'émergence progressive d'une conception de la conscience ; celle-ci se reconnaît peu à peu et se construit comme un sujet actif, et non pas simplement comme un moi passif. L'âge classique saura élaborer des doctrines de la conscience de soi et du sujet, mais ne saura que rarement (avec Spinoza) faire une place au Désir, et fonder l'unité du sujet et du moi. C'est à la philosophie existentielle et phénoménologique qu'il appartiendra de décrire l'existence individuelle comme un travail de la conscience sur elle-même, travail qui fait passer l'individu du stade du "moi" (comme sujet et désir spontanés plus ou moins passifs), au stade de sujet proprement dit (comme existence à la fois désirante, active et réfléchie). Cette doctrine se déploie comme un savoir précis et s'appuie sur une méthode rigoureuse : chaque chapitre se termine par une bibliographie essentielle ; huit de ces chapitres se terminent en outre par un sujet de dissertation, accompagné d'un plan détaillé. Ces "sujets" sont à la fois généraux et historiques : utilisant le savoir déployé dans le chapitre concerné, ils peuvent aisément se libérer des dates et des oeuvres ; un index thématique permet le travail sur les concepts.

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  • Peut-on penser le bonheur ? Après en avoir déployé la métaphore dans Construction d'un château, Robert Misrahi s'efforce ici d'en construire le concept. Franchissant un pas au-delà de la confiance heideggerienne en la spontanéité de l'advenue de l'Être, l'auteur conçoit l'accès à l'être comme construction active, contestant le pessimisme contemporain. L'expérience de l'être est celle de la joie substantielle et active, et non celle d'une transcendance inaccessible. Opérant la critique des oppositions artificielles, Robert Misrahi refuse l'alternative morale/politique. Sa critique de la morale est radicale mais elle débouche sur une conception élaborée de l'éthique. Le bonheur en est le contenu, le critère et la finalité. À partir de là, il développe en particulier une critique du terrorisme et de ses apories. Outre la fonction logique et théorique de l'idée de bonheur, l'auteur s'efforce d'en dire les contenus vécus et concrets ; il tente de peindre la société qui pourrait s'instaurer à partir d'eux. Tout lecteur, en son tréfonds, pourra se reconnaître dans cette démarche où l'optimisme s'enracine non dans la naïveté, mais dans la lucidité exigeante et dans le plus haut désir.

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  • Existence et Démocratie

    Robert Misrahi

    Parution : 31 Décembre 1994 - Entrée pnb : 16 Février 2016

    La vie politique, en France, est marquée par un désarroi général. Le vide doctrinal détruit tous les repères, et toutes les conceptions classiques de la politique. Robert Misrahi propose une approche existentielle pour comprendre et dénouer une situation de crise. Une politique véritable doit, d'abord, montrer le caractère absolument préférable de la démocratie (par la cohérence entre le principe de souveraineté collective et la conception de l'individu libre). L'émergence du malheur n'est pas la conséquence de la démocratie, mais l'expression de l'insuffisante application de ses principes. La philosophie politique véritable doit, ensuite et surtout, fonder la démocratie et lui proposer une visée. Ce fondement ne peut être que l'individu saisi comme sujet, c'est-à-dire être de désir, de réflexion et de réciprocité. De ce fondement, découle la visée ou valeur concrète à réaliser : seule l'existence plénière du sujet, c'est-à-dire la joie et la vraie vie, peut justifier et orienter la pratique démocratique tandis que, en retour, seule la démocratie peut vouloir et garantir l'épanouissement de l'individu. Sur ces bases, l'auteur propose des tâches et des hypothèses concrètes à propos de l'éducation et de la culture, de l'immigration, du chômage et de l'environnement. Ainsi, la vraie vie peut cesser d'être une utopie abstraite, pour devenir l'utopie concrète qui animerait la vie effective dans les démocraties industrielles.

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