Langue française

  • L'odyssée

    Homère

    Parution : 24 Février 2016 - Entrée pnb : 25 Février 2016

    L'Odyssée relate le retour chez lui du héros Ulysse, qui, après la guerre de Troie dans laquelle il a joué un rôle déterminant, met dix ans à revenir dans son île d'Ithaque, pour y retrouver son épouse Pénélope, qu'il délivre des prétendants, et son fils Télémaque. Au cours de son voyage sur mer, rendu périlleux par le courroux du dieu Poséidon, Ulysse rencontre de nombreux personnages mythologiques, comme la nymphe Calypso, la princesse Nausicaa, les Cyclopes, la magicienne Circé et les sirènes. L'épopée contient aussi un certain nombre d'épisodes qui complètent le récit de la guerre de Troie, par exemple la construction du cheval de Troie et la chute de la ville, qui ne sont pas évoquées dans l'Iliade.

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  • Les misérables

    Victor Hugo

    Parution : 11 Septembre 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Les Misérables, tome 1, Fantine. L'action se déroule en France au cours de la première moitié du XIXe siècle, encadrée par les deux grands combats que sont la bataille de Waterloo (1815) et les émeutes de juin 1832. On y suit, pendant cinq tomes, la vie de Jean Valjean, de sa sortie du bagne jusqu'à sa mort. Autour de lui gravitent les personnages dont certains vont donner leur nom aux différents tomes du roman, témoins de la misère de ce siècle, misérables eux-mêmes ou proches de la misère : Fantine, Cosette, Marius, mais aussi les Thénardier (dont Éponine, Azelma et Gavroche) ainsi que le représentant de la loi, Javert.

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  • L'iliade

    Homère

    Parution : 24 Février 2016 - Entrée pnb : 25 Février 2016

    La guerre de Troie dure depuis bientôt dix ans. Elle oppose les Achéens venus de toute la Grèce, aux Troyens et leurs alliés. Face à la cité fortifiée, les centaines de navires des assiégeants reposent sur la plage et leur servent de campement. L'Iliade relate, dans l'ordre chronologique, six journées et nuits de la guerre ; le chant XXIV se déroule douze jours après les événements du chant XXIII.

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  • David Copperfield

    Charles Dickens

    Parution : 1 Mars 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    David Copperfield
    Charles Dickens
    Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    David Copperfield mène une vie heureuse dans la campagne, avec sa mère et sa nourrice, Pegotty. Son père meurt avant sa naissance. Lorsque la mère de David se remarie avec M. Murdstone, David est battu et maltraité par son beau père. M. Murdstone s'installe avec sa soeur très sévère, Mlle Murdstone, et ils décident de s'occuper de l'apprentissage de l'enfant. David est soumis à des répétitions de leçon cruelles : il est battu à chaque faute qu'il fait. David vit alors un enfer et grandit dans la peur de son beau-père. Un jour, au cours d'une dispute violente, David mord la main de son beau-père. Il est alors envoyé dans une pension très dure et doit faire face à la cruauté de M. Creackle, mais rien n'est pire que de vivre avec son beau père pour lui. David a alors 12 ans. En pension, il fait la connaissance de deux camarades, Steerforth et Traddles et se lie d'amitié avec eux. Il apprend que sa mère est morte subitement d'une maladie. David se retrouve alors seul, orphelin. M. Murdstone ne voulant payer lui-même la pension, envoie David dans une usine à Londres. Là bas il est contraint de nettoyer les bouteilles de l'entreprise Murdstone et Grinby pour un misérable salaire d'ouvrier. Il ne trouve le réconfort qu'auprès de Micwanber. Cependant, l'entreprise fait faillite et il décide de rejoindre sa tante, Betsey, à Douvres. Elle obtient sa garde après de longues négociations avec le beau père de David. Il peut désormais recevoir une éducation correcte chez l'avocat de Betsey. Grâce a l'aide de sa tante et de ses amis, David devient un écrivain a succès. Le roman est écrit à la première personne, racontant l'enfance, l'adolescence et la vie de jeune adulte de David Copperfield.
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

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  • L'enfance d'une Parisienne

    Julia Daudet

    Parution : 8 Décembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    BnF collection ebooks - "Rien n'est doux comme les enfances heureuses dans les familles pleines de traditions, où les béguins des jeunes mères, soigneusement conservés, entourent de leurs dentelles un peu jaunies le visage rose des derniers venus ; où l'on habite trente ans de suite les mêmes maisons, en gardant tous ses amis, en célébrant toutes les fêtes..."

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  • Blanche t.2 ; Blanche et la bague maudite

    Hervé Jubert

    Parution : 1 Juin 2014 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    1871. La Commune est terminée. Amoureuse d'Alphonse, futur ingénieur, la jeune Blanche garde le goût du mystère et des enquêtes. Avec son oncle le commissaire Loiseau, elle suit la trace d'une bague fabuleuse, « l'oeil du grand khan », convoitée par le cartel de l'Hydre qui réunit les voyous les plus dangereux de la capitale. Au cours de ses investigations, elle croise aussi le roi des miséreux... Qui mettra la main le premier sur la bague maudite ?
     
    Le deuxième volume de la trilogie Blanche d'Hervé Jubert où suspense, enquête policière, fantastique et histoire se mêlent avec harmonie. Héroïne moderne, émancipée et curieuse, Blanche la cartésienne croise sur sa route une multitude de figures originales. L'occasion pour le lecteur de découvrir les bas-fonds d'un Paris criminel tout en perçant une énigme sophistiquée...

