• L'autre Rome XII-XIV siècle

    Jean-Claude Maire Vigueur

    Parution : 25 Février 2015 - Entrée pnb : 7 Avril 2018

    Masquée par la cité antique et les volutes de l'âge baroque, la Rome médiévale a trop longtemps souffert d'un discrédit. Dès la Renaissance, l'image d'une ville à l'abandon et couverte de ruines avait été largement diffusée. Beaucoup se complaisaient à souligner l'avidité, la mesquinerie, l'ignorance des Romains du Moyen Âge et à opposer leurs vices aux vertus héroïques de leurs lointains ancêtres. La ville éternelle et ses habitants méritaient un autre traitement. Son histoire devait être réétudiée, pour rejoindre celle des plus grands centres urbains de l'Italie communale : Florence, Gênes ou Venise. C'est le pari que relève Jean-Claude Maire Vigueur, nous restituant enfin la Rome largement inconnue des XIIe, XIIIe et XIVe siècles.
    Dans cette synthèse, non dénuée d'humour, c'est toute l'expérience communale romaine qui nous est contée. Se côtoient alors barons et chefs du popolo, grands propriétaires terriens et simples journaliers, riches marchands, cardinaux et artistes, dans un décor mêlant constructions antiques et campaniles médiévaux, somptueuses cérémonies religieuses et fêtes de quartiers folkloriques. Ils redonnent enfin à la Rome médiévale, au-delà des clichés et des préjugés, toutes les couleurs de son temps.

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  • Entre 1391 et 1425, trois femmes sont décapitées sur ordre de leurs maris. Épouses de trois des plus grands seigneurs de l'Italie de la Renaissance - Mantoue, Milan, Ferrare -, Agnese Visconti, Beatrice de Tende et Parisina Malatesta sont exécutées pour cause d'adultère. Pourtant, aucune femme infidèle ne subissait alors un tel châtiment et, autre étrangeté, loin de dissimuler ces mises à mort, les trois seigneurs les rendent au contraire publiques. Il y a là une énigme historique qu'Élisabeth Crouzet-Pavan et Jean-Claude Maire Vigueur entendent bien élucider. Ces trois femmes ont certes trahi les liens du mariage, mais elles sont surtout coupables d'avoir tenté de prendre une part active aux grandes innovations politiques et culturelles de leur temps. Elles sont châtiées pour avoir voulu transgresser le statut traditionnellement effacé de « l'épouse du seigneur. En les faisant périr, leurs maris réaffirment symboliquement leur pouvoir de princes.Cette enquête passionnante sur les moeurs, les pratiques culturelles et l'autorité des seigneuries florissantes de la Renaissance italienne est aussi une contribution importante à l'histoire des femmes. C'est l'Italie de la première Renaissance, l'Italie des violences des hommes, mais aussi de l'humanisme naissant et de la passion pour les arts, qui est au coeur de ces trois tragédies féminines.

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