• Rendez-vous à Parme

    Michèle Lesbre

    Parution : 7 Février 2019 - Entrée pnb : 26 Janvier 2019

    Dans les cartons de livres que lui a légués Léo, un vieil ami avec qui elle partageait la passion du théâtre, la narratrice découvre un exemplaire de La Chartreuse de Parme. Les premières pages la ramènent à l'été de ses quatorze ans, quand un homme de l'âge de son père lui lisait le roman à haute voix sur une plage. À la fin de la saison, il lui avait murmuré : « Quand vous serez plus grande, vous irez à Parme, il faut lire ce roman de Stendhal à Parme. » Des années plus tard, elle décide d'obéir à cette affectueuse injonction. Laissant désemparé l'homme qu'elle vient de rencontrer, elle prend seule le train pour l'Italie. Dans la sereine ville de Parme, la ferveur de ses préparatifs s'est évanouie. Mais, lorsqu'elle pénètre dans le théâtre Farnèse, son voyage soudain revêt un autre sens : sur la scène vide, défilent les silhouettes absentes dont les spectacles ont tant compté. Patrice Chéreau, Philippe Clévenot, Václav Havel, Tadeusz Kantor, Peter Brook et tant d'autres l'emportent dans une belle sarabande. Plutôt que celles, bien loin, de La Chartreuse de Parme, elle est venue suivre ici les traces d'un passé qui lui est essentiel. Le théâtre dès lors guide sa mémoire, envahit son séjour, l'apaise, et l'entraîne vers le présent. Quand, sur une impulsion, elle demande à son amant parisien de la rejoindre, un autre voyage peut commencer... Rendez-vous à Parme est un roman lumineux sur le désir, une invitation à vivre, comme au théâtre, tous les possibles.

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  • Chemins

    Michèle Lesbre

    Parution : 5 Février 2015 - Entrée pnb : 22 Mars 2017

    « J'ai trois ans. Un homme qui me paraît immense entre dans la minuscule cuisine de l'appartement rue du Souci à Poitiers, me prend dans ses bras, je ne l'ai jamais vu. Ma mère me demande de l'appeler papa. C'est mon père. »
    Des années après la mort de son père, dont l'apparition s'impose dès les premières phrases de son nouveau roman, Michèle Lesbre tente de se réconcilier enfin avec son « intime étranger », ce père qu'elle a si peu et si mal connu.
    Assis sous un réverbère, un homme bien mis, pipe à la main, est totalement absorbé par sa lecture. La scène est insolite, la silhouette presque familière, et quand la narratrice, intriguée, parvient à déchiffrer le titre de l'ouvrage, le passé la submerge. Scènes de la vie de bohème, d'Henry Murger, ne quittait pas le bureau de son père, et elle s'était souvent étonnée, sans oser lui poser la question, qu'il l'évoque comme un livre « qui était toute sa jeunesse ». Quel rapport entre les aventures de quatre joyeux drilles à l'humeur frondeuse et l'homme tourmenté dont elle n'a jamais percé la part de mystère ?
    Avec le projet de lire enfin Murger, qui attendait son heure, elle s'engage dans un voyage rythmé de paisibles étapes le long d'un canal. Son imagination et sa mémoire dérivent au fil de l'eau et des rencontres - une gardienne de vaches, un éclusier tendre et un peu menteur, un délicieux couple de mariniers... Mais elle ne s'arrêtera jamais très longtemps auprès d'aucun de ceux-là. Elle sait qu'ils la mènent à un autre rendez-vous, bien plus essentiel, avec ce père qui un jour fut un jeune homme insouciant, rêvant de la vie de bohème.
    Chemins est une bouleversante quête du père, et un très beau roman des origines.

    Après Écoute la pluie et Victor Dojlida, une vie dans l'ombre, tous deux parus en février 2013, Chemins est le dixième livre de Michèle Lesbre que publie Sabine Wespieser éditeur.

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  • écoute la pluie

    Michèle Lesbre

    Parution : 7 Février 2013 - Entrée pnb : 22 Mars 2017

    « Puis le ronflement sourd de la rame qui s'approchait à grande vitesse a provoqué un frémissement parmi les rares voyageurs. Le vieil homme s'est tourné vers moi avec toujours ce sourire limpide, j'ai cru qu'il allait me demander quelque chose, mais il a sauté sur les rails comme un enfant qui enjambe un buisson, avec la même légèreté. »
    Avant que le vieil homme ne se jette sur la voie en lui adressant son dernier sourire, la narratrice partait rejoindre l'homme qu'elle aime à l'hôtel des Embruns. Le choc a fait tout basculer. Plutôt que d'aller à la gare, elle s'enfonce dans les rues de Paris pour une longue errance nocturne sous l'orage. Revenue chez elle au petit matin, toujours incapable d'expliquer à son amant pourquoi elle n'était pas au rendez-vous, elle murmure à son intention le récit de sa nuit blanche. Lui, le photographe pour qui les mots ne sont jamais à la hauteur, sera-t-il capable de comprendre l'énigmatique message qu'elle finit par lui laisser : « Écoute la pluie » ?
    Avec ce roman dense et bouleversant, Michèle Lesbre poursuit une oeuvre lumineuse qu'éclaire le sentiment du désir et de l'urgence de vivre.

    Ce douzième livre a été inspiré à Michèle Lesbre par le « petit monsieur de la station Gambetta » à qui est dédié Le Canapé rouge (Sabine Wespieser éditeur, 2007). En même temps que ce nouveau roman, reparaît un récit publié pour la première fois en 2001, hommage à un autre disparu, Victor Dojlida, une vie dans l'ombre.
    L'essentiel de l'oeuvre de Michèle Lesbre, qui vit à Paris, est réuni dans le catalogue de Sabine Wespieser éditeur.