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  • Blanche t.3 ; Blanche et le vampire de Paris

    Hervé Jubert

    Parution : 1 Juillet 2014 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    1873. Blanche vient d'épouser Alphonse Petit mais ne se satisfait pas de sa quiétude domestique. Sa rencontre avec une jeune blanchisseuse analphabète, Camille, la pousse à enquêter sur un certain Philémon de Saint-Auban... que son oncle commissaire retrouve mort, vidé de son sang ! Bientôt la capitale bruisse d'une terrible rumeur : un vampire sévirait dans la ville. Faisant fi des redoutables articles du journaliste Cavendish, Blanche se plonge, à ses risques et périls, dans les secrets de Camille...
     La fin de la trilogie Blanche d'Hervé Jubert où suspense, enquête policière, fantastique et histoire se mêlent avec harmonie. Héroïne moderne, émancipée et curieuse, Blanche la cartésienne fait  montre de perspicacité et même de génie. L'occasion pour le lecteur de découvrir les bas-fonds d'un Paris criminel tout en perçant une énigme sophistiquée...

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  • Ce livre propose des témoignages d'enfants de huit à dix-huit ans qui vivent en Israël, qu'ils soient palestiniens dans les territoires occupés, ou israéliens. Un témoignage d'un enfant d'un peuple alterne avec celui de l'autre peuple. L'auteur ne prend pas parti ; il laisse la parole aux enfants qui témoignent avec spontanéité de la situation dramatique qui règne au Proche-Orient.

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  • Les errants t.2 ; évolution

    Denis Labbé

    Parution : 12 Décembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015




    « Enfermés dehors... Aux portes de nos foyers, dans une ville familière mais infestée d'Errants... Qu'allions-nous faire ? »

    Après avoir réchappés aux premiers massacres, Marion et ses amis arrivent enfin à Lunéville, certains d'y retrouver leurs proches et un havre de paix.
    Pourtant dès leur arrivée, tout ne se passe pas comme prévu.
    Non seulement les zombies sont partout, mais en plus certains semblent avoir muté. D'abri, ils ne trouvent qu'un village en état de siège, dans lequel ils devront redoubler d'astuces et de forces, compter sur de nouveaux alliés et se serrer les coudes malgré les tensions, tout ça dans l'unique but de survivre.

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  • Monstre t.1 ; coeur de harpie

    ,

    Parution : 1 Mars 2014 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015











    Couverture : Magali Villeneuve
    ISBN 978-2-7002-4641-4
    © RAGEOT-ÉDITEUR – Paris, 2014.
    Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
    Loi no 49-956 du 16-07-1949 sur les publications destinées à la jeunesse.








    Au-dessus de l’Atlantique,
    quelque part sur le 38e parallèle,
    de nos jours
    – Ici G-ANGEL. Je répète. Ici G-ANGEL.
    – Ici Lisbonne. Nous vous écoutons G-ANGEL.
    – Je suis sur le 90 à 7 000 pieds. Je conserve mon cap en direction des Açores. Je m’apprête à quitter votre fréquence.
    – Bien reçu G-ANGEL. Bonne route à vous.
    Darius Tindelli coupe sa radio et contrôle ses instruments de bord. Mille kilomètres d’océan et de ténèbres le séparent de la prochaine balise. Contrairement aux règlements aéronautiques, lorsqu’il sera à portée, il omettra de signaler sa présence, son altitude et sa destination. Il basculera sur l’aile à l’aplomb de la troisième île de l’archipel pour voler plein sud jusqu’à la limite du rayon d’action de son Piper Aztec.
    Le contrôleur aérien dont il graisse la patte notera que Darius Tindelli, fondateur et PDG de l’empire Tindelli, leader mondial dans les domaines de l’électronique, du divertissement et des médias, s’est posé à l’aéroport de Ponta Delgada après une escale à Lisbonne, comme l’indiquait son plan de vol au départ de Londres. En réalité, le milliardaire sera sur l’île, son île, le sanctuaire.
    Pour l’heure, il profite.
    De la solitude.
    Du ronron du moteur et des hélices.
    De la nuit sans lune qui l’environne de toutes parts.
    Darius adore ce moment, quand il vole entre les balises. Coupé du monde. Il a l’impression de retrouver sa place et sa mesure sur cette planète dont il est l’un des maîtres d’après le magazine Forbes. Il sourit à cette pensée… et revient à la réalité.
    Il branche son MP3 sur la radio, choisit Heroes de David Bowie, morceau qui l’a toujours transporté, le met à fond. Il chante à tue-tête tout en jouant avec les gouvernes de son appareil. Le Piper danse une valse avec les étoiles. Darius Tindelli, hilare, affirme avec le chanteur :
    – We could be heroes, just for one day !!!
    Fin du single.
    Le calme revient dans le cockpit.
    – Qu’est-ce qu’on écoute maintenant ?
    Les Clash s’imposent. London calling. Il s’apprête à le lancer. Une lueur, dans le lointain, arrête son geste.
    Darius a volé sous toutes les latitudes et par tous les temps. Il a affronté les Bermudes qui rendent les instruments fous. Il a été pris dans un orage au-dessus du Guatemala et a cru sa dernière heure venue. Les feux de Saint-Elme ont dansé sur son pare-brise alors qu’il traversait les Alpes autrichiennes. Mais ce qu’il aperçoit, droit devant, est nouveau pour lui.
    Cela ressemble à un filet de lait versé dans un récipient d’eau aussi noire que de l’encre, créant comme une vision accélérée d’une formation de nuages. Un lait mauve s’étendant en anneau, se dilatant, se boursouflant. Dans cette masse impossible, crépitent des dizaines d’éclairs.
    Des éclairs aussi il en a vu. Par milliers. Jetés comme des tridents vers la terre. Dressant des passerelles dans la colonne de fumée d’un volcan en éruption.
    « Trois mille orages parcourent notre planète en permanence », se rappelle-t-il. Où a-t-il lu cette information parfaitement inutile mais fascinante ? Trois mille orages…
    Celui-là est hors catégorie. Il ne ressemble à aucun autre. Les éclairs qui illuminent son ventre dessinent des lettres appartenant à une langue morte, oubliée, proscrite.
    Ils lui envoient un message.
    Un faire-part de décès.
    Une invitation pour le grand saut.
    – Nom de Dieu de bordel de merde.
    Darius désactive le pilote automatique, bascule l’appareil sur son aile gauche, effectue un 380 degrés. L’anneau violacé animé d’une rage lumineuse l’emprisonne de toutes parts. Il est piégé. Il ne passera ni par-dessous ni par-dessus. Le puits, vertigineux, lie désormais le ciel à la mer et occulte les étoiles.
    Darius rebranche sa radio et explore les fréquences.
    – Mayday, lance-t-il. G-ANGEL lance un Mayday. Je répète…
    Seuls les grésillements lui répondent. Et un rire…
    Darius éteint sa radio. Ses mains tremblent. Il tente de réfléchir.
    S’il plonge vers l’océan, il peut tenter un amerrissage. Son Piper est équipé de flotteurs. Il ne doit pas être à plus de cent miles nautiques de la première île. Même si son Piper se casse en touchant l’eau et qu’il coule dans la foulée, revêtu d’un gilet de sauvetage, Darius pourra flotter et être repéré à temps. Il sort le gilet casé sous son siège et l’enfile. Puis il fait piquer le nez de son appareil.
    Le puits violet se transforme en tunnel. Les éclairs dessinent sur sa route une forêt de lianes incandescentes. Ils le cherchent. Ils essayent de l’attraper.
    Le Piper Aztec est frappé une première fois. La cage de Faraday encaisse le choc. Un deuxième puis un troisième impacts ont raison des instruments. De la fumée s’échappe du tableau de bord.
    « Je vais mourir », comprend enfin le milliardaire de quarante-cinq ans.
    Les éclairs illuminent le cockpit par intermittence. Des visages ricanent dans les parois mauves. Un coup énorme est porté contre le Piper dont les moteurs crachent des flammes. L’aile gauche est emportée. L’avion part en vrille. Darius, au bord de l’évanouissement, s’accroche à ses accoudoirs, les dents serrées.
    Il pense à Prudence.
    Il pense aux monstres.
    Il pense à Milo.
    Le Piper se déchire en deux. Darius est arraché à son siège et happé par le gouffre. Il tombe. Les démons l’escortent vers la mort en formant autour de lui une ronde macabre.

