• Video casse

    Gallice

    Parution : 31 Décembre 1989 - Entrée pnb : 5 Décembre 2015

    L'homme n'a plus de sourcils, comme une mémé trop fardée. La moitié de ses cheveux frisottés fume encore. Son visage violacé, noir par endroits, grimace, l'oeil fixé sur nous. J'attrape Sophie par la main, et nous recommençons à courir. Chaque foulée me résonne dans les genoux, puis dans la tête...

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  • L'objet de cet ouvrage est d'apporter aux professionnels de la gériatrie les repères théoriques et cliniques nécessaires au travail avec le couple formé par le patient âgé dépendant et l'aidant qui l'accompagne. Sous le mode de l'étude de cas,  des situations cliniques représentatives des étapes de la relation de dépendance sont chaque fois discutées selon deux grands axes  : l'analyse des interactions du couple aidé-aidé et les perspectives de son accompagnement en fonction des besoins de chacun de ses protagonistes, depuis le maintien à domicile jusqu'à l'entrée en institution et au-delà, à travers les relations de l'équipe soignante avec les familles.

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  • Guérande : la ville close

    Alain Gallicé; Michel Ganche

    Parution : 1 Janvier 1979 - Entrée pnb : 21 Juillet 2016

    La presqu'île guérandaise s'étend de la Loire à la Vilaine et de la Brière à l'océan, limites naturelles pour un ensemble aux dimensions modestes, d'environ 20 km2. En voici les richesses.

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  • L'histoire de l'école communale de la rue Vitruve, à Paris appartient manifestement à l'histoire de l'éducation au XXe siècle. Pendant une vingtaine d'années un groupe d'instituteurs publics y a conduit une aventure « pédagogique » qui demeure l'une des plus originales et des plus audacieuses qui soient après celle du cavalier seul Célestin Freinet. C'est sans-doute l'expérience d'enseignement la plus libérée des pièges de la pédagogie, peut-être la plus aboutie du siècle, du moins en France. Ces gens de Vitruve, que j'ai rencontrés en 1976 et 77, à l'époque de leur plein essor, m'ont profondément impréssionné et en quelque sorte émerveillé. Ils ont fait, concrètement, jour après jour, année après année, sans peur et presque sans reproches, ce que d'aucuns rêvaient alors, ou souhaitaient, ou disaient qu'il faudrait faire. Claude Duneton

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  • « On est déjà au début de l'automne... Paysan matinal, je me suis arrêté pour admirer et pour méditer sur le présent, mais aussi sur le passé... » Si le temps est aussi un voyage, ce livre est une invitation au voyage. Une promenade en quelque sorte. À pas comptés. Lentement. Sans hâte. Cheminement dans un double pays : celui d'un massif savoyard, les Bauges, celui d'une mémoire, celle d'André Gallice. « Paysan, écrit-il, sa noblesse est d'avoir fait le pays » : elle est aussi de nous y convier, le temps et l'espace d'une halte, pour un partage. Car, à tourner une à une ces pages, le lecteur se sent peu à peu accueilli dans un pays, où la montagne a dicté - et dicte encore - sa loi. Dans un pays, où - là comme ailleurs - « le loup n'a jamais mangé l'hiver ».

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  • Le premier livre écrit, alors que j'étais encore en activité, s'appelait "Le loup n'a jamais mangé l'hiver", un dicton venu de loin dans le temps (peut-être même du temps où il y avait des loups), dont se souvenaient les vieux d'ici et ma grand-mère. En montagne, si l'hiver ne vient pas tôt, il vient tard ; de toute façon, le loup ne l'a jamais mangé. Sur la couverture, la saison d'hiver et les gamins sur le chemin de l'école. Le second, c'est le printemps, avec la dame qui « écote » son champ, pour ôter les feuilles mortes qui ne doivent pas rester dans une future récolte de foin que l'on veut de qualité. Le titre "Le borboyon du Grand Roc", appelé aussi "On n'emporte pas la terre à la semelle de ses souliers, n'a rien à voir avec ce travail et le râteau. Cette source vive est là-haut, dans la montagne que domine un imposant rocher. L'eau semble jaillir en faisant des bulles, mais « bouillon » en français n'aurait pas tout à fait le même sens : il s'applique aux livres qui n'ont pas marché commercialement. La faucheuse à cheval illustre la couverture du troisième. Cette machine, qui prit le relais de la faux jusqu'à la moto-faucheuse. Toute une tranche de la vie paysanne des gens de chez nous, qui ont toujours produit du lait comme activité principale, et devaient donc engranger du foin pour un long hiver. Cette faucheuse déborda de toute la période « entre deux guerres ». Les souvenirs d'un paysan de Savoie, ça ne manque pas ! Tout a évolué si vité ; en tout, mais plus encore en agriculture... Il devait donc, tout logiquement, arriver une quatrième saison : l'automne. Quelquefois, l'ordre est différent... On considère le printemps comme la première, ce serait donc l'hiver qui serait la dernière, mais quelle importance ! Elles se suivent, pressées. C'est l'impression que j'ai, rien n'arrêtera leur valse vagabonde.

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  • Un écrivain paysan ! Cette exception mérite d'être relevée. On le savait depuis la parution de son précédent ouvrage : Le loup n'a jamais mangé l'hiver, André Gallice a la passion d'écrire. Tous les jours : une heure le matin ou deux heures le soir. Son sujet ? non pas lui-même sur lequel il garde la plus grande discrétion (encore que, pour qui sait lire entre les lignes...) mais l'univers qui l'entoure : sa famille, ses voisins, sa communauté villageoise, sa petite patrie : Les Bauges, son pays : La Savoie ! Comme tout paysan, il observe en permanence la Nature et ce sont ses impressions qu'il livre avec un sentiment d'étonnement et une jubilation toujours renouvelée. Mais André Gallice juge aussi le monde tel qu'il est d'une façon à la fois sceptique et amusée où beaucoup de lecteurs issus de la Terre se reconnaîtront. Puisse son témoignage sur un monde rural qui disparaît être entendu par tous les « décideurs » qui organisent son renvoi aux oubliettes de l'histoire.

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  • Les mémoires d'André Gallice (3). Souvenirs d'un paysan de Savoie Nouv.

    « On n'emporte pas la terre à la semelle de ses souliers ». Ainsi raisonne André Gallice, écrivain-paysan, transportant avec lui la mémoire de générations et de générations de paysans, leurs expériences accumulées comme les pierres au fond d'un torrent... Mais « La nostalgie n'est plus ce qu'elle était », et on ne peut plus vivre aujourd'hui avec l'assurance du passé. Pour la première fois dans l'Histoire, il est possible que cette somme d'expériences, léguées par les siècles, disparaisse à tout jamais, comme rayée de la carte. Et que, nous posant la question : « Où sont les porteurs de terre ? Où sont les petits Savoyards ? », il n'y ait plus pour toute réponse : « Ils sont tous partis dans le passé » Alors, écoutons, encore une fois, André Gallice raconter une histoire : « Claude a lu dans le journal les avis de décès... la mort de son cousin Jean. Il a éteint la cigarette, a dit "Ah !" puis est resté un grand moment silencieux... »

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