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  • Chère brigande (Lettre à Marion du Faouët)

    Michèle Lesbre

    Parution : 2 Février 2017 - Entrée pnb : 22 Mars 2017

    La silhouette libre et rebelle de Marion du Faouët, « Robin des bois » bretonne qui, dans les premières années du XVIIIe siècle, prenait aux riches pour redistribuer aux pauvres, a toujours fasciné Michèle Lesbre.
    Parce qu'une femme aux cheveux roux prénommée Marion, qui avait élu domicile dans une boutique désaffectée en bas de chez elle, a soudain disparu, les traits de l'autre Marion, la « chère brigande », se superposent à ceux de la SDF parisienne. L'écrivain décide alors de partir sur les traces de l'insoumise bretonne, qui mourut sur le gibet à trente-huit ans, lui adressant, pour conjurer l'injustice du monde et sa propre impuissance, une longue lettre.
    À la faveur du trajet en train vers Quimper, les souvenirs d'une autre époque de sa vie resurgissent, quand, jeune militante, elle manifestait contre la guerre d'Algérie ou, institutrice, elle apprenait à lire aux enfants. La vie de Marion agit comme un miroir tendu à ses utopies et à ses révoltes passées : à dix-huit ans, Marion, elle, créait une bande de brigands. Avec des comparses recrutés parmi ses proches, elle allait écumer les bois et redresser les torts. Le Faouët, les monts d'Arrée, Quimper : tous ces lieux, où Marion a vécu et que l'enquêteuse arpente, ravivent la vaillance et l'impétueuse générosité de son héroïne.
    Michèle Lesbre, dans ce texte lumineux, laisse sonner le rire frondeur d'une gamine formée à l'école de la vie, d'une grande amoureuse et d'une femme qui a lutté à sa façon contre une misère choquante. Une belle manière de nous parler d'elle, de nous, du monde dans lequel nous vivons.
    Sa lettre s'achève ainsi : Dors tranquille, chère brigande, tu m'as sauvée pendant quelques jours de notre démocratie malade, des grands voleurs qui, eux, ne sont presque jamais punis parce qu'ils sont puissants, de ce monde en péril. Tu n'étais pas un ange, mais les anges n'existent pas.

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  • Victor Dojlida, une vie dans l'ombre

    Michèle Lesbre

    Parution : 7 Février 2013 - Entrée pnb : 22 Mars 2017

    « Victor, le 26 septembre 1989, à sept heures du matin, les portes de la prison de Poissy s'ouvraient pour toi, et la rue te rendait une liberté tardive... Quelques semaines après, le mur de Berlin tombait... Ah, les beaux jours de cet automne-là ! Car il faut bien que les portes s'ouvrent, que les murs s'écroulent, quand ils empêchent les hommes de vivre... »
    Michèle Lesbre a rencontré Victor Dojlida à sa sortie de prison et l'a côtoyé jusqu'à sa mort en 1997. Bouleversée par le destin de cet éternel rebelle dont la vie a été brisée par la guerre et les désillusions, elle est partie sur ses traces, a exploré les archives et s'est surtout souvenue de leurs conversations, pour lui rendre cet hommage personnel.
    Victor Dojlida est né en Biélorussie en 1926. Il a trois ans quand sa famille émigre en Lorraine, où son père est d'abord employé à la mine, puis aux aciéries. Quand, le 10 mai 1940, la première bombe s'écrase sur Homécourt, l'école ferme. Victor a quatorze ans, il ne passera pas le certificat d'études, mais il entre aux FTP-MOI, les Francs-tireurs et partisans de la main-d'oeuvre immigrée. En février 1944, son réseau est dénoncé. C'est la déportation et les camps, où il voit mourir son copain Stanis. Il a presque vingt ans quand il revient. Le juge qui l'a livré à la Gestapo et le policier qui l'a dénoncé sont encore en place. Pour lui qui est rescapé de l'enfer, ce n'est pas supportable. C'est alors que commence l'enchaînement des faits qui le conduiront en prison pendant quarante ans.

    Victor Dojlida, une vie dans l'ombre a été publié pour la première fois en 2001, par les éditions Noésis. Sabine Wespieser éditeur le réédite aujourd'hui, en même temps que paraît le douzième roman de Michèle Lesbre, Écoute la pluie, hommage à un autre disparu, anonyme celui-ci.
    L'essentiel de l'oeuvre de Michèle Lesbre, qui vit à Paris, est réuni dans le catalogue de Sabine Wespieser éditeur.

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  • Un homme assis

    Michèle Lesbre

    Parution : 1 Janvier 1993 - Entrée pnb : 4 Juillet 2019

    Place des Abbesses, à Paris. Des hommes et des femmes, aux nuques lestées par leur passé, s'épient, se croisent, se parlent sans se répondre, et parfois, même, nouent des relations qui, en d'autres temps, auraient pu être amicales ou amoureuses. Qu'ils aient été artistes, truands, prostituées ou anonymes de la vie qui passe, tous s'accrochent à l'image qu'ils ont rêvée d'eux-mêmes. Bien qu'ils jouent désormais les prolongations, ils ne semblent pas guéris du sentiment d'enfance. Michèle Lesbre a tissé avec tous ses personnages un roman noir, rapide, incisif, dont le dénouement surprendra nombre de lecteurs. Un homme assis est le second roman de Michèle Lesbre.

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