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  • Blanche t.1

    Hervé Jubert

    Parution : 1 Mai 2014 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015








     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Une première version de ce roman a paru
    en grand format sous le titre
    Blanche ou la triple contrainte de l’Enfer
    aux éditions Albin Michel en 2005.
     
    Couverture : Miguel Coimbra.
     
     
     
    ISBN : 978-2-7002-4801-2
    ISSN : 1772-5771
     
     
     
    © RAGEOT-ÉDITEUR – Paris, 2014.
    Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
    Loi no 49-956 du 16-07-1949 sur les publications destinées à la jeunesse.

    Avant toute chose
    Paris, bois de Vincennes, 1851
    L’homme fut surpris par l’orage alors que deux lieues de bois profonds l’entouraient de toutes parts. La pluie se mit à tomber dru en même temps que le premier éclair. Il était trop tard pour faire demi-tour. Ç’aurait été trop bête, si près du but. Il rabattit le capuchon de sa cape, en serra le nœud, raffermit sa prise sur son bâton de marche et siffla entre ses dents pour appeler le lynx.
    L’animal sauta d’un arbre tout proche à ses pieds. Son poil fauve se dressait sous l’effet de l’électricité qui saturait l’atmosphère. Son museau barbouillé de sang indiquait qu’un rongeur inoffensif venait de croiser sa route.
    – Au chêne, enjoignit l’homme. Par le chemin le plus court.
    Le lynx ouvrait la marche avec assurance. Iouri le suivait, courbant l’échine à chaque éclair.
    Un bosquet dessinait une barre plus noire que le ciel droit devant eux. Il suffisait de le traverser pour atteindre le cœur de cette forêt où les égorgeurs des barrières hésitaient à se rendre.
    Iouri sentit le contact rassurant du couteau battre contre sa cuisse. Sa carrure de colosse lui avait jusqu’à présent épargné bien des déboires. Et le gros chat sauvage qui l’accompagnait en dissuaderait plus d’un. N’empêche. Il jetait autour de lui des coups d’œil nerveux.
    Une certaine inquiétude le saisit lorsqu’il s’engagea sous le couvert des arbres dont les hautes branches malmenées par le vent cognaient comme mille squelettes essayant de démêler leurs os.
    Le lynx ne l’avait pas attendu, tout à sa joie de gambader librement hors des grilles de la ménagerie. Cette balade, c’était une fleur que le gardien lui accordait. En échange, il ne s’échapperait pas et le raccompagnerait au Jardin des Plantes où il réintégrerait sa cage.
    L’allée des Pendus. Les platanes jetaient leurs branches au-dessus du tapis de feuilles mortes. L’allée portait parfaitement son nom.
    Le but de Iouri : la souche du grand chêne. Une dizaine de Parisiens s’étaient pendus à l’arbre maudit l’an passé avant qu’on ne se décide enfin à le scier à la base.
    Il attrapa la sente qui zigzaguait entre deux rangées d’ormes vers l’endroit où la clairière du grand chêne s’ouvrait. La pluie s’était éloignée. L’orage tonnait maintenant sur Paris.
    Iouri rabattit son capuchon sur ses épaules pour inhaler les odeurs de terre gorgée d’humidité. Il était impatient de cueillir les champignons qu’il savait trouver près de l’arbre où saint Louis avait peut-être rendu la justice, impatient de les mêler à l’eau tiède et au lait, impatient de les tourner et retourner avec amour pendant sept jours, impatient de déguster le résultat de cette manipulation étrange en agréable compagnie.
    Le vin de champignon était l’une des traditions qu’il avait rapportées de sa Sibérie natale. Et pour rien au monde il n’aurait raté ce rendez-vous annuel qui lui permettait de renouveler sa modeste cave. Le kéfir 1851, chai de la ménagerie, serait une grande cuvée.
    Il s’arrêta près du dernier orme. Le lynx l’y attendait, les moustaches frémissantes. Il fixait la souche énorme, dans la pénombre. Instinctivement, Iouri chercha des traces d’animaux sur le sol.
    – Si c’est le chevreuil que tu as repéré, interdit de l’attaquer. Le dernier de Vincennes mourra de sa belle mort.
    Le lynx ne s’intéressait pas au chevreuil, mais à ce qui se passait là-bas, à cinquante pas. Une scène anormale se déroulait près de la souche. Iouri s’accroupit et posa une main sur l’échine du lynx.
    Il vit la pierre plate qu’on appelait l’autel de Teutatès, l’enfant allongé dessus.
    Il vit les adolescents qui le tenaient par les bras et par les jambes.
    Il vit les autres disposés en demi-cercle autour de la pierre.
    Il vit l’un d’eux soulever un livre, l’embrasser, le ranger dans une poche, exhiber un couteau.
    Il y eut un éclair blanc, un grondement de tonnerre. Le couteau s’enfonça dans la poitrine de l’enfant dont le corps se raidit sous la douleur.
    L’officiant retirait la lame sombre. La victime ne bougeait plus, les bras ballants. Iouri réagit enfin.
    – Attaque !
    Le lynx franchit la distance qui le séparait du chêne en trois bonds et sauta au visage du sacrificateur pour le labourer à coups de griffes. Les silhouettes se dispersèrent dans les bois. Le lynx partit à leur poursuite.
    – Espèce de raskolnik ! se morigéna Iouri, pleurant de rage à l’idée qu’il aurait pu sauver l’enfant.
    Il courut jusqu’à la pierre. La pluie avait collé des boucles brunes en forme d’accroche-cœur sur le front du gamin. Quel âge avait-il ? Huit ? Dix ans ? Ses traits étaient fins, presque féminins. Sa chemise ouverte montrait une plaie béante à l’emplacement du cœur. Elle ne saignait pas.
    Le lynx revint de sa chasse et sauta sur la pierre pour renifler le visage du garçon. Iouri se demandait quoi faire. Le ramener en ville ? Prévenir la police ? Il venait d’être témoin d’une messe noire, d’un crime abominable.
    Il glissa ses bras sous le corps léger comme une plume.
    Iouri se figea.
    Dans le ciel, les nuages filaient devant la lune, donnant à la scène des éclats d’obsidienne et de métal froid.
    L’enfant avait ouvert les yeux. Il fixait le gardien du Jardin des Plantes.
    – Aidez-moi, implora-t-il.
    Les bourreaux pouvaient revenir à tout moment.
    L’homme plaqua le petit corps contre lui et courut vers la ville. Le lynx, sur ses talons, feulait en direction des ombres.

