• La collection Contes et Légendes raconte... Le Poitou et les Charentes qui sont l'Aunis, la Saintonge et l'Angoumois. Le Poitou est le royaume de la fée Mélusine qui détruit autant qu'elle construit, car elle est capable de colères dont se souviennent les ruines des Charentes et les îles qu'elle arracha au continent. Mère à la fois généreuse et terrible, comme la mer, Mélusine ressemble à cette région où le soleil brille un peu plus qu'ailleurs et où les tempêtes sont aussi exceptionnelles. Ces contes naviguent entre réalité et rêve, rêve et cauchemar. Ils sont une invitation au voyage.

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  • Lachambre voyage

    Denis Montebello

    Parution : 28 Juin 2009 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Quatrième titre de Denis Montebello sur publie.net, on commence à repérer les points forts, les traces et les routes de l'ami de La Rochelle. Dans Immobilier Services [1], avec le photographe Jean-Louis Schoellkopf, cette attention aux signes du réel, à comment on s'installe, circule, habite. Dans Calatayud, ce travail en profondeur sur les étymologies des noms de personne et de lieux, et la trappe ouverte alors à l'histoire, à l'archéologie. Dans Le cactus car il capte, ce faux dictionnaire à la manière du Flaubert du Dictionnaire des idées reçues, l'idée qu'en scrutant le langage on retrouve toute la peau du monde, au plus vif, politique comprise.Dans ces 130 pages, ces trois courants se croisent à chaque endroit. Chroniques ? Oui, si on considère qu'il s'agit de textes courts, façon Gracq de Lettrines, ces textes de bord de route, prenant appui sur un point concret de la traversée quotidienne. D'ailleurs, c'est le moment où Denis Montebello a ouvert un blog, et ces textes au fil de la vie y ont naturellement trouvé accueil : cotojest (ce que ça veut dire, cotojest, c'est expliqué dans Lachambre voyage !).Mais c'est plus compliqué. Et, si ça nous concerne, c'est que la question concerne la littérature même : le roman pourquoi pas, nous en sommes pétri, nous nous sommes forgés nous-mêmes, et notre imaginaire comme notre relation au monde, par le roman. Mais s'il s'agit d'aller toucher cette peau des jours, la fonction langage doit être réouverte, il y a besoin d'autres outils - la chronique avec ses coups de zoom, ses dérives, sa liberté d'appréhender tout droit le réel, des types avec vous qui attendent dans un aéroport, ou la façon dont un plat de pauvre, la pomme de terre râpée et frite en beignet, surgit sous des noms différents en Lorraine, à Praque ou en Pologne, c'est un outil littéraire qui hérite et prolonge le roman. Et c'est bien le défi aussi de notre aventure numérique : nouvelles formes d'écriture et de diffusion pour un rapport plus serré au monde.À preuve cette première histoire, hantée par la silhouette de Robert Walser et une histoire que j'avais reproduite sur tiers livre, et surtout d'un poème où Walser, le Suisse, évoque Mélusine, notre légende poitevine : assez à Montebello pour déballer sa trousse à traverser les pays et les temps.Et plus compliqué parce qu'on le connaît comme prestidigitateur, le Montebello : il y a un départ, l'opportunité d'un voyage en Pologne, pour des conférences dont l'objet, la langue, l'étymologie, croise ces chroniques. On y croisera aussi Bertrand Redonnet, dont le Chez Bonclou, sur publie.net, croise dans des eaux cousines, et dont on suit depuis longtemps aussi le blog L'exil des mots [2].C'est ce voyage en Pologne qui va servir de matrice à ces variations, leur donner à la fois contrainte et liberté. Alors oui, littérature quand on croisera Échenoz ou Bergounioux, étymologie quand les voies romaines croisées font passer d'une usine de sucre en poudre qui ferme à Sermaize (tiens, on l'avait filmée pour Paysage fer) aux inscriptions sur les boîtes roses de sucre Daddy de nos supermarchés, et de là à ces obscurs mouvements de peuple qui ont fait la vieille Europe. Et suivre la piste, apparemment toute modeste mais qui mènera si loin, de ces plats du pauvre, la pomme de terre ou le pâté de viande, qui disent la nécessité et le besoin, mais aussi l'enfance et les racines communes sous les mots de toute langue...Très heureux d'accueillir ce nouveau fil d'écriture de Deins Montebello. Et comme aux autres blogueurs, Jean-Louis Kuffer ou Philippe Didion (qu'on croisera lui aussi dans ces chroniques), oeuvre ouverte, appelée à être augmentée (les mises à jour seront automatiques et gratuites pour nos abonnés et lecteurs).FBVoir aussi présentation bio et biblio de Denis Montebello au Temps qu'il fait.

