• « On est déjà au début de l'automne... Paysan matinal, je me suis arrêté pour admirer et pour méditer sur le présent, mais aussi sur le passé... » Si le temps est aussi un voyage, ce livre est une invitation au voyage. Une promenade en quelque sorte. À pas comptés. Lentement. Sans hâte. Cheminement dans un double pays : celui d'un massif savoyard, les Bauges, celui d'une mémoire, celle d'André Gallice. « Paysan, écrit-il, sa noblesse est d'avoir fait le pays » : elle est aussi de nous y convier, le temps et l'espace d'une halte, pour un partage. Car, à tourner une à une ces pages, le lecteur se sent peu à peu accueilli dans un pays, où la montagne a dicté - et dicte encore - sa loi. Dans un pays, où - là comme ailleurs - « le loup n'a jamais mangé l'hiver ».

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  • Le premier livre écrit, alors que j'étais encore en activité, s'appelait "Le loup n'a jamais mangé l'hiver", un dicton venu de loin dans le temps (peut-être même du temps où il y avait des loups), dont se souvenaient les vieux d'ici et ma grand-mère. En montagne, si l'hiver ne vient pas tôt, il vient tard ; de toute façon, le loup ne l'a jamais mangé. Sur la couverture, la saison d'hiver et les gamins sur le chemin de l'école. Le second, c'est le printemps, avec la dame qui « écote » son champ, pour ôter les feuilles mortes qui ne doivent pas rester dans une future récolte de foin que l'on veut de qualité. Le titre "Le borboyon du Grand Roc", appelé aussi "On n'emporte pas la terre à la semelle de ses souliers, n'a rien à voir avec ce travail et le râteau. Cette source vive est là-haut, dans la montagne que domine un imposant rocher. L'eau semble jaillir en faisant des bulles, mais « bouillon » en français n'aurait pas tout à fait le même sens : il s'applique aux livres qui n'ont pas marché commercialement. La faucheuse à cheval illustre la couverture du troisième. Cette machine, qui prit le relais de la faux jusqu'à la moto-faucheuse. Toute une tranche de la vie paysanne des gens de chez nous, qui ont toujours produit du lait comme activité principale, et devaient donc engranger du foin pour un long hiver. Cette faucheuse déborda de toute la période « entre deux guerres ». Les souvenirs d'un paysan de Savoie, ça ne manque pas ! Tout a évolué si vité ; en tout, mais plus encore en agriculture... Il devait donc, tout logiquement, arriver une quatrième saison : l'automne. Quelquefois, l'ordre est différent... On considère le printemps comme la première, ce serait donc l'hiver qui serait la dernière, mais quelle importance ! Elles se suivent, pressées. C'est l'impression que j'ai, rien n'arrêtera leur valse vagabonde.

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  • Un écrivain paysan ! Cette exception mérite d'être relevée. On le savait depuis la parution de son précédent ouvrage : Le loup n'a jamais mangé l'hiver, André Gallice a la passion d'écrire. Tous les jours : une heure le matin ou deux heures le soir. Son sujet ? non pas lui-même sur lequel il garde la plus grande discrétion (encore que, pour qui sait lire entre les lignes...) mais l'univers qui l'entoure : sa famille, ses voisins, sa communauté villageoise, sa petite patrie : Les Bauges, son pays : La Savoie ! Comme tout paysan, il observe en permanence la Nature et ce sont ses impressions qu'il livre avec un sentiment d'étonnement et une jubilation toujours renouvelée. Mais André Gallice juge aussi le monde tel qu'il est d'une façon à la fois sceptique et amusée où beaucoup de lecteurs issus de la Terre se reconnaîtront. Puisse son témoignage sur un monde rural qui disparaît être entendu par tous les « décideurs » qui organisent son renvoi aux oubliettes de l'histoire.

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  • Les mémoires d'André Gallice (3). Souvenirs d'un paysan de Savoie Nouv.

    « On n'emporte pas la terre à la semelle de ses souliers ». Ainsi raisonne André Gallice, écrivain-paysan, transportant avec lui la mémoire de générations et de générations de paysans, leurs expériences accumulées comme les pierres au fond d'un torrent... Mais « La nostalgie n'est plus ce qu'elle était », et on ne peut plus vivre aujourd'hui avec l'assurance du passé. Pour la première fois dans l'Histoire, il est possible que cette somme d'expériences, léguées par les siècles, disparaisse à tout jamais, comme rayée de la carte. Et que, nous posant la question : « Où sont les porteurs de terre ? Où sont les petits Savoyards ? », il n'y ait plus pour toute réponse : « Ils sont tous partis dans le passé » Alors, écoutons, encore une fois, André Gallice raconter une histoire : « Claude a lu dans le journal les avis de décès... la mort de son cousin Jean. Il a éteint la cigarette, a dit "Ah !" puis est resté un grand moment silencieux... »

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