    ≈ I ≈
    Où tout commence
    avec un conformateur
    de chapelier
    1
    Paris, 1870
    Ceux qui se pressaient dans le hall de la gare Montparnasse chargés de ballots, de sacs en tissu et de grappes d’enfants n’avaient qu’une idée en tête : quitter Paris. Un train de quinze wagons attendait le long d’un des quais, gardé par des contrôleurs formant une chaîne au coude à coude.

    Les heureux possesseurs d’un billet tentaient de se frayer un chemin dans la cohue. Des familles, pour la plupart, à l’organisation invariable : le père fendant l’obstacle, son haut-de-forme en guise de balise, agitant ses billets dans le ciel de la gare, la mère faisant voiture-balai et s’assurant que sa progéniture ne s’éloignait pas du chemin éphémère. Telle la famille Paichain qui s’était envolée de la rue Neuve-des-Petits-Champs pour fuir la capitale assiégée.
    L’armée prussienne marchait sur Paris. Dans quelques heures, la ville serait encerclée, coupée du reste du monde.
    Robert Paichain, en tête, voyait la barricade de contrôleurs, ensuite les voitures grenat, jaune et vert, enfin la locomotive noyée dans un nuage de vapeur.
    Accrochée aux basques de sa redingote, Bernadette, vingt et un ans, avançait les yeux fermés. L’expérience de la foule s’apparentait, dans son esprit, à un pur cauchemar.
    Berthe, douze ans, tenait l’aînée par la main. Elle contemplait cette forêt de corps compressés avec stupeur.
    Mme Paichain – Madeleine Loiseau de son nom de jeune fille – poussait Berthe. Elle ne cessait de parler, de conseiller, de se répéter.
    Blanche, dix-sept ans, avait le privilège de marcher en dehors de la colonne familiale, à côté de sa mère. Non qu’elle ait hérité d’une place d’exception dans cette famille. Simplement, elle portait les châles. Ils protégeraient les Paichain des courants d’air qui riment avec chemins de fer.
    – Regardez où vous mettez les pieds !
    Une grosse dame sur son flanc gauche profitait de sa corpulence pour bousculer ses congénères.
    – On suit, on ne me lâche pas, on garde confiance ! lança Robert Paichain vers l’arrière.
    Vingt mètres les séparaient des contrôleurs. Les plus durs à franchir. Ceux qui n’avaient pas de billet bloquaient le passage.
    – Nous aurions dû partir avec Jeanne, se lamenta Madeleine. Pourquoi toujours attendre le dernier moment ?
    Jeanne, la bonne, avait pris un train la veille au soir avec les bagages. Sage résolution. Qui ne voyageait pas léger aujourd’hui avait peu de chances de trouver place dans un wagon.
    – Donnez des coups de canne, Robert ! ordonna la matrone. Le train part dans dix minutes. Si nous le ratons, c’en sera fini de nos misérables existences !
    Dans cette foule, tout s’entendait et se répétait. Et Madeleine Paichain n’était pas la mieux placée pour calmer les esprits. Un vieillard en manteau poils de souris se permit d’ajouter :
    – Les Prussiens sont à Versailles. Ce soir, plus personne ne pourra sortir de Paris.
    La rumeur courut de bouche à oreille. Certains jouèrent des coudes pour atteindre le bureau télégraphique pris d’assaut depuis son ouverture.
    – Sainte Marie Mère de Dieu, gémit Madeleine. (Elle se tourna vers Berthe.) Tu as bien pris ta Pélagine Pausodun ?
    Berthe acquiesça avec une mine navrée. Le médicament était recommandé par les Messageries Maritimes pour se prémunir du mal de fer. Madeleine appela Bernadette, collée contre son père.
    – Tu te sens bien, ma chérie ?
    – J’ai la nausée.
    Madeleine leva les yeux au ciel et se mit à tempêter contre son assureur de mari.
    – Robert, faites place devant vous ! Nous avons acheté nos billets, que diable !
    – Je fais ce que je peux.
    Paichain père réussit à avancer d’un coup. En tendant le bras, les billets entre les doigts, il pouvait presque atteindre le contrôleur qui avait enfin remarqué sa présence.
    – Blanche, se rappela Madeleine, tu as bien les châles ? Oh, là, là ! Vivement que nous soyons au Mans.
    – J’aurais préféré rester à Paris, répondit-elle.