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  • Le cactus car il capte

    Denis Montebello

    Parution : 5 Mai 2008 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Finalement, c'est notre force, grande force : la langue est active sur le monde. Ceux qui n'ont pas notre idée de l'humanité, elle les emmerde.La langue, c'est des mots qui font se prendre les pieds dans le tapis, elle a des conséquences méchantes. Elle dérange, c'est sa fonction. Le grand rire de notre tradition littéraire, depuis le sommet Rabelais, est aussi à cet endroit : parce qu'il est d'abord celui des mots.Denis Montebello, agrégé de latin (il n'aimera pas) aurait sans doute un mot savant précis pour les procédés dont il use dans bien d'autres de ses tentatives littéraires : le vocabulaire de l'archéologie pour décrypter les changements de géographie dans l'expansion des villes et le tissage des autoroutes.Mais nous, ses amis, on suit depuis des années les rubriques de gastronomie étymologique qu'il sert chaque trimestre dans un de nos discrets lieux de rendez-vous, Actualités Poitou-Charentes, et qui ont été reprises en volume par Le Temps qu'il fait.C'est donc ici un dictionnaire. Mais à la Montebello : une réserve de ces mots à la friction du monde. Voir ci-dessus, en accès libre, à écrivain, et remonter. Mais il vous faudra le téléchargement pour nom, niquer, nietzsche, naïveté ou pour perec, phoque, pauvre, parchemin, peler.Ça s'appelle aussi se faire plaisir. Pour le dérangement, justement. Ou bien une sorte d'insolence, mais version tendre.Et particulièrement heureux de prolonger le partage sur publie.net, et sous ciels d'ouest, après Immobilier Services et le très beau récit autobiographique qu'est Calatayud (on en profite pour nouvelle mise en page).FB

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  • Calatayud

    Denis Montebello

    Parution : 1 Février 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Tout le travail d'invention romanesque de Denis Montebello, opiniâtre et multiple, pour qui suit ses livres chez Fayard ou Le Temps qu'il fait, est basé sur une exploration du monde par ses noms.Mais, pour descendre dans les noms et y voyager, comme Jules Verne le fait sous la terre, Denis Montebello est armé : d'étymologies, de connaissance des autres langues et parlers oraux ou dialectes, ou ces langues qu'on dit morte - le latin inépuisable -, et il est armé tout simplement d'humanité. Les visages, les gestes, l'écoute et l'attention de qui, justement, pour rejoindre le nom, accueille la constellation des paroles.Ceci, c'est dans chaque livre de Montebello. Mais, dans "Calatayud", c'est comme s'il se l'appliquait à lui-même. Entrer dans un versant sinon inaccessible de l'autobiographie. Partir là-bas, dans la ville de Calatayud, si c'est un nom qui vous importe.Alors, en lisant le monde à travers ses noms, c'est soi-même qu'on trouve, un soi-monde qui nous parle à nous tous.Denis Montebello est né dans les Vosges, il vit et travaille à la Rochelle - avec "Calatayud", est-ce que ce n'est pas proposer à lire ce qu'en chacun de nous-mêmes nous portons d'étranger, d'une ville qui serait liée à nous-mêmes par le nom ?FB

