• La Quatrième Blessure

    Jean De Bengy

    Parution : 1 Janvier 1982 - Entrée pnb : 20 Avril 2016

    Ce récit se déroule dans le cours d'une journée qui pourrait être un des derniers moments du monde s'enfonçant dans une fin sans espoir vers une des issues possibles de notre histoire, écrite dès l'instant où naquit la logique qui peut conduire à l'achèvement de la pensée comme à la destruction de toute vie, car, parvenue à un point donné, elle peut basculer sur un autre versant qui n'est pas l'absurde mais une autre face d'elle-même. La ville vidée de toute chose, gommée de tout signe, le palais préservé de tout défaut jusqu'à l'irréalité, chaque personnage et cet amour idéal parviennent à une forme de perfection qui est peut-être ce que, par ignorance, on appelle la folie ; ce n'est pas un hasard s'ils arrivent ensemble au bout de leur parcours à l'instant même où leur univers va disparaître, et eux avec lui. Alors, est-ce la logique qui est le véritable sujet ? ou cette quatrième blessure que va peut-être subir, après les trois premières imaginées par Freud, le visage narcissique de l'humanité, quand son histoire lui démontrera l'irréalité du pouvoir, aussi peu capable de maîtriser le cours du destin collectif que l'est la raison de guider une vie ? est-ce un livre d'amour, cet amour qui devient la seule voie de salut quand, au terme d'une longue errance commune, il tend vers l'impossible fusion des êtres ? à moins qu'il ne s'agisse d'un voyage autour des gestes qui transforment la matière, des marques infimes et des signes futiles qui font la mémoire, ou encore de ces étranges croisements entre sons, couleurs, musique et peinture sur le chemin des mots.

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  • Mémoire sur la culture du pêcher

    Charles-Austrégésile Bengy de Puyvallée

    Parution : 12 Avril 2016 - Entrée pnb : 10 Juin 2017

    Avant de parler de la taille et des opérations qui s'y rattachent, je dois faire observer qu'il est impossible de bien tailler, et de donner à un arbre les soins de culture qu'il exige, si l'on ne connaît pas son mode de végétation en particulier et en général la marche de la sève dans les arbres. Nous allons donc nous occuper d'abord de ces deux objets.La végétation du pêcher a dans sa marche quatre périodes bien marquées et qu'il est essentiel de connaître.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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  • Mémoire sur la culture du pêcher

    Charles-Austrégésile Bengy de Puyvallée

    Parution : 10 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    « Si le pêcher, dit Duhamel, n'est pas originaire de notre pays, il y est si bien naturalisé qu'il ne conserve d'exotique que son nom de Persica. Nous ajouterons qu'il a acquis parmi nous, et par suite d'une culture prolongée, des qualités qui sont propres au doux climat de la France. Ce n'est en effet que dans la température où nous nous trouvons que la pêche offre cette chair fine et fondante qui en fait le mérite. Dans le midi de l'Europe, où là chaleur du soleil donne aux fruits des sucs plus concentrés et un arôme plus prononcé, cette même chaleur dessécherait nos espèces délicates, et en rendrait la chair amère et pâteuse. Aussi voit-on en Italie, et même déjà dans le midi de la France, beaucoup de pavies qui d'ailleurs sont excellents, mais non de ces pêches à chair fondante et succulente qui sont l'heureux partage du centre et du nord de la France.
    Mais si la pêche est devenue un fruit indigène dans nos contrées, elle n'a pas toujours présenté les qualités précieuses qui lui assurent le premier rang parmi nos meilleurs fruits. C'est à la culture en espalier qu'elle les doit, et cette culture n'a pas toujours existé. Laquintinie, qui vivait sous Louis XIV, assure que de son temps elle était très-récente, et jusqu'à cette époque on ne connaissait en pêches que ce que nous appelons encore aujourd'hui pêches de vignes. L'expérience ayant appris combien, sur un mur bien exposé, ce fruit acquérait de beauté, combien ses produits annuels étaient plus faciles à préserver des contrariétés fâcheuses de nos printemps, chacun s'empressa d'adopter cette culture nouvelle ; mais on débuta par des erreurs, et ces erreurs se sont tellement perpétuées jusqu'à nous que leur histoire paraît être celle de tous nos jardins d'aujourd'hui. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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