    Blanche avait des expériences en cours, des livres à lire, de nouvelles découvertes à faire. Si Napoléon III ne s’était pas attaqué au Kaiser, ils n’auraient pas été obligés d’aller se cacher chez une tante à moitié sourde dans une maison glacée et malodorante.
    – C’est la guerre, ma fille, rappela Madeleine, tragique.
    – Oncle Gaston reste à Paris, lui, insista Blanche.
    Les déjeuners du dimanche avec le commissaire de police lui manqueraient. Mais sa mère ne l’écoutait déjà plus. Elle s’ingéniait à pousser son monde, malgré les plaintes des uns et les quolibets des autres, lorsqu’une série d’événements quasi simultanés provoquèrent la catastrophe qui allait séparer Blanche de sa famille, pour de longs, de très longs mois.
    La foule, comme par miracle, s’ouvrit devant Robert Paichain. La voie était libre pour donner les billets au contrôleur.
    Bizarrement, un silence énorme tomba sur la gare, de ces silences qui précèdent les grands vents et que les marins redoutent.
    Moment de flottement qui permit à Blanche d’entendre les pleurs d’un enfant, pas très loin sur sa gauche. Elle vit, dans la forêt de jambes, un petit garçon, assis par terre, en larmes. Il appelait sa mère. Blanche quitta la colonne familiale pour se glisser jusqu’à lui. La foule molle n’offrait plus trop de résistance.
    Le chef de gare s’approcha des contrôleurs pour leur dire quelque chose.
    Blanche avançait à croupetons vers le petit garçon lorsque deux bras se saisirent de lui. « Au moins, il a retrouvé sa mère », pensa-t-elle. Blanche se redressa, se tourna et se retourna, cherchant le haut-de-forme de son père. Elle choisit une direction et tenta de se frayer un chemin.
    – Pardon, pardon. Excusez-moi. Pardon.
    Mais la foule, énorme animal anxieux, s’était refermée comme un piège.
    L’information apportée par le chef de gare aux contrôleurs mit le feu aux poudres : le train pour Le Mans serait le dernier à quitter Paris.
    Tous, avec ou sans billets, voulurent alors monter dans ce maudit train.
    Cris.
    Coups.
    Tumulte. Blanche se réfugia du côté de la salle d’attente. La vague humaine balaya tout devant elle puis s’arrêta. Sans doute les contrôleurs avaient-ils réussi à la stopper. La locomotive siffla. Blanche entendit l’entrechoquement caractéristique des wagons qui s’ébranlent. Le train partait !
    Elle se précipita contre la barrière humaine, échoua à la percer. Une passerelle survolait les voies. Elle grimpa les marches quatre à quatre et, de ce belvédère, scruta la foule. Il y avait des hauts-de-forme, mais pas celui de son père. Ni le chapeau de sa mère. Les contrôleurs faisaient front. Des cannes, des sacs, des parapluies jonchaient le quai.
    – Maman ! Papa ! hurla Blanche.
    Le train était parti. Les contrôleurs se séparèrent. La foule se dispersa. La gare se vida. Chacun avait hâte de rentrer chez soi.
    Le chef de gare remarqua la jeune fille, en haut, sur la passerelle. Elle tenait un rouleau de châles entre ses bras et gardait les yeux fixés sur les rails.
    – Mademoiselle ?
    Blanche sursauta, descendit jusqu’au chef de gare comme une somnambule.
    – À quelle heure partira le prochain train pour Le Mans ?
    – Il n’y a plus de trains. Nous fermons la gare.
    La naufragée jeta un regard désemparé au fonctionnaire.
    – Vous avez un endroit où aller ? s’inquiéta l’homme, compatissant.
    – Oui, oui. Bien sûr.
    Elle le remercia d’un pâle sourire. Séparée des siens, pensait-elle. C’était bien sa veine. On l’avait déjà oubliée plus d’une fois. À la poste du Louvre quand elle avait dix ans. Dans un omnibus quand elle en avait douze. Au Cirque d’hiver... Elle était tellement discrète, s’excusaient à peine ses parents.
    Blanche gagna le parvis de la gare. La rue de Rennes était hérissée de fontaines Wallace, de cabinets inodores et de kiosques à journaux. S’y croisaient fiacres jaunes et verts, passants en redingotes et macfarlanes, en capes et robes à volants. Un chien courait après une charrette d’équarrisseur. Trois gamins se poursuivaient en riant.
    Blanche coinça ses mèches de cheveux derrière ses oreilles, raffermit sa prise sur ses châles et partit à pied vers la rive droite.