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  • Immobilier Services

    Denis Montebello; Jean-Louis Schoellkopf

    Parution : 30 Décembre 2007 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    à propos de Immobilier services...Quand je suis arrivé à Civray, Vienne, en 1964, c'est apparu à mes 11 ans comme une ville complète, avec son lycée, son usine, son cinéma, et la grande ville loin.Je suis d'une génération qui, à chaque étape de sa vie, changeait de taille de ville : on a vu se construire, tout au long des années 70, les immeubles, le périph, les rocades.Peu de ceux de mon âge sont restés à proximité de la ville d'adolescence, et c'est sans doute un fait de société qui n'a pas encore été exploré dans l'ensemble de ses conséquences (même si le travail de géographes, voir L'Homme spatial de Michel Lussault, peut rejoindre le travail d'écrivains comme Pierre Bergounioux).On a vu apparaître les supermarchés, le centre de la petite ville se vider. La route de Poitiers s'élargir, alors les jeunes profs venir le matin et repartir le soir. Dans la vieille et sinueuse rue du Commerce, restent des assureurs, des kinés, des marchands d'orthopédie médicale.Les hameaux alentours ont commencé d'être vendus : ceux d'aujourd'hui préféraient faire construire, maisons standard dans lotissements qui ne le sont pas moins. Hollandais et Anglais, en prenant la relève, ont au moins sauvé le paysage : dans la rue du Commerce, à Civray, il y a une véritable épicerie anglaise.Il y a quelques années, avec le TGV, l'autoroute, le changement des habitudes travail (on bosse trois jours à fond, on revient quatre à la maison), le mouvement s'est inversé : on est des milliers sur ces trajets pendulaires du TGV. Dans la campagne environnant Poitiers, vous trouverez de grands musiciens, de grands écrivains (Alberto M...).Long prologue qui restera une exception dans publie.net, mais qui explique l'invitation à Denis Montebello et Jean-Louis Schoellkopf : depuis deux ans (c'était la troisième édition cet été), la ville de Melle invite des artistes à l'investir - merci à Dominique Truco, l'organisatrice. J'ai lu Mécanique de nuit dans le garage Renault, j'ai lu au café du Boulebvard, j'ai des amis au CAT.Denis Montebello, lui, s'est invité chez l'agent immobilier, avec vitrine sur rue. Faites un tour sur Internet, comme si vous vouliez acheter une maison : tous ont investi le virtuel, et l'image y a un rôle décisif.Que montre l'image d'une maison à vendre ? Ce qui reste à s'approprier. Les travaux à faire. On évite les vues d'ensemble, de voisinage. On vous montre un détail, une lumière : c'est cela aussi, (habiter. Mais elles sont encore chargées de tout cet intime que Rilke nous a fait découvrir dans le Malte Lauridds Brigge : nulle trace qui ne soit pas celle de la vie, même enfuie, sans visage.Alors Denis Montebello et Jean-Louis Schoellkopf (voir son site avaient travaillé ensemble : dans la vitrine du marchand de biens, à Melle, les images et descriptifs des (réelles) maisons à vendre étaient pris en charge par des lecteurs de Rilke... On avait accueilli sur remue.net une toute première mouture de la tentative. Archéologue d'autoroute (titre d'un de ses récits chez Fayard), Denis Montebello en applique les méthodes, les étymologies, le vocabulaire à ce présent en suspens, en abandon provisoire.C'est ce travail qu'ils ont prolongé. L'objet qu'on présente ici en 150 pages est constitué d'un texte de Denis Montebello (on connaît son travail chez Fayard, au Temps qu'il fait, accompagné de planches d'images de Jean-Louis Schoellkopf : donc non pas l'image illustrant le texte, mais les images recomposant la même interrogation.« L'idée de planches à découper et à consulter au fil de la lecture du texte. Je pense qu'il me faudra écrire un mode d'emploi dans la version définitive si l'on garde cette formule. » Je garde l'idée, je vous confie le mode d'emploi !FB

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  • Moi, Petturon, prince celte

    Denis Montebello

    Parution : 31 Décembre 1990 - Entrée pnb : 27 Janvier 2017

    Une colline, près de Sion. Mais on est loin de celle qui inspira Maurice Barrès, même s'il y a la terre et les morts. Ici les morts parlent, et c'est une voix qu'on entend, comme à Domrémy tout proche, une parole qui jaillit, une résurgence. Des mots qu'on souffle, qui sonnent, mots d'une personne appelée Petturon, prince celte, qu'une pelleteuse tira de son sommeil, et que les archéologues tentent d'arracher à son séjour doré. C'est pourquoi il parle. La bouche pleine. De terre. De soi. De mots. Petit poisson mélancolique. Et surgissent devant nos yeux Grannica l'épouse, Padula l'indocile, Claude Gellée dit le Lorrain, la ligne de partage des eaux et l'immense forêt des Vosges.

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