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  • Les herbes de la Lune t.1

    Anne Laure

    Parution : 12 Décembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    « Elle est différente, c'est certain. Pas seulement différente des autres filles. Elle est Autre. »
    Aussi sûrement que ses cauchemars récurrents ne sont pas le fruit de son imagination, l'univers que s'apprête à découvrir Abigail va lui ouvrir les portes de son passé, mais aussi de son avenir.
    Les brumes mystérieuses de la lande, la force destructrice de la mer, la célébration du solstice d'hiver et la fête celtique de l'Alban Arthan : autant de secrets que la jeune étudiante ne pouvait soupçonner.
    À présent, Abigail devra puiser dans la puissance du cycle lunaire pour affronter son destin qui s'est rapidement mis en marche. Bien trop rapidement...

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  • Les trois rêves de Linh

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    Parution : 12 Mai 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Cet ouvrage nous fait découvrir à travers l'histoire d'une jeune fille l'identité d'un pays encore mystérieux pour bon nombre d'entre nous : le Vietnam. Linh souffre de malaises inexpliqués. Elle va découvrir qu'en réalité son état n'est pas dû à l'histoire de son pays mais à une circonstance de sa petite enfance que ses parents lui ont farouchement cachée. Linh est solitaire et rêveuse. Elle souffre d'un mal étrange dont la cause reste mystérieuse. A Hanoi, ses parents, tout à leur entreprise, ne lui témoignent aucune tendresse. Depuis son plus jeune âge, Linh passe ses vacances chez sa grand-mère à Lao Caï. Ce sont pour elle de grands moments de bonheur : elle y vit des aventures singulières et secrètes. A mesure qu'elle grandit, ses malaises s'accentuent et elle semble de plus en plus se réfugier dans un monde irréel. Est-ce la maladie qui provoque de tels rêves ? Tant pis, tant mieux puisque c'est toujours à ces instants qu'apparaît le prince, son prince. Ce roman, d'une extrême sensibilité et justesse de ton, non seulement nous permet de vivre le destin de Linh et une aventure humaine exceptionnelle mais nous emmène aussi sans concessions sur les chemins de l'histoire d'un pays : le Vietnam. Prix des lecteurs de la ville de Villers.

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  • Nalki t.1 ; matricule 307

    Alice Adenot-Meyer

    Parution : 12 Décembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Nous sommes en Serdane, pays écrasé sous le joug d'une dictature brutale et corrompue.
    En rentrant un soir de leur cours de musique, Nalki, quinze ans, et sa soeur Perle, treize ans, sont accueillis par des policiers venus les arràter. Les deux adolescents sont séparés de leur parents et déportés dans un camp de redressement.
    Soumis au travail forcé, ils vivent des heures particuliärement difficiles et rêvent de trouver un moyen pour regagner leur liberté.

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  • Nalki t.2 ; le temps du chaos

    Alice Adenot-Meyer

    Parution : 15 Décembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Après son évasion du camp de Blache (voir "Matricule 307", premier tome des aventures du jeune violoniste), Nalki décide de passer la frontière pour transmettre des documents susceptibles de renverser le pouvoir en place en Serdane.Il devra avant tout se défaire du Colonel Vladàn, qui ne renonce pas à le pourchasser.Les événements qui suivront ne seront pas de tout ceux que le garçon avait prévus...

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  • Enquête d'identités

    Nicolas Gerrier

    Parution : 2 Février 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Qui est l'homme que Noémie et Julie, quinze ans, découvrent amnésique et apeuré le mercredi 12 septembre 2001 dans une cabane abandonnée ?Que vont trouver les commissaires Jacques et Franck Lefranc lors de leur enquête sur le cambriolage de la succursale du Crédit du Poitou ?Quels événements vont bouleverser la vie de Paul Grandin, clown du cirque Frapateli et Jean-François Leberger, spécialiste des systèmes de sécurité ?Trois questions, trois parties d'histoire qui se croisent, s'éclairent et apportent chacune les pièces d'un même grand puzzle.

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  • Les contes d´Andersen

    Hans Christian Andersen

    Parution : 16 Mai 2021 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    « [...] Les contes d'Andersen n'offrent pas seulement quelques descriptions de tableaux pittoresques, de péripéties saisissantes ou de personnages originaux, ils ouvrent comme une source de vie de pensées et de réflexions sur la vie et la destinée humaine. Ceci, renforcé par l'imagination parfois vertigineuse du conteur danois, l'éclat et la hardiesse de son invention poétique, sa sensibilité, sa grâce aussi. » Etienne de Avenard
    Publiés originellement sous la forme de trois ouvrages distincts, tous les grands classiques du conteur danois sont réunis en un seul volume dans cette édition numérique intégrale : d'abord ses « Contes danois », puis « Nouveaux contes danois » suivi de « Les souliers rouges et autres contes ».
    Livre I : CONTES DANOIS
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    La Vierge des Glaciers, Ib et la petite Christine, Elle se conduit mal, Un Crève-coeur, Un Couple d'amoureux, Une Histoire dans les dunes, Caquets d'enfants, Une Feuille du Ciel, Ce que le vieux fait est bien fait, Le Sylphe, La Reine des Neiges, Le Fils du Portier, Sous le Saule, Les Aventures du Chardon, La Fille du Roi de la Vase, Le Shilling de Argent, Le Jardinier et ses Maîtres

    Livre II : NOUVEAUX CONTES DANOIS

    Le Camarade de Voyage, Le Sapin, Le Porcher, La petite Sirène, La Soupe à la Brochette, Cinq dans une Cosse, L'Histoire d'une Mère, Le vilain petit Canard, Petite Poucette, Grand Claus et petit Claus, Le Goulot de la Bouteille, Les Habits neufs de l'Empereur, Les Cygnes sauvages, Bougie et Chandelle, La plus heureuse, Scènes de Basse-cour, La Pâquerette, Le Stercoraire, Trésor doré, Le Rossignol, L'Enfant au Tombeau, L'Histoire de Valdemar Daae et de ses Filles racontée par le Vent, La petite Fille qui marchait sur le Pain, Le Crapaud, Chacun et chaque chose à sa place, Jean Balourd, Quelque chose, Les Voisins

    Livre III : Les souliers rouges et autres contes.

    Les Souliers rouges, Le Papillon, L'Infirme, Il faut une différence, Les Coureurs, La petite Fille aux Allumettes, La Pierre Tombale, Le Coffre volant, Margoton, Le dernier Rêve du Chêne, La Théière, La Cloche, Le Roi des Aunes, La Famille heureuse, La vieille Maison, Le Sarrasin, Le grand Serpent de Mer, Ce que racontait la vieille Jeanne, Le Briquet, L'intrépide Soldat de Plomb, L'Ange, Le Vieux ferme l'oeil, Le Sanglier de Bronze, La Comète, Le Gnome et l'Epicier, Le Bisaïeul, C'est le rayon de soleil qui parle, La Pierre philosophale, Le Bonheur dans une Branche, L'Homme de Neige, Le Livre muet, L'Histoire de l'Année, Le Jardin du Paradis, L'Ombre, La vieille Cloche d'église, Les Galoches du Bonheur, La Plume et l'Encrier, Le Lin, Livres d'Images, La vieille Lanterne, La Tirelire, Les deux Coqs, Ogier le danois, Les Feux-Follets sont dans la Ville.

    Traduits par MM. Ernest Grégoire et louis Moland, illustrées d'après les dessins de YAN' DARGENT (492 illust. Dessins) et présentées par Louis Moland.
    [nouv. éd. entièrement revue et corrigée].
    Format professionnel © Ink Book édition.

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  • Un mousse de Surcouf

    Pierre Maël

    Parution : 9 Juin 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Pierre Maël est le pseudonyme collectif de deux auteurs français de romans d'aventure et sentimentaux pour la jeunesse. Leur oeuvre - qui comprend 94 titres - est divisée en deux catégories : les romans pour garçons et les romans pour filles. Extrait : Ce disant, le marquis de Clavaillan tirait de sa ceinture de cuir un portefeuille bien garni. Il y prit une enveloppe de papier de laquelle il fit sortir quatre traites de quatre cents livres sterling chacune sur une maison anglaise de Madras. Il y eut un moment d'effarement au pauvre foyer. Ces quarante mille francs, tombant pour ainsi dire du ciel, constituaient une véritable fortune pour les exilés.

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  • Monstre t.3 ; rêve de hyène

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    Parution : 1 Octobre 2014 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Ébranlé par la disparition de Rolf et la trahison du faux Émile, le groupe M.O.N.S.T.R.E accueille le vrai Émile, rescapé comateux du séisme d'Haïti. Nathan, l'Éthiopien, sent qu'il n'est plus lui-même. Son père, inquiet, le renvoie en Europe en lui confiant un mystérieux talisman. En Sicile puis en Grèce, Nathan suit la trace d'un jeune clandestin égyptien qui semble souffrir du même mal que lui. Ils se transforment en garous. À Oxford, profitant de l'absence de Milo en quête d'un refuge pour les chimères, le chasseur s'infiltre au coeur du manoir Tindelli...   Le groupe M.O.N.S.T.R.E pour Milo, Onde, Nathan, Sam, Takiko, Rolf et Émile, réunit une troupe cosmopolite qui partage la même curiosité pour les animaux fantastiques. Sillonnant la planète pour leur porter secours et contrecarrer les funestes projets du Chasseur, ils découvrent tour à tour le monstre qui est en eux et la part d'humanité de chaque créature. Une série fantastique audacieuse d'Hervé Jubert qui mêle l'insolite, l'actualité contemporaine, l'enquête virtuelle et les légendes classiques.

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  • Monstre t.2 ; larmes de sirène

    ,

    Parution : 1 Mars 2014 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015











    Couverture : Magali Villeneuve
    ISBN 978-2-7002-4642-1
    © RAGEOT-ÉDITEUR – Paris, 2014.
    Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
    Loi no 49-956 du 16-07-1949 sur les publications destinées à la jeunesse.


    Chimera est un sanctuaire.
    Un sanctuaire dans lequel s’affrontent deux familles : chasseurs et protecteurs.
    Leur enjeu commun : trouver les chimères.
    Griffons, harpies, satyres, etc., font de cet univers une véritable réserve surnaturelle.
    Quel chasseur n’a jamais rêvé d’abattre un centaure ?
    Mais les protecteurs veillent.
    Les meilleurs d’entre eux forment un groupe connu sous le nom de M.O.N.S.T.R.E.
    Un groupe d’adolescents qui s’est constitué petit à petit.
    Milo et Onde ont été les premiers à s’associer.
    À eux de jouer.








    Confins de Chimera, au bord de la Faille,
    sous l’œil de la lune mauve,
    deux ans plus tôt
    Les braconniers se sont arrêtés pour la nuit. Ils comptent sans doute rejoindre le pont du passeur. Lorsqu’ils l’auront traversé, il sera trop tard pour agir.
    Une protectrice, vêtue de noir, un corbeau perché sur l’épaule, observe les roulottes, de loin. Elle sait que les braconniers ont attrapé un kelpie, un humain pouvant se transformer en cheval. Elle ne les laissera pas disparaître avec celui qui est peut-être le dernier de sa race.
    Elle change de personnage, prend les commandes de Ka, le corbeau qui ne la quitte jamais, et vole vers les roulottes. Ka les atteint en quelques battements d’ailes. Là, il écoute et épie.
    Les PNJ1 vaquent à leurs occupations automatiques : s’occuper du feu, jouer aux dés, boire et chanter. La plupart ont l’air ivres. Ils ne sont pas sur leurs gardes.
    Ka se pose sur le toit d’une roulotte en bois dénuée de fenêtres. Il a un don pour repérer les chimères. Le kelpie est forcément là.
    La protectrice rappelle son corbeau puis, sans attendre, se rapproche du bivouac à pas de chat. Elle grimpe sur la première roulotte avec agilité, saute de toit en toit. En contrebas, les braconniers ne se rendent compte de rien. Elle atteint la roulotte du kelpie. Un panneau permet de l’aérer. Elle l’ouvre et se glisse à l’intérieur.
    Hormis la jauge de vie dans le coin supérieur droit de l’écran, l’image est d’un noir total. Des formes apparaissent petit à petit. Un enfant… Non. Un Hobbit accroupi à côté du prisonnier, sous sa forme humaine, étendu sur de la paille.
    Le Hobbit se retourne vers l’intruse et fonce sur elle. La protectrice tend le bras droit. Un éclair projette son assaillant à l’autre bout de la roulotte.
    Onde s’approche du prisonnier. Sa chaîne gît en deux morceaux. Apparemment, le Hobbit vient de le libérer. À l’extérieur, les braconniers s’appellent.
    Le Hobbit, du genre coriace, est déjà en train de se relever. Onde s’apprête à lui administrer une deuxième décharge. Mais il lui écrit depuis la messagerie instantanée. C’est un joueur. Comme elle.

    – Noob2 ! Tu as donné l’alerte !

    Onde, devant son clavier, hésite. Elle tape :

    – Protecteur ou chasseur ?
    – D’après toi ?

    Dehors, ça s’agite. Dedans aussi d’ailleurs.
    Le prisonnier s’est levé. Libéré de ses chaînes, il en profite pour se transformer.
    Il se met à quatre pattes, gagne le double de sa taille. Son cou s’allonge ainsi que sa face. Une crinière lui pousse sur l’échine. Le kelpie emplit la moitié de la roulotte de sa masse imposante.
    Les deux protecteurs qui partageaient un but commun sans le savoir effectuent la même action sans se concerter. Ils sautent sur le dos du kelpie qui, aussitôt, défonce la porte de la roulotte d’une ruade et s’élance à l’extérieur.
    La suite, du point de vue d’Onde, en vision subjective, ressemble à une attraction de fête foraine. Le kelpie saute au-dessus du feu, renverse une dizaine de braconniers. Il laisse le camp derrière lui et s’enfonce dans une forêt.
    Personne ne les poursuit. Le kelpie n’en continue pas moins de foncer droit devant comme si sa crinière était en flammes. Onde tente un sort d’apaisement. Le kelpie s’arrête brusquement au bord d’une mare. Les protecteurs sont projetés dans l’eau saumâtre. Le corbeau Ka a pu s’envoler.
    La chimère surplombe les deux personnages qui ont le cul dans l’eau.

    – Ne bouge pas, conseille le Hobbit.
    – Pourquoi ?
    – Les kelpies ont la réputation de noyer les humains puis de manger leur foie.
    – :-(

    Apparemment, l’hybride est reconnaissant. Il s’ébroue et hennit pour saluer les protecteurs avant de retourner à la vie sauvage au galop.
    Les protecteurs s’extirpent de la mare. Le Hobbit, qui arrive à peine au nombril d’Onde, se présente :

    – Je suis Milo. Trente-six chimères sauvées. La terreur des chasseurs.
    – :-o
    – D’accord. Je ne suis pas vraiment une terreur.
    – Onde. (Elle élude le nombre de chimères sauvées.) Et Ka, mon double ailé.

    Qui croasse.
    Un temps d’hésitation. Le corbeau s’impatiente. Les joueurs, à Paris et à Oxford, poursuivent la même pensée. Milo se lance :

    – Ça te dirait qu’on fasse un bout de chemin ensemble ?

     
     
    1. Personnages Non Joueurs.
    2. Débile.

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  • Les trois grimoires

    Valérie Niochet

    Parution : 7 Janvier 2016 - Entrée pnb : 9 Janvier 2016

    Valérie Niochet propose de découvrir une histoire fantastique intitulée « Les trois grimoires » dans laquelle elle mêle astucieusement l'irréel et le réel conduisant le lecteur aux frontières des mystères. Avec elle, on perce le secret d'une famille qui porte le lourd fardeau d'un héritage représenté par trois livres possédant des forces maléfiques. D'une brocante ordinaire on part avec Erine la petite héroïne à la rencontre de personnages ténébreux dans une aventure aussi énigmatique que fascinante. Après de périlleux déboires engendrés par l'acquisition fortuite d'un de ces grimoires, Erine nous embarque dans un univers au-delà du réel.
    Niochet mène parfaitement l'intrigue d'un style bien adapté et bien senti.


    Extrait

    « Et depuis quand me suis-tu comme cela ?! »
    Erine était furieuse ; elle se contenait par correction, elle avait bien compris que la colère ne menait à rien, mais elle était bien décidée à se faire entendre. La voix se fit plus pressante.
    « Je ne te suis pas ; je suis attachée à toi. Tu te rappelles ? Seule, tu n'es pas seule. Je suis là, bien présente et tu vas devoir me supporter. »
    Quelle guigne ! Fini les balades au lieu d'aller à l'école ; fini la musique au lieu de faire les devoirs ; fini les flirts avec les copains,... Tout ça à cause d'un malheureux concours de circonstances ! Vraiment, elle n'avait pas de bol !
    Il devait bien y avoir un moyen de se débarrasser d'elle. Personne n'a le droit de venir ainsi squatter votre cerveau ! Qu'est-ce que c'était que ce mauvais plan ?
    « Il ne t'est jamais venu à l'idée que je ne suis pas d'accord, ou que je n'étais pas sérieuse l'autre jour ? Que tout cela n'était qu'un jeu entre copines, sans suite à lui accorder ?
    - Comment ça, pas sérieuse ? Crois-tu que tu as le choix ? Ce qui est dit est dit ; tu ne peux pas te rétracter. Ça ne marche pas comme ça...

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  • L'escarboucle bleue

    Arthur Conan Doyle

    Parution : 8 Février 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Le lendemain de Noël, Watson trouve Holmes qui est au prise avec une énigme qui a l'air inoffensive à première vue...Edition entièrement illustrée.Format professionnel électronique © Ink Book édition.

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